Pléneuf-Val-André

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pléneuf-Val-André
Vue aérienne sur la plage et le port de Piégu
Vue aérienne sur la plage et le port de Piégu
Blason de Pléneuf-Val-André
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Pléneuf-Val-André (chef-lieu)
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Jean-Yves Lebas
2014-2020
Code postal 22370
Code commune 22186
Démographie
Gentilé Pléneuvien
Population
municipale
3 999 hab. (2014 en augmentation de 1,45 % par rapport à 2009)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 30″ nord, 2° 32′ 49″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 117 m
Superficie 17,07 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Pléneuf-Val-André

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Pléneuf-Val-André

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pléneuf-Val-André

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pléneuf-Val-André
Liens
Site web Site officiel de la ville de Pléneuf-Val-André

Pléneuf-Val-André [plenœf val ɑ̃dʁe] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en Région Bretagne.

Elle est connue comme station balnéaire familiale, située sur la côte est de la baie de Saint-Brieuc, dite « Côte de Penthièvre ». Sa population monte à plus de 20 000 habitants durant l'été.

Elle se trouve à 25 km à l'est de Saint-Brieuc et à 13 km au nord de Lamballe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé, au 1er de sable, au léopard d'argent accompagné de sept coquilles de même, ordonnées 4 et 3, au 2e de gueules fretté d'argent de six pièces.

Le Val-André[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame et la Communauté démolie en 2008.

Le Val-André est la station balnéaire[1] proprement dite, créée à la fin du XIXe siècle par la construction progressive de villas le long d'une plage de 2,5 km ; la rue principale d'égale longueur s'étendant à une cinquantaine de mètres en arrière de la digue-promenade[2] et accueillant dans sa partie médiane de nombreux commerces, un casino[3] exploitant jeux, bars et restaurant, théâtre et cinéma, une grande chapelle (chapelle Notre-Dame créée par les religieuses de Saint-Quay en 1890), ainsi que de nombreux terrains de tennis dans le parc de l'Amirauté (2 ha).

Selon Jules Herbert, la zone littorale était en 1860 dépourvue de la moindre habitation. L'Amiral Charner venait d'acheter un premier terrain en 1853, mais c'est à Charles Cotard qu'est attribuée la création du Val-André par l'achat dans ce but le 16 mai 1880 d'une grande partie des dunes et terrains humides en bordure de mer. Une première voie parallèle est ouverte dans les dunes. La construction des villas a été longtemps encouragée par des prix très raisonnables ; trois francs le m² en 1896 !

Cette première opération était limitée au sud, les terrains acquis s'arrêtant au niveau de la rue des Mouettes actuelle. Le développement d'une deuxième tranche prit le relais de l'initiative de Charles Cotard en la prolongeant harmonieusement jusqu'aux terrains plus accidentés au niveau des Murs Blancs. La construction en 1894-1895 du Grand Hôtel, portant bien son nom, est l'élément notable de cette seconde phase.

Le maire de l'époque de Pléneuf, M de Nantois a participé et approuvé le développement de la station balnéaire

Grande plage de Pléneuf-Val-André.

Loisirs principaux

  • Un premier casino avait été créé en 1883 dans une annexe de l'Hôtel de la Plage (Hôtel du Casino). C'est le 22 avril 1934 qu'ouvre le casino du Val-André, la Rotonde, donnant sur la digue-promenade et proposant en plus des salles de jeux, une piste de danse et un restaurant-bar. Son bâtiment est imbriqué avec celui d'une salle de cinéma.
  • Tennis - Le tennis a joué un rôle pendant plusieurs décennies dans l'attractivité de la station. Dans la première moitié du XXe siècle, plusieurs terrains existaient dans la partie nord, en contrebas de la rue Charles-de-Ganne, fréquentés par la bourgeoise locale. Lentement éliminés par la pression immobilière, les terrains aménagés progressivement dans les terrains de l'Amirauté prirent le relais pour satisfaire le public devenu nombreux après la démocratisation de ce sport dans les années 1960. Avec cette tradition et ces possibilités pratiques, le Val-André a régulièrement accueilli et accueille toujours des tournois (tournoi international en août) sur la dizaine de courts du parc de l'Amirauté et les deux tennis couverts du Complexe sportif du Pont-Gagnoux à l'est du bourg.
  • Golf - Le golf de Pléneuf-Val-André est un 18 trous situé dans un cadre naturel exceptionnel (il est classé parmi les plus beaux d'Europe selon le guide Peugeot Golf Magazine U.S.), le long de la plage des Vallées.
  • La station a possédé entre 1987 et 2011 le label France Station Nautique. Les ports et les plages permettent toutes les activités nautiques de bord de mer, en partie sous la surveillance de professionnels présents dans trois postes de secours (un à la plage des Vallées). Plusieurs régates se déroulent de mars à septembre. Un centre nautique assure les formations nécessaires et fournit du matériel en location (catamarans, kayaks, planches à voile) ; il siège sur les hauteurs de Dahouët ainsi que dans le bâtiment ouvert en 2010 vers le port de Piégu ; il gère un centre de vacances nautiques pour les jeunes, en particulier à partir de la base nautique des Murs Blancs au sud de la grande plage du Val-André.
    Des promenades sur la Pauline, gréement traditionnel de Dahouët, au large de la station sont organisées en saison. Pour les pilotes en herbe, un port miniature permet l'été de petites navigations sur l'étang de Dahouët en compagnie des canards et autres poules d'eau. Les plus jeunes peuvent aussi être encadrés sur la plage du Val-André par un club de plage.
    La commune gère une piscine couverte ouverte toute l'année jouxtant le camping le plus proche de la plage principale, sur les Monts Colleux.
  • Volley de plage - Chaque été, les volleyeurs - amateurs et professionnels - viennent nombreux sur les plages du Val-André, pratiquant principalement la formule du 3x3, à la différence de la formule olympique du 2x2. Plusieurs tournois y sont organisés.
  • Le char à voile qui se pratique à marée basse sur la plage de la Ville Berneuf à proximité du camping éponyme (vers Erquy) dispose d'un bâtiment propre depuis 2009.
  • Autres activités : pêches diverses (à pied ; au lancer ; en mer) ; randonnées ; deux boulodromes ; un centre équestre ; un site pour skate ; visites guidées ; discothèque et restaurations variées (les notoires Sucettes du Val-André, glaces, crêperies, etc.) ; shopping (souvenirs, cadeaux, vêtements d'été, etc.) ; galeries d'art ; animations musicales, sportives… bibliothèque; visite du château de Bienassis, de l'exposition sur le patrimoine maritime à Dahouët, de la chapelle (et culte à l'église).
    La salle polyvalente dite du Guémadeuc qui peut être louée et le terrain voisin accueillent des animations (cirques, expositions, vides-grenier, ventes aux enchères, etc.). Elle dissimule un petit étang dont le calme est parfois troublé un moment par les enjeux du boulodrome voisin.

Hébergements

Les diverses possibilités existent sur la commune, recensées chaque année par l'office du tourisme (ouvert toute l'année) : locations (deux agences au Val-André) ; aire de camping-car au guémadeuc ; hôtels au Val-André ; chambres d'hôtes ; trois campings ; centres de vacances ouverts toute l'année (classes de mer…) ; location de chalets (parc résidentiel) ; deux aires naturelles à Saint-Alban.

Géographie[modifier | modifier le code]

La réserve ornithologique du Verdelet.
Vue vers les grèves.

Le territoire de Pléneuf est très diversifié :

  • sa façade maritime comporte deux ports de plaisance (Dahouët et le port de Piégu), plusieurs plages (grande plage du Val-André ou Grève de Saint-Symphorien[4]) et la côte rocheuse comprenant :
    • à l'ouest, la pointe de la Guette, côte rocheuse abritant le port de Dahouët et deux petites plages ;
    • au nord, le Verdelet, îlot d'un hectare 80 ares[5], « caillou tombé de la chaussure de Gargantua » dit la légende, plus concrètement îlot accessible à la basse-mer des marées importantes par son tombolo, pêche-à-pied possible dans les rochers à la base du rocher principal qui est une réserve ornithologique d'oiseaux Réserve ornithologique Edmond Tranin, interdit d'accès de septembre à mars ;
      • non loin de là vers le nord-ouest le petit archipel du plateau des Jaunes (aussi appelé les Platières), comportant deux îles principales sur des hauts fonds signalé par une balise sur un écueil proche ;
      • plus au nord les deux îlots des Comtesses et au nord-ouest l'îlot de Rohein où se dresse un phare car il est cerné d'écueils balisés par des tourelles-lanternes ;
    • la pointe de Pléneuf, dont la falaise de Château-Tanguy culminant à 72 m, que prolonge le Verdelet ; elle mène à un petit belvédère, face à l'îlot du Verdelet.
    • les falaises de la Ville Pichard, le sentier des douaniers formant la Promenade du Levant et joignant la pointe de Pléneuf à la plage des Vallées[6] ;
    • une vaste plage s'étendant jusqu'à Erquy et se décomposant en plusieurs grèves : la grève de Nantois appelée plage des Vallées dans sa partie orientale et la plus habituellement fréquentée (poste de secours), la grève de Nantois au sens restreint et sur laquelle on aperçoit parfois les chevaux du club hippique voisin, la grève de la Ville Berneuf ; sur les hauteurs un golf de dix-huit trous jouit d'un beau point de vue[7] ;
  • l'arrière-pays de terres agricoles au milieu desquelles se tient le bourg de Pléneuf ;
    • le chemin de Vauclair relie le centre du bourg à la grève de Nantois ou plage des Vallées ;
    • à l'ouest, vallon du ruisseau de la Flora qui se jette à la mer en sortant du moulin à marée du port de Dahouët.
Feu de la passe du Dahouët

.

En 1970 - la commune comporte 1 001 ha de terres agricoles avec 70 exploitations (inférieures à 50 ha) ; il en existait 116 en 1955.

En 1975, on recensait 1 512 résidences principales et 1 553 résidences secondaires.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Pluenot en 1167, Pluenneut vers 1330, Pleneuc en 1356, Ploeneuc en 1428, Plenent en 1444, Plenneuc en 1477, Pleunent en 1480, Pleneuc en 1510, Pleneuet en 1536, Pleneucen 1569, Pleneult au XVIe siècle, Pleneuf en 1679, puis Pléneuf-Val-André suite au décret du 5 janvier 1965[8].

Son nom vient du breton ploe qui signifie paroisse et de Saint-Enoc, cité dans un acte de l'abbaye de Redon en 1181-1182. Il s'agit sans doute d'un diacre qui était considéré comme cousin et compagnon de saint Samson[8].


Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

À la plage des Vallées, vers 1925, ont été découverts dans des coulées de solifluxion des restes de la faune du quaternaire, notamment de mammouths, ainsi que des éclats de silex[9].

Des fouilles préventives[10] ont été menées en 1987 sur un site habité au paléolithique à proximité du port de Piégu, à la suite du suivi archéologique et géologique effectué dans le cadre de grands travaux de défense contre la mer et avant que la falaise ne soit consolidée vers 2005. Ce site en bas de falaise, en bord de voie (quai Célestin Bouglé) et inséré entre deux habitations, n'est que le reste d'un vaste gisement dont des traces ont été retrouvées sur l'estran. Le terrain se présentait comme un ensemble complexe de strates, avec un fort pendage ; le sol d'occupation par l'homme a été trouvé à deux mètres en dessous du niveau du quai. Le gisement consiste en une série de formations d'origine périglaciaire (trois ou quatre cycles), mêlées à des dépôts littoraux et dunaire (sable calcaire)[11].

L'outil le plus ancien, un petit biface de type acheuléen, atteste que la présence humaine remonte à plus de 200 000 ans. Cette présence a été identifiée en deux endroits : l'un en bas par la présence d'un outillage abondant en silex taillé ; le second près du sommet et où n'ont été trouvés que quelques silex médiocres parmi un grand nombre d'ossements animaux, aucun élément humain n'ayant été trouvé contrairement à ce qui avait été annoncé dans la presse[12].

Le Cairn de la Ville-Pichard témoigne d'une occupation humaine sur le territoire de la commune au Néolithique moyen armoricain[13]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • 1783 : travaux de déroctage dans l'entrée du port de Dahouët.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1844 : ouverture du bureau des postes ; un télégraphe Chappe a aussi fonctionné au Cap Tanguy (face au Verdelet).
  • 1869 : premières régates de Pléneuf le 22 août (autres régates à Dahouët).
  • 1882 : création du Val-André par l'ingénieur Charles Cotard, collaborateur de Ferdinand de Lesseps.
  • 1884 : construction de la vaste pension de famille, dite la Communauté, à l'initiative de la congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie qui avait acquis les terrains l'année précédente ; ce bâtiment imposant et parfaitement situé (point de vue et animation) doit laisser place à un centre de thalassothérapie à partir de 2010.
  • 1889 : pose de la première pierre de l'église le 9 mai (inauguration le 9 août 1891 par Mgr Fallières).
  • 1896 : pose de la première pierre de la chapelle (près de la Communauté) le 21 décembre (consacrée le 11 avril 1899 par Mgr Morelle).
L'église de Pléneuf.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pléneuf-Val-André porte les noms de 115 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale dont 13 marins disparus en mer (y ajouter Joseph Jouan, décédé dans le port de Livourne), 5 soldats morts sur le front belge, 3 soldats membres de l'Armée française d'Orient morts dans les Balkans (y ajouter Henry Gautier, décédé à Lisbonne (Portugal) le alors qu'il était de retour de Salonique), les autres, à l'exception de deux soldats (Jean-Baptiste Ollivry et Auguste Lévené) décédés alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne, étant morts sur le sol français[14]oublié François Hamet tué en Italie et inhumé la bas.

Besnard Toussaint Emile né 04/05/1883 à Pléneuf-Val-André, soldat au 47e régiment d'infanterie fut fusillé pour l'exemple le à Vienne-le-Château (Marne pour « ivresse et abandon de poste devant l'ennemi »[15].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • 1922 : du 11 juillet 1922 au 31 décembre 1948, une ligne de chemin de fer dessert Pléneuf.
  • 1931 : construction du môle de Piégu (achevé en 1933).
  • 1934 : ouverture du nouveau casino

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Pléneuf-Val-André porte les noms de 41 français morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont 7 marins disparus en mer[14] et Pierre Gicquel, tué lors de la bataille de Mers el-Kébir ainsi que Joseph Crolais, lui aussi marin, décédé à Menzel Bourguiba (Tunisie), sans compter un soldat décédé juste avant le déclenchement de cette guerre[16]. Parmi eux, Émile Renault[17], décédé le jour même du débarquement de Normandie à Ouistreham ; Yves Le Péchon et René Lesage, décédés pendant la campagne d'Italie ; Julien Hervo et Maurice Ouinguenet[18], décédés en captivité en Allemagne.

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Un marin d'état, René Guinard, originaire de Pléneuf-Val-André est décédé accidentellement en mer en 1946 au large de Saint-Mandrier[19]. Deux soldats (Emmanuel Baudet et Robert Dayot) originaires de Pléneuf-Val-André sont décédés pendant la guerre d'Indochine et six (Michel Boucher, Pierre Buchon, Michel Daviou, Jean Le Gal, Raymond Leclerc, Louis Percepied) pendant la guerre d'Algérie[14].

  • 1954 : le terrain et le manoir de l'Amiral Charner sont acquis par la commune (Parc de l'Amirauté actuel).
  • 1960 : inauguration le 21 août de la nouvelle mairie établie dans un petit château de style néogothique construit en 1884 non loin du centre de la commune, avec l'excès de matériaux destinés à l'église et du granit de l'Île grande.
  • 1965 : Pléneuf prend le nom de Pléneuf-Val-André[20].
  • Salle polyvalente du Guémadeuc
  • 1974 : création de la salle omnisports du Complexe sportif du Pont-Gagnoux (6,5 ha) à proximité du bourg.
  • 1978 : création de la station d'épuration.
  • 1980 : ouverture de la piscine couverte Piscine du Mont Colleux à côté du camping municipal et à 300 mètres de la plage.
  • 1985 : Architecture: Prix de la Première Œuvre, société Davoust, architectes Michel Dayot et Patrice de Turenne.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 2011 : le 17 décembre ouverture d'un centre de thalassothérapie Spa Marin sur l'emplacement de la Pension Notre-Dame, appelée aussi Communauté, dont le bâtiment fut déconstruit en 2008.

Histoire du Verdelet[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le Verdelet était un lieu de culte, une ecclesia de la compétence des évêques de Saint-Brieuc[21], puis il y fut édifié un établissement monastique : une église dédiée à Saint-Michel, comme l'îlot du même nom à Erquy ; les deux par proximité du Mont-Saint-Michel. Selon deux chartes du XIIe (1132) et XIIIe siècle (1216), son nom était Saint-Michel de la Roche-Tanguy : encore en 1284, un clerc de la Roche-Tanguy est nommé par l'évêque, recteur de la paroisse Saint-Martin de Lamballe, le Verdelet dépendant du prieuré de cette paroisse[22].

L'« église » probablement fort modeste, est en ruines au moins au XVIe siècle : un aveu de 1585 évoque une « chapelle à présent en ruine et caducité » : les restes de construction visibles au sommet en sont probablement les ultimes vestiges. Pourtant, une carte marine de 1693 indique un bâtiment sur l'îlot nommé Saint-Michel du Verdelet[23].

Les moines ont déserté les lieux depuis longtemps quand selon un document de 1369, le Verdelet dépend féodalement de la seigneurie de Lamballe, probablement par Olivier du Vauclerc, capitaine du château de Lamballe. Celui-ci aurait édifié des éléments de forteresse sur l'îlot et en face à Château-Tanguy comme vassal de Jeanne de Penthièvre[24]. Bien plus tard, durant les guerres de la Ligue, trente soldats gardent les lieux, selon un document de 1595.

Par la suite, le Verdelet est intégré aux communs féodaux de la seigneurie du Guémadeuc : des droits y sont exercés et font l'objet de diverses mentions dans des documents fiscaux, tel en 1538 la garenne et pescherie de l'isle et rochier du Verdelay (Réformation générale du Penthièvre)[25] ; un aveu de 1585 fait état d'un droit de havage perçu par le seigneur sur les poissons pêchés aux environs de l'îlot.

La seigneurie du Guémadeuc appartint ensuite à la famille Richelieu, puis en décembre 1679, pour cent mille livres, l'îlot devient comme toute la seigneurie du Guémadeuc la propriété de François Berthelot, commissaire général des poudres et salpêtres de France, demeurant à Paris : celui-ci donna dix ans plus tard la seigneurie comme cadeau de mariage à son fils aîné. En 1722, un aveu de sa belle-fille (Agnès Rioult d'Ouilly) fait état d'un droit sur les moules enlevées du rocher : une havée à deux mains. Tous les droits ont été supprimés par un jugement du 18 février 1741 des Commissaires établis pour la vérification des droits maritimes, faute de production des actes réclamés selon un arrêt du Conseil d'état[26].

À la Révolution, le Verdelet devient terrain communal de la récente commune de Pléneuf, dans la logique de la loi du 28 août 1792. Ses coquillages étaient une ressource alimentaire pour un grand nombre de pauvres, venant de loin. On sait que des moutons y étaient mis à pâturer par des mentions d'accidents : trente se jettent dans le vide en 1834 ; 109 se noient en voulant forcer le passage à marée montante en 1849 (le récit en est fait dans le « Petit guide du Baigneur »)[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le maire Jean-Yves Lebas, élu en 2008.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1922-1940 Edouard Loncle
1940-1945 Jules herbert
1945-1947 Alexandre Léveque
1947-1959 Guillaume De la Goublaie de Nantois
1959-2001 Guillaume Guédo centriste pharmacien
2001-2008 Bernard Rampillon DVG
2008-en cours Jean-Yves Lebas UMP-LR Conseiller principal d'éducation retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2014, la commune comptait 3 999 habitants[Note 1], en augmentation de 1,45 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : +1,68 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 246 1 245 1 365 1 654 1 759 1 816 1 781 1 900 2 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 990 2 146 2 201 2 277 2 230 2 249 2 317 2 422 2 631
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 693 2 813 2 862 2 652 2 809 3 042 3 112 3 600 3 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 522 3 651 3 654 3 591 3 600 3 680 3 895 3 942 3 999
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'entrée du port de Dahouet
  • Le port de Dahouët a beaucoup contribué à la prospérité de Pléneuf ; il participe actuellement avec son patrimoine, ses quelques commerces et ses capacités portuaires à l'attrait touristique de la commune ;
  • La Motte Meurdel : au milieu des habitations du bourg, elle est constituée d'une alternance de couches d'argile et vase marine, son origine demeure obscure. Elle a la forme d'une ellipse, haute au maximum de 8,70 mètres pour 41 de large ;
  • Manoir de Vauclair:Datant de la première partie du XVIe siècle, il subit des remaniements au XIXe siècle. Le seigneur du lieu avait droit de justice haute, moyenne et basse à Pléneuf. les différents propriétaires furent successivement les Maisons de: Henri Frotier de la Messelière; puis au XVe siècle et XVIe siècle aux de la Motte d'Orfeil; au XVIe siècle, Coligny; aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, aux Rieux et Rosmadec et au XVIIIe siècle au Keraly. Ils avaient un droit de foire à la Chapelle Saint-Jacques en Saint-Alban, depuis 1436, ce droit fut octroyé à Guyon de la Motte par le du Jean V. Ils jouissaient d'un droit de sépulture, d'enfeux, de tombeaux et d'armoiries avec prééminence de bancs. Les communs et parties agricoles datent vraisemblablement de la seconde partie du XIXe siècle, le fournil de plan rectangulaire, massé en rez-de-chaussée, en grès, granite et poudingue est lui plus sûrement du XVIIIe siècle, époque où disparu le colombier à quatre tours.

Cette bâtisse est de plan rectangulaire, à deux pièces par étage, séparé par un mur de refend, construit en granit. La tour, hors-d'œuvre est chapeautée d'un toit conique. La façade possède une lucarne à appui saillant mouluré et gâble ornés d'un écusson et de léopards. La porte en plein cintre[32].

L'intérieur est orné de peintures et de fresques ayant fait l'objet pour les œuvres de 5 d'entre elles d'une restauration en 2009

  • Manoir de Bellevue :
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul, église paroissiale de l'architecte Le Guerrannic réalisée entre 1889 et 1897Q
  • Presbytère, construction de 1767, agrandi en 1833, dans le jardin, une croix redentée du XVe siècle, portant un décor sculpté en demi-relief. Sur le mur de cette maison : les vestiges du gisant de Jacques II Du Guémadeuc, datant du début du XVIe siècle, composés d'un buste et d'un fragment de dalle.
  • Le Moulin du Tertre Oro : moulin à vent maintenant sans ses ailes, visible de loin dans la partie sud de la commune ;
  • Le viaduc du Préto, détruit en 1968 ;
La pointe de la Guette à l'entrée de Dahouët.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Animations[modifier | modifier le code]

  • Jazz à l'Amirauté, concerts gratuits de jazz (mardi soir en juillet et août) et animation musicale de rue (le vendredi).
  • Saison Théâtrale"" au casino
  • Fête de la Mer et pardon de Notre-Dame de la Garde (août).
  • Foires aux peintres (juillet et août).
  • Foulées d'été, courses à pied en juillet, en partie sur la digue-promenade.
  • Festivals au printemps : dont Festival polaire en mai 2009…
  • Rencontres internationales de cinéma d'animation : quatrième édition du 16 au 19 février 2006.
  • Tour de France du Val-André : sixième édition le 24 août 2008.
  • Fest-noz à Dahouët.
  • Course des garçons de café, course à pied regroupant le personnel des restaurants et bars de la station ayant lieu fin août.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche d'inventaire préliminaire
  2. Fiche d'inventaire préliminaire
  3. Fiche d'inventaire préliminaire
  4. 2 km de long, saint Symphorien y aurait débarqué selon la légende.
  5. Cadastre de 1841 selon « Regards historiques sur le Verdelet », p. 157.
  6. Les vestiges de trois enceintes gauloises (cairn) ont été identifiés dans le secteur de la Ville Pichard (ce nom vient de pêcheurs).
  7. Au niveau de la Ville Berneuf, une avancée rocheuse permet un minimum de discrétion pour la pratique du naturisme, seul secteur traditionnellement affecté à ce loisir sur la côte nord.
  8. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Pléneuf-Val-André »
  9. « Chronique de préhistoire et de protohistoire des Côtes-du-Nord », 1967, dans le Bulletin de la société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1968, p. 105 : cet article cite deux revues de géologie en référence.
  10. Construction d'un bâtiment pour le centre nautique.
  11. Bernard Hallegouet, Jean-Laurent Monnier et Jean Gagnepain, « Le Site paléolithique moyen de Piégu en Pléneuf-Val-André - Premiers résultats des fouilles », dans le Bulletin de la Société d'Émulation des Côtes-d'Armor, 1993, p. 3-17.
  12. « Le Site paléolithique moyen de Piégu en Pléneuf-Val-André - Premiers résultats des fouilles », dans le Bulletin de la Société d'Émulation des Côtes-d'Armor, 1993, p. 11.
  13. Loïc Langouët, Les mégalithes de l'arrondissement de Saint-Brieuc, Institut Culturel de Bretagne, , 89 p. (ISBN 9788682209805), p. 40
  14. a, b et c Memorialgenweb.org - Pléneuf-Val-André : monument aux morts
  15. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  16. Memorialgenweb.org - Jean URBAIN
  17. Memorialgenweb.org - Émile RENAULT
  18. Memorialgenweb.org - Francis OUINGUENET
  19. Memorialgenweb.org - René GUINARD
  20. Décret du 5 janvier 1965 portant changement de noms de communes, JORF no 7 du 9 janvier 1965, p. 213, sur Légifrance.
  21. Déduction de Jean-Pierre Legal Lasalle, dans Regards historiques sur le Verdelet qui imagine également que les moines desservant ce lieu résidaient au lieu-dit voisin, la Moinerie, mentionné sur le cadastre de 1785.
  22. « Regards historiques sur le Verdelet », p. 139.
  23. « Regards historiques sur le Verdelet », p. 140. L'auteur a dressé un plan de ces vestiges, où il fait état d'une carrière et d'un petit port d'échouage au bas de la face ouest du rocher.
  24. « Regards historiques sur le Verdelet », p. 142.
  25. « Regards historiques sur le Verdelet », p. 145.
  26. a et b « Regards historiques sur le Verdelet », p. 148-149.
  27. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  31. Notice no PA00089416, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. 2003
  33. Notice no , base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Charles Floquet, Michel Langle, Lionel Pilet, Pontivy. Napoléonville, Ville de Pontivy, , p. 286.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Guigot, Pléneuf-Val-André depuis la nuit des temps, Tome 1. - De la préhistoire à 1789, Breizh-Compo, Saint Brieuc 1985, Condé-sur-Noireau, Imp Corlet, p. 60-64.
  • André Guigot, Pléneuf-Val-André depuis la nuit des temps, Tome 2. - De 1789 à 1940, Breizh-Compo, Saint Brieuc 1986
  • Fornier, « Enceintes gauloises de la Ville-Pichard en Pléneuf », dans Bulletin de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1887, p. 250-260 (lithographie en fin de volume).
  • J. Trévédy, « Les derniers seigneurs de Guémadeuc », dans Bulletin de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1888, p. 165-209.
  • Michel Grimaud, Pléneuf, Val-André, Dahouët, au temps du train renard, des goélettes et des processions, préface de Patrick de Gmeline, Imprimerie briochine, 1982
    Grand nombre de reproductions de cartes postales.
  • Jules Herbert, Pages d'histoire locale : études et souvenirs : Dahouët, Val-André, Pléneuf, Lamballe, préface de Célestin Bouglé, Imprimerie moderne, 1902.
  • Jean-Yves Durand, « Toponymie de la commune de Pléneuf », Annales de Bretagne, no 67, 4, 1960, p. 401-409.
  • Jean-Pierre Le Gal La Salle, « Regards historiques sur le Verdelet », dans Bulletin de la Société d'émulation des Côtes-d'Armor, 1995, Tome CXXIII, p. 138-160.
  • Henri Frotier de La Messelière, Au cœur du Penthièvre: Lamballe-Jugon-Montcontour-Tunegoët, Saint-Brieuc, éd. Les Presses Bretonnes, 1951, p. 166.
  • E. Joly, Une paroisse de l'évêché de Saint-Brieuc: Pléneuf sous l'Ancien Régime, Pléneuf, E. Joly, 1937.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :