Plédéliac

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Plédéliac
Église Saint-Malo de Plédéliac.
Église Saint-Malo de Plédéliac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Plénée-Jugon
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Alain Briens
2014-2020
Code postal 22270
Code commune 22175
Démographie
Gentilé Plédéliacais, Plédéliacaise
Population
municipale
1 393 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 00″ nord, 2° 23′ 12″ ouest
Altitude 102 m (min. : 17 m) (max. : 111 m)
Superficie 51,75 km2
Localisation

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Plédéliac [pledeljak] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Plédéliac comprend, outre le bourg, de nombreux lieux-dits, parmi lesquels : le Chêne-au-Loup, Saint-Jean, la Chênaie, la Tortillais, la Bertière, la Denais, le Fougeray, le Frêne, Saint-Maleu, le Plessis-Camet, la Villéon, Loiserie, le Pré, le Saint-Esprit-des-Bois, le Chef-du-Bois, la Ville-Morvan, la Brousse, la Goudais, le Clos, le Lié, la Plançonnais, Saint-André, la Pefferie, etc.

Trois forêts couvrent une partie de la commune de Plédéliac :

  • la forêt de Saint-Aubin (2 600 ha),
  • la forêt de Coat-Jégu (forêt privée),
  • la forêt de la Hunaudaye (1 040 ha).

La commune de Plédéliac se situe également sur la rive ouest du barrage de l'Arguenon, où se trouve notamment implantée une base nautique réputée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Pledelia en 1187 et en 1200, Pledeliau en 1219, Parrochia de Pludeliau et Pledelia en 1234, Pludelia en 1248, 1264, 1298 et vers 1330, Pledeliat en 1364, Pledelia en 1420, 1514, 1536 et en 1583, Pledeliac en 1569[1].

Son nom vient du breton ploe qui désigne une paroisse et de Théliau ou Théleau[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'allée couverte qui se situait à proximité du village de Saint-André attestait d'une présence humaine des environs de Plédéliac dès la Préhistoire. Cependant, la paroisse n'est évoquée dans les documents historiques qu'à partir du Moyen Âge.

En 1214, le duc de Bretagne, Pierre Mauclerc, autorise les Tournemine à construire une forteresse. Il leur offre pour cela les terres de Pleherel, de Landébia et de la forêt alors dite « de Lamballe ». Puis, les seigneurs de la Hunaudaye et de Penthièvre accueillent sur leurs terres les religieux du prieuré du Saint-Esprit et de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois, qui contribuent au défrichement, à la mise en valeur du territoire et au développement de techniques agricoles nouvelles.

La forteresse de la Hunaudaye, construite à partir de 1220, était la clé du Penthièvre ; érigée en baronnie au XVe, elle résista aux tentatives de démolition de la Révolution.

Dès l'époque médiévale, l'importance de la forêt sur le territoire est cruciale. L'antique forêt de Lanmeur est rebaptisée forêt de la Hunaudaye lors de la montée en puissance des Tournemine, les seigneurs du château de la Hunaudaye.

Peu à peu, c'est autour de l'église paroissiale Saint-Malo que se développe le bourg de Plédéliac. La seigneurie de La Hunaudaye, quant à elle, est érigée en baronnie des États de Bretagne le 6 septembre 1487.

Au cours de la Révolution, le château et l'abbaye de Saint-Aubin sont pillés, comme tant d'autres en France, mais ne sont pas détruits.

Jusqu'au début du XXe siècle, la forêt de la Hunaudaye est exploitée pour le charbon et le bois d'œuvre, ce qui apporte un complément important à la vocation agricole de la commune. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1943 précisément, un maquis vient se fixer à la Hunaudaye et plusieurs parachutages d'armes sont effectués en 1944 dans les Landes de Plédéliac.

Après la Libération, le maquis de Plédéliac constitue un camp d’internement pour ancien collaboration, de son propre chef et illégalement. Cette situation ne dure que quelques jours[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 Louis Le Mazier SFIO agriculteur
conseiller général (1945-1946)
1977 1987 Marcel Meslay PS  
- mars 2001 Hélène Hamon DVD retraitée
mars 2001 mars 2008 Madeleine Houzé DVG sans profession
mars 2008 mars 2014 Alain Briens DVD agriculteur en retraite
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 393 habitants, en augmentation de 9,86 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 688 1 713 1 763 1 903 2 007 2 017 2 024 2 044 2 128
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 054 2 051 2 077 2 162 2 255 2 211 2 255 2 302 2 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 084 2 041 1 959 1 737 1 707 1 644 1 562 1 436 1 388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 399 1 390 1 336 1 300 1 232 1 238 1 258 1 318 1 393
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de la Hunaudaye.

La commune compte quatre monuments historiques et vingt-deux monuments inventoriés :

  • l'Église de Plédéliac : inscrite au titre des Monuments historiques[7] ;
  • Château du Guillier : XVIIe siècle, inscrit au titre des Monuments historiques[8] ;
  • Château de la Hunaudaye XIIIe siècle : classé et inscrit au titre des Monuments historiques[9] ;
Allée couverte de Saint-André
  • Les vestiges de l'abbaye de Saint-Aubin ou Saint-Aubin-des-Bois (XIIe siècle) : inventorié au titre des monuments historiques[11] ;
  • La chapelle du Saint-Esprit (XXe siècle) : située au lieu-dit « le Saint-Esprit-des-Bois » et reconstruite vers 1925. On y trouve une statue de saint Jean Baptiste datée du XIVe siècle[12]. Un retable en bois porte les armes de la famille de Rieux, propriétaire de La Hunaudaye aux XVIIe et XVIIIe siècles. La chapelle abrite les tableaux intitulés La Sainte Famille et La Mort, œuvre de Philippe et qui datent de 1781[13],[14]. La chapelle est inventoriée[15] ;
  • Le manoir de Belouze (XVIe siècle) : est aujourd'hui une ferme-auberge pédagogique, accueillant surtout les enfants et les classes de découverte, principalement autour du thème de la nature.
la Ferme d'Antan

Vie communale[modifier | modifier le code]

Le 1er week end du mois d'août depuis 1974, la fête du bois au village d'antan est organisée par l'association de la ferme d'antan.

Associations sportives : (club de football), les Avirons d'Armor (club d'aviron) ou Hunaudaye Tonic ("Gym Tonic"), des associations touchant à l'art comme la chorale de la Hunaudaye, l'art floral, la troupe de théâtre "Pécroute & Co", mais aussi des associations diverses telles que le club de chasse ou l'association "Awar Bonyolo", œuvrant pour le Burkina.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Amiot, L'Abbaye de Saint-Aubin des Bois, dans Le Pays de Dinan, 1981, p. 71-80.