Côtes-d'Armor

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Côtes-d'Armor
Côtes-d'Armor
Côtes-d'Armor
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Saint-Brieuc
Sous-préfectures Dinan
Guingamp
Lannion
Président du
conseil départemental
Alain Cadec (LR)
Préfet Pierre Lambert
Code Insee 22
Code ISO 3166-2 FR-22
Code Eurostat NUTS-3 FR521
Démographie
Gentilé Costarmoricains
Population 597 085 hab. (2013)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Superficie 6 878 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 5
Cantons 27
Intercommunalités 38
Communes 361

Le département français des Côtes-d'Armor, anciennement appelé Côtes-du-Nord jusqu'en 1990, est situé en Bretagne.

L'Insee et La Poste lui attribuent le code 22. Sa préfecture est Saint-Brieuc.

En breton, le département se nomme Aodoù-an-Arvor.

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance des Côtes-du-Nord[modifier | modifier le code]

Le département des Côtes-du-Nord a été créé à la Révolution française, le , en application de la loi du . Il comprend une partie de l'ancienne province de Bretagne composée de l'est des évêchés de Cornouaille et du Trégor, de la presque totalité de l'évêché de Saint-Brieuc (l'extrême sud étant rattaché au Morbihan), du nord-ouest de l'évêché de Saint-Malo, d'une petite partie à l'ouest de l'évêché de Dol et de deux petites parties au nord-est de l'évêché de Vannes.

Au civil, il s'étend sur les comtés de Penthièvre et de Trégor, de l'essentiel du Poudouvre et des parties nord du Poher et du Porhoët. Il reprend ainsi une partie importante de l'ancien royaume de Domnonée (dont le nom disparaît au XIe siècle).

La formation du département a été très discutée. La partie ouest voulait un département centré sur Morlaix regroupant le nord-ouest de la Bretagne. La ville de Saint-Malo voulait qu'un département soit créé autour d'elle au détriment de Saint-Brieuc et de Rennes mais ce projet n'eut aucun soutien des représentants des autres villes. Finalement, le département des Côtes-du-Nord alla jusqu'à la Rance, St-Malo n'obtenant que quelques communes lui faisant face sur la rive gauche de la Rance (dont Dinard). Saint-Brieuc obtenait d'être le chef-lieu, au détriment de Quintin alors presque aussi peuplée.

Les Côtes-du-Nord et la chouannerie[modifier | modifier le code]

Le département est touché par la chouannerie, notamment par la guerre de Vendée et Chouannerie de 1815. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo le , le département devait être occupé par les Prussiens de juin 1815 à novembre 1818, mais l'opposition des Chouans - déjà organisés pour lutter contre le retour de Napoléon Ier - empêche une occupation totale et elle se limite à l'arrondissement de Dinan.

Les Côtes-du-Nord deviennent les Côtes-d’Armor[modifier | modifier le code]

Au début des années 1950, le nom Côtes-du-Nord étant jugé dévalorisant et incorrect géographiquement, le délégué hôtelier du département propose un premier référendum demandant aux personnalités des Côtes-du-Nord de donner un avis sur un changement de nom et sur les différentes propositions alors émises, parmi lesquelles Penthièvre, Côtes-d’Armor, Haute-Bretagne (ce nom sera également souhaité par le département d’Ille-et-Vilaine 50 ans plus tard) ou encore Rance et Trégor. En 1962, le Conseil Général émet un avis favorable, pour Côtes d'Armor, signifiant « côtes du pays de la mer » en français-breton.
Le , le département change officiellement de nom, près de trente ans après l'avis favorable du Conseil Général.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique dans les Côtes-d'Armor.

Au niveau national[modifier | modifier le code]

  •      PS/ UG
  •      DVG
  •      UDI/UC
  •      UMP/UD
  •      DVD
  • Nuance politiques des cantons des Côtes-d'Armor à la suite des élections départementales de 2015.

Au niveau du département[modifier | modifier le code]

Différents présidents se sont succédé au sein du Conseil des Côtes-du-nord : Nicolas Armez (1800-1809), Charles-Marie-Augustin de Goyon (1861-1970), Emile-Toussaint-Marie Depasse (1870-1874), Silvain Duval (1874-1883), Henry Gagon (1884-1892), Charles-Célestin-Marie Hagoumar des Portes (1892-1894), Louis-Auguste-Marie Le Provost de Launay (1894-1898), Louis Armez (1898-1902), Albert Jacquemin (1902-1903), Eustache Ollitrault du Reste (1903-1907), Henri de Lorgeril(1907-1910). De 1910 à 1918, Louis Armez assure la présidence du Conseil général suivi de Charles Baudet durant seulement deux ans (1918-1920).

Le 30 mai 1914, en tournée en Bretagne, le Président Poincaré en profite pour passer par Saint-Brieuc. Des salves de canon saluent la venue du Président à la gare où sont également présents le Préfet, les parlementaires, le Maire Henri Servain ainsi que le Président du Conseil général.

En 1920, le compte Gustave de Kerguezec (1869-1955), maire et conseiller général de Tréguier, député de Guinguamp (1906-1921) est élu Présient du Conseil général. Il assure ces responsabilités pendant 10 ans avant d'être remplacé par Charles Meunier (1930-1939).

Le 29 mai 1938, le Président Lebrun effectue une visite officielle à Saint-Brieuc. Après avoir salué la foule, le chef de l'Etat accompagné du Maire Octave Brilleaud visite la nouvelle Ecole de commerce et d'industrie à Curie, inaugure le collège de jeunes filles Renan avant de se rendre au préventorium de Plérin.

D'août à octobre 1944, prenant le relai de l'Etat français, le Comité départemental de la Libération issu de la Résistance, partage le pouvoir avec le Préfet Gamblin. Présidé par Henri Avril, le comité réintroduit les municipalités, assure le maintien de l'ordre, mène à bien l'épuration et engage une phase de reconstruction.

En 1945, après 5 ans d'interruption, un nouveau président figure à la tête du conseil général : Jean-Baptiste Le Quéré (1945-1946). Lui succèderont André Cornu (1946-1947) puis François Clec'h et enfin René Pléven (1949-1976).

En 1960, le Général de Gaulle effectue une visite officielle en Bretagne au cours de laquelle il se rend à Lannion, Guingamp, et Saint-Brieuc.

Le 14 mars 1976, deux femmes sont élues au Conseil général, ce qui représente une situation inédite. Marie-Madeleine Dienesch représente le canton de Plouguenast et Michelle Le Brun, celui de Mûr-de-Bretagne.

À sa nomination au secrétariat d'État aux Affaires étrangères et à la coopération, Charles Josselin renonce à la présidence du Conseil général. Il sera remplacé par Claudy Lebreton le 16 juin 1997. Maire de Plénée-Jugon depuis 1970, vice-président du Conseil depuis 1992, conseiller régional, élu du canton du Jugon, président du Centre départemental de gestion des communes ainsi que président de l'Association des élus socialistes et républicains (1982-1996), Claudy Lebreton souhaite entraîner le département vers le troisième millénaire. Il sera réélu à la tête du département en 2001, puis en 2004 et 2008.

Le 18 mars 2001, un tournant politique agite la ville briochine. Contre toute attente, Bruno Joncour remporte les municipales à Saint-Brieuc face à Michel Brémont. Pour la première fois depuis 39 ans, la ville bascule à droite. En 2008, les nouvelles élections confirme la tendance avec la réélection de Joncour face à Danielle Bousquet (54,28 % des voix). Il en sera de même en 2014.

En avril 2002, à la suite des résultats du premier tour des élections présidentielles et le maintien du candidat Jean-Marie Le Pen au second tour, un millier de lycéens descendent dans les rues de Saint-Brieuc pour s'opposer à la montée de l'extrême droite.

Le dimanche 29 mars 2015, alors que le département est ancré à gauche depuis près de 39 ans, il bascule à droite avec comme nouveau président l'eurodéputé UMP Alain Cadec (élu le 2 avril 2015 avec 32 voix contre 54).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes des Côtes-d'Armor

Les armes des Côtes-d'Armor (non officiel, proposition de Robert Louis) se blasonnent ainsi : « Coupé émanché d'azur et d'hermine. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Côtes-d'Armor font partie de la région Bretagne et sont limitrophes du Finistère à l'ouest, du Morbihan au sud et de l'Ille-et-Vilaine à l'est.

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Les Côtes-d'Armor sont dans leur ensemble vallonnées sur le littoral. Au sud du département, le centre du Massif armoricain est très boisé entre Callac, Bourbriac, Quintin et Saint-Nicolas-du-Pélem. Le point culminant du département se situe au sud-est au mont Bel-Air à 339 mètres d'altitude. Le Menez Bré est un autre sommet connu du département. On y retrouve une diversité de paysages et de de végétation. Sur le littoral - qui représente 347 km de côtes au total - on retrouvre des cordons de galets, des formations dunaires, des falaises littorales, des baies au faciès sableux, des domaines forestiers. À l'intérieur du département, de vastes complexes de bas marais acides et de prairies humides, des chaos rocheux et des boisements rivulaires, des massifs forestiers. On recense 1 150 espèces végétales, 135 espèces d'oiseaux nicheurs, 33 sites géologiques, 2 réserves naturelles nationales (baie de Saint-Brieuc et les Sept-Îles), réserves naturelles régionales (Sillon de Talbert, LanBern-Magoar, Moulin Neuf).

Littoral[modifier | modifier le code]

Le département compte 17 ports de commerce, de pêche et de plaisance dont 4 ports commerciaux ainsi que 33 400 bateaux de plaisance immatriculés en Côtes d'Armor sur une façade maritime dont l'étendue ne représente pas moins de 350 km. En outre, l'originalité du territoire est illustré par ses deux criées importantes : celle d'Erquy ainsi que celle de Saint-Quay-Portrieux. Ce dernier présente la caractéristique d'être le seul en eau profonde entre Brest et Cherbourg. Aux 900 anneaux aménagés pour la plaisance s'ajoutent 100 places réservées à la pêche avec une halle à marée ultramoderne et informatisée.

Économie[modifier | modifier le code]

Radôme de Pleumeur-Bodou.

Le département est un des principaux départements agricoles français. L'élevage porcin, notamment, y est très développé. Le marché au cadran de Plérin (près de Saint-Brieuc) est l'organisme principal de fixation du cours du porc en France. L'industrie de transformation agro-alimentaire occupe une place importante. La pêche est développée avec une façade maritime importante (7 ports de commerce, 17 ports de pêche). L'exploitation de gisements de coquilles Saint-Jacques caractérise, entre autres, l'activité. Deux pôles technologiques importants existent dans le département : télécommunication spatiale et nouvelles technologies dans le Trégor autour de Lannion au sein du technopôle Anticipa ; zoopôle de Saint-Brieuc-Ploufragan avec 700 chercheurs et techniciens en recherche animale et analyse biologique. Le département est touristique, principalement sur la côte, où existent de nombreuses résidences secondaires. La principale station balnéaire est Perros-Guirec, les autres stations renommées sont Erquy, Pléneuf-Val-André, Saint-Cast-le-Guildo, Trébeurden, Trégastel, Binic et Saint-Quay-Portrieux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des Côtes-d'Armor.

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants des Côtes-d'Armor sont les Costarmoricains. Sous le nom Côtes-du-Nord, il n'existait aucun gentilé. Même si Foncin proposa les gentilés Septentriocostiens et Costaseptentriens.

Nombre d'habitants[modifier | modifier le code]

Densité de population par commune en 2007.
  •      >400 hab./km2
  •      200 à 400 hab./km2
  •      100 à 200 hab./km2
  •      50 à 100 hab./km2
  •      25 à 50 hab./km2
  •      <25 hab./km2

Les costarmoricains étaient 587 519 au 01/01/2009 selon l'Insee (population municipale). En 2009, Saint-Brieuc, la préfecture, comptait 93 319 habitants dans son agglomération (168 068 habitants dans l'aire urbaine), Lannion 49 441 et Dinan 26 419. Avec un taux de natalité de 11,8 naissances pour mille habitants en 2006, les Côtes-d'Armor ont une natalité égale à celle du Morbihan, légèrement supérieure au Finistère, mais nettement inférieure à celle d'Ille-et-Vilaine. Le solde naturel était positif en 2006 à la différence des années précédentes.

Chiffres[modifier | modifier le code]

Évolution démographique des Côtes-d'Armor
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
523 880 - 552 424 598 872 605 563 607 572 - 632 613 - 628 676 -
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
622 295 - 627 585 - 618 652 - 609 349 - 605 523 557 824 552 788
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2010
539 531 531 840 526 955 503 178 501 923 506 102 525 556 538 869 538 395 542 373 591 641
2013 - - - - - - - - - -
597 085 - - - - - - - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.

En 2013, 17 communes du département des Côtes-d'Armor comptaient plus de 5 000 habitants. En voici la liste ci-dessous:

Rang Nom de la commune Population municipale (2013)
1 Saint-Brieuc 45 331
2 Lannion 19 627
3 Plérin 14 394
4 Lamballe 13 212
5 Ploufragan 11 569
6 Dinan 10 940
7 Loudéac 9 711
8 Trégueux 8 172
9 Langueux 7 427
10 Perros-Guirec 7 312
11 Paimpol 7 298
12 Guingamp 7 106
13 Binic-Étables-sur-Mer 7 040
14 Pordic 6 885
15 Le Mené 6 431
16 Plédran 6 346
17 Ploumagoar 5 294

Villes et aires urbaines[modifier | modifier le code]

Carte des communes des Côtes-d'Armor
Localisation des Côtes-d'Armor en France
 v · d · m 
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Carte de la répartition de la population des Côtes d'Armor par commune ; les cercles sont proportionnels à la population de la commune.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Films tournés dans le département[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Fort-la-Latte
Logo de Côtes d'Armor Tourisme

La principale richesse touristique vient de la façade maritime sur la Manche et de la variété des côtes avec de nombreuses plages de sable fin encaissées entre collines ou falaises (celles de Plouha sont les plus hautes de Bretagne).

La Côte de granit rose, comme son nom l'indique, présente des rochers de couleur et taille exceptionnelles (les amas chaotiques de Ploumanac'h). En face, les Sept-Îles constituent la plus grande réserve ornithologique de France. La côte de grès rose présente également des sites remarquables comme le cap Fréhel et le Fort-la-Latte. Quasiment au point le plus septentrional, l'archipel de Bréhat, face à Paimpol, abrite une réserve de plantes tropicales en plein air. La baie de Saint-Brieuc est la deuxième plus grande en France après celle du mont Saint-Michel.

Les sites historiques et architecturaux sont nombreux avec des villes médiévales (Dinan, Moncontour), des chapelles anciennes, des châteaux (Rosanbo, La Roche-Jagu, Tonquédec, etc.), quelques abbayes (Abbaye Notre-Dame de Beauport, Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos) et deux cathédrales (Tréguier et Saint-Brieuc). Une centaine d'arbres remarquables existent dans le département.

Il existe de nombreuses activités sportives accessibles toute l'année. En plus des sports nautiques, les petits chemins de l'Argoat attire les marcheurs et les pratiquants de VTT. Au creux d'une crique sauvage des côtes d'Armor, Gwin-Zegal est un des derniers ports à pieux bretons que l'on peut atteindre à pied. Il est facile de faire du cheval. On peut aussi pratiquer le parapente le long des falaises ou la plongée sous-marine à Perros-Guirec. Le département compte deux trains touristiques. Le premier, la Vapeur du Trieux, est animé par la Connex et relie Paimpol à Pontrieux en train à vapeur (écartement standard) en saison. Le second, le Chemin de fer des Côtes-du-Nord, est animé par l'association du même nom. En réalité deux trains touristiques sont proposés par cette dernière, l'un avec du matériel historique à voie métrique et un autre en voie de 40 cm.

  • Le zooparc de Trégomeur ouvre ses portes en 2007. S'inspirant des espaces naturels d'Asie , il compte plus de 2 500 arbres, 3 hectares de pelouse et d'espaces fleuris, 250 animaux et 60 espèces animales différentes. On recense près d'une quinzaine de naissances par an.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 2008, 16,0 % des logements étaient des résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements.

Sport[modifier | modifier le code]

Huit clubs d'élite (sport professionnel et élite sportive nationale) existent dans le département, dont :

Langues[modifier | modifier le code]

Le département était linguistiquement coupé en deux : la partie gallo à l'est et la partie bretonnante à l'ouest, avec notamment la quasi-totalité du Trégor et la partie nord du Goëlo.

Le département était entièrement bretonnant au haut Moyen Âge. À partir de l'an 1000, le gallo s'est répandu progressivement. Au bas Moyen Âge, le département comprenait deux zones linguistiques : la partie occidentale en zone bretonnante et l'orientale en zone gallo.

On peut suivre cette évolution [réf. nécessaire]:

  • En 1200, un tiers du département avait oublié le breton.
  • En 1300, la limite linguistique joignait Saint-Brieuc à Plémet.
  • En 1500, la limite joignait Binic à Loudéac.
  • En 1800, Trévéneuc à Hémonstoir.
  • Au début du XXe siècle : de Plouha à Mur-de-Bretagne.

La langue bretonne reste parlée à l'ouest d'une ligne partant de Plouha et passant à l'ouest de Caurel. Certains Bretons apprenant la langue de leurs ancêtres, la limite linguistique a un peu perdu de son sens. L'enquête Étude de l'histoire familiale[1] menée par l'INSEE en 1999 indique plus de 67 000 bretonnants de plus de 18 ans, essentiellement en dialecte trégorrois et généralement ruraux et âgés. Aux locuteurs natifs de breton s'ajoutent les élèves des écoles bilingues, 1 761 élèves à la rentrée 2005, et ceux étudiant le breton dans les établissements publics ou privés du secondaire (plus de 850 en 2002/2003). Le gallo ou britto-roman, dialecte de la famille des langues d'oïl, est parlé dans la partie est du département. Les deux langues peuvent être prises en option au baccalauréat bien que l'enseignement ne soit pas assuré dans tous les établissements scolaires.
La signalisation routière bilingue français/breton est utilisée dans le département depuis les années 1980.

Culture et monuments[modifier | modifier le code]

Le Département des Côtes d'Armor est également propriétaire de 6 grands sites culturels :

● Le château du Guildo, à Créhen.

● Le domaine et le château de la Roche Jagu, à Ploezal.

● L'abbaye de Beauport, à Paimpol.

● L'abbaye de Bon-Repos, à Saint-Gelven.

● La Villa Rohannec'h, à Saint-Brieuc.

● Le château de la Hunaudaye, à Plédéliac.

Les Côtes d'Armor disposent également des plusieurs ouvrages importants parmi lesquels, il est possible de citer :

Les ponts Harel de la Noë du nom de l'ingénieur des Ponts et Chaussées qui les a conçu. Face à l'isolement des campagnes, le Conseil général entreprend alors un programme de rénovation routière permettant de démarrer le chantier du chemin-de-fer départemental. C'est dans ce contexte, au début du XXème siècle, que Louis Harel de la Noë réalise une vingtaine de ponts à Saint-brieuc, Binic, Jugon, Erquy... C'est la première fois en France que des ouvrages d'art font appel au béton armé.

En 1995, afin de faire connaître, de sauvegarder et mettre en valeur ses ouvrages, l'association Harel de la Noë a été créée.

Aujourd'hui, plusieurs de ses ouvrages ont été aménagés par le Département des Côtes d'Armor. L'un d'entre eux, le viaduc du Parfond de Gouët, figure sur le tracé de la « véloroute littorale », itinéraire financé par le Département des Côtes d'Armor.

Alors que des nouveaux moyens de télécommunications ont vu le jour entre les Etats-Unis et l'Europe à la fin des années 1950, la France participe à un nouveau projet consistant en la création d'un site permettant d'accueillir la future « station spatiale » française. Le Centre National d'Etudes des Télécommunications (CNET) tout juste créé à Lannion parvient à persuader l'administration des PTT de retenir le site de Plomeur-Bodou. Ce choix appuyé par le directeur du CNET, Pierre Marzin, d'origine lannionaise est un facteur d'attractivité pour le département. En Octobre 1961, les travaux débutent dans la cuvette naturelle de 110 hectares, à l'abri des perturbations électriques dont le sol en granit offre une solidité et stabilité importante. En juillet 1962, le Radôme est achevé et le Centre de Télécommunications Spatiales (CTS) se prépare pour le lancement satellite Telstar. À h 47, apparaît sur un écran une image venu du bout de la planète : la mondiovision est née.

Aujourd'hui, le Radôme fait partie d'un ensemble touristique attractif aux côtés de la cité des Télécoms, du Planétarium de Bretagne et du village gaulois.

Festival Art Rock[modifier | modifier le code]

Organisée par l'association Wild Rose à Saint-Brieuc, le festival Art Rock (festival d'une durée de trois jours existe depuis 1983. À l'origine de sa création, une bande de passionnés de musique s'investit dans la création de l'association dès 1979 parmi lesquels Jean-Michel Boinet. Puis, en 1983, est organisé le premier festival. Concerts, spectacles, présentations d'art contemporain sont au programme. Cette manifestation unique et pluridisciplinaire est aujourd'hui de renommée nationale.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Outre les crêpes et les galettes bretonnes, la baie de Saint-Brieuc possède le plus grand gisement naturel de coquilles Saint-Jacques de France avec 150 000 hectares. En mai 1995, la coquille Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc devient le premier coquillage français à être certifié. Cette certification a pour but de préserver la coquille Saint-Jacques. En 1996, la Saint-Jacques de la baie est le premier coquillage labellisé.

Sites mégalithiques[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Personnalités nées dans les Côtes-d'Armor[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant des attaches dans les Côtes-d'Armor[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexandra Filhon, Cécile Lefevre, François Heran, Etude de l'histoire familiale, INED (2005) - ISBN 2-7332-0156-5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis de Saint-Jouan. Dictionnaire des communes. Département des Côtes-d'Armor. (1990).
  • Alexandra Filhon, Cécile Lefevre, François Heran, Étude de l'histoire familiale, INED (2005) - ISBN 2-7332-0156-5

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]