La Bouillie

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La Bouillie
La Bouillie
La mairie de la Bouillie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Pascal Lebreton
2020-2026
Code postal 22240
Code commune 22012
Démographie
Gentilé Lambollien
Population
municipale
863 hab. (2018 en augmentation de 1,65 % par rapport à 2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 29″ nord, 2° 26′ 03″ ouest
Altitude 91 m
Min. 43 m
Max. 111 m
Superficie 10,91 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pléneuf-Val-André
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://www.labouillie.fr

La Bouillie [labuji] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Ses habitants se dénomment les Lambolliens[1], ce qui n'est pas sans rappeler le nom de la ville de Lamballe (habitants Lamballais), dont La Bouillie dépendait sous l'Ancien Régime.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Bouillie
Erquy Plurien
La Bouillie
Saint-Alban Hénansal Hénanbihen

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 727 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Quintenic », sur la commune de Quintenic, mise en service en 1984[8] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 743,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1950 et à 28 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,6 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Bouillie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,2 %), zones agricoles hétérogènes (21,5 %), zones urbanisées (3,6 %), prairies (2,7 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes La Bollie en 1160, 1256 et en 1272, La Bouillie en 1378, La Boullie en 1447, La Bouillie en 1516[22].

La Bouillie vient du bas-latin betullia, diminutif de betua (boulaie), « lieux où abondent les bouleaux »[23],[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Monument aux Morts porte les noms de 48 soldats morts pour la France[25] :

  • 42 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 5 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Algérie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Maria Hamon DVG  
mars 1983 mars 2014 René Berest   Retraité
mars 2014 28 mai 2020 Edmond Hervé PS Retraité
28 mai 2020 En cours Pascal Lebreton[26],[27]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2018, la commune comptait 863 habitants[Note 6], en augmentation de 1,65 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
607655612617697676676711725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
719785775817806867887864859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
854837823722707692690623607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
638597601669711664785802853
2017 2018 - - - - - - -
860863-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour de la Ville Téhard.
L'église Saint-Pierre.
  • L'église Saint-Pierre de la Bouillie est un monument du XIXe siècle.
  • La tour de la Ville Théard est un monument remarquable. Il s'agit d'une tour octogonale d'une trentaine de mètres de hauteur. Elle fut érigée sous le Second Empire, en 1864.

Cette tour est bâtie à la manière d'un phare, autour d'un escalier à vis sur noyau, de 148 marches massives formant chacune quartier et portion de noyau, éclairé par d'étroites ouvertures placées à intervalles réguliers qui suivent la progression de l'escalier. En haut, elle est décorée d'une belle rambarde et d'acrotères en pierres de forte dimension, finement taillées et bouchardées, qu'il fallut en son temps monter à cette hauteur impressionnante. Sa section octogonale, lui donne une grande élégance, au prix d'un travail considérable, sans commune mesure avec ce qu'elle aurait demandé si elle avait été circulaire : 8 chaînes d'angles à 135° de 30 mètres, cela représente environ 720 pierres d'angles à 150 kg pièce en moyenne. L'appareillage de la porte d'entrée, imbriqué dans les chaînes d'angle, est une anse de panier dont la clé centrale supporte l'écusson de sa date de construction.

Ce qui est enfin remarquable, c'est que la pierre utilisée n'est autre que le superbe grès quartzite rose d'Erquy, très dur et difficile à tailler, et qu'il fallut amener à la Ville Théard, par charrois, depuis les carrières du Cap.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Edmond Hervé, maire de Rennes durant cinq mandats de 1977 à 2008, sénateur d'Ille-et-Vilaine de 2008 à 2014 et ancien ministre, est né le à La Bouillie. Il est l'homonyme de celui qui a été maire de La Bouillie de 2014 à 2020.
  • Albert Uderzo, l'un des deux pères d'Astérix, a passé ses vacances à La Bouillie pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Il a vécu au dessus du magasin de Madame Folinais qui se trouvait au croisement de deux voies romaines : « le chemin chaussé ». Il se rendait à vélo à Erquy et a reconnu en survolant en hélicoptère en 1996 s'être inspiré d'Erquy pour y situer le village d'Astérix. Sur la carte de Bretagne apparaissant au début de chaque album d'Astérix, on distingue l'alignement des trois pierres qui émergent de l'eau à la sortie du port d'Erquy.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Giffard, La Bouillie, une paroisse au fil du temps, (ISBN 2952639302)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Site des habitants des communes françaises - La Bouillie » (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Quintenic - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre La Bouillie et Quintenic », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Quintenic - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre La Bouillie et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de La Bouillie » (consulté le ).
  23. Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992.
  24. Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.
  25. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  26. « Municipales à La Bouillie. Pascal Lebreton endosse l’écharpe de maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  27. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]