Plouaret

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Plouaret
Plouaret
L'église Notre-Dame.
Blason de Plouaret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité CA Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Annie Bras-Denis
2020-2026
Code postal 22420
Code commune 22207
Démographie
Gentilé Plouarétais, Plouarétaise
Population
municipale
2 158 hab. (2018 en diminution de 0,28 % par rapport à 2013)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 45″ nord, 3° 28′ 16″ ouest
Altitude Min. 84 m
Max. 190 m
Superficie 29,98 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lannion
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plestin-les-Grèves
Législatives 4e circonscription des Côtes-d'Armor
Localisation
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Liens
Site web http://plouaret.fr/

Plouaret [pluaʁɛt] Écouter (Plouared en breton) est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France. Ancien chef-lieu du canton de Plouaret, elle se situe dans le Trégor (Bro-Dreger), en Basse-Bretagne (Breizh-Izel).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plouaret se situe dans le pays traditionnel du Trégor. La ville est située sur la ligne de TGV Paris-Brest et sa gare est dénommée Plouaret-Trégor. La ligne de chemin de fer Paris-Brest comporte un embranchement, en direction de Lannion. Un peu plus loin, en direction de Brest, elle passe dans un tunnel appelé communément « les voûtes », situé à Guerbasquiou.

Le plus proche voisin de Plouaret est Vieux-Marché (Ar C'houerc'had en breton), les deux communes étant séparées par le Saint-Ethurien.

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[1].

Plouaret est localisée à l'extrémité occidentale du domaine nord armoricain, dans le Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Plouaret se situe plus précisément au sud d'un bassin sédimentaire essentiellement briovérien et d'un important massif granitique cadomien, le batholite nord-trégorrois. Ce pluton fait partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[2],[3].

L'histoire géologique de la région est marquée par la chaîne cadomienne. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par le cycle cadomien, formant essentiellement des schistes[4]. Cette chaîne montagneuse, qui devait culminer à environ 4 000 m, donne naissance à des massifs granitiques (dont le batholite côtier nord-trégorrois associé à un volcanisme d'arc insulaire et daté à 615 Ma)[5],[6].
Dans le domaine continental, l'épaississement consécutif à l'orogenèse cadomienne, provoque la fusion crustale à l'origine de la mise en place des dômes anatectiques (migmatites de Guingamp et Saint-Malo à l'est de Plouaret) qui est datée entre 560 et 540 Ma[7].

L'orogenèse hercynienne s'accompagne d'un métamorphisme et d'un magmatisme qui se manifeste par un important plutonisme : le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909[8], formant de Flamanville à Ouessant un alignement de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE, datés de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien[9]. Le massif granitique de Plouaret, lié au fonctionnement du cisaillement nord-armoricain, fait partie de ce chapelet[10],[11].

Le relief de la commune est ainsi caractérisé par les plateaux accidentés de cuvettes humides qui dérivent de la surface d'érosion éocène qui se retrouve sur ce massif granitique et tout le long de la côte bretonne[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Plouaret est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Plouaret, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[16] et 3 453 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (61,5 %), terres arables (25,5 %), forêts (7 %), zones urbanisées (5,9 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plouaret est cité comme paroisse du diocèse de Tréguier dès 1330 dans l'enquête du procès de canonisation de Saint Yves, sous le nom de « parrochia Plebis Barbate ». une charte de Jean V, datée de 1441, parle du « bourch du vuilz Merché, en la paroisse de Ploearmet ou diocèse de Treguer ». Cependant, en 1444, dans le « Raoulin » on trouve encore la forme Plebs Barbata. la paroisse est appelée Ploearneth, dans un compte du chapitre de Tréguier de 1505, puis Ploearet dans un rôle des décimes de 1554, enfin Plouaret dans celui de 1596, copié en 1600.

Plouaret dérive du breton Plou et de saint Barvet (barbu en breton). Le nom de la commune en breton est Plouared.

Histoire[modifier | modifier le code]

Âge de Fer[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine à Plouaret est attestée depuis la fin de l'Âge de fer (-550 av JC)[23],[24] , bien qu'il soit fort probable que le site soit occupé dès le Néolithique.

Antiquité (gallo-romaine)[modifier | modifier le code]

Des bornes militaires, une voie romaine (près de Saint Mathieu)[25],[26],[27], quelques villas, artefacts et nécropoles gallo-romaines furent exhumés dès la fin du XIXe siècle. Un anguipède granitique du IIIe siècle ap.-J.C. (le quatrième retrouvé en Bretagne sur dix en France, et soixante dix en Allemagne), il fut déterré près de la voie romaine à Saint Mathieu; il devait trôner en haut d'une colonne près d'un carrefour. Il avait à la fois une fonction spirituelle et pratique, pour susciter et la chance et la crainte, aussi, rappeler que le territoire était sous domination romaine. Représentant le syncrétisme gallo-romain Jupiter-Taranis, ces icônes furent mutilées sensiblement par les premiers évangélisateurs chrétiens de la région[28].

Moyen Âge.[modifier | modifier le code]

Le nom de Plouaret, sous la forme Ploervet, est cité pour la première fois en 1270[29]

Trois chevaliers plouarétais sont cités au fameux combat des Trente, qui eut lieu à mi-voie entre Josselin et Ploërmel le , pendant la guerre de succession du duché de Bretagne. Il s'agit d'Alain de Keranrais, Olivier de Keranrais, et Guyon de Pont Blanc[30]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

« Le troisième et septième jours de fut brûlée et ravagée la paroisse de Plestin par ceux du parti du roi. Et au réciproque le 21 du même mois de fut pareillement brûlée et ravagée la paroisse de Plouaret, Ploubezre et la ville de Lannion par ceux qui tenaient le parti du duc de Mercœur » a écrit le curé de Lanvellec[31].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le éclata une insurrection contre-révolutionnaire à l'occasion d'une levée d'hommes pour marcher contre les rebelles de la Vendée actuelle[32]. L'insurrection s'étendit les jours suivants aux communes voisines. Six meneurs dont (Jean Lejeune[33], Yves Pitot, Pierre Le Roy, Geffroy François[34]et Barbe Jean) furent condamnés à mort par le tribunal criminel du département le (23 floréal an II)[35]

Le , à Crec'h-an-Hu, le chouan Le Pape dit Bel-amour fit fusiller le juge de paix, Pierre Huon, du canton de Vieux-Marché. Ensuite, au bourg de Plouaret, sa bande pilla la maison du curé et fit une autre victime, Jean Beuschet, sans que l'administration ni les habitants n'interviennent[36],[37]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 23 Août 1850 est décidé, dans la cadre de la liaison Perros-Lorient, la construction de la départementale 11 reliant Plouaret à Callac[38].

1857, 27 Plouarétais sont déclarés titulaire de la Médaille de Sainte-Hélène[39], dont Jean-Marie Thomas , qui fût à Austerlitz, en Espagne, en Russie, à Waterloo, le Maréchal Ney lui remettra la légion d'honneur après le passage de la Bérézina. Il devint par la suite instituteur à Plouaret[40].

7 Août 1864, le conseil municipal de Plouaret demande la séparation avec Vieux-Marché[41], celle ci sera actée par une loi du 30 Mai 1866[42], le hameau du Vieux-Marché est détaché de Plouaret et devient une commune autonome[43].

Citation : "J'attends à Plouaret les nouvelles instructions ou les ordres du ministre."; En 1870 Léon Gambetta envoie un Capitaine en retraite M.Luyer dans les côtes-du-Nord pour former une brigade. Il écrira plusieurs lettres depuis Plouaret , son rôle sera analysée par le A. de la Borderie dans son rapport sur le camp de Conlie[44].

Dès 1865[45], en plein essor du Réseau breton, la ville de Lannion projetait de se raccorder à la ligne Guingamp-Morlaix. Deux projets se firent jour : le premier reliait Lannion à la Gare de Belle-Isle - Bégard via Tonquédec et Pluzunet, le second plus court reliait Lannion à Plouaret via la Gare de Kerauzern. Le fut inauguré la Ligne de Plouaret à Lannion.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 177 soldats morts pour la Patrie[46] :

  • 148 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 28 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Algérie.

Le , le Président des États-Unis Woodrow Wilson débarque à Brest puis monte avec le ministre des Affaires étrangères Stephen Pichont, le ministre de la Marine, Georges Leygues et d'une multitude de diplomates dans un train affrété pour Paris. Le train s'arrête en gare de Plouaret pour qu'il y soit servi tout un dîner diplomatique[47].

Un groupe de soldats allemands de la Feldgendarmerie, stationné à la Pépinière en Plouaret entre le et le , commît de nombreuses atrocités et crimes dans la région de Plouaret. Le ils organisèrent une rafle à Plouaret, Vieux-Marché et Trégrom , laquelle entraîna l'arrestation de 7 jeunes résistants FTP (Auguste Pastol, Pierre Menou, Léon Le Guerson, Auguste Le Pape, Eugène Daniel, Faujouron et Joseph Hénaff), tous originaire de Plouaret. Ils furent affreusement torturés avant d'être exécutés tous les sept à Saint-Brieuc. D'autres arrestations, suivies de tortures et d'exécutions eurent lieu, notamment celles de René Guilaugard et Marcel Quéré, tous deux de Trémel. Après le départ des Allemands, des patriotes trouvèrent le dans les jardins de la villa "La Pépinière" les corps de Pierre et Eugène Quéniat, tous deux de Trémel, et celui d'Yves Floury[48],[49].

Le , sept résistants furent arrêtés par les Allemands au cours d'une rafle. Ils furent condamnés à mort par le tribunal militaire de Belle-Isle-en-Terre et furent exécutés le . Ces sept résistants membres du groupe FTP "La Marseillaise", de Plouaret, arrêtés le , furent exécutés au camp de manœuvre des Croix en Ploufragan . Le journal L'Ouest-Éclair, alors journal collaborationniste , écrit le sous le titre "Sept terroristes sont exécutés à Saint-Brieuc" : « Sept terroristes habitant les Côtes-du-Nord ont été jugés par une cour martiale allemande et condamnés à mort. La sentence a été exécutée. Les accusés étaient des auteurs de sabotages sur les voies ferrées, d'incendies volontaires et de plusieurs autres méfaits. Ils étaient en outre détenteurs d'armes, de munitions et d'explosifs »[50],[51],[52],[53],[54].

Le un train fut mitraillé et bombardé par l'aviation alliée en gare de Plouaret[55].

Dans la nuit du 24 au , trois résistants furent arrêtés par les Allemands et exécutés peu après. Trois autres furent aussi exécutés à la Pépinière le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Lannion du département des Côtes-d'Armor.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Plouaret[43]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Plestin-les-Grèves

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription des Côtes-du-Nord.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Plestin-les-Grèves est membre de la communauté d'agglomération dénommée Lannion-Trégor Communauté, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1995 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1835--[56],[57] 1853[58],[59] Le Clech    
1854[60],[61] 1860[62] Aurégan    
1861[63] 1868[64] Le Clech    
1869[65] 1871 [66] Aurégan    
1872[67] 1873 H.Lann    
1874[68]   Fessant    
1875[69]   H.Lann    
1876[70] 1900 Benjamin Luzel    
Les données manquantes sont à compléter.
1907[71] 1913 Henri Le Gac   Médecin aide major, conseiller d'arrondissement, conseiller municipal puis maire de Plouaret, mobilisé en 14 au 48e régiment d'infanterie (48e RI) décédé en 1917[72]
Les données manquantes sont à compléter.
1920   Jean Leard    
Les données manquantes sont à compléter.
1925[73] 1932[74] Louis Le Contellec   Médecin
1935[75] 1941[76] A.Ollivier   Pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.
1945   F. Behan Socialiste  
1947   Y. Le Parquer    
1953   Jean Berthelot    
1959[77] 1970 Louis Prigent   Huissier de Justice
1971 1977 Jean Denis PCF Professeur au collège Luzel
mars 1977 1986 Norbert Le Jeune[78] PCF Ouvrier puis secrétaire de mairie, résistant
Conseiller général de Plouaret (1951 → 1976)
1986 mars 2001[79] Robert Le Hec'h PCF Conseiller général de Plouaret (1992 → 2001)
mars 2001 mars 2014 Christian Le Fustec[80] PCF Agriculteur
mars 2014 En cours Annie Bras-Denis PS Cadre du logement social
Vice-présidente de la CA Lannion-Trégor Communauté (2020 → )
Réélue pour le mandat 2020-2026[81],[82]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune a obtenu le label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Le Vieux-Marché et Plouaret sont jumelés avec la ville Irlandaise de Charleville (Irlande) dans le comté de Cork[83].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[84]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[85].

En 2018, la commune comptait 2 158 habitants[Note 3], en diminution de 0,28 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 4564 2764 3334 4524 9155 2205 2115 3725 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 2805 4983 3683 3583 4383 5213 3963 0892 946
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9042 8912 9322 6982 5252 5022 4722 4332 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 2082 1962 1342 2392 0992 1092 1842 1892 136
2018 - - - - - - - -
2 158--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[86].)
Histogramme de l'évolution démographique

La baisse démographique observée en 1866 correspond à la perte du hameau du Vieux-Marché, devenu une commune autonome[43].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose[87]

  • du groupe scolaire Jean Denis public
  • d'une école privée ; l'école Saint-Louis
  • d'un collège publi, le collège François-Marie Luzel

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le .

Le niveau 3 de la charte Ya d'ar brezhoneg (oui au breton) de l'Office de la langue bretonne a été signé par la commune en .

Le label de niveau 1 de la charte Ya d'ar brezhoneg a été décerné à Plouaret le .

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame (début XVIe siècle), dont la tour fut commencée en 1554 et la nef a été refaite au XIXe siècle a été classée monument historique le [88]. Voir aussi : Chaire à prêcher de l'église Notre-Dame de Plouaret.

Ont été inscrits au titre des monuments historiques :

  • La fontaine Saint-Jean (XVIIIe siècle), décorée en 1871 d'une statue sculptée par Yves Hernot[89]. Cette fontaine a été inscrite le . Elle a été restaurée en 2003 par un groupe international.
  • La chapelle Sainte-Barbe (XVIe siècle), inscrite le [90].
  • Une maison de la place de l'église (XVIIe siècle), dont la façade et la toiture ont été inscrites [91].
  • Le manoir de Guernachanay (XVIe siècle), dont le portique d'entrée a été inscrit le , un colombier est visible à proximité[92].
  • Le manoir de Kerbridou (XVIe siècle), dont les façades, toitures, et souches de cheminée ont été inscrites le [93].
  • Le manoir de Kérépol (XVIe siècle), inscrit le [94].
  • Anguipède, créature fantastique composée d'un cheval, du corps d'une sirène montée par un humain. Le statuaire de Plouaret est appelé cheval de saint Mathieu par les habitants de Plouaret, du fait qu'il fut trouvé dans un champ nommé Park Marc'h Min (le champ du cheval de pierre) près du hameau de Saint-Mathieu-en-Plouaret. L'anguipède de Plouaret est féminin, particularité assez rare.

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On peut également signaler :

  • Le calvaire de Sainte Barbe (1612)
  • Le manoir de Kerverziou (XVe siècle)
  • Un menhir situé près de la gare, emplacement non identifié
  • Le tumulus de Kerzistalen
  • Le calvaire et la fontaine de Maudez

Il existe de nombreux manoirs sur la commune de Plouaret :

  • Manoir de Guernachanay
  • Manoir de Ker an Borgne
  • Manoir de Keranrais
  • Manoir du Pont Blanc
  • Manoir de Kerhuon
  • Manoir de Kervoaziou
  • Manoir de Kerdanet
  • Manoir de Melchonnec
  • Manoir de Kerbridou
  • Manoir de Kervégan-Vras, et Kervégan-Vian
  • Manoir de Kerépol
  • Manoir de la Haye
  • Manoir du Guilguin

Liste du patrimoine de Plouaret[95];

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Yvonne Kerdudo[96], Née en 1878 à Ploumilliau, elle s'installe à Plouaret comme accoucheuse à domicile, parallèlement à son activité de photographe dans le canton de Plouaret ; surnommée "Madame Yvonne", elle a laissé 13 400 négatifs photographiques sur plaques de verre, contenant plus de 20 000 photos. Restaurées à l'initiative de Pascale Laronze par la compagnie "Théâtre Papier", elles sont désormais la propriété de Lannion-Trégor Communauté ; malheureusement sans légendes, elles constituent toutefois un témoignage muet du Trégor rural entre 1905 et 1950[97].

À Plouaret est lié le nom du célèbre folkloriste François-Marie Luzel, dont un buste figure devant la mairie.

L'écrivaine Anjela Duval, poétesse en langue bretonne, est également enterrée à Plouaret.

Eugène Allanic[98],[99], résistant déporté mort à Ravensbrück le .

La comédienne Jacqueline Jefford est décédée dans la commune.

Yves Le Gac (1889-1958) député[100].

Emil Nicol, barde[101],[102]

Yves Hernot sculpteur de calvaires.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Bandé d'or et de sable de six pièces, à un franc-quartier vairé d'argent et de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5.
  2. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  3. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  4. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  5. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  6. Hubert Lardeux et Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  7. [PDF] J. Chantraine (coordinateur) et al., Carte géologique France (1/50 000), feuille Lannion (203), éditions du BRGM, 1999, p. 89.
  8. C. Barrois, Carte géologique à 1/80000, feuille Lannion (1re édit.), 1909.
  9. Louis Chauris, « Le granite porphyroïde de Porzpaul dans l'île d'Ouessant: un nouvel élément dans la ceinture des « granites rouges » du Massif armoricain (France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, Paris, iI, t. 313,‎ , p. 245-250.
  10. CHAURIS L., GARREAU J. (1983a) - Un pluton polyphasé dans la ceinture batholitique hercynienne médio-armoricaine : le massif de Plouaret (Côtes-du-Nord, France). C.R. Acad. Sci. Paris, 296, p. 1591-1594.
  11. Jacques GARREAU, « Le massif granitique de Plouaret (Bretagne) », Norois,‎ , p. 23 pages (lire en ligne)
  12. Chantraine, op. cit., p. 91.
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  14. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
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  78. Alain Prigent, « LE JEUNE Norbert : Né le 31 mai 1915 à Plouaret (Côtes-du-Nord), mort le 29 avril 2007 à Tréguier (Côtes-d’Armor) ; ouvrier puis secrétaire de mairie ; militant CGT ; résistant FTP, président du comité de Libération de Plouaret en 1945 ; conseiller général de Plouaret (1951-1976) ; maire PCF de Plouaret (1977-1986). », Le Maitron en ligne, (consulté le 7 décembre 2020).
  79. « Plouaret. 16 élus sur la liste de Robert Le Hec'h : Plouaret. 16 élus sur la liste de Robert Le Hec'h Robert Le Hec'h, conseiller général sortant n'est pas réélu dans sa propre commune », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 7 décembre 2020) « C'est l'énorme surprise de la soirée des municipales dans le bastion qu'il pilotait depuis 1987 avec la gauche socialiste et communiste ».
  80. « Plouaret. Dernier conseil municipal pour Christian Le Fustec : Mercredi soir, à l’issue du conseil municipal, les élus ont salué le parcours de Christian Le Fustec. C’était la dernière fois qu’il siégeait en tant qu’élu. Il met ainsi fin à un engagement débuté en 1977, soit quarante-trois ans de mandat », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 7 décembre 2020) « Dès le début, alors qu’il n’a que 23 ans, il sera adjoint au maire puis président du Sivom », a rappelé le maire. Il fut ensuite maire pendant deux mandats, de 2001 à 2014, soit treize ans. De 2014 à 2020, il sera conseiller délégué aux côtés d’Annie Bras-Denis. ».
  81. « Plouaret. Annie Bras-Denis, en lice pour un second mandat », Ma ville par Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 7 décembre 2020).
  82. « Municipales à Pouaret. Annie Bras-Denis, élue avec une voix de l’opposition : Samedi 23 mai, à la salle des fêtes, s’est tenu le conseil municipal introductif de la nouvelle mandature ayant reconduit Annie Bras-Denis dans ses fonctions de maire de Plouaret (Côtes-d’Armor) », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 7 décembre 2020) « Largement majoritaire, Annie Bras-Denis a été élue maire, samedi, avec seize voix pour, une pour Hervé Hiliquin et deux blancs. Si l’on fait les calculs, c’est une voix de plus que ce que représentent les quinze élus de son groupe. ».
  83. « 20 ans de Jumelage »
  84. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  85. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  86. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  87. « Site web de la ville »[réf. incomplète].
  88. Notice no PA00089453, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  89. Notice no PA00089454, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  90. Notice no PA00089452, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  91. Notice no PA00089455, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  95. « Patrimoine de Plouaret »
  96. « Yvonne Kerdudo »
  97. https://www.filigranes.com/livre/madame-yvonne/
  98. Livre Mémorial des Déportés de France, Tome 2, page 1283.
  99. « Eugène ALLANIC - Eugène ALLANIC - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le 5 juin 2017).
  100. « Fiche du député sur le site de l'Assemblée-nationale »
  101. « Emile Nicol (1866-1939) »
  102. Daniel Giraudon, Emile Nicol (1867-1938), chanteur populaire ....et chasseur ; biographie et répertoire d’un compositeur de chansons populaires en langue bretonne, , p. Musique bretonne, n°20 p8-17