Le Pin (Isère)

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Le Pin
Le Pin (Isère)
Le village du Pin au premier plan et le lac de Paladru depuis le versant occidental.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Canton Le Grand-Lemps
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jean-Paul Bret
2017-2020
Code postal 38730
Code commune 38305
Démographie
Gentilé Pinois
Population 1 257 hab. (2014 en augmentation de 1.86 % par rapport à 2009)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 27″ nord, 5° 30′ 23″ est
Altitude Min. 487 m
Max. 767 m
Superficie 9,6 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Villages du Lac de Paladru
Localisation

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Le Pin

Le Pin est une ancienne commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Pinois et Pinoises.

En 2016, le conseil municipal de Paladru a voté la fusion avec la commune du Pin pour création de la commune nouvelle des Villages du Lac de Paladru[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune occupe la vallée du Surand (ou rivière du Pin) qui alimente le lac de Paladru. Elle a une superficie de 1 000 hectares dont 53 occupés par le lac et abrite les trois étangs du Moulin (18 ha), des Gouttes (6 ha) et près de Versas (3 ha).

Relief[modifier | modifier le code]

Le point culminant est à 772 m au bois des Cotes du Gay, le point le plus bas se situe en bordure du lac de Paladru à 494 m, sur 750 m de rivage.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte une quinzaine de hameaux dont Bouvardière, Brandoux, Brézin, Charpenne, Chassigneux, Gutinière, La Courrerie, La Cua, Le Colomb, Le Molard, Les Allex, Le Vernay et Versars.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Le Pin », du latin spina, est jumeau de celui de Lépin-le-Lac en référence à la montagne de la chaîne de l'Épine en Savoie ou au reliquaire de la Sainte-Épine de Grenoble.

Le Pin est un nom que l'on retrouve dans plusieurs communes de l'Isère. 217 noms de lieux ont été recensés sur cette commune.[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église du Pin.

Selon une légende, le hameau initial d'Ars situé sur la rive du lac de Paladru aurait été englouti par les eaux.

En 1116, les chartreux créent le monastère de la Sylve Bénite.

En 1789, la paroisse Saint-Christophe du Pin est rattachée à la commune de Virieu, dont elle est détachée par un arrêté du 9 brumaire de l'an X (1801) et érigée en commune distincte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Située dans l'arrondissement de La Tour-du-Pin, la commune fait partie du canton de Virieu jusqu'à sa disparition en 2015, à l'issue des élections départementales, date à laquelle elle est intégrée à celui du Grand-Lemps.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Jean-Paul Bret PRG Retraité
Président de la communauté d'agglomération du Pays Voironnais depuis 2008.
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération du Pays Voironnais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La mairie et la bibliothèque du Pin.

Après avoir atteint les 1 000 habitants vers 1830, Le Pin a souffert du phénomène général de désertification rurale, mais depuis les années 1980 un renversement de la tendance en fait une commune dont la population s'est considérablement renouvelée.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 257 habitants, en augmentation de 1,86 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
8079689801 1461 1101 1731 1401 001962
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
934891860840871854820766738
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
701657616610629644615568549
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
5534756368509741 1601 2341 257-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Christophe a été construite en 1769[8].
  • De nombreuses maisons et fermes en pisé se trouvent sur le territoire de la commune. Il s'agit de constructions traditionnelles des XVIIIe et XIXe siècles aux très belles proportions.
La grange dîmière.
  • La chartreuse de la Sylve-Bénite (en latin Sylva Benedicta) est un couvent fondé en 1116, rattaché au monastère de la Grande Chartreuse. Un des fils naturels de l'empereur Barberousse y fut frère convert. Elle constituait une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ( via Gebennensis entre Genève et Le Puy-en-Velay). Vendue comme bien national à la Révolution française après l'expulsion des chartreux, elle est aujourd'hui une propriété privée qui ne se visite que de l'extérieur. Il ne subsiste de la reconstruction du XVIIIe siècle qu'une aile du cloître, le logis abbatial et quelques bâtiments annexes[8].
  • La grange de la Courterie de la chartreuse est une grange dîmière de 1549, reconstruite en 1658 ; sa dernière rénovation date de 1993[9]. Elle fait l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 9 juin 1987[10]. Elle avait été construite par les moines chartreux du monastère voisin pour stocker l'impôt (dîme) constitué par des grains de céréales. Elle est remarquable par sa charpente monumentale et ses proportions. Aujourd'hui elle est utilisée pour des expositions ou des animations culturelles[8].
  • La pierre qui danse, à la limite des communes de Paladru et Le Pin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Corinne Bourrillon, 10 000 lieux en pays voironnais, tome 1, , p. 78 à 81
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. a, b et c http://www.mairie-lepin.fr/patrimoine
  9. Abbé E. Millon, Le lac de Paladru, Montferrat, Esperluette, (ISBN 9782909545172), p. 224
  10. « Chartreuse de la Sylve-Bénite (ancienne) », notice no PA00117239, base Mérimée, ministère français de la Culture

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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