Bassens (Savoie)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune de Savoie. Pour celle de Gironde, voir Bassens (Gironde).
Bassens
Vue sur Bassens près du chef-lieu,au pied des Monts.
Vue sur Bassens près du chef-lieu,
au pied des Monts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Alban-Leysse
Intercommunalité Chambéry métropole - Cœur des Bauges
Maire
Mandat
Alain Thieffenat
2014-2020
Code postal 73000
Code commune 73031
Démographie
Gentilé Bassinots
Population
municipale
4 012 hab. (2014)
Densité 1 290 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 32″ nord, 5° 56′ 24″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 810 m
Superficie 3,11 km2
Localisation

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Liens
Site web bassens-savoie.fr

Bassens est une commune française située dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération chambérienne et de Chambéry métropole - Cœur des Bauges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Avenue venant de Chambéry traversant le centre commercial de Bassens, avec le mont Peney (Bauges) en arrière-plan.

Bassens se trouve à l'est de la ville de Chambéry dans le département de la Savoie, sur les contreforts sud de la chaîne du Revard (massif des Bauges).

La commune est proche du parc naturel régional des Bauges situé a environ 3 km en allant vers Saint-Jean-d'Arvey.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bassens est commune limitrophe de Chambéry, avec laquelle elle partage sa limite ouest. De par sa relativement faible superficie, la commune ne possède que deux autres communes limitrophes : Barberaz au sud et Saint-Alban-Leysse à l'est. La commune de la Ravoire est située au sud-est de Bassens mais n’a pas véritablement de limite commune car « coincée entre » Barberaz et Saint-Alban-Leysse.

Communes limitrophes de Bassens
Saint-Alban-Leysse
Chambéry Bassens
Barberaz

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 311 hectares ; son altitude varie de 280 à 564 mètres[1].

Le point le plus haut est au niveau des Monts en allant vers Verel-Pragondran.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

En termes d'hydrographie, la rivière Leysse longe la commune dont elle marque par ailleurs la limite sud qu'elle partage avec Barberaz.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune de Bassens voit passer à l'extrême sud-ouest de son territoire la route nationale 201 (N 201, la Voie Rapide Urbaine (VRU) de Chambéry) à sa sortie du tunnel des Monts en direction de l’A41 pour Grenoble et de l’A43 pour les vallées et l’Italie.

La D 1006 (ex-nationale 6), reliant Paris à l'Italie par le col du Mont-Cenis, passe également au sud de la commune, dont elle marque par ailleurs la limite avec la commune de Barberaz.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Chambéry-Challes-les-Eaux située à 2 kilomètres et située sur la ligne de la Maurienne passant non loin au sud-ouest de Bassens. Des correspondances TGV existent pour relier notamment Paris mais aussi Turin et Milan en Italie. Les liaisons régionales (TER) pour leur part permettent de relier les communes de Lyon, Grenoble, Annecy, Genève et les vallées savoyardes que sont la Tarentaise et la Maurienne.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l’aéroport de Chambéry-Savoie situé à 8 kilomètres au nord de Chambéry[2]. Un aérodrome, l'aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, est également située sur la commune de Challes-les-Eaux à moins d'une dizaine de kilomètres au sud-est de Bassens.

Bus[modifier | modifier le code]

Un bus du réseau STAC, en direction de Bassens, à Saint-Baldoph en août 2017.

Le territoire communal est desservi par trois lignes du réseau de bus STAC, géré conjointement par Chambéry Métropole - Cœur des Bauges et Transdev Chambéry. Les lignes concernées sont :

  • la ligne   D  , qui traverse Bassens d’est en ouest, relie Saint-Alban-Leysse au quartier de Bissy (plus précisément à Chamoux). Elle dessert quatre arrêts dans la commune (“Boulodrome”, “Bassens Centre”, “Hôpital Bassens” et “Gonrat”).
  • la ligne  6 , qui arrive sur le territoire depuis l’est et dispose de son terminus à Bassens, relie la commune à Saint-Baldoph. Outre son terminus (“Galion”), elle dessert quatre arrêts dans la commune (“Boulodrome”, “Bassens Centre”, “Hôpital Bassens” et “Longefand”).
  • la ligne  11 , qui entre sur le territoire communal à l’est et en sort au nord, relie le collège de Maistre, dans la commune voisine de Saint-Alban-Leysse, à Verel-Pragondran. Elle dessert deux arrêts sur le territoire bassinot (“Boulodrome” et “Praz du Nant”) ainsi q’un situé à la limite avec Verel-Pragondran (“Bémaz”). En heures creuses, cette ligne est assurée en transport à la demande, ce qui permet, en réservant son trajet jusqu’à deux heures avant l’heure souhaitée, d’être récupéré par un bus et déposé à l’arrêt Boulodrome, d’où la ligne D assure des départs vers le centre-ville de Chambéry.

Le dimanche et les jours fériés, seule la ligne   D   circule. Le réseau de nuit ayant été supprimé dans le cadre du nouveau réseau, la commune ne voit plus de bus traverser son territoire après 22 ou 23 heures, selon les jours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D´origine burgonde, selon Perrenot d´un primitif Bassingos, dérivé du nom propre Basso.
  • Baisinis ou Basinis vers 1100, Basins en 1164, Baisins au XIIe siècle, Bacins en 1224, Bassinum en 1234, Bacinum en 1479, Bassin en 1675, Bassins en 1732.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Bassè (graphie de Conflans) ou Bassens (ORB)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, de nombreux soldats belges blessés, en particulier par les gaz, ont été soignés dans l'hôpital de la commune. Une centaine d'entre eux sont morts de leurs blessures, et sont enterrés dans le cimetière de la commune, dans un carré militaire belge.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Bassens se compose du maire, de huit adjoints, de 4 conseillers municipaux délégués et de 14 conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :

Groupe Président Effectif Statut
SE Alain Thieffenaz 21 Majorité
DVG Jean-Pierre Burdin 6 Opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des derniers scrutins électoraux
1er score 2e score Participation
Élections européennes de 2014 23,33 % pour Renaud Muselier (UMP) 21,34 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 45,88 %
Élections municipales de 2014 50,15 % pour Alain Thieffenat (SE) 49,84 % pour Jean-Pierre Burdin (DVG) 63,56 %
Élection présidentielle de 2012 55,75 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 44,25 % pour François Hollande (PS) 82,31 %
Élections législatives de 2012 53,27 % pour Bernadette Laclais (PS) 46,73 % pour Christiane Brunet (DVD) 55,09 %
Élections régionales de 2010 51,74 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) 35,97 % pour Françoise Grossetête (UMP) 52,94 %
Élections cantonales de 2008 65,92 % pour Jean-Pierre Burdin (PRG) (élu au 1er tour) 23,02 % pour Christiane Nantois (DVD 62,02 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 mars 2014 Jean-Pierre Burdin PRG Conseiller général
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Alain Thieffenat SE Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Bassens (Gironde) (France).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 012 habitants, en augmentation de 8,17 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
285 426 418 435 453 426 443 765 462
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
919 1 035 1 028 1 030 1 090 1 184 1 194 1 195 1 313
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 437 1 526 1 715 1 970 2 087 2 833 3 009 3 548 4 016
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
3 625 3 577 3 503 3 920 3 709 4 012 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier spécialisé départemental est installé à Bassens.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Bassens accueille l'une des deux grandes unités commerciales de l’agglomération de Chambéry. Appelé Centre commercial de Bassens, le lieu regroupe diverses enseignes parmi lesquelles notamment celle du groupe Carrefour, ou encore Saint-Maclou, BUT ou Darty.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du CHS d'origine devant les grandes surfaces de la zone commerciale.

À Bassens on peut encore remarquer des traces du passé.

Le plus imposant est le château de Bressieux daté de 1527, aujourd’hui intégré au centre hospitalier spécialisé (CHS) installé depuis le XIXe siècle. On y voit une belle façade du XVIIIe siècle, œuvre du maçon Jean Petet, ainsi que la maison forte de Lambert datée de 1314, située sous l'église, avec sa tour ronde et sa porte en accolade du XVIe siècle, et la Maison Pointet ou château La Thieppaz du XVIe siècle également, mais très remaniée.

Il y a également l’église Sainte-Thérése dont la façade date du XIXe siècle, avec de belles pièces à l’intérieur (christ en croix de bois naturel, statue de saint Barthélemy)[2].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Bassens a été récompensée par le « Concours des villes et villages fleuris » avec « une fleur »[8],[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges Lamarque, alias Petrel - Brenn, est né le à Albertville. Il n'a pas connu son père, agrégé de philosophie, mort pour la France au cours de la bataille de la Marne en septembre 1914. Élève brillant du lycée Henri-IV à Paris, Georges Lamarque entre à l'École normale supérieure et en sort agrégé de mathématiques en 1938. Mobilisé en 1939 en qualité d'officier de D.C.A., il est blessé sur la Loire au cours de la retraite de 1940 et décoré de la Croix de guerre. N'acceptant pas l'armistice, il milite dès le mois de juillet 1940 dans le réseau "Étoile" qui est rapidement décimé. Démobilisé, il est détaché par le ministère de l'Éducation nationale au ministère de la Jeunesse et accepte un poste de chargé de mission au sein du Centre national des compagnons de France dont il devient au bout de deux ans inspecteur général. De son poste de commandement, installé au château de Crépieux-la-Pape dont il a fait un collège d'enseignement technique, il met en place un vaste réseau d'information couvrant la zone sud destiné à contrecarrer la propagande allemande. Il entre en 1942 au réseau de renseignement "Alliance" créé par le commandant Loustaunau-Lacau, le commandant Faye et Marie-Madeleine Fourcade. Sous le nom de "Petrel", il est d'abord chargé des questions de liaisons radio et doit étudier l'implantation sur tout le territoire des postes émetteurs que reçoit le réseau par parachutage, renforcer les centrales existantes ou en créer d'autres avec de nouveaux opérateurs. Au début de 1943, il est spécialement chargé de la création du sous-réseau "Druides" qui recrute notamment parmi les Compagnons de France y compris après la dissolution de cet organisme par le gouvernement de Vichy pour "menées antinationales". Il forme des agents et des cadres pour les Forces Françaises Combattantes et adresses de très nombreux rapports d'espionnage à Londres. Bien que recherché par la Gestapo, il sillonne la France dans les tous les sens pendant de longs mois. Dans la nuit du 15 au 16 juin 1943, il décolle clandestinement du terrain de Bouillancy près de Paris à destination de l'Angleterre, car le War Office britannique, impressionné par la qualité de ses rapports sur l'implantation des défenses de l'ennemi, a demandé sa venue à Londres afin qu'il puisse prendre contact avec des spécialistes et acquérir de nouvelles techniques. De retour en France, sur le même terrain d'aviation, dans la nuit du 17 au 18 juillet, il reprend ses activités de renseignement immédiatement. Le mois suivant "Petrel" adresse à Londres un rapport, d'une importance telle qu'il remonte jusqu'à Churchill, concernant les nouvelles armes allemandes V1 et V2 dont les Alliés, jusque là, ignorent quasiment tout. À la veille de la libération de Paris, il considère comme son devoir de poursuivre le combat contre l'envahisseur et part à bicyclette, accompagnant les Allemands dans leur retraite, derrière les lignes ennemies pour renseigner les armées alliées. Accompagné de son radio, Clément Defer, il s'installe à Luze en Haute-Saône dès le 19 août 1944. Il transmet de nombreux rapports radio et réussit plusieurs liaisons avec le groupe de Marie-Madeleine Fourcade installé près de Verdun. Il réclame à plusieurs reprises des parachutages d'armes pour la résistance locale. Le 8 septembre 1944, alors qu'il vient d'être rejoint par un de ses adjoints, Louis de Clercq, un groupe de SS de la division Das Reich vient cantonner dans le village. Détectés par la radiogoniométrie allemande, Georges Lamarque et ses deux camarades, refusant de fuir pour éviter des représailles sur la population civile, sont arrêtés le jour même à 15 heures et fusillés à 20 heures 30 dans un champ voisin. Georges Lamarque, nommé commandant à titre posthume, a, dans un premier temps, été inhumé au cimetière de Luze puis au cimetière de Bassens en Savoie.

Chevalier de la Légion d'honneur, il est compagnon de la Libération (décret du 7 août 1945), titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la Résistance.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. a et b Bassens Savoie [en ligne]. Mairie, [consulté le 8 décembre 2010]. Disponible sur : http://www.bassens-savoie.fr/fr/présentation_ville.php.
  3. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 20
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  9. Musée de l'Ordre de la Libération