Champfromier

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Champfromier
Vue générale de Champfromier
Vue générale de Champfromier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Canton Bellegarde-sur-Valserine
Intercommunalité Pays Bellegardien
Maire
Mandat
Michel de Souza
2014-2020
Code postal 01410
Code commune 01081
Démographie
Population
municipale
730 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 45″ nord, 5° 48′ 40″ est
Altitude Min. 480 m – Max. 1 540 m
Superficie 32,40 km2
Localisation

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Champfromier est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Champfromier (Ain), distant d'une quinzaine de kilomètres de Bellegarde-sur-Valserine, se situe sur la route d'accès au col de la Faucille par le sud-ouest du Jura. Le village se trouve à l'entrée de la vallée de la Valserine et fait partie du parc naturel régional du Haut-Jura (massif du Haut Jura Sud).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Pesse (Jura) Rose des vents
Belleydoux
Giron
N Chézery-Forens
O    Champfromier    E
S
Saint-Germain-de-Joux Montanges

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Si l’homme fut présent au niveau de Champfromier aux temps préhistoriques les plus anciens, le dernier glacier du Jura en a emporté toutes traces... Une présence au Mésolithique et au Néolithique est présumée, mais sans preuves explicites à Champfromier.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une occupation territoriale par les Romains n’est pas non plus attestée. Un tombeau renfermant deux squelettes dits burgondes fut mis au jour en 1891 à proximité de l’église[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Champfromier était englobée dans les terres de Nantua (abbaye puis simple prieuré relevant de Cluny à partir de l’an 1100). Le prieur de Nantua était le seigneur de Champfromier. Cette paroisse comporta quatre villages : Champfromier chef-lieu, Monnetier (jadis Monestier, toponyme tendant à évoquer un monastère, Communal et Giron-Devant (mais pas Giron-Derrière, rattaché à Échallon, relevant toutefois aussi de Nantua). Giron-Devant ne fut totalement détaché de Champfromier (pour les tailles) qu’à partir de la Révolution française (et se regroupa alors avec Giron-Derrière pour créer la nouvelle commune de Giron).

La combe d'Evuaz, partie la plus septentrionale de Champfromier et des Terres de Nantua, n’a jamais constitué un village à part entière mais sa délimitation nord (aujourd’hui séparant les départements de l’Ain et du Jura, et même les régions de Rhône-Alpes et de Franche-Comté) a fait l’objet de tractations innombrables depuis le XIIe siècle avec les arbitrages entre Nantua d’une part, et les abbayes de Chézery et de St-Oyen-de-Joux (Saint-Claude) d’autre part.

Au civil, Champfromier avait été sous la domination de la Savoie durant deux siècles (de 1400 environ à 1601). De cette époque, il ne reste plus de témoignages que quelques jolis éléments d’architecture (linteaux à la Croix de Savoie) dans la plus vieille rue du village, la rue de la Fruitière.

Les premières mentions manuscrites attestant de Champfromier (diplôme de Charlemagne et donation d’Odon en 930) sont maintenant reconnues pour émaner de faux diplômes, et ce n’est donc qu’en 1275 (pouillé des décimes) que "Chamformier" est textuellement cité pour la première fois.

Sont-ce vraiment les Hongres qui détruisirent Nantua (et l’hypothétique monastère de Monestier) vers 934 à 955 ? On évoque aussi les Sarrasins. Par contre, il est admis que Champfromier fut ravagé par le Comte de Gex en 1230 (ou 1240), pillé pour le compte de l’abbaye de Chézery peu avant 1335, pillé encore en 1590 au passage des Genevois devenus protestants (épisode la Combe des Huguenots), atteint encore en vies humaines et maisons brûlées lors des picorées de 1634 à 1646, avec représailles au fameux Pont d’Enfer.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Il fut encore question de limites territoriales après le traité de Lyon (1601) entre le Bugey devenu français et la Bourgogne, pour preuve les nombreuses bornes-frontière (1613) qui subsistent encore de nos jours.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution porta un rude coup à Champfromier, commune rurale de basse montagne à l’habitat dispersé, créée sans aucune ressource (le bois n’était pas encore une filière commerciale). Après la cure vendue, l’église tombant en ruine à la suite de la dépose des cloches pour les besoins de la guerre, une forêt indivise pillée par absence de gestion autonome et les sévères exigences des révolutionnaires, très actifs au district de Nantua (Albite), il fallut des décennies pour racheter la cure, reconstruire à très grands frais l’église et arriver enfin au partage de la forêt avec Giron. La population, très éparse, descendit vers le village puis partit vers d’autres horizons.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

La population passa de 1 360 habitants environ en 1806, à seulement 326 habitants en 1975, avant de remonter sous l’impulsion d’une création de l'usine MGI Coutier à 606 habitants en 2006[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1944 Marius Chapuis[3]   ébéniste, reporter de cinéma
1995 en cours Michel De Souza UMP-LR Commerçant
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Champfromier.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 730 habitants, en augmentation de 7,99 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
978 1 249 1 360 1 357 1 397 1 247 1 160 1 215 1 245
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 094 1 053 1 042 961 966 904 951 910 861
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
831 839 794 724 592 570 557 456 597
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
517 428 326 332 440 593 613 676 730
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune est implanté le siège social, ainsi qu'une usine MGI COUTIER, équipementier automobile d'envergure mondiale.

Comme d'autres communes de la vallée, Champfromier tire également partie de la filière bois, grâce à son importante forêt et aux scieries implantées sur son territoire.

Un projet de carrière de roche d'une superficie de 30 ha était à l'étude, avant d'être rejeté par délibération du conseil municipal le 4 décembre 2009, à la suite d'une forte opposition des habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La borne de la Buna (à la Combe d'Evuaz) datant de 1613 (ne pas confondre avec la Borne au Lion dite des Trois Empires, bien plus connue, mais classée MH de Chézery, le même jour), fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [8]. Récemment une autre borne frontière de 1613 a été retrouvée : la « borne du Remblan ». Ayant été détournée de son usage pour servir de pierre d'angle dans ce qui apparait aujourd'hui comme une ruine, elle a été préservée des aléas pendant quatre siècles ce qui en fait la borne la mieux conservée[9].
  • Haute Crête
  • Crêt de l'Auger
  • Forêt de Champfromier

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chanoine Joseph Tournier, Revue Gorini n° 39 (juillet 1913), pages 219-236.
  2. Ghislain Lancel, « Chronologie de l'histoire de Champfromier », Site personnel de Ghislain Lancel.
  3. « Marius Chapuis (1878-1961) », sur Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL (consulté le 7 août 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Notice no PA00116360, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Bulletin des Nouvelles Annales de l'Ain 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur le hameau de La Combe d'Évuaz :

  • Marie-Claude Vandembeusche, La Combe d'Évuaz, Bourg-en-Bresse, Musnier-Gilbert éditions, , 128 p. (ISBN 2-910267-37-7)
  • Abbé L-E. Genolin et le chanoine C-L. Alloing : Histoire de Champfromier -1918

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]