Trémeur

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Trémeur
Trémeur
L'église Saint-Pierre.
Blason de Trémeur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Francis Dault
2020-2026
Code postal 22250
Code commune 22369
Démographie
Gentilé Trémeurois, Trémeuroise
Population
municipale
783 hab. (2019 en augmentation de 13,31 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 54″ nord, 2° 15′ 45″ ouest
Altitude Min. 30 m
Max. 87 m
Superficie 14,56 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Broons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Broons
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web tremeurinfo.canalblog.com

Trémeur [tʁemœʁ] Écouter est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Trémeur est une des 372 communes des Côtes-d'Armor, située à mi-chemin entre Saint-Brieuc et Rennes, traversée par la RN 12 et par la voie de chemin-de-fer Paris-Brest.

Trémeur est traversée par une rivière : la Rosette[1].

Rose des vents Mégrit Rose des vents
Sévignac N Trédias
O    Trémeur    E
S
Broons

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 714 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Caulnes-Edf », sur la commune de Caulnes, mise en service en 1997[8] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 848,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1950 et à 30 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,6 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Trémeur est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Broons, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,7 %), prairies (17,3 %), zones urbanisées (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), forêts (0,4 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Tremur en 1249[22], Tremeur vers 1330, Parochia de Tremour en 1346[23], Tremeur au XVe siècle.

Trémeur vient du breton treb (village) et mur, aujourd'hui meur (grand)[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Trémeur a été créée au Moyen Âge à la suite d'une partition de l'ancienne paroisse de Sévignac et appartient alors à la seigneurie de Broons.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts porte les noms des 68 soldats morts pour la Patrie[25] :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trémeur Blason
D'azur à Saint Georges monté sur un cheval terrassant un dragon, le tout d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Langue[modifier | modifier le code]

On y parle couramment le gallo, une des deux langues vernaculaires de Bretagne mais pas le breton[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1860   N. Oly    
1935 1941 Eugène Guinard   Agriculteur
mars 1941 1971 Eugène Guinard   Agriculteur
mars 1971 1989 André Guitton   Chef d'entreprise
mars 1989 2001 Josiane Lamé   Notaire
mars 2001 2014 Henri François PS Professeur des écoles retraité
Président de la communauté de communes du Pays du Guesclin (jusqu'en 2014)
mars 2014 En cours Francis Dault[27] SE Directeur de lycée retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].

En 2019, la commune comptait 783 habitants[Note 8], en augmentation de 13,31 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8807377609579659819471 044974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9481 0091 0571 0751 0661 1261 1541 1611 125
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1271 1751 1851 0591 019988891793764
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
719658592595613627682692752
2019 - - - - - - - -
783--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est associée avec Broons au sein du club AS Breutone, créé au début des années 1980 par regroupement des anciens clubs FC Broons et FRL Trémeur (créé en 1975) et qui évolue en championnat départemental. Elle est équipée d'un terrain municipal qui accueille en particulier les rencontres des équipes de jeunes de ce club.

Chaque année, comme dans de nombreuses communes bretonnes, une compétition cycliste est organisée. Le Championnat de Bretagne cadets y a été disputé en 2005 (victoire de Johan Le Bon[32],[33], fils de l'ancien professionnel Dominique Le Bon).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • La noce à Trémeur - Musique et chants de Haute-Bretagne (Elie Guichard / Angélina Guichard / Robert Tardivel), disque vinyle édité par La Guédenne de Dinan en 1975.
  • Sonneurs d'accordéon (avec Robert Tardivel, etc.), CD édité en 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. En 1248, Guillaume de Bron participe à la septième croisade, dans laquelle il se distingue en couvrant saint Louis de son corps à la Bataille de Mansourah en 1250. Les noms des rivières, Rosette et Damiette, qui irriguent le canton de Broons font référence à cet évènement, puisqu'il s'agit la du nom des bras du Nil
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Caulnes-Edf - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Trémeur et Caulnes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Caulnes-Edf - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Trémeur et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. Dans une charte de Roland de Guitté
  23. Dans les chartes du prieuré de Trédias
  24. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trémeur ».
  25. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  26. Dans les Côtes-d'Armor, le Breton n'est parlé que dans l'ouest du département, au-delà de Guingamp
  27. « Francis Dault est le nouveau maire depuis samedi », Ouest-France, 31 mars 2014.
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  32. En 2008, Johan Le Bon est devenu champion du monde juniors sur route
  33. Championnat du monde juniors de cyclisme
  34. « Info-Bretagne : Trémeur ».
  35. « Église Saint-Pierre » [archive], notice no PA00089733, base Mérimée, ministère français de la Culture ».
  36. Préfecture des Côtes-du-Nord, Éléments d'histoire et d'archéologie, arrondissement de Dinan, St-Brieuc, 1975

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Robert et Elie Geffray, En pays rural, Lehon, Flohic éditions, , 135 p. (ISBN 2-9502844-0-X)
    Photographies de A. Robert ; Textes de E. Geffray.
  • Le Patrimoine des Communes du Pays Sud de Dinan, Flohic éditions, (ISBN 2-84234-061-2)
Ouvrage collectif.

Liens externes[modifier | modifier le code]