La Bouillie

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La Bouillie
La mairie de la Bouillie.
La mairie de la Bouillie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Pléneuf-Val-André
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Edmond Hervé
2014-2020
Code postal 22240
Code commune 22012
Démographie
Gentilé Lambollien
Population
municipale
852 hab. (2014 en augmentation de 0,95 % par rapport à 2009)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 29″ nord, 2° 26′ 03″ ouest
Altitude 91 m
Min. 43 m
Max. 111 m
Superficie 10,91 km2
Localisation

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La Bouillie [labuji] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Ses habitants se dénomment les Lambolliens et les Lambolliennes[1], ce qui n'est pas sans rappeler le nom de la ville de Lamballe (habitants Lamballais), dont La Bouillie dépendait sous l'Ancien Régime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes La Bollie en 1160, 1256 et en 1272, La Bouillie en 1378, La Boullie en 1447, La Bouillie en 1516[2].

La Bouillie vient du bas-latin betullia, diminutif de betua (boulaie), « lieux où abondent les bouleaux »[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2014 René Berest   Retraité
mars 2014 en cours Edmond Hervé PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2014, la commune comptait 852 habitants[Note 1], en augmentation de 0,95 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : +1,68 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
607 655 612 617 697 676 676 711 725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
719 785 775 817 806 867 887 864 859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
854 837 823 722 707 692 690 623 607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
638 597 601 669 711 664 785 802 853
2014 - - - - - - - -
852 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour de la Ville Théard est un monument remarquable. Il s'agit d'une tour octogonale d'une trentaine de mètres de hauteur appartenant au système de communication militaire de surveillance des côtes, par transmission sémaphorique (drapeaux et fanions selon un code défini). Elle fut érigée sous le Second Empire, en 1864.

Cette transmission, qui supposait qu'il fasse jour et que le temps soit dégagé, permettait de transmettre rapidement des informations sur des distances importantes car il y avait en Bretagne un véritable réseau de ce type de tour, dont la plupart ont été détruites pour en récupérer les matériaux (il en subsiste une dans la région de Quintin). La tour de la Ville Théard relayait le sémaphore d'Erquy depuis lequel elle est parfaitement visible.

L'église du village

Cette tour est bâtie à la manière d'un phare, autour d'un escalier à vis sur noyau, de 148 marches massives formant chacune quartier et portion de noyau, éclairé par d'étroites ouvertures placées à intervalles réguliers qui suivent la progression de l'escalier. En haut, elle est décorée d'une belle rambarde et d'acrotères en pierres de forte dimension, finement taillées et bouchardées, qu'il fallut en son temps monter à cette hauteur impressionnante. Sa section octogonale, lui donne une grande élégance, au prix d'un travail considérable, sans commune mesure avec ce qu'elle aurait demandé si elle avait été circulaire : 8 chaînes d'angles à 135° de 30 mètres, cela représente environ 720 pierres d'angles à 150 kg pièce en moyenne. L'appareillage de la porte d'entrée, imbriqué dans les chaînes d'angle, est une anse de panier dont la clé centrale supporte l'écusson de sa date de construction.

Ce qui est enfin remarquable, c'est que la pierre utilisée n'est autre que le superbe grès quartzite rose d'Erquy, très dur et difficile à tailler, et qu'il fallut amener à la Ville Théard, par charrois, depuis les carrières du Cap.

L'église de la Bouillie est un monument du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Edmond Hervé, maire de Rennes durant cinq mandats de 1977 à 2008, sénateur d'Ille-et-Vilaine depuis 2008 et ancien ministre, est né le 3 décembre 1942 à La Bouillie.
  • Albert Uderzo, l'un des deux pères d'Astérix & Obélix, a passé ses vacances à La Bouillie pendant et après la seconde guerre mondiale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Giffard, La Bouillie, une paroisse au fil du temps, (ISBN 2952639302)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Site des habitants des communes françaises - La Bouillie » (consulté le 8 novembre 2008)
  2. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de La Bouillie »
  3. Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992.
  4. Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]