Bégard

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Bégard
Bégard
L'église Saint-Méen.
Blason de Bégard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Vincent Clec'h
2020-2026
Code postal 22140
Code commune 22004
Démographie
Gentilé Bégarrois
Population
municipale
4 808 hab. (2017 en augmentation de 0,1 % par rapport à 2012)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 43″ nord, 3° 17′ 59″ ouest
Altitude Min. 45 m
Max. 176 m
Superficie 36,41 km2
Unité urbaine Bégard
(ville isolée)
Aire d'attraction Lannion
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bégard
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Le site officiel de la ville de Bégard

Bégard [begaʁ] est une commune bretonne, située dans le Grand-Trégor, département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bégard se trouve à égale distance de Guingamp et de Lannion (18 km)[1]. C'est une commune de grande superficie née à la Révolution de la nationalisation des biens de l'abbaye de Bégard.

Outre le bourg centre, l'habitat est distribué dans de nombreux hameaux: Botlézan (Bodlezan), Guénézan (Gwenezhan), Lanneven, Trézélan (Trezelan), Trévourec (partagé avec Pédernec).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Bégard est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Bégard, une unité urbaine monocommunale[2] de 4 808 habitants en 2017, constituant une ville isolée[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Begar en 1130, Begar en 1202, Begar / Begard / Beguar / Berguar en 1330, Begar en 1516, Begar en 1630, Begar en 1636, Begars en 1779[7].

Les formes anciennes régulières sont du type Begar et hormis une mention isolée de 1330, le -d final n'apparaît pas avant la fin du XVIIIe siècle.

Selon la tradition, l’abbaye de Bégard aurait été fondée sur le lieu d'habitation d'un ermite nommé Begar.

En tout cas, il ne s'agit pas du mot breton beg « pointe, extrémité » (même mot que le français bec d'origine gauloise). En revanche, l'étymologie semble se rapprocher de celle de l'élément Baguer que l'on rencontre dans Baguer-Morvan (Bagar 1181) et Baguer-Pican ([Ecclesia de] Bagar 1209) en Ille-et-Vilaine, dont l'origine reste toutefois obscure[8].

Cependant, Albert Dauzat y voit le nom de personne germanique Big-hart pris absolument et qui est devenu Biard dans les toponymes Biard et les Biards en français[9]. Pourtant, il ne cite aucune forme ancienne pouvant soutenir ses dires, le -d final (-gar-d) apparu tardivement est incompatible avec cette explication. Par ailleurs, Les Biards (Manche, Biarz 1082) remonterait plutôt à un appellatif germanique bigard(ium) « jardin de la maison » cité au Ve siècle dans le glossaire de Vienne[10], solution également invraisemblable pour Bégard.

Le nom de la commune est Bear en breton[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les monuments mégalithiques autour de Bégard laissent à penser que le secteur était déjà habité à la période Néolithique. Jusqu'au début du XIXe siècle, la commune comptait trois menhirs, celui de Pasquiou et celui de Saint-Norvez étant désormais disparus, seul le menhir de Kerguézennec est encore visible[11].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

L'Abbaye de Bégard, une abbaye cistercienne, fut fondée en 1130. Alain de Bretagne ou Alain le Noir, dit aussi parfois Alain de Penthièvre ou Alain III le Noir (vers 1107 – 15 septembre 1146) fut inhumé à Bégard.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution les cinq paroisses de Botlézan (Bodlezan), Guénézan (Gwenezhan), Lanneven, Saint-Norvez (Sant-Norvez) et Trézélan (Trezelan) furent érigées en communes. En 1792, il fut procédé à une fusion en une seule paroisse puis en 1793 en une seule commune appelée alors Bégard. C'est donc artificiellement, que cette commune a été créée, au moment de la départementalisation, pendant la première année de la Révolution française.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Parc de loisirs de l'Armoripark[12]
  • Hôpital psychiatrique Bon Sauveur[13]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

[14]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Vincent Le Tiec    
Les données manquantes sont à compléter.
1910 1940 Pierre Person Rad. Propriétaire
Conseiller général du canton de Bégard (1919 → 1940)
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1973 François Clec'h SFIO puis PSU Vétérinaire
Conseiller général du canton de Bégard (1945 → 1958 puis 1962 → 1970)
Président du conseil général des Côtes-du-Nord (1947 → 1949)
1973 mars 1983 Yves Le Pichouron PS  
mars 1983 mars 2008 Noël Bernard PCF Vétérinaire
Conseiller général du canton de Bégard (1976 → 2001)
mars 2008 24 janvier 2018
(décès)[15]
Gérard Le Caër PCF Professeur des écoles retraité
Conseiller général du canton de Bégard (2008 → 2015)
février 2018 en cours Vincent Clec'h[16],[17] PS Vice-président de Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération (GP3A)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Bégard depuis cette date :

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5282 3943 4173 7273 7683 5033 8214 1804 053
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 9604 1823 2814 5184 7584 7154 7134 9244 919
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9155 0534 7774 3114 5554 4644 7734 2854 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
4 7194 9765 1525 1804 9064 4744 4284 7074 752
2017 - - - - - - - -
4 808--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bégard en 2007 en pourcentage[20].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,5 
8,9 
75 à 89 ans
15,5 
15,3 
60 à 74 ans
17,6 
24,7 
45 à 59 ans
21,3 
19,8 
30 à 44 ans
16,8 
14,7 
15 à 29 ans
12,5 
16,3 
0 à 14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département des Côtes-d'Armor en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
7,9 
75 à 89 ans
12,6 
15,7 
60 à 74 ans
17,0 
21,6 
45 à 59 ans
20,5 
19,7 
30 à 44 ans
18,1 
16,2 
15 à 29 ans
14,1 
18,6 
0 à 14 ans
16,5 

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Bear.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 26 octobre 2004.

À la rentrée 2017, 147 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue (soit 17,8 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq sites inscrits ou classés monuments historiques :

La commune abrite également :

  • L'abbaye de Bégard, sauvée de la ruine grâce à l'arrivée des religieuses du Bon-Sauveur de Caen en 1857.
  • Les manoirs de Salguen[25], Coatgouray (site inscrit) et de Trévourec (XVIe-XVIIIe siècles).
  • Le colombier de l'ancien manoir de Kernaudour[26], dans le parc de loisirs Armoripark.
  • Le bois de Gwerun et le festival biennal (années impaires), la Java dans les Bois, créé en 1998[27].
  • L'église paroissiale du Saint-Nom-de-Marie.
  • Un chêne pédonculé classé comme Arbre remarquable est visible à Bégard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième d'argent plain, au deuxième et au troisième d'azur à la quintefeuille d'or.

Personnalités liées à Bégard[modifier | modifier le code]

  • Placide Guillermic dit Tadig Kozh (1788-1873), célèbre curé exorciste décédé à Bégard en 1873.
  • Adrien Hamon (1875-1963), peintre français, né et mort à Bégard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Lagadou, Bégard d'hier à aujourd'hui, Bégard, éd. Association pour le bicentenaire de la commune, , 316 p. (ISBN 2-9507534-0-X, SUDOC 161487114).
  • Tomaz Bernard, Trésors et mystères au coeur du Trégor, Le catalogue du patrimoine, éd. Embann Ar Vro, 2015, 650 p.[28]
  • Tomaz Bernard, Que Belen soit avec toi ! (roman dans le Bégard médiéval) éd. Embann Ar Vro, Coop Breizh Diffusion, 220 p.[29],[30].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Itinéraire ViaMichelin
  2. « Unité urbaine 2020 de Bégard », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 8 novembre 2020)
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  7. a et b « KerOfis, base toponymique de l'office public de la langue bretonne » (consulté le 13 septembre 2019)
  8. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Paris, Christine Bonneton Éditeur, , 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 119
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 61ab
  10. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 80
  11. Loïc Langouët, Les mégalithes de l'arrondissement de Guingamp, Institut Culturel de Bretagne, , 92 p. (ISBN 978-2-86822-101-8), p. 15
  12. site Armoripark|Begard
  13. site Fondation Bon Sauveur
  14. « Bégard - Municipales 2020. Cinderella Bernard candidate à son tour », sur Le Telegramme, (consulté le 18 novembre 2019)
  15. « Bégard. Décès brutal du maire Gérard Le Caër », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 25 janvier 2018)
  16. « Bégard. Seul candidat, Vincent Clec'h élu maire », Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2018)
  17. « PCF. La section de Bégard s'exprime sur la succession de Gérard Le Caër », Le Télégramme,‎ (lire en ligne)
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  20. « Evolution et structure de la population à Bégard en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population des Côtes-d'Armor en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  22. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  23. Notice no PA00089018, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Notice no PA00089022, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Notice no IA00002869, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Notice no IA00002871, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Le site officiel de l'association Gwallspered (Festival Java dans les Bois)
  28. « Tomaz Bernard édite "Trésors et mystères au coeur du Trégor" », sur actu.fr (consulté le 23 juin 2020)
  29. Chloé Rebaudo, « Tomaz Bernard, une passion pour l’histoire en roman », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  30. « Tomaz Bernard signe un roman historique », sur Le Telegramme, (consulté le 23 juin 2020)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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