Saint-Gilles-du-Mené

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Saint-Gilles-du-Mené
Image illustrative de l'article Saint-Gilles-du-Mené
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Collinée
Intercommunalité Communauté de communes du Mené
Maire
Mandat
Martine Pélan
2014-2020
Code postal 22330
Code commune 22292
Démographie
Gentilé Saint-Gillois, Saint-Gilloise
Population
municipale
468 hab. (2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 55″ N 2° 32′ 49″ O / 48.248611111, -2.54694444448° 14′ 55″ Nord 2° 32′ 49″ Ouest / 48.248611111, -2.546944444  
Altitude 220 m (min. : 150 m) (max. : 297 m)
Superficie 12,92 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

Saint-Gilles-du-Mené [sɛ̃ʒildyməne] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village des Côtes-d'Armor dans la région de Bretagne, Saint-Gilles-du-Mené (Sant-Jili-ar-Menez) fait partie du canton de Collinée. Saint-Gilles-du-Mené dépend de l'arrondissement de Dinan.

Située à 231 mètres d'altitude et voisine des communes de Saint-Gouéno et de Laurenan, 498 habitants (appelés les Saint-Gillois) résident sur la commune de Saint-Gilles-du-Mené sur une superficie de 12,9 km2 (soit 38,5 hab/km2). La plus grand ville à proximité de Saint-Gilles-du-Mené est la ville de Loudéac située au Sud-Ouest de la commune à 17 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient de Saint-Gilles et du breton menez qui désigne la montagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les maquis de Seilla et de la Douve[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux maquis existèrent: les maquis de Seilla et de la Douve. Le premier fut attaqué par les Allemands le 28 juillet 1944, 7 personnes dont une femme périrent sur place, certains résistants étaient membres du PNB, d'autres parachutistes[1]. Un monument commémoratif[2], décoré d'une croix de Lorraine, fut érigé près du village du Seilla, non loin du circuit de randonnée.

Le second maquis, celui de la Douve, était composé de membres du groupe de résistants Bleimor (ou Bleiz-Mor comme le café actuel du bourg, cependant les propriétaires l'ont appelé ainsi sans connaître l'histoire de la commune. C'est en effet une famille de marins, Bleiz-Mor signifiant "Loup de Mer".), un groupe formé à l'origine par 8 jeunes membres du parti national breton (PNB) ou sympathisants originaires de Paimpol, Plouha, Saint-Quay-Portrieux, Rostrenen et Lorient et dirigé par Andrieux et Eugène Le Merrer. À la fin de la guerre, il s'élargira jusqu'à 80 membres issus du centre-Bretagne et du Mené. Ils s'illustrèrent notamment à Saint-Lubin en Plémet contre un bataillon de 250 parachutistes allemands, dont ils obtinrent la reddition sans combats, et dans la libération de Merdrignac où les combats firent 8 tués parmi les FFI, dont Jean-Pierre Genevisse[3] et Albert Le Guen[4] ainsi que six victimes civiles[5])

Gertrude Baumgarten, une alsacienne qui était employée comme bonne chez Christian Le Mintier De la Motte Basse[6], au château de la Motte-Basse en Gouray, lequel fut exécuté pour avoir aidé des maquisards, est emmenée directement au maquis de Seilla à Saint-Gilles-du-Mené. Bien que la sachant innocente, ordre est donné de la liquider. Elle est exécutée le 24 juillet 1944 dans le bois de Bosseny à Saint-Gilles-du-Mené d'une balle de pistolet dans la tête. Enroulé dans un drap, son corps est retrouvé dans le bois le 7 août 1944 enterré dans une fosse sous un taillis. Le corps est ensuite inhumé dans l'ancien cimetière de la commune situé au tour de l'église. Le cimetière est transféré à son emplacement actuel dans les années 1970 et la tombe de Gertrude Baumgarten est supprimée. L'acte de décès est dressé le 13 janvier 1945 à Saint-Gilles-du-Mené[7].

Le 4 août 1944, deux résistants FFI de Saint-Gilles-du-Mené, Paul Tertre et Pierre Guillard (décédé le lendemain des suites de ses blessures) sont tués lors d'un combat contre les Allemands sur la route de Plémet, à la sortie du bourg[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Martine Pelan   Comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 468 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
376 306 310 407 666 661 660 677 679
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
618 618 671 671 708 706 717 731 753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
794 808 813 767 770 781 789 702 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
584 561 531 519 503 473 470 485 481
2012 - - - - - - - -
468 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=22292&dpt=22&idsource=61880&table=bp09
  2. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Collinee/Saint-Gilles-du-Mene%20Seilla/1.html
  3. Jean-Pierre Genevisse, né à Groix en 1919, neveu de l'écrivain brittophone groisillon Jean-Pierre Calloc'h
  4. Albert le Guen, né au Moustoir, près de Carhaix
  5. d'après les travaux du journaliste Pierre Fénard, et Jean-Jacques Monnier, "Résistance et conscience bretonne", ed Yoran Embanner, 2007, [ISBN 978-2-916579-09-2]
  6. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/complementter.php?id=1877566&largeur=1600&hauteur=900
  7. Brochure « La Résistance à Saint-Gilles-du-Mené », 1984, Rennes
  8. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=22292&dpt=22&idsource=47545&table=bp07
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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