Le Léman

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Le Léman
Vue d'Épesses vers l'ouest.
Vue d'Épesses vers l'ouest.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau de la France France
Cantons
Département
Vaud, Genève, Valais
Haute-Savoie
Géographie
Coordonnées 46° 26′ N 6° 33′ E / 46.433, 6.5546° 26′ Nord 6° 33′ Est / 46.433, 6.55
Type Lac naturel
Origine Tectonique et glaciaire
Superficie 581,3 km2
Longueur 73 km
Largeur 14 km
Altitude 372 m
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne
 
309,7 m
154,4 m
Volume 89 km3
Hydrographie
Bassin versant 7 395 km2
Alimentation Aubonne, Dranse, Eau Froide, Morge, Morges, Rhône, Promenthouse, Venoge, Versoix, Veveyse
Émissaire(s) Rhône
Durée de rétention Environ 12 ans
Îles
Île(s) principale(s) île de Peilz, Château de Chillon, île de Salagnon, île de la Harpe, île Rousseau, Île de Choisi

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Le Léman

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Le Léman

Le Léman[1], appelé aussi « lac Léman »[2],[3],[4] ou « lac de Genève » (en français ancienne dénomination[5], mais encore utilisée dans les autres langues : Lake of Geneva , Genfersee , Meer van Genève) est un lac d'origine glaciaire situé entre la Suisse et la France ; par sa superficie, c'est le plus grand lac alpin et subalpin d'Europe centrale. Son nom, probablement d'origine celtique, nous est parvenu via le latin lacus Lemanus.

Le lac est en forme de croissant (ou virgule) ; le rivage nord et les deux extrémités sont suisses, le rivage sud français. La frontière passe au milieu du lac.

Le Léman est traversé d'est en ouest par le Rhône qui, avec 75 % des apports, constitue le principal affluent du lac[6]. Sa formation a des origines multiples : plissement tectonique pour la partie du Grand-Lac et action du glacier du Rhône pour le Petit-Lac (entre Yvoire et Genève). Il s'est constitué lors du retrait du glacier du Rhône après la dernière période glaciaire, il y a près de 15 000 ans. Ses berges ont été fortement artificialisées[7].

En 2006, selon une étude de la CIPEL (commission franco-suisse chargée de surveiller l’évolution de la qualité des eaux du Léman, du Rhône et de leurs affluents), seulement 3 % de côtes sont encore sauvages. Hors 23 % de prés semi-naturels et de cultures, environ 60 % des berges et abords sont aménagés, enrochés, pavés, privatisés, ce qui limite probablement l'expression de l'écopotentialité du site.

Carte générale du Léman.

Origine du nom et appellations[modifier | modifier le code]

Le Léman apparaît dans la littérature aux environs de 50 av. J.-C. sous le nom, écrit en grec, Lemánē límnē ou Lemános límnē (Λεμάνη λίμνη / Λεμάνος λίμνη). Ce nom est même utilisé et popularisé par Jules César qui, en 58 av. J.-C., part de Genava et du lacus lemanus pour combattre les Helvètes. Le nom Léman renvoie à une racine indo-européenne, peut-être d'origine celtique[8], signifiant "lac". La désignation "lac Léman" constitue donc un pléonasme, commis déjà par les géographes antiques et par César[9]. Avec le développement de la cartographie, les noms se multiplient entre le IIe et le IVe siècle : lacu lausonio, lacus losanetes ou encore lac de Lozanne[10].

Au XVIe siècle, la renommée internationale de Genève convertie au calvinisme laisse apparaître la dénomination lac de Genève. À cette époque, cette dénomination désigne le « Petit Lac » (79 km2), tandis que le « Grand Lac » (503 km2) est baptisé lac de Lausanne. Au fil du temps, ce dernier terme disparaît au profit de celui de lac Léman adopté par les Savoyards, les Vaudois et les Valaisans. Cette appellation est généralisée dans les cartes géographiques et complète plusieurs noms de lieux situés le long de la rive savoyarde du lac (Maxilly-sur-Léman, Chens-sur-Léman, etc.). Le nom du Léman, particulièrement à la mode durant le siècle des Lumières, la Révolution française et le Premier Empire, est utilisé par des auteurs comme Jean-Jacques Rousseau ou Voltaire et sert de prête-nom au département du Léman qui regroupe alors le nord de la Savoie, le pays de Gex et Genève.

François-Alphonse Forel, médecin et scientifique suisse de la fin du XIXe siècle, dit que « l'usage tend à s'établir en géographie, et cela avec raison, de préférer, partout où il en existe, le nom personnel d'un lac au nom de la ville située sur ses bords. Un lac est un individu géographique en lui-même et par lui-même[11]. »

Ainsi, de nos jours, dans les dictionnaires francophones, seule la partie du lac proche de Genève est appelée Lac de Genève. Néanmoins, cette désignation est souvent utilisée en dehors de la Romandie et du bassin lémanique pour désigner le Léman dans son intégralité, étant donné la renommée internationale de Genève et le fait qu'il s'agit du nom officiel dans la plupart des langues non-romanes (Genfer See en allemand (en un mot - Genfersee - en suisse allemand), Lake Geneva en anglais etc.). En italien, on dit Lago di Ginevra[12] et parfois Lago Lemano.

En raison des différentes origines (sédimentation, pliage tectonique, érosion glaciaire) les termes de Haut Lac[13] (l’extrémité Est du lac soit la partie entre Villeneuve et l'axe MeillerieRivaz), Grand Lac[14] (le plus grand et le plus profond bassin) et Petit Lac[15] (l’extrémité sud-ouest du lac soit la partie entre l'axe YvoirePromenthoux chez Prangins et Genève) sont encore utilisés[16], surtout dans la région proche du Léman. Selon l'Office fédéral de topographie, Lac de Genève désigne la partie du Petit Lac qui se trouve à l'intérieur des frontières cantonales de Genève (à l'exception de l'exclave cantonal de Céligny), donc environ entre l'axe VersoixHermance et la sortie du Rhône à Genève[17].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite du Léman

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Longueur dans l'axe : 72,8 km
  • Largeur maximale : 13,8 km
  • Superficie : 582,4 km2, dont 348,4 km2 en Suisse et 234 km2 en France
  • Altitude : 372 m
  • Profondeur maximale : 309,7 m, à la cote + 62,3 m entre Lausanne et Évian
  • Volume : 89 km³ (89 milliards de m³)
  • Température minimale de l'eau : 4 °C

Origine et géologie[modifier | modifier le code]

« Tandis que nombre de lacs ont une nature parfaitement simple et évidente à la première étude, le Léman, comme du reste la plupart des lacs subalpins, est difficile à expliquer. La géologie moderne est arrivée à étudier quelques faits positifs de son histoire ; d'autres restent encore à l'état de pure hypothèse. »

— 1892, Forel[18]

Les théories sur l'origine du Léman peuvent être regroupées en deux grands courants : certains scientifiques privilégient l'origine tectonique comme cause principale, tandis que d'autres insistent sur l'origine érosive[18]. Plusieurs aspects du Léman sont d'origine tectonique, on peut citer la séparation entre le petit lac et le grand lac (entre Yvoire et l'embouchure de la Promenthouse), la dépression du petit lac parallèle aux plis jurassiens.

Mais les recherches les plus récentes insistent sur le creusement de la cuvette du Léman par les avancées du glacier du Rhône lors de grandes phases successives de glaciation[19]. En effet, le glacier du Rhône recouvrait la région de l'actuelle Vevey d'environ un kilomètre de glace et la région genevoise d'environ 700 mètres. Lors de la glaciation de Würm, le glacier du Rhône descendait depuis le Valais et se séparait en deux parties distinctes au contact du massif du Jura ; l'une partant vers le sud en direction de Genève puis Lyon, l'autre en direction du nord sur le plateau suisse en s'intégrant au Rhin. À la fin de cette glaciation, au recul des glaces, un affluent du Petit Lac creuse le seuil d'Yvoire et met en communication les deux bassins versants auparavant séparés; le Léman prend ainsi sa forme actuelle.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue de l'embouchure du Rhône dans le Léman. Le fleuve est particulièrement chargé en sédiments en raison de précipitations importantes en amont du fleuve, additionnées à la fonte du manteau neigeux en altitude (2 juin 2007).

Le Léman reçoit les eaux de différentes rivières provenant de cantons suisses (Valais, Vaud, Fribourg et Genève) et départements français (Haute-Savoie, Ain) voisins. Parmi ces nombreux affluents, le Rhône est celui dont le débit est plus important.

Il faut une douzaine d'années pour que les eaux du lac soient complètement brassées.

Les eaux du Léman sont riches en substances dissoutes, notamment carbonates et sulfates de calcium et magnésium ; les matières en suspension sont décelables dans un milieu calme ; la quantité de ces matières arrivant au lac principalement par le Rhône se monte annuellement à 8 millions de tonnes[20].

Alluvions[modifier | modifier le code]

Le lac reçoit 8,3 millions de tonnes d'alluvions par an dont 6,1 pour le Rhône, 1,1 pour la Dranse et 1,1 pour les autres affluents. À Genève, le Rhône n'évacue qu'une masse d'environ 30 000 tonnes par an.

Climat[modifier | modifier le code]

Stratus sur le bassin lémanique

Bien que situé à la bordure nord des Alpes, le Léman, par la masse d'eau qu'il contient, crée autour de lui un microclimat, en particulier à Montreux et à ses abords immédiats en raison notamment de sa situation protégée de la bise.

En hiver, le lac restitue la chaleur mise en réserve durant l'été et adoucit les températures. En été, il rafraîchit tout son pourtour.

Cependant en hiver, lorsque certaines conditions climatiques particulières sont réunies — de l'air sec froid et stagnant en haute et moyenne altitude — l'humidité plus chaude qui s'élève des eaux du lac, stagne et se transforme en épais stratus qui s'accumule sur deux ou trois cent mètres de haut, pouvant stagner 100 mètres au-dessus du sol, durant deux à trois semaines. Cette mer de nuages de plus en plus épaisse déborde du bassin lémanique et envahit les vallées adjacentes jusqu'à une altitude de 800 à 1 000 m.

Cartographies[modifier | modifier le code]

Le Léman à la lumière. Sur la gauche - Saint-Gingolph

Le Léman a fait l'objet de nombreuses cartographies, la cartographie encore utilisée aujourd'hui date de la fin des années 1800. Une mise à jour a été entreprise par l'Institut F.-A. Forel (Université de Genève) depuis 2003. Ainsi il est possible de trouver une nouvelle carte du Léman entre Genève et Gland (Petit-Lac) ainsi qu'entre Rivaz et l'embouchure du Rhône (Haut-Lac).

Territoires et communes riverains[modifier | modifier le code]

La région de Lausanne et d'Évian vue par un satellite Spot.
L'agglomération lausannoise et le Léman.

Le Léman est bordé par deux pays, la Suisse et la France. Sur la côte suisse :

Sur la côte française :

Les villes importantes situées au bord du Léman sont Genève, Lausanne, Montreux, Thonon-les-Bains, Nyon, Vevey, Morges et Évian-les-Bains.

Le lac est bordé par les communes suivantes :

  • Communes genevoises :
Hermance, Anières, Bellevue,Corsier, Collonge-Bellerive, Cologny, Genève, Genthod, Pregny-Chambésy, Versoix et Céligny.
  • Communes valaisannes :
District de Monthey: Port-Valais et Saint-Gingolph.
  • Communes savoyardes :
Saint-Gingolph, Meillerie, Lugrin, Neuvecelle, Maxilly-sur-Léman, Évian-les-Bains, Publier, Thonon-les-Bains, Anthy-sur-Léman, Margencel, Sciez, Excenevex, Yvoire, Nernier, Messery et Chens-sur-Léman.

Le lac comprend plusieurs îles : l'île de Peilz, le Château de Chillon, l'île de Salagnon, l'île de la Harpe et l'île Rousseau.

Accès aux rives[modifier | modifier le code]

Propriétés privées au bord du lac à Versoix.

En Suisse :

Bien que les grandes villes soient épargnées par ce phénomène, de nombreuses parcelles au bord du lac, principalement dans les petites communes du district de Nyon, du district de Morges et les communes limitrophes de la ville de Genève, appartiennent à des propriétaires privés[22]. Les habitants des communes de La Tour-de-Peilz et de Gland, ont néanmoins obtenu par votation populaire, respectivement en novembre 2010 et en février 2012, que leurs rives soient accessibles aux public sur tout le territoire de leur commune. Néanmoins, malgré ces deux votations, le délai pour que le public puisse se promener sur l'ensemble du territoire prendra plusieurs années en raison des oppositions des propriétaires sur les modalités d'expropriation de leurs parcelles[23].

L'accès aux rives du Léman est souvent sujet à conflits entre les propriétaires et les partisans d’un chemin au bord de l’eau[24], en particulier l’association Rives publiques[25], fondée en 2003, concernant notamment la Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), qui stipule à l'Art. 3, de tenir libres les bords des lacs et des cours d’eau et de faciliter au public l’accès aux rives et le passage le long de celles-ci[26], ainsi que la Loi sur le marchepied le long des lacs et sur les plans riverains (LML)[27], qui date de 1926 et qui stipule à l'Art. 1, que : Sur tous les fonds riverains du lac Léman, des lacs de Neuchâtel et de Morat, des lacs de Joux et Brenets, et du lac de Bret, il doit être laissé, le long de la rive et sur une largeur de 2 mètres, un espace libre de toute construction ou autre obstacle à la circulation, pour le halage des barques et bateaux, le passage ou marchepied des bateliers et de leurs aides, soit pour tous autres besoins de la navigation ainsi que pour ceux de la pêche. et que : Lorsqu'il y a une grève le long du fonds riverain, la distance de 2 mètres sera prise sur le dit fonds, dès la limite de la grève.

En France :

Article connexe : Loi littoral.

Environnement, faune et flore[modifier | modifier le code]

La qualité de l'eau s'est globalement améliorée depuis les années 1970. Cependant, le , les préfets de Savoie et de Haute-Savoie ont dû interdire la pêche pour consommation et commercialisation de l'omble chevalier (Salvelinus alpinus) dans le Léman en raison de taux très élevés de polychlorobiphényles (PCB) et de dioxines « supérieurs aux normes réglementaires » pour deux échantillons de ces poissons, « les rendant impropres à la consommation humaine et animale »[28], « jusqu’à ce qu’il soit établi par des analyses officielles que ces mesures ne s’avèrent pas utiles à la maîtrise du risque pour la santé publique » en attendant qu'une enquête de l’Agence française de sécurité sanitaire de aliments (Afssa) précise l'ampleur du problème (la pêche sans consommation du poisson reste autorisée, ainsi que la baignade et les sports nautiques, les PCB étant faiblement solubles dans l’eau).

Deux zones sur le Léman sont des sites Ramsar. Le plus important, le site dénommé Les Grangettes[29] occupe sur 6 342 ha l'est du Haut-Lac, la réserve naturelle des Grangettes, l'embouchure du Rhône et Le Bouveret. La limite ouest étant une ligne entre le port et le camping de La Pichette (commune de Chardonne) sur la rive nord et Saint-Gingolph sur la rive sud[30]. Le site Rives du Lac Léman, reconnu le 8 avril 1991, occupe lui une surface de 3,335 ha sur la rive française entre les embouchures de la Dranse et du Vion[31].

Poissons et crustacés[modifier | modifier le code]

En 2009, il y avait 146 pêcheurs professionnels (151 en 2005, 146 depuis 2006), avec une moyenne d'âge de 42 ans (2006), et 7 884 pêcheurs de loisirs (6 086 en 2005, 7 340 en 2006) sur le Léman. Le total des prises se monte à 1 014 tonnes (650 tonnes en 2006, 778 tonnes en 2008) (soit 17 kg de poissons pêchés par hectare ce qui correspond à environ 1 kg de poissons pour 88 millions de litres d'eau).

De nos jours, une trentaine d'espèces de poissons cohabitent dans le Léman, dont :

  • le corégone, appelé localement féra, 360 tonnes pêchées en 2006 (310 tonnes en 2005) ;
  • la perche dont on fait des filets, 485 tonnes pêchées en 2009 (234 tonnes en 2005, 224 tonnes en 2006, 305 tonnes en 2008) ;
  • le brochet, 35 tonnes pêchées en 2006 (31 tonnes en 2000, 29 tonnes en 2004, 47 tonnes en 2005). Un brochet de 1,34 m a été retiré du lac en 1996, un autre de 20,5 kg a été pêché en mars 2004 dans le canton de Vaud ;
  • la truite lacustre, 11 tonnes pêchées en 2006 (27 tonnes en 2004, 17 tonnes en 2005). Certains spécimens peuvent atteindre 8 et 10 kilos ;
  • le très recherché omble chevalier, 14 tonnes pêchées en 2006 (68 tonnes en 2000, 9 tonnes en 2004, 17 tonnes en 2005), cependant ce poisson est très sensible au réchauffement car sa reproduction nécessite de l'eau très froide ;
  • l'écrevisse américaine relâchée par erreur dans le lac dans les années 1980 a aujourd'hui colonisé ses eaux. Ce petit crustacé, très apprécié pour sa chair succulente, est aujourd'hui pêché pour fournir des restaurants ;
  • les gardons, les ablettes, les carpes, les lotes, les tanches, les épinoches, etc.

En 2007, au total 1,2 million d'ombles chevaliers (de 5 à 9 mm) et 500 000 truites (de 5 à 10 mm) ainsi que des féras ont été lâchés autant du côté français que suisse, mais, selon l'INRA, « la reproduction naturelle a repris le dessus, grâce à la meilleure santé du lac qui offre une qualité de planctons accrue ». Cependant, « le brochet, grand prédateur du lac, fait des ravages » en particulier chez l'omble chevalier et la truite. Du coup, les captures de cette espèce sont passés en quelque temps de 4 tonnes avec un but de 50 tonnes par an, mais cela ne semble pas suffire.

En raison de l'abondance des brochets, prédateurs de l'omble chevalier, sa période de protection a été supprimée en 2007 (1er avril au 10 mai).

On y trouve également la moule zébrée, la crevette d'eau douce (Gammarus fossarum), l'écrevisse turque à pattes grêles (Astacus leptodactylus) et l'écrevisse de Californie (Pacifastacus leniusculus).

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Fuligule milouin et Fuligule morillon en hivernage et quelques canards colvert, cygnes et foulques macroule sur le Léman

On y trouve des oiseaux sédentaires et nicheurs comme le cygne tubercule, le canard colvert, la mouette rieuse, la foulque macroule, le fuligule morillon, le harle bièvre, le grèbe huppé, le grand cormoran, le milan noir, le goéland leucophée, le goéland cendré, la nette rousse, le héron cendré, le grèbe à cou noir, le grèbe castagneux ou la poule d'eau.

Se trouvant sur un courant migratoire entre les Alpes et le Jura, le lac est une zone de prédilection pour de nombreux oiseaux. En provenant du nord-est de l'Europe, de Scandinavie ou même de Sibérie, 150 000 volatiles viennent y prendre leur quartier d'hiver, dont le fuligule morillon, le grèbe huppé, le fuligule milouin, le grand cormoran, le harle bièvre, la foulque macroule, le garrot à œil d’or, le grèbe à cou noir, le grèbe castagneux, le goéland leucophée [32] et occasionnellement le goéland brun, le harle huppé, l'eider à duvet, le canard souchet, la macreuse brune, le fuligule milouinan.

Il y a également des espèces estivantes comme la mouette rieuse, le goéland leucophée et la nette rousse ou le martinet noir et le milan noir sur le rivage et dans les villes.

CIPEL[modifier | modifier le code]

La pollution était préoccupante dans les années 1980, mais la situation s'est stabilisée avec une diminution des algues et un meilleur apport en oxygène. Toutefois, des déchets chimiques comme les phosphates et les engrais continuent à se déverser dans le lac.

La Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) est une commission transfrontalière franco-suisse qui travaille depuis 1962 à l'amélioration de la qualité des eaux du Léman[33]. En 2001 a débuté le nouveau plan décennal avec comme objectif principal l'amélioration de l'alimentation en eau potable du bassin.

Les études en paléo-environnement, faites à partir des restes de végétaux, par la station d'hydrologie lacustre de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), basée à Thonon-les-Bains, avaient révélé que le bassin lémanique a connu de fortes variations climatiques et biologiques depuis un demi-siècle. De nombreuses espèces végétales ont disparu, car les concentrations excessives de phosphore, d'herbicides, de pesticides et de métaux lourds — on trouve encore, au fond des lacs alpins, les traces de la métallurgie au plomb de l'époque romaine — issues des activités urbaines et agricoles — un mètre carré de berge pollué pollue lui-même 12 m3 d'eau — ont permis à l'excès la production des algues qui ont surconsommé l'oxygène contenu dans l'eau : c'est l'eutrophisation.

Cette densification de la matière solide en suspension fragilise le phytoplancton, car il ne reçoit plus assez de lumière — la baisse de la masse de phytoplancton a entraîné, à son tour, la disparition d'espèces de poissons comme l'épinoche, disparue en 1922 mais que l'on trouvait encore en petit nombre jusque dans les années 1970, et la méduse d'eau douce Craspedacusta sowerbyi disparue en 1962, mais revue depuis. De plus, la disparition du phytoplancton fournit un terrain propice aux cyanobactéries ou micro-algues (Planktothrix rubescens), qui rendent l'eau, par création de toxines hépatiques, nocive à la consommation des poissons, et même à la baignade.

L'observation, le suivi des cycles saisonniers et annuels des écosystèmes limniques, l'étude des incidences du climat et des pollutions (herbicides, pesticides, métaux lourds), le suivi des concentrations de protozoaires ciliés, des rotifères et autres espèces zooplanctoniques herbivores qui filtrent l'eau, la connaissance des espèces nouvelles apparues, a permis au fil des années d'établir des plans de sauvegarde et de prévention, qui passent d'abord par l'amélioration de l'alimentation en eau potable du bassin et donc du lac lui-même.

La raréfaction des brassages complets du lac, qui nécessitent des hivers très froids lors desquels l'eau de surface apporte son oxygène en profondeur, le réchauffement climatique, qui modifie les dates des périodes de frai des poissons, vont être à l'origine de nouvelles adaptations de l'écosystème du lac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Formation géologique[modifier | modifier le code]

Le Léman a été façonné par les phases de glaciation qui se sont succédé au Quaternaire. Ce n'est qu'entre 15 000 et 14 000 av. J.-C. qu'il est libéré des glaces. Le niveau de l'eau est alors de 33 à 36 mètres plus élevé qu'actuellement et la végétation aux alentours encore pauvre : quelques genévriers et quelques bouleaux nains. La faune est alors composée de rennes, de chevaux et de mammouths. La végétation ne se développe vraiment que lorsque commence la période climatique du Bølling en -12 000 ; le niveau du Léman descend alors jusqu'à une hauteur supérieure de 8 mètres à l'actuel. Celui-ci continue de baisser lentement, atteignant un premier minimum en -4000, à un niveau inférieur de quelques mètres au niveau actuel.

Occupation humaine[modifier | modifier le code]

Le site palafittique préhistorique de Morges–Les Roseaux

À cette époque du Néolithique moyen, des groupes d'agriculteurs-éleveurs s'installent alors sur la terrasse littorale nouvellement libérée par les eaux dans des villages lacustres qu'ils doivent plus tard quitter à cause de la remontée des eaux. Ces vestiges étant ensuite restés le plus souvent sous l'eau, ils sont particulièrement bien conservés et ont offert une image particulièrement précise de la vie à cette période ce qui leur a valu d'être classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le site de Corsier-Port date de cette époque. Cette période de niveau bas s'est reproduite à deux reprises : au Néolithique final, de -3100 à -2700, et à l'âge du Bronze final, de -1100 à -850, où le Léman s'abaisse de trois mètres. Dans la rade de Genève, les sites principaux sont alors les Pâquis, les Eaux-Vives et le Plonjon[34].

En 563, l'éboulement du mont Taurus provoque un raz-de-marée sur le Léman[35] . La vague aurait alors atteint 8 mètres à Évian et à Genève, 13 mètres à Lausanne, détruisant de nombreux villages.

« [La montagne] se précipita si subitement qu'elle engloutit un fort qui était proche, ainsi que des villages avec tous leurs habitants, et elle agita tellement le lac (...) que, sorti de ses deux rives, il dévasta de très anciens villages avec hommes et troupeaux ; il détruisit même beaucoup de lieux saints avec leurs desservants et il enleva avec furie le pont de Genève, des moulins et des hommes, et étant entré dans la cité de Genève, il y fit périr plusieurs personnes. »

— Marius d'Avenches

Régularisation du niveau du Léman[modifier | modifier le code]

De temps immémorial, le lac Léman a été sujet à de fortes variations saisonnières. La période estivale était en général marquée par des hautes eaux en raison de la fonte des glaces dans le massif alpin, tandis qu’à l’inverse l’hiver se caractérisait par une situation de basses eaux. Au fil du temps, cependant, les variations ont semblé s’accentuer et à partir du XVIIIe siècle les habitants des rives vaudoises et valaisannes ont commencé à se plaindre de plus en plus souvent d’inondations et de dégâts causés à leurs propriétés riveraines. Ils accusaient les habitants de Genève d’obstruer l’exutoire du Rhône par les nombreuses claies de pêche, palissades, estacades, retenues pour les biefs des moulins et autres établissement industriels, tout particulièrement le barrage de la machine hydraulique assurant l’alimentation en eau des fontaines de la ville, et ainsi d’empêcher un écoulement normal du fleuve[36].

Il en a résulté un conflit inter-cantonal de près de deux siècles, les Genevois assurant non seulement qu’ils ouvraient entièrement le barrage de la machine hydraulique en période de hautes eaux, mais aussi qu’ils n’observaient eux-mêmes aucune hausse de niveau, relevés scientifiques à l’appui. L’affaire s’envenima au point de culminer en un retentissant procès de sept ans au Tribunal fédéral (1877-1884). La difficulté était en effet d’ordre scientifique et méthodologique. Comment mesurer le niveau réel d’une masse d’eau aussi considérable et en constant mouvement ? Vers la fin du XIXe siècle, les écarts saisonniers pouvaient atteindre plus de 2 mètres[37].

Il y avait donc d’une part les partisans d’une approche pragmatique, en général des non-scientifiques, qui recensaient les signes manifestes d’exhaussement du lac, et d’autre part des ingénieurs cantonaux comme Adrien Pichard, Guillaume-Henri Dufour ou Ignace Venetz, qui préféraient se fier à de savantes mensurations dont les résultats attestaient une relative stabilité du niveau ! Il a fallu attendre le troisième quart du XIXe siècle, avec les travaux d’ François-Alphonse Forel, pour mieux comprendre toute la complexité de l’équilibre hydraulique du Léman. Celui-ci est soumis à l’influence du vent, de la pression atmosphérique (déterminant les fameuses seiches lémaniques, de la pluviométrie, de mini-marées (qui ne sont pas négligeables sur une si grosse masse d’eau), mais aussi d’apports d’eau accrus en raison, dès le XIXe siècle, de déboisements dans les Alpes valaisannes et d’assèchements de marais dans la vallée du Rhône qui précédemment agissaient comme des régulateurs, ou encore d’un accroissement de la pluviométrie et de la fonte des glaces en raison du réchauffement climatique. Plutôt que de tenter de mesurer les variations du niveau réel du Léman, chose presque impossible, Forel, par une image dont l’évidence s’impose, a montré l’influence incontestable des obstacles qui ont progressivement encombré le Rhône : «Quand le robinet d'un tonneau est fermé partiellement, il s'écoule moins de vin que quand il est tout ouvert»[38].

En définitive donc, cette meilleure compréhension a permis la signature en 1884 d’une convention internationale réglant la régularisation du Léman. Une série de vannes horizontales maintiendront désormais le niveau du lac entre les limites de 371,70 et 372,30 m au-dessus du niveau de la mer[37].

Actuellement et depuis 1995, ce rôle de régulation a été repris par le barrage du Seujet construit 100 mètres plus en aval et qui sert aussi à produire 25 GWh d'électricité par an en se servant du Léman comme réservoir[34].

Navigation[modifier | modifier le code]

La Neptune, barque du Léman sur le lac

En 1258, les comptes de la châtellenie de Chillon mentionnent l’existence d’une galère appartenant au comte de Savoie. Du XIIIe siècle jusqu’en 1720, des galères naviguent sur le Léman pour le compte de la Savoie, de Genève et de Berne[39]. En référence à cette période, une réplique de galère a été construite à Morges et navigue actuellement sur le Léman.

Dès le XVe siècle, les archives de Savoie mentionnent la présence de barques sur le Léman. Largement inspirées par l’architecture des galères qui les ont précédées sur le lac, les barques du Léman sont de grands bateaux à voiles latines. Leur principale période d’activité est le XIXe siècle et le début du XXe siècle où elles transportent souvent des chargements de pierres depuis les carrières de Meillerie vers Genève[40]. Actuellement cinq barques du Léman naviguent sur le lac : deux barques préservées et trois répliques.

À partir du 18 juin 1823, pour la première fois en Suisse, un bateau à vapeur fait son apparition : le Guillaume-Tell[41]. Construit par une entreprise bordelaise avec un moteur venant d'Angleterre, sa mise en service est l’œuvre du consul américain Edward Church, qui y voyait un moyen de promouvoir cette invention de son compatriote Fulton. Avec ses 23 mètres pour 200 places et une vitesse de 13 km/h, il permet de relier Genève à Lausanne en 6 heures, à comparer avec la journée de voyage nécessaire pour faire le trajet en diligence.

Cette innovation rencontre un grand succès et voit apparaître des concurrents. En 1824, les Genevois mettent en service le Winkelried tandis que les Lausannois lancent le Léman (500 places, 18 km/h) en 1826[41]. Le Guillaume-Tell quitte le service en 1836 pour laisser la place à des bateaux plus grands et plus rapides avec une coque en fer et non en bois. C'est la grande époque des bateaux à vapeur qui ne commence à s'achever qu'avec l'arrivée progressive des trains à partir de 1855. Ce nouveau concurrent pousse les sociétés de navigation à s'entendre, ce qui aboutit finalement à la fondation de la compagnie générale de navigation (CGN) en 1873.

Le Genève, l'année de son lancement en 1896

La CGN continue encore aujourd'hui d'exploiter à la belle saison une flotte de bateaux à vapeurs datant du début du siècle dernier, ainsi qu'en toutes saisons, une flotte moderne remplissant une mission de service public en assurant de multiples liaisons quotidiennes entre les villes suisses de Lausanne et Nyon et les villes françaises d'Évian, Thonon, Yvoire et Chens.

Naufrages[modifier | modifier le code]

Le , le vapeur l'Aigle II s'arrête à Nyon pour attendre le bateau radeleur (barque à fond plat permettant la prise en charge des passagers et de la marchandise). Il est suivi par le vapeur L'Helvétie I qui, au lieu de s'arrêter derrière, le devance puis heurte de son étrave un autre radeleur qui se dirigeait vers le bateau. L'embarcation chavire et les seize occupants se noient.

Le , en raison d'un lac agité et brumeux, les capitaines du Rhône I et du Cygne décident de changer leur plan de route. Alors que la nuit était tombée, ils se retrouvent dans le même secteur. Le flanc bâbord du Rhône I sur l'avant du tambour est transpercé par la proue du Cygne. Le Rhône I coule et 11 victimes sont à dénombrer. Le Cygne pourra rejoindre Ouchy en marche arrière.

Le , la chaudière du Mont-Blanc II explosa lors du débarquement de ses passagers à Ouchy faisant 26 victimes.

Le , la mouche à marchandises Ville d'Evian arrive au débarcadère de Nyon chargée de 24 tonnes de marchandise. Elle est alors prise par le travers sous une rafale de vent, une partie de son fret basculant sur tribord. En raison de la gîte marquée, l'eau pénètre par les hublots restés ouverts et le Ville d'Evian coule à 5 mètres du quai par 30 mètres de fond. Alors que six membres d'équipage ont été sauvés, un matelot a sombré avec le bateau, qui sera renfloué entre le 16 et 26 mars 1897[42].

Le , le bateau-promenade La Fraidieu fait naufrage dans la baie de Saint-Disdille près de Thonon causant la mort de 24 personnes, en majorité des orphelines qui étaient alors en colonie de vacances[43],[44].

Sous-marins[modifier | modifier le code]

Quatre sous-marins ont plongé dans le Léman : le mésoscaphe Auguste Piccard (lors de l'exposition nationale suisse de 1964), le F.-A. Forel (mis à l'eau en 1979) et les sous-marins russes Mir 1 et Mir 2 en 2011[45],[46].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Bien qu'il paraisse relativement difficile de déterminer les sites à retenir pour donner une approximation de la fréquentation touristique du Léman, l'on sait toutefois d'une étude de 2001 de l'Observatoire national du tourisme (ONT) que la fréquentation touristique liée au lac pour la Suisse était de 1 550 000 personnes en 1999[47]. En ce qui concerne la France, il était indiqué pour l’année 2001 une fréquentation dans les pays du Léman représentant 16 % des nuitées du département de la Haute-Savoie[48]. Le nombre de nuités en hôtels et campings cette année-là ayant été d'environ 4 500 000[49], cela représente donc quelques 720 000 nuités.

Bateaux[modifier | modifier le code]

Le Vevey au débarcadère de Cully avec les terrasses de Lavaux en arrière-plan.

À peu près 20 000 embarcations sont amarrées au bord du lac, pour la plaisance, les déplacements et la pêche.

Un service de bateaux à aubes (dont la flotte est appelée Belle Époque), dessert depuis le XIXe siècle les principales localités entourant le lac. Sa gestion est confiée à la Compagnie générale de navigation (CGN).

On peut également naviguer à l'ancienne avec des barques traditionnelles telles que la Savoie, la Neptune ou la Vaudoise.

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

Outre les villes du bassin lémanique, on trouve sur la Riviera vaudoise le château de Chillon dans son cadre romantique unique popularisé par La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau et Le Prisonnier de Chillon de Lord Byron.

Entre Vevey et Lutry se trouvent les vignobles de Lavaux, inscrits depuis 2007 au patrimoine mondial de l'humanité (UNESCO)[50].

L'île de la Harpe, appelée aussi île de Rolle, à 100 mètres environ du bord ; on y accède en été à la nage, ou en toute saison en bateau car il y a un quai.

Le musée du Léman à Nyon, en Suisse, a pour but de faire prendre conscience des défis actuels du Léman : lutte contre la pollution, maintien de la faune et de la flore aquatique ainsi que la qualité de l'eau du lac.

Sur la côte du Chablais haut-savoyard, se trouve le village fortifié (et fleuri) d'Yvoire, aussi appelé « la perle du Léman », situé sur un éperon rocheux, la grande plage d'Excenevex, le château de Ripaille avec ses tours, son parc et son vignoble, et le prieuré de Meillerie, avec son église, sa tour et son bâtiment conventuel.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Chaque année, au mois de juin a lieu la plus importante compétition de voile au monde sur plan d'eau fermé (lac), le Bol d'or. Près de 600 bateaux y prennent part en moyenne. Le but est de réaliser le plus vite possible l'aller-retour entre Genève (extrémité ouest du lac) et Le Bouveret (extrémité est du lac).

Les participants du Bol d'or de 2005 peu après le départ

À la mi-septembre, une régate similaire est organisée mais en solitaire appelée la Translémanique en Solitaire.

Une autre régate importante a lieu : les Cinq jours du Léman. C'est la plus longue course d'endurance en bassin fermé d'Europe. Au cours de l'année, de nombreuses autres régates se disputent sur le lac, les séries multicoques étant très bien représentées.

Le troisième samedi d'octobre a lieu le Marathon de Lausanne, qui longe le bord du Léman jusqu'à La Tour de Peilz.

Depuis 1972, le tour du lac à la rame est organisé chaque année par la Société nautique de Genève. Il s'agit de la plus longue course d'aviron au monde puisque ce ne sont pas moins de 160 km qui sont parcourus le long des côtes en une seule étape.

Au début de juin, une randonnée cycliste a pour objet de faire le tour du lac.

La motomarine est interdite sur l'ensemble du Léman.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

La chanson Smoke on the Water, interprétée par Deep Purple, évoque l'incendie du casino de Montreux en 1976. Le titre Smoke on the Water (en anglais : La fumée sur l'eau) évoque la fumée et les flammes de cet incendie au dessus du lac.

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lac Le Léman (VD,VS,GE), map.geo.admin.ch.
  2. [1], geoportail.fr.
  3. Lac Le Léman (VD,VS,GE), Carte Dufour Première édition sur map.geo.admin.ch
  4. Lac Le Léman (VD,VS,GE), Carte Siegfried Première édition sur map.geo.admin.ch
  5. Plusieurs cartes anciennes, notamment Antoine Chopy 1730 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8469090x), cette ancienne tournure est encore parfois employée dans le langage oral.
  6. Caractéristiques du Léman, [[Commission internationale pour la protection des eaux du Léman|CIPEL]], consulté le 10 janvier 2016
  7. Jean-Blaise Besençon, Plongée dans le Léman secret ; À travers les grands herbiers du Léman, découverte des brèmes, des brochets, des tanches et des paysages magiques des vastes prairies lacustres, 2 novembre 2011
  8. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  9. Dictionnaire historique de la Suisse, lac Léman
  10. Paul Guichonnet, Nature et histoire du Léman : le guide du Léman, Yens, Cabédita,‎ , 235 p. (ISBN 2-88295-120-5, lire en ligne), p. 13.
  11. François-Alphonse Forel, Le Léman: monographie limnologique, Volume 2, Librairie de l'Université, 1895, 651 pages, p. 509.
  12. Dizionario storico della Svizzera, lago di Ginevra.
  13. « Feuille 3 SW 1:200 000 », Carte nationale 1:200 000/CN200 - La Suisse sur 4 cartes – Année d’édition 2014, sur http://www.swisstopo.admin.ch/internet/swisstopo/fr/home/products/maps/national/200.html, Wabern, Suisse, Office fédéral de topographie (swisstopo), DDPS,‎ (ISBN 978-3-302-00003-9, consulté le 7 mai 2015)
  14. « Feuille 3 SW 1:200 000 », Carte nationale 1:200 000 - La Suisse sur 4 cartes – Année d’édition 2014, sur http://www.swisstopo.admin.ch/internet/swisstopo/fr/home/products/maps/national/200.html, Wabern, Suisse, Office fédéral de topographie (swisstopo), DDPS,‎ (ISBN 978-3-302-00003-9, consulté le 7 mai 2015)
  15. « Feuille 3 SW 1:200 000 », Carte nationale 1:200 000 - La Suisse sur 4 cartes – Année d’édition 2014, sur http://www.swisstopo.admin.ch/internet/swisstopo/fr/home/products/maps/national/200.html, Wabern, Suisse, Office fédéral de topographie (swisstopo), DDPS,‎ (ISBN 978-3-302-00003-9, consulté le 7 mai 2015)
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CarteNationale200-03.
  17. « 270 - Genève », Carte nationale 1:50 000 - La Suisse sur 78 cartes, sur http://www.swisstopo.admin.ch/internet/swisstopo/fr/home/products/maps/national/50.html, Wabern, Suisse, Office fédéral de topographie (swisstopo), DDPS,‎ (ISBN 978-3-302-00270-5, consulté le 7 avril 2015)
  18. a et b Paul Guichonnet, Nature et histoire du Léman : Le Guide du Léman, Cabédita,‎ [détail de l’édition] (ISBN 978-2-8295-120-5[à vérifier : ISBN invalide]) page. 21
  19. W. Wildi, A. Moscariello et A. Pugin, «Histoire glaciaire du Léman», p. 399-414, dans: C. Bertola, C. Goumand et J.-F. Rubin, Découvrir le Léman. 100 ans après François-Alphonse Forel (Actes du colloque pluridisciplinaire, Nyon, 16-18 septembre 1998), Slatkine, Genève, 1999, 880 p.
  20. Évian lieu de santé, Professeur Léon Binet, Librairie Plon, no  publication 9244 2e trim 1966, p. 13
  21. [PDF]Fiche signalétique du Léman et de son bassin versant, CIPEL, consulté le 10 janvier 2016.
  22. Rives de lacs: les berges des lacs romands sous la loupe..., émission A bon entendeur, du 27 août 2002 de la Radio télévision suisse
  23. Bras de fer pour le chemin au bord du lac, article du 24 heures, du 20 février 2012
  24. Rives publiques abat des barrières, article du 24 heures, du 22 juin 2012
  25. Association Rives publiques
  26. Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), Art. 3
  27. Loi sur le marchepied le long des lacs et sur les plans riverains (LML)
  28. Arrêté préfectoral du 2 avril 2008 relatif (la mesure concerne également le Lac du Bourget et le Lac d'Annecy)
  29. (en) « Les Grangettes », sur Service d’information sur les Sites Ramsar
  30. Ramsar / Les Grangettes (VD) - Lac Léman (VD), Noville, map.geo.admin.ch.
  31. (en) « Rives du Lac Léman », sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 18 mars 2015)
  32. Article de la Cipel consacré aux oiseaux du lac (2000)
  33. « Convention du 16 novembre 1962 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République française concernant la protection des eaux du lac Léman contre la pollution », sur 16,‎ (consulté le 26 juin 2009)
  34. a et b Pierre Corboud, « La rade de Genève : du glacier aux lacustres », exposition à l'Espace Exposig, Genève, du 10 octobre au 12 décembre 2012.
  35. Des chercheurs reconstituent le tsunami du lac Léman de 563
  36. Yariv Britschgi, « Un litige entre riverains : la lancinante question du niveau des eaux du Léman (1720-1884) », Revue suisse d'histoire, vol. 63/2,‎ , p. 171-193.
  37. a et b Paul Bissegger, « Adrien Pichard et la grande dispute lémanique du XIXe siècle : questions de niveaux », Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles, vol. 94, no 4,‎ , p. 310-342.
  38. Louis Gonin, Mémorial des Travaux Publics, Lausanne, Impr. G. Bridel,‎ , p. 124.
  39. Voiles latines du Léman : Galère La Liberté, Cabédita 1998
  40. Pierre Duchoud : Le temps des barques, Cabédita 1998, ISBN 2-88295-235-X
  41. a et b Mehdi-Stéphane Prin, 1823: un vapeur change le Léman, 24 heures, le 27 mars 2012.
  42. Les malheurs de la navigation sur le Léman, scaph.ch.
  43. Gilles Bondaz, Août 1969, le naufrage de La Fraidieu fait 24 victimes, Le Dauphiné, le 16 juillet 2012.
  44. Il y a 25 ans, la « Fraidieu » coulait devant Ripaille, La Tribune de Genève, le 4 octobre 1994.
  45. Étienne Dubuis, « A la découverte du Léman », Le Temps, 10 juin 2011, p. 12-13.
  46. Étienne Dubuis, « A 294 mètres sous la surface du Léman », Le Temps, 29 juin 2011, p. 14.
  47. [PDF] Observatoire national du tourisme, « Fréquentation touristique : les principaux sites de 15 pays étrangers », sur atout-france.fr,‎ (consulté le 2 novembre 2013), p. 33
  48. J.-C. Vernex, « Le tourisme lactustre en Savoie », sur savoie-archives.fr (consulté le 2 novembre 2013)
  49. [PDF] Conseil général de la Haute-Savoie, « Observatoire 2007 de l’activité économique », sur cg74.fr (consulté le 2 novembre 2013), p. 28
  50. « Lauvaux, vignoble en Terrasses », UNESCO,‎ (consulté le 26 juin 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yariv Britschgi, «Un litige entre riverains : la lancinante question du niveau des eaux du Léman (1720-1884)», Revue suisse d'histoire 63/2, 2013, pp. 171-193.
  • Paul Bissegger, «Adrien Pichard et la grande dispute lémanique du XIXe siècle : questions de niveaux», Bulletin de la Société vaudoise des sciences naturelles, 2015, p. 310-342.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]