Hénanbihen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hénanbihen
Hénanbihen
Hénanbihen, vue depuis l'est.
Blason de Hénanbihen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Jean-Michel Lebret
2020-2026
Code postal 22550
Code commune 22076
Démographie
Gentilé Hénanbihannais
Population
municipale
1 314 hab. (2017 en diminution de 5,74 % par rapport à 2012)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 41″ nord, 2° 22′ 33″ ouest
Altitude 75 m
Min. 7 m
Max. 102 m
Superficie 31,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pléneuf-Val-André
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Hénanbihen
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Hénanbihen
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Hénanbihen
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Hénanbihen

Hénanbihen [enɑ̃biɛ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est dans l'aire l'influence de l'agglomération de Lamballe qui se situe à 14 kilomètres au sud-ouest du bourg.

Le bourg de Hénanbihen se situe à 8 kilomètres du littoral, mais la commune n'a pas de frange littorale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hénanbihen
La Bouillie Plurien Pléboulle
Hénanbihen Ruca
Hénansal Saint-Denoual Landébia

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Frémur Ouest. Le Guinguenoual, son principal affluent, le rejoint sur le territoire de Hénanbihen.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le bourg de Hénanbihen est à la croisée de 2 routes départementales : la RD17 (Est/Ouest) et la RD13 (Nord/Sud).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ligne 31 du réseau de bus départementale traverse la commune de Hénanbihen et s'y arrête en 4 points. En plus du bourg, les lieux-dits de La Ville Poissin et Saint Samson sont desservis. Cette ligne permet dans un sens d'aller à Lamballe et dans l'autre de rejoindre Saint-Cast-le-Guildo ou Plancoët[1].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La commune se situe à une vingtaine de kilomètres de l'aéroport de Dinard Pleurtuit Saint-Malo. Celui-ci offre essentiellement des vols directs vers l'Angleterre.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Hénanbihen est caractéristique d'un climat tempéré océanique. Voir la station météorologique de Saint-Malo-Dinard-Pleurtuit.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Hénanbihen est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg représente une surface bâtie de moins de 0,5 kilomètre carré au centre de la commune. Outre le bourg, le hameau de Saint Samson représente la deuxième surface bâtie la plus importante. La commune est également parsemée de nombreuses fermes ou lieux-dits.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune compte 742 logements, dont 76,3 % sont des résidence principales, 17,4 % des résidences secondaires, et 6,4 % des logements vacants. En 2009, 92,2 % des logements sont des maisons[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Henant Bihan au XIIe siècle, Henan Bian en 1209, Henant Bihan en 1213, 1226 et en 1230, Henanbihan en 1220 et 1231, Henantbihan en 1231, Henantbihan et Henanbihan en 1232, Henant Bihen en 1244, Henanbihan et Henant Bihan en 1246, Henantbihan en 1277 et en 1298, Henanbihen en 1378, Henant Bihan en 1407[7].

Son nom vient du breton henan (ancien) et bihan (petit)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine sur le territoire de la commune est attestée dès le Néolithique comme en témoignent l'édification de deux allées couvertes, La Roche Couverte, toujours visible bien qu'en partie ruinée, et une autre allée couverte, près de la Motte-du-Cruchon, qui existait encore au début du XXe siècle mais fut détruite lors d'un remembrement[8].

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Les premières traces remontent à la période romaine. À cette époque, une importante voie romaine reliant Erquy à Corseul traverse le territoire actuel de la commune[9].

Nommée Heenant en 1199, cette paroisse est divisée en deux nouvelles au début du XIIIe siècle : Henantsal (aujourd'hui Hénansal) et Henan Bihan (Hénanbihen maintenant)[10].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'affaire des Brumans[modifier | modifier le code]

Paul Sébillot raconte une farce qui aurait été organisée par son père et des amis à lui :ils auraient placardé des affiches dans divers lieux du pays de Matignon annonçant que les sacs de hannetons (brumans en gallo) seraient payés 100 sous le sac : les gens d'Hénanbihen en auraient ramassé des quantités énormes, mais en pure perte, la promesse étant un leurre. Les habitants d'Hénanbihen y ont gagné le surnom de "Brumans"[11].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'après Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Cooperl naît en 1966 à la suite d'une scission du groupe Coopagri Bretagne, à l'initiative d'une douzaine d'agriculteurs adhérents de la JAC de la région d'Hénanbihen. Marcel Lemée en devint le premier président (il le resta pendant 25 ans)[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Jean Salmon    
1989 2008 Joseph Cordon SE Retraité
2008 2014 Maryvonne Depagne SE Retraitée
2014 28 mai 2020 Daniel Paulet DVD[13] Retraité de l'enseignement
28 mai 2020 En cours Jean-Michel Lebret[14]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2017, la commune comptait 1 314 habitants[Note 2], en diminution de 5,74 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4331 5081 5461 5191 6081 6621 6111 6261 709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7701 7411 9111 9701 9641 9701 9221 9501 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9241 8991 8321 6461 6311 5981 5511 4591 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 4691 4311 3901 4041 3461 2941 3131 3161 394
2017 - - - - - - - -
1 314--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux écoles sont installées sur la commune d'Hénanbihen : une publique (l'école publique d'Hénanbihen) et une privée sous contrat d'association avec l'État (l'école Saint-Joseph)[19],[20].

Le collège le plus proche se trouve à Matignon (collège public). Le collège privé le plus proche se trouve à Lamballe.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église de Hénanbihen est le seul lieu de culte notable de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie de Hénanbihen est principalement agricole. L'élevage porcin est très développé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas et Saint-Guillaume.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Hénanbihen Blason
D'or à la barre d'azur chargée d'une croix ancrée de gueules posée à plomb et accostée de deux épis liés d'or et d'un rameau de cerisier de sinople fruité de gueules ; la barre est accompagnée de deux mouchetures d'hermine de gueules, l'une en flanc dextre soutenant un dolmen de sable, l'autre à senestre soutenue d'une jument contournée et de son poulain, au naturel.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « réseau departemental Tibus »
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. « Hénanbihen chiffres clefs » (consulté le 8 novembre 2014)
  7. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Hénanbihen » (consulté le 8 février 2017)
  8. Loïc Langouët, Les mégalithes de l'arrondissement de Dinan, Institut Culturel de Bretagne, , 62 p. (ISBN 9782868220936), p. 25
  9. « Voie de Fanum Martis au Chemin-Chausse, au Val-André et à Erquy » (consulté le 5 novembre 2014)
  10. Jean-Yves Le Moing, Les Noms de Lieux Bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, page 357
  11. Corentin Le Doujet, Les tribus bretonnes, journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 7 août 2020.
  12. Robert Fort, Ils ont révolutionné le monde rural : l'aventure de la JAC en Bretagne (1930-1970), Brest, Editions Le Télégramme, , 284 p. (ISBN 978-2-909-29294-6, OCLC 492976232)
  13. https://www.lemonde.fr/bretagne/cotes-d-armor,22/henanbihen,22076/
  14. « Municipales à Hénanbihen. Jean-Michel Lebret a été élu maire de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. « École publique d'Hénanbihen » (consulté le 10 novembre 2014)
  20. « ecole Saint Jo » (consulté le 10 octobre 2014)
  21. « Les objets classés de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. Le Pays de Dinan, 1996, p. 89