Puygros

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Puygros
Puygros
Chef-lieu de Puygros (vue nord-sud).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Alban-Leysse
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Gérard Marcucci
2014-2018[1]
Code postal 73190
Code commune 73210
Démographie
Gentilé Puygrolains
Population
municipale
386 hab. (2015 en augmentation de 6,63 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 07″ nord, 6° 02′ 04″ est
Altitude Min. 381 m
Max. 1 681 m
Superficie 10,34 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-puygros.fr

Puygros est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune de Puygros s'étend dans le massif des Bauges, au cœur du plateau de la Leysse et au pied de la Galoppaz, pointe à l'origine du nom de la commune signifiant « la grande montagne ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

1950-1960, le mont Céty (1 426 m) et la pointe de la Galoppaz (1 681 m).
2010, le mont Céty (1 426 m) et la pointe de la Galoppaz (1 681 m).

Sur les contreforts sud-ouest du massif préalpin des Bauges sur le plateau de la Leysse qui domine la cluse de Chambéry, Puygros dépend administrativement du canton de Saint-Alban-Leysse et fait partie du parc naturel régional du massif des Bauges.

Territoire[modifier | modifier le code]

Son territoire, qui couvre une surface de 1 034 ha, s'appuie sur la bordure extérieure du synclinal des Aillons et se développe jusqu'en bordure de la Leysse.

Son altitude est comprise entre 381 m (bord de la Leysse, au niveau du Trou de l'Enfer) et 1 681 m (pointe de la Galoppaz).

Il s'étend jusqu'en bordure de la Leysse qui s'écoule dans un vallon très encaissé au centre du plateau. Il est limité par deux autres vallons : celui du ruisseau de la Reysse qui s'écoule du col des Prés et celui du ruisseau de la Ternèze qui s'écoule du secteur de la commune de La Thuile.

Outre le chef-lieu, la commune est composée de cinq hameaux : Arvey, Fenestroz, Marle, le Chêne et le Bois et de deux lieux-dits : l'Epine et la Cruette. Ils sont implantés dans la partie centrale du territoire, marquée par une topographie plus douce, sous forme deplateau vallonné marqué par une alternance de boisements et de terres agricoles. Ces noyaux d'urbanisation s'inscrivent entre 660 et 791 mètres d'altitude.
Le chef-lieu est situé au centre de la commune à une altitude de 771 mètres.

Accès et communes riveraines[modifier | modifier le code]

Le territoire est desservi par des routes communales et la RD 21E, qui se branchent sur la RD 21 reliant Puygros aux communes voisines de Curienne au sud-ouest et Thoiry au nord.

Saint-Jean-d'Arvey est également une commune limitrophe en rive droite de la Leysse ainsi que La Thuile, dans la continuité sud du plateau de la Leysse.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune connaît les rigueurs du climat montagnard, avec un hiver long et souvent enneigé. Le maximum de pluviosité se situe au printemps. Du fait de son exposition, le vent dominant est d'ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant la paroisse s'appelait Saint-Étienne-d'Arvey, du nom du plus gros des villages. Depuis, elle a gardé saint Étienne comme patron.
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Pigrou (graphie de Conflans) ou Puégrôs (ORB)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La croix de Miradou.

Moyen-Age[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, la monarchie de Hugues Capet tente de créer la France face aux puissants vassaux ; le roi n'est que leur suzerain. Les seigneurs de Miolans, établis sur Chignin, ont aussi juridiction sur toutes les paroisses du plateau de la Leysse.
Au XIIe siècle, alors que le Capétien Louis VII étend son autorité royale à la Bourgogne (car cette partie du massif alpin appartient alors au royaume de Bourgogne) à l'Auvergne et au Languedoc, et s'en va en croisade à Jérusalem, les seigneurs d'Arvey ont établi leur pouvoir sur Saint-Étienne-d'Arvey (Puygros), Sainte-Marie-d'Arvey (Thoiry), Saint-Jean-d'Arvey et Saint-Pierre-d'Arvey (La Thuile), avec des dépendances en Bauges. Ils se nomment aussi les seigneurs de Malesmans, apparentés aux seigneurs de Miolans. Guillaume de Malesmans de Puygros est aussi seigneur à Cruet.
Au XIIIe siècle, l'époque de Saint-Louis, de la construction des cathédrales, puis au XIVe siècle, la guerre de Cent Ans, les seigneurs de Puygros étendent encore leur pouvoir et leurs propriétés, qui vont alors du Lyonnais jusqu'en Savoie. Le système de succession luttait contre l'émiettement des biens en maintenant à chaque membre de la famille un droit sur tout l'ensemble. Les ventes n'étaient souvent que temporaires avec possibilité légale de ré-achat.

Fait divers[modifier | modifier le code]

Les rapports entre le seigneur et ses paysans étaient souvent difficiles. Ainsi, le seigneur adoptait le château construit sur la colline de Miradou, et ne pouvait supporter que les paysans passent sur ses terres (au niveau du chef-lieu actuel). Un jour, il tira à l'arquebuse sur le curé accompagné de son sacristain, qui portait le Saint-Sacrement à un malade. Le projectile traversa l'ostensoir. La croix au socle de pierre, toujours plantée là, rappellerait cet évènement tragique. Les habitants auraient en représailles démoli le château. Le nom de Miradou signifierait, à la suite de cette agression : « mira dou », il visa sur les deux (hommes).

Histoire du nom de la commune[modifier | modifier le code]

Dans le registre de délibérations de 1816, le nom de la commune s'orthographie Puisgros.
Lors de la séance du conseil municipal du 4 février 1894, les élus demandent le rétablissement de l'orthographe du nom de la commune auprès du préfet. "...le nom de la commune n'est pas orthographié étymologiquement : c'est Puygros au lieu de Puisgros. La partie "Puy" en latin podium, signifiant montagne, il paraît évident que la commune a tiré son nom du mont Galoppaz. Dans les registres d'état civil de 1794 à 1814, on écrivait Puygros. Depuis l'annexion de la Savoie à la France, les curés qui se sont succédé ici ont toujours écrit Puygros. Ce n'est que sous le régime sarde qu'on a écrit indifféremment Puis-Gros, Puigros, Puisgros. Le sceau de la commune d'alors porte Puisgros. En conséquence, le conseil municipal demande de rétablir l'orthographe étymologique du nom de la commune : Puygros, au lieu de Puisgros."
Une demande officielle est faite auprès de la préfecture. L'affaire monte jusqu'au ministère de l'intérieur qui le 2 mai 1895 répond à la préfecture de la Savoie. Le 11 mai 1895, le secrétaire général de la préfecture fait écho de la réponse du ministre. Puisque depuis le dénombrement de la France en 1876, le nom de Puisgros s'est trouvé altéré, et qu'il s'agit d'une simple erreur orthographique, il n'est alors pas nécessaire de faire intervenir un décret. Toutefois, le nom de Puisgros ne peut être modifié que lors du prochain dénombrement qui a lieu en 1896. D'ici là, la commune pourra prendre dans les actes officiels le nom de "Puygros". À compter du 1er janvier 1896, la commune repris son nom de Puygros.
Sur les registres d'état civil, le nom de la commune s'écrit Puygros jusqu'en 1809 puis Puisgros.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu vu de la pointe de la Galoppaz.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Puygros se compose du maire, de deux adjoints et de huit conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :

Groupe Président Effectif Statut
SE Gérard Marcucci 11 Majorité

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des derniers scrutins électoraux
1er score 2e score Participation
Élections européennes de 2014 35,23 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 15,91 % pour Renaud Muselier (UMP) 56,88 %
Élections municipales de 2014 65,64 % pour Laurence Jacquier (SE) 65,64 % pour Claudine Challand (SE) 92,19 %
Élections législatives de 2012 50,82 % pour Bernadette Laclais (PS) 49,18 % pour Christiane Brunet (DVD) 59,37 %
Élection présidentielle de 2012 57,14 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 42,86 % pour François Hollande (PS) 88,46 %
Élections régionales de 2010 47,25 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) 28,57 % pour Françoise Grossetête (UMP) 64,07 %
Élections cantonales de 2008 43,52 % pour Jean-Pierre Burdin (PRG) (élu au 1er tour) 28,24 % pour Christiane Nantois (DVD 76,51 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1860 Michel Antoine Doppet ... ...
1871 1874 Claude Mongellaz dit l'évêque ... ...
1874 1876 Joseph Laslaz ... ...
1876 1876 Antoine Gachet ... ...
1876 1884 Claude Mongellaz dit l'évêque ... ...
1884 1888 Joseph Caille ... ...
1888 1893 Claude Mongellaz dit l'évêque ... ...
1893 1907 Alphonse Miguet ... ...
1907 1913 André Gachet ... ...
1913   Claude Gachet ... ...
1945 1953 Florentin Hyvert ... ...
1953 mars 1977 Pierre Joseph Poncet ... ...
mars 1977 mars 1983 Camille Jacquier ... ...
mars 1983 mars 1995 Henri Donaz ... ...
mars 1995 mars 2008 René Bouvet ... ...
mars 2008 février 2018 Gérard Marcucci ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Le , le maire Gérard Marcucci, affecté par des problèmes de santé[1] et par la démission de plusieurs conseillers municipaux (4 en 2014 et 2 en 2018)[1], décide de quitter son poste et présente sa démission au préfet. Le reste du conseil municipal le suit dans sa décision[1].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 386 habitants[Note 1], en augmentation de 6,63 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
615650708748884872748733765
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
753790785753745686609567510
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
419378394380321280253214189
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
231323315330364383386--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Un texte conservé aux archives départementales à Chambéry, apporte un dénombrement précis en 1561. Un gabelou, Claude Cayres, chargé du recensement en Savoie, obtient un curé de la paroisse de Puygros, nommé Bartholomée Donzelle et des prudhommes et conseillers de cette paroisse (Imbert Tardy, François Guillet, Jean Martel, Claude Tardy, Jean Caille, Pierre Fontaine, Benoît Michaud, Christophe Michel, Amédée Poncet et Jean Vachet) le compte de la population : il y avait, au milieu du XVe siècle, 63 familles. Parmi celles-ci la famille du seigneur, François Charançonnay : le seigneur, son batard François, son bouvier Jean, un vacher, une chambrière, Claude. Il possédait : 11 bœufs, 3 vaches et 2 veaux. Au foyer du vicaire vivaient sa servante et sa nièce : le vicaire possédait 2 bœufs, 4 vaches et 2 chèvres.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne néoclassique sarde du XIXe siècle (1844-1845).

École-Mairie[modifier | modifier le code]

De 1837 à 1866, l'école avait lieu dans la salle consulaire, construite en 1837 accolée à l'église.
Les premiers plans de l'école-mairie actuelle datent du 15 septembre 1862. Il y est noté que la commune compte 748 âmes et qu'elle est prévue pour 60 garçons et 60 filles. Ils ont été « vu et approuvé » le 18 mars 1863 par arrêté du secrétaire général de la préfecture de la Savoie. Elle a été ouverte en 1867.
Les plans de l'agrandissement de ce bâtiment mairie-école pour l'ajout d'une classe enfantine datent du 15 décembre 1887. Ils ont été "vu et approuvé" le 8 mars 1889 par arrêté du préfet de la préfecture de la Savoie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les frères jumeaux Jean et François Petit.

Les frères jumeaux Jean Eugène et François Eugène Petit étaient nés le 15 juin 1892 à cinq heures et cinq heures cinq minutes du matin de Joseph Petit, fruitier et de Claudine Grosjean, son épouse, domiciliés au hameau d'Arvey à Puisgros.

Ils se ressemblaient parfaitement. lls pesaient tous les deux 76 kilos et mesuraient tous les deux 1,72 mètre. Ils ont été tous les deux soldats au 1er bataillon du 2e régiment d'artillerie à Grenoble.

Jean est décédé le 4 octobre 1970 à Albertville et François le 14 mai 1965 à Annemasse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d M.B. avec P.C., « Le maire démissionne, son conseil aussi », Le Dauphiné libéré,‎ , p. 4 (ISSN 2274-5793, lire en ligne).
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.