Mijoux

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Mijoux
Mijoux
Blason de Mijoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Canton Thoiry
Intercommunalité Pays de Gex
Maire
Mandat
Jean-Yves Lapeyrère
2014-2020
Code postal 01410 ou 01170 (La Mainaz)
Code commune 01247
Démographie
Population
municipale
336 hab. (2015 en diminution de 11,35 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 01″ nord, 5° 59′ 40″ est
Altitude Min. 866 m
Max. 1 614 m
Superficie 21,90 km2
Localisation

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Liens
Site web mijoux.fr

Mijoux est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographiquement, le village est situé dans la partie supérieure de la vallée de la Valserine, étroite et encaissée entre les hautes corniches calcaires du premier anticlinal jurassien et le rebord du plateau de Lajoux (Jura). Mais la commune n'en possède que le versant oriental, de la « Combe-en-haut » où la rivière prend sa source, jusqu'à la « Combe-en-bas », près de l'entrée du village voisin de Lélex.

Bien que très étirée - elle a seize kilomètres de long pour deux seulement de largeur moyenne - la commune est un carrefour : la route du fond de la vallée croise celle qui relie Saint-Claude à Genève par le col de la Faucille.

Le village s'est installé à cette intersection, à 1 000 mètres d'altitude environ. La commune se compose aussi des hameaux des Sept-Fontaines et des Mars.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mijoux
Divonne-les-Bains
Lajoux (Jura)
Septmoncel-Les Molunes (Jura)
Mijoux Vesancy
Gex
Échenevex
Crozet
Lélex

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Hameaux et lieux-dits principaux de Mijoux : Les Mars, Septfontaines, La Batarde, La Greffière, Le Carre, L'Acharnage, Les Cornes, Le Giboulet, La Gonrade, La Vannerie, La Vasserode, Bief bruyant, Les Bouvettes, Les Rosselles, La Borsatie, Le Combet, La Corbière, La Creuse, La Crinquante, La Fouilleuse, La Gouille, Les Joux Vertes, La Lotière, La Michaudie, La Nicode, La Peicharde, La Renfile, La Rose.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard[1], avec des hivers froids et neigeux et des étés doux. En hiver, les journées sans dégel sont nombreuses et l'enneigement peut durer plusieurs mois. En été, les journées peuvent être chaudes avec des nuits fraîches, et les précipitations sont souvent orageuses.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

En 1334 la vallée fut déclarée propriété commune avec partage des revenus entre Jean II de Rosillon et le sire de Gex, Hugues de Joinville. Dans la convention, une clause allait s'avérer importante pour l'avenir car il fut décidé de bâtir et doter, à frais commun, un hospice dans la vallée.

Cet hospice était desservi par quelques moines chargés d'offrir l'hospitalité aux pèlerins les plus pauvres qui se rendaient sur le tombeau des saints de Condat (Saint-Claude) pour prier. On y venait de Genève et de la Savoie. Cet hospice fut la première maison de Mijoux habitée toute l'année.

Le peuplement du XVe au XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Les conditions climatiques qui en dépendent ont fait que cette vallée sans printemps est longtemps restée inhabitée. Peu à peu les colons s'enhardirent à se fixer définitivement près de cet hospice, et défrichèrent.

Ils s'établirent d'abord le long de l'ancienne route, qui reliait Lajoux à la Faucille. Le partage de la vallée en deux communes, Lajoux et Mijoux, dépendant de deux départements différents, l'Ain et le Jura, remonte au traité franco-espagnol signé à Auxonne en 1612 : le cours de la Valserine fut en effet choisi comme limite entre les deux pays. La rive gauche était devenue française en 1601 au traité de Lyon ; la rive droite le fut en 1678-1679, à la paix de Nimègue.

Du XIXe siècle au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La nouvelle frontière qui fut établie en 1815 au traité de Paris, après la chute de Napoléon, fixa la ligne des douanes françaises au cours de la Valserine : Mijoux, comme tout le pays de Gex, devenait "pays franc".

À cette époque la vallée était habitée par des familles nombreuses, dont l'activité principale changeait selon les saisons : en été, chacun s'affairait à rentrer le fourrage pour les bêtes, l'orge et les pommes de terre ainsi que les provisions de bois ; en hiver, dans toutes les fermes, les mêmes personnes taillaient et polissaient les pierres fines.

Alors simple hameau de Gex, Mijoux est érigée en commune le 18 août 1910.

Mais la saignée de la grande guerre puis la crise économique contribuèrent à l'abandon des fermes, la dépopulation fut brutale, puisqu'en un demi-siècle, la commune perdit les deux tiers de sa population !

Depuis 1969, le tourisme redonne vie à cette vallée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Madeleine Trabbia    
mars 1989 mars 2001 Jean-Paul Gros    
mars 2001 2005 Patrick Frigère SE Ingénieur sécurité
février 2005 mars 2008 Serge Lançon    
mars 2008 en cours Jean-Yves Lapeyrère SE Profession libérale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2015, la commune comptait 336 habitants[Note 1], en diminution de 11,35 % par rapport à 2010 (Ain : +5,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
664518442404424364323288227
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 - -
191200258312375379336--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Mijoux est une station de sports d'hiver de la vallée de la Valserine. Elle est située au pied des plus hauts sommets du Jura, et au pied du col de la Faucille. Son domaine skiable fait partie depuis 1999 de la station Monts Jura, dont les remontées unissent Mijoux au col de la Faucille et au mont Rond. Le ski de fond est pratiqué au domaine nordique de la Vattay.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

  • EuroVéloGex est une rencontre de cyclistes qui se déroule début juillet à Mijoux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Armes de Mijoux

La commune de Mijoux porte :

Écartelé : au premier et au quatrième d'or à l'aigle de sable, au deuxième et au troisième d'azur aux trois morailles d'or rangées en pal et au chef d'argent chargé d'un lion issant de gueules ; à la croisette du même brochant sur l'écartelé[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Mijoux.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]