Saint-Glen

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Saint-Glen
Saint-Glen
Mairie.
Blason de Saint-Glen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Jean-François Cordon
2020-2026
Code postal 22510
Code commune 22296
Démographie
Gentilé Glénois, Glénoise
Population
municipale
646 hab. (2019 en augmentation de 6,43 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 37″ nord, 2° 31′ 20″ ouest
Altitude 150 m
Min. 104 m
Max. 311 m
Superficie 11,51 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Le Mené
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plénée-Jugon
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web saint-glen.com

Saint Glen [sɛ̃ glɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sainct Glen en 1378, 1449, 1510, 1514, 1536 et en 1569, Sanctus Glenus à la fin du XIVe siècle[1].

Sant-Glenn en breton[2].

Saint-Glen tire son nom, semble-t-il, du breton glenn (vallée) ou de saint Glen. Il y avait l'abbé saint Gillen qui vivait au VIe siècle. Il est possible que par contraction saint Gillen soit devenu saint Glen. À noter qu'un autre évangélisateur irlandais était connu sous le nom de « sanctus Gallanus »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Saint-Glen.
Communes limitrophes de Saint-Glen
Saint-Trimoël Penguily
Trébry Saint-Glen
Le Mené Le Mené Le Mené

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 826 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Plouguenast », sur la commune de Plouguenast-Langast, mise en service en 1987[9] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 966,8 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 30 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,2 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Glen est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mené, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,4 %), zones agricoles hétérogènes (20,1 %), prairies (14,5 %), forêts (2,9 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Sur un site du premier Âge du fer, sept vases en céramique ont été découverts en 2015, dont l'un contenait 154 haches à douilles en bronze de type armoricain[23].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au Ier siècle de notre ère, un village gaulois occupe l'emplacement actuel du bourg de Saint Glen. Vivant de l'agriculture, de l'élevage et du travail du métal, cette communauté développe un artisanat nécessitant l'aménagement de salles souterraines découvertes en 1896 avec leur mobilier.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint Glen, enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc faisait partie du doyenné de Coëtmieux relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Étienne.

Terre désolée, presque ingrate, abandonnée au Moyen Âge, le territoire de Saint Glen ne voit apparaître aucune nouvelle communauté avant la fin des incursions normandes. Les seigneurs de Léon revendiquent alors ce domaine, où ils élèvent une ferme puissamment fortifiée.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La mise en place d'une agriculture et d'un élevage de bon rapport génère de nouvelles activités artisanales et économiques. Saint Glen possède la particularité d'être une enclave de l'évêché de Dol, lui-même dépendant de celui de Saint-Brieuc, tandis que le Gouessant le rattache à la châtellerie de Lamballe. La seigneurie, où jamais haute justice n'a été rendue, appartient, aux XVIe et XVIIe siècles, aux familles Urvoy et Quemper de Lanascol. La Révolution permet l'élection dans cette paroisse de la première municipalité en 1790.

Mais après la Restauration, la commune doit à nouveau attendre 1848 pour être distinguée de celle de Penguily. Sur cette bande de terre étroite, quelques paysans parviennent à élaborer des fermes aux allures de manoirs tandis que de nombreux moulins s'installent sur le cours du Gouessant, qui servent aussi bien à moudre le grain qu'à travailler le textile.

  • 1790 : érigée en commune
  • 1793 : la trève de Penguily lui fut rattachée au spirituel
  • 1847 : la trève de Penguily lui fut détachée au spirituel car érigée en paroisse

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Glen, Roger Barbé mit en place, avec Maurice Robert, le premier groupe de Résistance connu dans la région de Lannion. Ce groupe, constitué d'une dizaine de personnes, fut démantelé après dénonciation. Jugé, Roger Barbé fut condamné à la peine de mort et fusillé le 4 octobre 1941. Il avait 21 ans. La place de sa commune natale de Saint-Glen porte son nom ainsi qu'une rue de Lannion (rue Compagnie Roger Barbé).

Après la guerre, un de ses dénonciateurs fut jugé et condamné à la peine de mort par contumace ainsi qu'à la confiscation de tous ses biens.

Le monument aux morts de Saint-Glen ne compte aucun nom (seulement l'inscription : "À nos enfants morts pour la France"), mais une croix de Lorraine y est gravée.

Administration communale[modifier | modifier le code]

  •  : la commune de Penguily lui est réunie et Saint-Glen prend le nom de Saint-Glen-Penguily
  •  : la commune de Penguily redevient autonome et Saint-Glen reprend son ancien nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2008 Roland Le Quemener   Retraité
2008 2014 Jean-Claude Hergot   Retraité
2014 en cours Jean-François Cordon SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2019, la commune comptait 646 habitants[Note 8], en augmentation de 6,43 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
730694673654745738752779792
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
840866861808801821828813803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
810824830769722723724680582
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
604571915876527555541549584
2014 2019 - - - - - - -
611646-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Étienne
  • L'église Saint-Étienne et son cadran solaire,
  • Les Croix,
  • La Haie aux Lions,
  • l’emblème,
  • Les moulins à eau,
  • Les lavoirs,
  • La fontaine Saint Cassé (fontaine Guérisseuse qui d'après la tradition orale, soulageait fractures, entorses, foulures).
  • Le château de la Sauldraie (son domaine est à cheval sur les communes de Penguily et Saint-Glen).

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Glen Blason
D'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné de sable[28].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Glen ».
  2. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Plouguenast - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Glen et Plouguenast-Langast », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Plouguenast - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Glen et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. Anna Quéré, « Ils sondent le mystère des 154 haches de Saint-Glen », sur Journal Le Télégramme, (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. « 22296 Saint-Glen (Côtes-d'Armor) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).