Biol

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Biol
La Grande Rue en 1908.
La Grande Rue en 1908.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Grand-Lemps
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Hien
Maire
Mandat
Jean-Claude Archer
2014-2020
Code postal 38690
Code commune 38044
Démographie
Gentilé Biolois
Population
municipale
1 400 hab. (2014)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 33″ nord, 5° 23′ 10″ est
Altitude Min. 438 m – Max. 1 042 m
Superficie 15,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.biol.fr/

Biol est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Biolois.

Biol est membre de la communauté de communes de la Vallée de l'Hien, et par ainsi jumelé avec la commune italienne Izano.

Géographie[modifier | modifier le code]

Biol est situé au milieu des Terres Froides, zone géographique du Nord Isère. A environ 50 kilomètres de Lyon 40 de Grenoble et 40 de Chambéry cette commune est aux carrefour de plusieurs grandes villes. Le lac de Paladru se situe à 12 km et Saint pierre de Chartreuse à 45 km.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune de Biol est divisée en plusieurs hameaux. Parmi ceux-ci : le Village (alias Biol (500m), ou Biol-le-Bas), Biol-Le-Haut (700m), Saint-Romain (650 m), le Rapoux (600 m) et Blassin (520 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Biol et Montrevel en 1912.

Biol est entouré des villages de Belmont, Montrevel, Doissin, Torchefelon, Eclose, Succieu et Châteauvillain.

Accès[modifier | modifier le code]

L'autoroute A48 (E711) (Lyon-Grenoble) passe dans les marais de la commune.

Situation[modifier | modifier le code]

Biol est situé à 15 km de Bourgoin-Jallieu et à 15 km de la Tour-du-Pin.

Climat[modifier | modifier le code]

Situé dans les Terres Froides, où règne une sorte de micro-climat, le climat de Biol est généralement plus froid que les environs. Aussi il n'est pas rare en hiver, de trouver de la neige en arrivant dans les alentours alors que le reste du Nord-Isère en est dénué. Non pas que le terme Terre Froides soit en rapport avec la froid qu'il y fait, même s'il fait plutôt frais à Biol. En effet le termes terres froides se rapportait plutôt à des terres difficilement cultivables car chargées de glaise. Les précipitations annuelles sont d'environ 1000mm à Biol le bas et 1200mm à Biol le haut. le cumul de précipitation neigeuse est d'environ 210 cm avec un record en 2013 avec 380 cm .A Biol la neige apparaît en moyenne fin Novembre et disparaît mi Mars. La température moyenne annuelle est de 8.1°C en Janvier de -2.1°C (le mois le plus froid) et en Juillet de 20.2 °C Au milleu de l'hiver il y a en moyenne 50 cm les redoux sont fréquents (entre 1 et 4 °C) Le record de froid y est de -33.2°C en 1991 proche des -36.7 °C à Mouthe et en chaleur de 37.3°C en Juillet 2014

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Biol est à rapprocher de La Biolle en Savoie ainsi que des nombreux hameaux ou lieux-dits de la région : Biollay, Biolley, Biollat, Biollex, Biollet, termes dialectaux désignant un endroit planté de bouleaux tandis que Biol et La Biolle désignent l'arbre lui-même, du latin "betulla" d'origine gauloise[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges à Biol-Le-Haut sont datés d'environ 2000 av. J.-C.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Aux XVIe et XVIIe siècles, la famille noble Alleman détenait la seigneurie de Montmartin dont dépendait le château. Ils étaient également seigneurs de Champier (au sud-ouest de Biol) et du marquisat de Vaux (au nord de Biol).

Certaines maisons de Biol ont appartenu au marquisat de Virieu (au sud de Biol), aux XVIe et XVIIe siècles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Henri Banchet    
    Gaston Armanet    
    Jacques Banchet    
juin 1995 2001 Edmond Drevet    
juin 2008 en cours Jean-Claude Archer UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 400 habitants, en augmentation de 4,24 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 070 1 192 1 440 1 299 1 534 1 435 1 454 1 568 1 468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 372 1 317 1 257 1 248 1 285 1 305 1 270 1 155 1 116
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 048 1 004 955 914 889 909 878 866 865
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
856 810 774 972 1 025 1 203 1 287 1 343 1 400
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La halle et l'église en 1908.
  • Les halles
  • Quelques maison anciennes à grand toit dauphinois
  • Église du XIXe siècle
  • Chapelle Saint-Paul au Haut Biol
  • Château ruiné de Montmartin. Il n'en reste absolument rien, sinon un joli point de vue et un chemin appelé chemin de l'Allée (qui menait au château).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antonin Brocard (1885 Biol – 1950 Paris) : général d’aviation. Il commanda l’escadrille des Cigognes en 1915 puis en 1916 (groupe de combat) et recruta entre autres Guynemer, dont la devise était : « faire face ». Il eut également un rôle politique en faveur de l’armée et de l’aéronautique.
  • Maurice Saborin (3/6/1933 à Biol) : haut fonctionnaire, préfet depuis 1982 : Cantal, Guadeloupe, Meuse (trésorier-payeur-général) et Finistère depuis 1988-1992, préfet directeur des moyens gouvernementaux, des plans et de la sécurité au secrétariat général de la défense nationale (Premier ministre)1992-1994.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs associations à Biol. Parmi celles-ci on peut citer le sou des écoles, le club de football, le club de basket, la chorale le club de patois et les Conscrits.

Les conscrits de Biol organisent traditionnellement la vogue de Biol-le-Bas en octobre, la tournée des brioches la veille du Jour de l'An, une soirée disco en janvier, la vogue de Biol-le-Haut en avril, la matinée crêpes début mai, ainsi qu'une soirée dansante en juin.

Particularités[modifier | modifier le code]

Biol est situé sur le passage des cigognes lors de leur migration. Un élevage de cigogne est situé à Blassin, dans les marais. Certaines cigognes vivent à proximité de cette cage tout au long de l'année.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Marteaux, « Sur le sens et l'étymologie de quelques noms de lieux savoyards », Recueil des travaux de l'Institut de géographie alpine, vol. 6, no 6_2,‎ (lire en ligne), pp. 138-137.
  2. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 452, Article « Frontenex ».
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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