Plédéliac

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Plédéliac
Plédéliac
L'église Saint-Malo.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Michel Vimont
2020-2026
Code postal 22270
Code commune 22175
Démographie
Gentilé Plédéliacais, Plédéliacaise
Population
municipale
1 439 hab. (2017 en augmentation de 9,18 % par rapport à 2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 00″ nord, 2° 23′ 12″ ouest
Altitude 102 m
Min. 17 m
Max. 111 m
Superficie 51,75 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Plénée-Jugon
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web pledeliac.fr

Plédéliac [pledeljak] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plédéliac est située entre Dinan et Lamballe, à 11 km à l'est de Lamballe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune de Plédéliac comprend, outre le bourg, de nombreux lieux-dits, parmi lesquels : le Chêne-au-Loup, Saint-Jean, la Chênaie, la Tortillais, la Bertière, la Denais, le Fougeray, le Frêne, Saint-Maleu, le Plessis-Camet, la Villéon, Loiserie, le Pré, le Saint-Esprit-des-Bois, le Chef-du-Bois, la Ville-Morvan, la Brousse, la Goudais, le Clos, le Lié, la Plançonnais, Saint-André, la Pefferie, etc.

Trois forêts couvrent une partie de la commune :

  • la forêt de Saint-Aubin (forêt privée 2 600 ha),
  • la forêt de Coat-Jégu (forêt privée),
  • la forêt de la Hunaudaye (1 040 ha).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le lac de barrage sur l'Arguenon de la Ville Hatte borde la partie est de la commune (où se trouve notamment implantée une base nautique réputée).
  • Le Guébriand y prend sa source dans la forêt de la Hunaudaye.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Plédéliac est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2]. La commune est en outre hors attraction des villes[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Pledelia en 1187 et en 1200, Pledeliau en 1219, Parrochia de Pludeliau et Pledelia en 1234, Pludelia en 1248, 1264, 1298 et vers 1330, Pledeliat en 1364, Pledelia en 1420, 1514, 1536 et en 1583, Pledeliac en 1569[5].

Son nom vient du breton ploe qui désigne une paroisse et de Théliau ou Théleau[5].

Le nom en gallo est Plédélia[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'allée couverte qui se situait à proximité du village de Saint-André attestait d'une présence humaine des environs de Plédéliac dès la Préhistoire. Cependant, la paroisse n'est évoquée dans les documents historiques qu'à partir du Moyen Âge.

En 1214, le duc de Bretagne, Pierre Mauclerc, autorise les Tournemine à construire une forteresse. Il leur offre pour cela les terres de Pleherel, de Landébia et de la forêt alors dite « de Lamballe ». Puis, les seigneurs de la Hunaudaye et de Penthièvre accueillent sur leurs terres les religieux du prieuré du Saint-Esprit et de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois, qui contribuent au défrichement, à la mise en valeur du territoire et au développement de techniques agricoles nouvelles.

La forteresse de la Hunaudaye, construite à partir de 1220, était la clé du Penthièvre ; érigée en baronnie au XVe, elle résista aux tentatives de démolition de la Révolution.

Dès l'époque médiévale, l'importance de la forêt sur le territoire est cruciale. L'antique forêt de Lanmeur est rebaptisée forêt de la Hunaudaye lors de la montée en puissance des Tournemine, les seigneurs du château de la Hunaudaye.

Peu à peu, c'est autour de l'église paroissiale Saint-Malo que se développe le bourg de Plédéliac. La seigneurie de La Hunaudaye, quant à elle, est érigée en baronnie des États de Bretagne le .

Au cours de la Révolution, le château et l'abbaye de Saint-Aubin sont pillés, comme tant d'autres en France, mais ne sont pas détruits.

Jusqu'au début du XXe siècle, la forêt de la Hunaudaye est exploitée pour le charbon et le bois d'œuvre, ce qui apporte un complément important à la vocation agricole de la commune. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1943 précisément, un maquis vient se fixer à la Hunaudaye et plusieurs parachutages d'armes sont effectués en 1944 dans les Landes de Plédéliac.

Après la Libération, le maquis de Plédéliac constitue un camp d’internement pour ancien collaboration, de son propre chef et illégalement. Cette situation ne dure que quelques jours[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1946 Louis Le Mazier SFIO agriculteur
conseiller général (1945-1946)
1977 1987 Marcel Meslay PS  
- mars 2001 Hélène Hamon DVD retraitée
mars 2001 mars 2008 Madeleine Houzé DVG sans profession
mars 2008 23 mai 2020 Alain Briens DVD agriculteur en retraite
23 mai 2020 En cours Michel Vimont[8]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2017, la commune comptait 1 439 habitants[Note 2], en augmentation de 9,18 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6881 7131 7631 9032 0072 0172 0242 0442 128
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0542 0512 0772 1622 2552 2112 2552 3022 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0842 0411 9591 7371 7071 6441 5621 4361 388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3991 3901 3361 3001 2321 2381 2561 2581 318
2017 - - - - - - - -
1 439--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évènements[modifier | modifier le code]

Le 1er week end du mois d'août depuis 1974, la fête du bois au village d'antan est organisée par l'association de la [13].

Sports[modifier | modifier le code]

Associations sportives : (club de football), les Avirons d'Armor (club d'aviron) ou Hunaudaye Tonic ("Gym Tonic"), des associations touchant à l'art comme la chorale de la Hunaudaye, l'art floral, la troupe de théâtre "Pécroute & Co", mais aussi des associations diverses telles que le club de chasse ou l'association "Awar Bonyolo", œuvrant pour le Burkina.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Château de la Hunaudaye.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte quatre monuments historiques et 22 monuments inventoriés :

  • l'église Saint-Malo, Logo monument historique Inscrite MH (1926, Façade et nef)[14] ;
  • le château du Guillier, XVIIe siècle, Logo monument historique Inscrit MH (1990, Façades et toitures du logis (parties XVIIe et XVIIIe siècles) , de la chapelle et des dépendances (XVIIIe siècle) ; cour ; jardin à la française ; grande allée du parc)[15] ;
  • le château de la Hunaudaye, XIIIe siècle, Logo monument historique Classé MH (1922, 1930, Le château : classement par décret du 18 février 1922 - La parcelle dite Les Glacis, entourant le château : classement par arrêté du 27 novembre 1930).[16] ;
  • le château de Saint-Aubin, construit en 1900[17] pour la famille Palluel, à proximité de l'emplacement de l'ancienne abbaye de Saint Aubin, détruite, dont restent quelques vestiges (anciens logements). Le domaine passe en 1904 aux de Guényveau par mariage[réf. nécessaire]. Ce château, de plan complexe, à plusieurs corps de bâtiments, est implanté dans un vaste domaine forestier parcouru d'avenues et entouré d'un parc. Une orangerie est adossée à la façade sud du logis. Le puits possède une superstructure en ferronnerie. Les communs sont construits en pierre et brique. Propriété privée, ne se visite pas ;
  • allée couverte et alignement de Saint-André, Logo monument historique Classé MH (1970, Allée couverte et alignement de menhirs)[18] ;
  • l'allée couverte des Jeannetières ;
  • les vestiges de l'abbaye de Saint-Aubin ou Saint-Aubin-des-Bois (XIIe siècle), inventorié au titre des monuments historiques[19] ;
  • La chapelle du Saint-Esprit, (XXe siècle), située au lieu-dit le Saint-Esprit-des-Bois et reconstruite vers 1925. Elle abrite une statue de saint Jean Baptiste datée du XIVe siècle, un retable en bois porte les armes de la famille de Rieux, propriétaire de La Hunaudaye aux XVIIe et XVIIIe siècles. La chapelle conserve les tableaux de Philippe intitulés La Sainte Famille et La Mort (1781)[20],[21] ;
  • le manoir de Belouze, XVIe siècle, est aujourd'hui une ferme-auberge pédagogique, accueillant surtout les enfants et les classes de découverte, principalement autour du thème de la nature.
  • l'écomusée de la Ferme d'Antan : musée ouvert au public depuis 1978, il restitue la vie d'une ferme dans les années 1920[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Amiot, « L'Abbaye de Saint-Aubin des Bois », dans Le Pays de Dinan, 1981, pp. 71-80.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Pledeliac »
  6. « Plédélia » sur chubri-galo.bzh/
  7. Jacqueline Sainclivier, « Le retour à la paix dans l'Ouest, de 1944 à ? », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. Tome 104, numéro 1, 1997. p. 105.
  8. « Municipales à Plédéliac. Michel Vimont est devenu maire samedi », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. a et b L' écomusée de la Ferme d'Antan.
  14. « Église Saint-Malo », notice no PA00089397, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Château du Guillier », notice no PA00089759, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Château de la Hunaudaye », notice no PA00089396, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Porte la date.
  18. « Allée couverte et alignement de menhirs indicateurs de Saint-André », notice no PA00089395, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « abbaye de Saint-Aubin-des-Bois », notice no IA22000209, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « chapelle du Saint-Esprit », notice no IA22000128, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Les objets inventoriés de la chapelle », base Palissy, ministère français de la Culture.