Plessala

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Plessala
Plessala
Mairie de Plessala.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Plénée-Jugon
Intercommunalité Communauté de communes du Mené
Code postal 22330
Code commune 22191
Démographie
Gentilé Plessalien, Plessalienne
Population 1 834 hab. (2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 36″ nord, 2° 37′ 05″ ouest
Altitude 197 m
Min. 95 m
Max. 337 m
Superficie 51,45 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Le Mené
Localisation
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Plessala [plɛsala] est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle du Mené.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia de Plesala en 1255[1], Plessala en 1274, Ploesala en 1305[2], Ecclesia de Plessala vers 1330, Ploessalla en 1441, Plexalla en 1480, Plessalla en 1514[3].

Plessala vient du breton ploe (paroisse) et de Sala ou Sula, un saint breton inconnu. Il a existé une sainte Saula[3], mais rien n'établit officiellement de lien entre la commune et la Sainte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des recherches effectuées en 1912 et 1913 par l'abbé J. Le Texier dans le secteur de La Hautière ont mis au jour les restes d'une habitation et des objets de l'époque gallo-romaine (IIIe siècle) dans ce secteur de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Début 1790, Plessala élit sa première municipalité et devient ainsi une commune.

Pendant la période révolutionnaire, la commune vit plusieurs épisodes opposant les deux camps :

- Le , une bande de Chouans enleva soixante fusils de la maison commune et coupa l'arbre de la liberté.

- Le , des Chouans envahirent les maisons du notaire Veillet de la Haye-Veillet, maire, et de son adjoint. Ils y brûlèrent les archives, publiques et privées.

- Le quatre réfractaires de Saint-Brieuc furent passés par les armes dans le bourg de Plessala.

La lande dite "Forêt de Moncontour" qui formait une enclave entre Plémy, Langast, Plessala, Saint-Gouéno, Trébry et Trédaniel fut réunie à la commune de Plessala par un arrêté préfectoral du 3 juin 1809.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Selon une ordonnance du , la commune de Plessala a cédé deux fractions à Saint-Gouéno (le village de Kerfiac et les villages de Kermené) et deux autres fractions à Saint-Gilles-du-Mené (le village de la Touche et les villages de Bellevue et des Fossés).

Le monument aux morts de Pessala porte les noms de 15 soldats morts pour la France pendant la guerre de 1870[4].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plessala porte les noms de 191 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; 13 soldats sont décédés sur le front belge lors des combats de la Course à la mer ; deux au moins, Eugène Gorvel et François Maro, dans les Balkans alors qu'ils faisaient partie de l'Armée française d'Orient ; un, Jean Blouet[5] alors qu'il était prisonnier de guerre en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français : parmi eux, Jean Blouet[6] [un homonyme du précédent cité], décédé le à Fleury-devant-Douaumont (Meuse] fut décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze[4].

Pierre Hesry, né en 1889 à Plessala, soldat au 31e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le , route de Lhéry à Coëmy (Marne), pour « abandon de poste »[7].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plessala porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, cinq soldats morts en captivité en Allemagne : Paul Oriac, décédé le à Wasungen (Thuringe), Paul Gicquel, décédé le à Hohenstein-Ernstthal (Saxe), Ernest Caro, décédé le à Koenigsberg (Prusse-Orientale), Frédéric Rocaboy, décédé le à Lutherstadtt Wittemberg (Saxe) et Jean Ronxin, décédé le à Decin, désormais en République tchèque des suites de ses blessures avant qu'il puisse être rapatrié[4].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Un soldat originaire de Plessala, Émile Goudin[8], est mort pendant la Guerre d'Indochine.

Le 12 novembre 1972, des chanteurs et poètes représentant le renouveau culturel breton (Glenmor, Xavier Grall, Gilles Servat, Tri Yann...) ont signé à Plessala le Manifeste des Chanteurs bretons.

En août 1995, s'est tenu à Plessala le Salon des Fourrages qui a réuni de nombreuses personnes qui ont réfléchi sur les problèmes de la Ruralité (agriculture, pollution, eau, énergies...).

Le , le projet de création d'une commune nouvelle en remplacement de la Communauté de communes du Mené est approuvé par les conseils municipaux des sept communes concernées. La nouvelle entité baptisée Le Mené doit voir le jour le 1er janvier 2016[9]. L'arrêté préfectoral du a officiellement créé la nouvelle commune[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1796 Poison    
1796 1798 Robin    
1798 1799 Laubé    
1799 1801 Rouiller    
1801 1813 Desriac    
1813 1814 Chauvel    
1814 1835 Picouart    
1835 1845 Daniel    
1845 1852 Daniel (fils)    
1852 - Besnard    
    Eugène Rouillé MRP Agriculteur
  1953 Emmanuel Serinet   Cordonnier
1953 1959 Pierre Cotillard DVD Transporteur
1959 1965 Jean Darcel DVG Médecin
1965 1989 Simone Darcel PSU puis PS Professeur
1989 2008 Paul Guiguen UMP Agriculteur
2008 2015 Joseph Sauvé PS Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 1 834 habitants, en diminution de -0,97 % par rapport à 2008 (Côtes-d'Armor : 1,65 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 4383 0953 3263 2323 3003 2563 2513 3213 324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 3533 4913 5373 4273 5153 3673 3023 4403 358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4303 4923 5482 9763 0182 9832 8642 5972 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2013
2 2332 0712 0551 9791 8821 8211 7981 8671 834
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre fut édifiée sous la conduite de l'architecte Alphonse Guépin, entre le 1er juin 1845 et le 16 juin 1851.
  • Chapelle Sainte-Élisabeth au village de Saint-Udy (XVIe siècle) et chapelle Notre-Dame-de-la-Hautière (XVIIIe siècle).
  • Manoirs de Livoyer (1628), de Crénol (XVIIe siècle), de Kerdreux (XVIIIe siècle).
  • 16 moulins à eau le long des cours du Lié, du Léry et de la rivière ès au bois.
  • 42 croix récemment remises en valeur.
  • Un étang, bordé d'un parcours sportif, accueille un mini-golf, deux terrains de tennis et des jeux pour enfants.

Vie de la commune[modifier | modifier le code]

Chaque dernier week-end de juillet ont lieu les fêtes communales, au cours desquelles se déroulent les Foulées plessaliennes (course à pied) et des courses cyclistes. Un feu d'artifice y est également tiré le premier soir des fêtes. La place de l'Église accueille un marché depuis quelques années, réunissant plusieurs commerçants des alentours et de petits producteurs locaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les chartes de l'abbaye de Boquen.
  2. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  3. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plessala »
  4. a b et c « Plessala : Monuments qux ports (relevé no 41319 »
  5. Jean François Blouet, né le à Plessala, décédé le au lazaret de Trèves (Allemagne)
  6. Jean François Marie Blouet, lé le à Plessala
  7. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  8. Émile Goudin, né le à Plessala, marsouin au 11e régiment d'infanterie coloniale, mort le à King Gnang (Viêt Nam)
  9. « Le Mené devient la plus grande commune de Bretagne », Ouest-France, 23 mars 2015.
  10. « Commune nouvelle. Le Mené : c’est signé ! », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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