Meulles

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Meulles
Meulles
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Commune Livarot-Pays-d'Auge
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lisieux Normandie
Statut Commune déléguée
Maire délégué Patrick Beaujan
2014-2020
Code postal 14290
Code commune 14429
Démographie
Gentilé Meullois
Population 358 hab. (2018)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 33″ nord, 0° 19′ 51″ est
Altitude Min. 144 m
Max. 228 m
Superficie 16,29 km2
Élections
Départementales Livarot
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Livarot-Pays-d'Auge
Localisation
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Meulles

Meulles est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Livarot-Pays-d'Auge.

Elle est peuplée de 358 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Moles en 1050 et 1066 et Molae en 1195[2]. Le toponyme est issu de l'ancien français meule[2] (du latin mola[3]) qui a conservé sa graphie en français moderne. Il évoque une activité meunière comme à Mosles et au Molay[4].

Le gentilé est Meullois.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Meulles (parfois orthographié Meules) est fort ancienne, car on la trouve mentionnée dans des chartes dès le XIe siècle. Le plus ancien seigneur de Meulles mentionné dans l’histoire est Beaudouin (mort v. 1090), deuxième fils du comte Gilbert de Brionne, issu des ducs de Normandie ; il prit part à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant. Un seigneur de Meulles se battit à Brenneville, en 1119, aux côtés de Guillaume Cliton, dernier rejeton des ducs de Normandie[5].

En 1944, lors de la bataille de Normandie, Meulles est libérée par la 5e brigade de la 2e division d’infanterie canadienne commandée par le brigadier W. J. Megill.

Le , Meulles intègre avec vingt-et-une autres communes la commune de Livarot-Pays-d'Auge[6] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées et Livarot est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mars 2008 Dominique Letorey    
mars 2008[7]   Pierre Mialon   Ingénieur SNCF
mars 2014[8] décembre 2015 Patrick Beaujan MoDem Cadre commercial développement économique, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal était composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[9]. Quatre de ces conseillers intègrent le conseil municipal de Livarot-Pays-d'Auge le jusqu'en 2020[6] et Patrick Beaujan devient maire délégué.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune comptait 358 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Meulles[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Meulles a compté jusqu'à 1 232 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0691 1301 2321 1441 1801 1701 0681 050913
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
853780720762780723715694700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
641629546525546548517557563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2017
493449396330329362393389362
2018 - - - - - - - -
358--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pierre.
  • Église Saint-Pierre du XIIe siècle. La tour du clocher est la partie la plus ancienne de l'église.
À l’intérieur on peut voir une Vierge à l'Enfant (XVe siècle) et un Christ en croix (XVIIIe siècle) dont le pagne est doré à l’or fin.
  • Haras de Montfort et Préaux, réputé pour ses étalons. La reine d'Angleterre, Élisabeth II, a confié son étalon, Recorder, au haras Montfort et Préaux[13].
  • Château de Montfort.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Baudouin de Meules (mort vers 1090), seigneur de Meules.
  • Robert de Meules (mort en 1011), seigneur de Meules.
  • Baudouin de Meules (mort en 1090), baron anglo-normand.
  • Les barons Moels (en), quatre barons anglo-normands des XIIIe et XIVe siècles.
  • Jacques Duguay : orfèvre joaillier, Meulles 1695-Paris 1749. Né le au village de Meulle, paroisse Saint-Pierre, Jacques Duguay est le quatrième d’une fratrie de huit enfants : Anne, Jean, Marie, Jacques, Denis, Charle et encore un Jean tous nés entre 1690 et 1705. Jean Duguay, son père, et Marie Leguay, sa mère se sont mariés au village de Meulles le . On ne connait pas avec exactitude la profession de Jean Duguay : était-il laboureur à Meulles ? Rien ne permet de l’affirmer. Jacques Duguay fait son apprentissage cher Joseph Moillet, orfèvre à Paris, rue Jean Pain Mollet, en 1715. Il épouse le , en premières noces, Catherine Moillet, fille de Joseph Moillet, son maître, et de Marie Quené. En 1722, naquit son premier fils, Joseph Pierre Duguay, qui devint, en 1756, aussi orfèvre joaillier à Paris. Le , Jacques Duguay épouse en secondes noces Marie Angélique Letot du Clos, fille de Michel Letot du Clos, officier royal sur les Aides de Paris. De cette union sont connus trois enfants : Michel Thomas, François Guillaume et Angélique Geneviève. Il décède à Paris le , rue de l'Arbre Sec, paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois. Il est alors âgé de 54 ans. Encore aujourd’hui, le nom des Duguay est cité lors des ventes d’orfèvreries chez « Sotheby’s », ou chez « Fraysse et associés », lors desquelles ces objets ont atteint des montants élevés. Les catalogues des musées mentionnent aussi leurs réalisations comme celui du « Metropolitan Museum of art » en 1960, ou celui du musée du Louvre à Paris qui possède des « Mouchettes et leur plateau » venant de la collection Puiforcat par acquisition de 1955[14].
  • Le sous-lieutenant Daniel Rousseau : Daniel Rousseau, résidant à Meulles, entre en Résistance en 1943 à l'âge de 20 ans avec son frère ainé Pierre. Les deux frères participèrent à de nombreuses missions de renseignement (le château de Montfort en face de la ferme des Rousseau était occupé par un détachement de panzer-division SS ainsi que par le colonel Paffrat, intendant du Reichmarshall Rommel), des missions de sabotage telles des poses de mines ou des destructions de panneaux d'indication ainsi que la réception d'un parachutage. Un dépôt de munitions était installé à la ferme.
Le , Daniel est capturé en mission, il est tenu en captivité dans un poste mobile de la Wehrmacht. Profitant d'une relève de garde, il enjambe les fils barbelés et prend la fuite. Il rentrera à la ferme.
Peu de jours après, le , il repart en mission avec son frère Pierre et Guy Glasser (résidant au château), le but de la mission est de détruire la signalisation routière et de poser des mines afin de retarder les convois allemands remontant vers le tout nouveau front du débarquement. Hélas, les deux frères sont appréhendés par des éléments de la douzième Division de panzer SS. Cette division avait quitté Meulles la veille mais il restait des unités encore sur place. Pierre parvient à s'échapper, Daniel est rattrapé après avoir riposté à la grenade sur une voiture allemande. Il est attaché et on lui fait traverser le village en voiture les mains liées. Il est emmené dans un champ, il oppose un complet mutisme aux interrogations de l'ennemi. Les SS le fusilleront après lui avoir fait creuser sa tombe. Un blindé passera plusieurs fois sur son corps afin d'effacer toutes traces...
Le , Pierre était recherché par la Gestapo, il leur échappera grâce à un quiproquo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 1350
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 150
  5. « Société Historique de Lisieux », qui cite "Statistique monumentale du Calvados", Arcisse de CAUMONT
  6. a et b « Recueil des actes administratifs du 28 décembre 2015 » [PDF], sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 27 octobre 2019).
  7. « Meulles change de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 juin 2015)
  8. « Élu maire, Patrick Beaujan succède à Pierre Mialon », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 juin 2015)
  9. « Meulles (14290) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 mai 2014)
  10. Date du prochain recensement à Meulles, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 2016 2017 2018 .
  13. La reine d'Angleterre confie son étalon à un haras de Normandie
  14. Registres aux BMS de la paroisse de Meulles, fonds notarial de Paris, archives privées de la famille Letho du clos, dictionnaires des Orfèvres parisiens, Biographie de Jacques Duguay, orfèvre parisiens, édition 2012, Catalogue du musée du Louvre, Paris.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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