Lamballe

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Lamballe
Lamballe
Le musée Mathurin-Méheut situé à Lamballe.
Blason de Lamballe
Blason
Lamballe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Statut Commune déléguée
Code postal 22400
Code commune 22093
Démographie
Gentilé Lamballais, Lamballaise
Population 16 845 hab. (2021)
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 10″ nord, 2° 31′ 00″ ouest
Altitude Min. 37 m
Max. 131 m
Superficie 90,21 km2
Élections
Départementales Lamballe (chef-lieu)
Historique
Fusion
Commune(s) d'intégration Lamballe-Armor
Localisation
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Lamballe
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Lamballe
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Lamballe
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Lamballe

Lamballe [lɑ̃bal] est une ancienne commune nouvelle située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Le , la commune nouvelle de Lamballe a été créée par fusion de celles de Meslin et de Lamballe (commune déléguée) qui ont acquis le statut administratif de communes déléguées à cette date[1].

Au , la commune nouvelle est étendue à Planguenoual et Morieux, qui sont devenues des communes déléguées, et prend le nom de Lamballe-Armor.

Géographie et Climat[modifier | modifier le code]

Commune située en Bretagne sur la RN 12, entre Rennes à 80 kilomètres et Saint-Brieuc à 20 kilomètres, au bord du Gouessant.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Du fait de sa situation géographique et de son relief naturel dans une cuvette, Lamballe jouit d'un microclimat avec une faible pluviométrie, assez bien répartie sur l'année et avec un minimum estival. La moyenne annuelle des températures est de 11,8 °C. Les étés sont relativement chauds. Les températures moyennes maximales de juillet et août sont de 23 °C à 24 °C. Les précipitations annuelles tournent en moyenne autour de 660 mm soit nettement inférieures à la moyenne nationale. L'ensoleillement est moyen, autour de 1 700 heures par an. L'année la plus sèche a été observée en 1989 avec 441,5 mm.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située en zone 2 de sismicité faible[2],[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Depuis 2017, Lamballe est reliée à Paris par TGV en 2 h 08[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune nouvelle de Lamballe, créée par arrêté préfectoral du , dispose d'un Plan local d'urbanisme[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[8].


  • Lambaulum et Lambalam en 1083 ;
  • Lambaulio en 1124 ;
  • Lambaula et Lambaulum en 1129 ;
  • Lambaulio en 1130 ;
  • Lambaula en 1150 ;
  • Lanna Pauli en 1152 ;
  • Lambalia en 1167 ;
  • Lamballia en 1187 ;
  • Lambalia en 1190 ;
  • Lambale en 1206 ;
  • Lamballia en 1214 ;
  • Lambalia en 1371 ;
  • Lamballia en 1516.

le nom de la localité est attesté sous les formes Lambala en 1084, puis Lambaulum, Lambalum et Lamballia[9].

L'étymologie possible du toponyme Lamballe est une forme romanisée de Lambaol, issu du breton Lan et de l'hagionyme Paul, signifiant « l'ermitage de Paul »[9],[10].

A l'instar de quelques autres grandes villes de Haute-Bretagne, la localité est aussi connue en breton sous le nom traditionnel de Lambala[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'histoire de Lamballe, remonte au Néolithique. Des vestiges gallo-romains du Ier au IIIe siècle apr. J.-C. s'ajoutent à ceux de la Tourelle, découverts il y a sept ans, qui avaient permis de mettre à jour sur deux zones des vestiges de l'âge de fer (800 à 400 av. J.-C.) et de l'âge de bronze (1 100 à 800 av. J.-C.). Une période d'occupation relativement longue sur une zone qui pourrait bien avoir un lien avec celle du Grand-Chalet, en cours de fouille. (Près de la Mare : gisement gallo-romain est matérialisé par des tegulae, des scories et des tessons de poteries communes. Près de la Villebily : Gisement des tegulae. Près du Champ de la Bataille : gisement de tegulae. Saint-Aaron près de la Villedy : gisement livrant de tegulae, des céramiques communes et sigillées).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le réel essors de Lamballe intervient au XIe siècle, lorsque le site est choisi pour la construction d'une forteresse, cette dernière étant destinée à contrôler l'est du territoire nouvellement créé des Eudonides[9].

En 1337, Olivier de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye et Isabelle de Machecoul, son épouse, fondent le couvent des Augustins de Lamballe.

En 1435, Jean V, duc de Bretagne fonde la Collégiale de Lamballe.

Ange Le Proust, Prieur des Augustins de Lamballe fonde en 1697 la société des Filles de Saint Thomas de Villeneuve pour relever le service des hôpitaux, ruinés et à l'abandon.[12]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms de 217 soldats morts pour la Patrie[13] :

  • 178 sont morts durant la Première Guerre mondiale, dont 4 soldats qui ont péri en mer.
  • 30 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale, dont 1 soldat qui a péri en mer.
  • 1 est mort durant la Guerre d'Algérie
  • 6 sont morts durant la Guerre d'Indochine.
  • 1 est mort dans le conflit au Liban.
  • 1 est mort dans les troupes d'occupation en Allemagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Lamballe, constituée sous le régime des communes nouvelle entre 2016 et 2019 était formée par la réunion de 2 communes :

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Lamballe
(siège)
22093 Lamballe Terre et Mer 76,29 12 323 (2014) 162


Meslin 22151 CC Lamballe Terre et Mer 13,92 981 (2014) 70

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
4 janvier 2016[14] 31 décembre 2018 Loïc Cauret PS[15] Cadre et représentant syndical
Président de Lamballe Terre et Mer (2017 → )

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 11 365 000 , soit 889  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 9 662 000 , soit 756  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 3 606 000 , soit 282  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 3 461 000 , soit 271  par habitant.
  • endettement : 22 647 000 , soit 1 771  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 21,02 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 25,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 91,79 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lamballe est jumelée avec la commune portugaise d'Oliveira do Bairro.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2016, la commune comptait 13 441 habitants[Note 1].

Évolution de la population  [ modifier ]
2014 2015 2016
13 30413 46513 441
(Sources : Insee à partir de 2014[17].)

Économie et industrie[modifier | modifier le code]

La commune compte sur son territoire :

  • le siège de la Cooperl Arc Atlantique;
  • l'abattoir de Lamballe, plus gros abattoir porcin de France ;
  • l'entreprise Centigon (depuis 1948 — création sous le nom de Labbé), véhicules blindés, 28 M€ de chiffre d'affaires, 155 employés en 2020[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Haras national de Lamballe.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine mégalithique
Patrimoine religieux
Patrimoine civil
Patrimoine industriel
  • Tannerie Ruellan, puis Samson, actuellement entrepôt industriel[37].
  • Moulins à farine et à tan, puis minoterie de la Ville, puis de la société Anonyme des minoteries Piéto, actuellement immeuble à logements[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • Critérium de Lamballe, réservé aux coureurs professionnels qui s'est disputé de 1970 à 1972[39].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le , alors que l'ancien Premier ministre Manuel Valls est en déplacement dans la ville, il est giflé par Nolan Lapie, un jeune homme de 18 ans originaire de la commune, qui plus tard, tentera de se présenter à l'élection présidentielle française de 2017[40]. Cette gifle sera très médiatisée par les médias dans les jours qui suivent.

L'ancien dictateur chilien, Augusto Pinochet, serait un des descendants d'une famille venant de la commune ayant immigré au Chili au XVIIIe siècle[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recueil des actes administratifs des Côtes-d'Armor ».
  2. Département des Côtes d'Armor - Communes soumise au risque sismique
  3. Plan local d'urbanisme, Article12 - Zones de risques sismiques
  4. Point d'eau : PROTAC OUEST (STE)-PZ2
  5. Données sur le territoire de la commune
  6. Ouest-France du 9 avril 2016
  7. Plan Local d'Urbanisme
  8. « Résultats concernant « Lamballe » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
  9. a b et c Stéphane Morin, « Lamballe et Penthièvre aux XIe-XIIe siècles : entre mythes et réalité », Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne,‎ , p. 3
  10. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 75
  11. Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, An Here, (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620, lire en ligne), p. 518
  12. Annales briochines, Christophe-Michel Ruffelet, 1771
  13. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le )
  14. « Lamballe. Loïc Cauret est élu maire de la commune nouvelle », Ouest France,‎ (lire en ligne).
  15. Adhérent au Parti socialiste depuis 1990. https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/portrait-lamballe-loic-cauret-l-homme-qui-le-costume-de-maire-colle-la-peau-pendant-25-ans-6771820.
  16. « Les comptes de la commune »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2014, 2015 et 2016.
  18. Article du magazine Challenges sur le fabricant de blindés Centigon
  19. « Allée couverte du Chêne-Hut », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Menhir de Guihallon », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Église Notre-Dame », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice n°PM22002086 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune
  23. « Notice n°PM22001511 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  24. « Notice n°PM22000339 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : buffet d'orgue
  25. « Église Saint-Martin », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Église Saint-Jean », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Notice n°PM22000355 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture église Saint-Jean : cloche
  28. « Notice n°PM22002085 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune
  29. « Notice n°PM22002068 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  30. « Notice n°PM22000372 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture deux dalles funéraires
  31. Monument aux morts.
  32. « Château de la Moglais », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Moulin à vent de Saint-Lazare », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Maison dite du Bourreau », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. Fontaine aux trois chevaux.
  36. « Haras national », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Tannerie Ruellan, puis Samson, actuellement entrepôt industriel », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Moulins à farine et à tan, puis minoterie de la Ville, puis de la société Anonyme des minoteries Piéto, actuellement immeuble à logements », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. Critérium de Lamballe sur siteducyclisme.net.
  40. « Nolan Lapie, qui avait giflé Valls, se présente à l'élection présidentielle. »

http://enenvor.fr/eeo_actu/apresW/quand_la_bretagne_decouvre_pinochet.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il convient de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]