La Ravoire

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La Ravoire
La Ravoire
Vue générale de La Ravoire
depuis les hauts de Barberaz.
Blason de La Ravoire
Blason
La Ravoire
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton La Ravoire (chef-lieu)
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Frédéric Bret
2017-2020
Code postal 73490
Code commune 73213
Démographie
Gentilé Ravoiriens
Population
municipale
8 100 hab. (2015 en augmentation de 3,93 % par rapport à 2010)
Densité 1 188 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 34′ nord, 5° 58′ est
Altitude Min. 285 m
Max. 423 m
Superficie 6,82 km2
Localisation

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Liens
Site web laravoire.com

La Ravoire est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est membre du Grand Chambéry.

Village agricole jusqu'au milieu du XXe siècle, La Ravoire est aujourd'hui la troisième commune de l'agglomération chambérienne en termes de population.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Ravoire est une commune située dans le département de la Savoie, à 5 kilomètres au sud-est de la préfecture Chambéry. Elle fait à ce titre partie de l’agglomération chambérienne et de la communauté d'agglomération de Chambéry Métropole - Cœur des Bauges.

La commune se situe dans la Trouée des Marches, non loin de la cluse de Chambéry, entre les massifs des Bauges et de la Chartreuse. La Ravoire possède une partie de son territoire sur les premières hauteurs de la Chartreuse, au niveau du quartier de la Villette mais son altitude est relativement stable sur l’ensemble de la commune, à l'exception de quelques basses collines. Elle ne varie en effet que de 285 à 423 mètres, soit moins de 150 mètres de dénivelé total, à la différence d'autres communes du bassin chambérien.

Pour l’hydrographie, la Leysse longe de tout son long la limite nord de la Ravoire avant de traverser Chambéry et poursuivre sa route jusqu’au lac du Bourget dont l’extrémité sud est située à une douzaine de kilomètres. En outre, la Ravoire est également traversée par l'Albanne, rivière venant de Chartreuse se jetant dans la Leysse à Chambéry, et un autre cours d'eau moins important : la Mère affluent de l'Albanne (la seule à arroser le centre de la commune).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Ravoire possède plusieurs communes limitrophes mais n’a pas de limite partagée avec la commune de Chambéry, de laquelle elle est séparée par Barberaz à l’ouest. Les autres communes limitrophes sont Saint-Alban-Leysse au nord, Barby au nord-est, Challes-les-Eaux à l'est, Saint-Jeoire-Prieuré et Myans au sud-est, et Saint-Baldoph au sud et sud-ouest. Parmi ces communes, seule Myans ne fait pas partie de la communauté de communes de Chambéry Métropole - Cœur des Bauges.

Communes limitrophes de La Ravoire
Bassens (quadripoint) Saint-Alban-Leysse Barby
Barberaz La Ravoire Challes-les-Eaux
Saint-Baldoph Saint-Baldoph Myans et Saint-Jeoire-Prieuré

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La VRU de Chambéry (RN 201) vue depuis la sortie 19 « La Ravoire ».

La commune de la Ravoire est traversée par deux axes routiers majeurs.

Tout d'abord l’autoroute A43 venant de Lyon et reliant l'Italie via le tunnel du Fréjus passe par la commune de la Ravoire, d'abord en tant que nationale 201, la 2 x 3 voies traversant l’agglomération de Chambéry, puis à nouveau en tant qu'autoroute A43 dans la direction des vallées alpines. L'étendue de la Ravoire lui permet de bénéficier de trois sorties d'autoroute, dont deux situées sur la commune.

Ensuite la Ravoire voit également passer la D 1006 (ex-nationale 6) liant Lyon à l'Italie par le col du Mont-Cenis. Celle-ci longe d'abord la commune sur sa limite nord qu'elle sépare ainsi de sa voisine Saint-Alban-Leysse, puis traverse la commune à partir du carrefour de la Trousse jusqu'à son entrée sur la commune de Challes-les-Eaux.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La Ravoire voit passer au sud-ouest de son territoire la ligne ferroviaire de la Maurienne de Culoz à Modane. La gare ferroviaire la plus proche est toutefois la gare de Chambéry-Challes-les-Eaux située à Chambéry à une demi-douzaine de kilomètres. Elle permet des liaisons TGV vers Paris ainsi que des liaisons TER vers Lyon, Grenoble, Annecy, Genève et les vallées alpines de Tarentaise et Maurienne.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par neuf lignes de bus du réseau STAC, géré conjointement par Chambéry Métropole - Cœur des Bauges et Transdev Chambéry. Les lignes concernées sont :

  • la ligne   B  , qui traverse le territoire au nord-est. Elle relie Barby à Sonnaz via le centre-ville de Chambéry et dessert 3 arrêts dans la commune (“L.P. Nivolet”, “Féjaz” et “Parc relais La Trousse”) ;
  • la ligne   C  , qui traverse du nord au sud. Elle relie Challes-les-Eaux à La Motte-Servolex via le centre-ville de Chambéry et dessert 6 arrêts dans la commune (“Peysse”, “Belledonnes”, “La Ravoire Centre”, “Vallon Fleuri”, “Biche” et “Lycée du Granier”) ;
  • la ligne  1 , qui traverse la commune du nord-est au sud-est du territoire. Elle relie Saint-Jeoire-Prieuré à La Motte-Servolex via le centre-ville de Chambéry et dessert 3 arrêts dans la commune (“Z.I. Mollard”(non desservi juin 2018), “Plaine” et “Tarentaise”) ;
  • la ligne  3 , qui passe au sud-ouest de la commune. Elle relie Saint-Baldoph à Chambéry, et dessert 4 arrêts dans la commune (“EFI”, “Villette”, “Z.I. Albanne” et “Archimède”) ;
  • la ligne  5 , qui passe à l’extrême sud-ouest de la commune. Elle relie Barberaz au Lycée Gaspard-Monge à Chambéry, et dessert 1 arrêt dans la commune (“Montlevin”) ;
  • la ligne  6 , qui traverse la commune du sud-ouest à l’est. Elle relie Saint-Baldoph au centre commercial Galion, à Bassens, et dessert 8 arrêts dans la commune (“Bois Plan”, “Lycée du Granier”, “Biche”, “Vallon Fleuri”, “Mairie La Ravoire”, “Collège E. Rostand”, “Pré renaud” et “Épinettes”) ;
  • la ligne  12 , qui circule en Transport à la demande (TAD), dispose de son point de départ au nord-est de la commune, à l’arrêt “Parc relais La Trousse”. Elle relie ce dernier à Thoiry et aux Déserts ;
  • la ligne  13 , qui circule en Transport à la demande (TAD), dispose de son point de départ au nord-est de la commune, à l’arrêt “Parc relais La Trousse”. Elle relie ce dernier La Thuile ;
  • la ligne  14 , qui circule en Transport à la demande (TAD), dispose de son point de départ au nord-est de la commune, à l’arrêt “Lycée du Granier”. Elle relie ce dernier à La Thuile.

Le dimanche et les jours fériés, seules les lignes   B   et   C   circulent. Le réseau de nuit ayant été supprimé dans le cadre du nouveau réseau, Territoire Mobile, la commune ne voit plus de bus traverser son territoire après 22 heures 43 (dernier départ à 22 heures 7 sur la ligne   B  ) en semaine et 21 heures 51 (dernier départ à 21 heures 35 sur la ligne Chrono   B  ) le dimanche.

Cars[modifier | modifier le code]

La commune est également desservie par deux lignes de cars:

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche de la Ravoire est l'aéroport de Chambéry - Savoie, situé à une dizaine de kilomètres plus au nord entre le Bourget-du-Lac et Viviers-du-Lac. Un aérodrome, l’aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, offrant entre autres des vols en planeur, est situé moins loin sur la commune de Challes-les-Eaux, à moins de 5 kilomètres à l'est.

Climat[modifier | modifier le code]

Tempéré avec des étés assez chauds et des hivers froids à l'échelle nationale avec beaucoup de précipitations toute l'année. Voir Chambéry pour plus de précisions. La Ravoire a globalement un climat proche d'un climat montagnard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

En 2004, La Ravoire a adopté son plan local d'urbanisme. Il prévoit la création de logements dans chaque quartier, la création de deux zones économiques pour continuer à favoriser l'emploi et l'économie et enfin, la création d'un éco-quartier en centre-ville, en concertation depuis juin 2006.

La commune dispose de plusieurs quartiers. La Madeleine est le quartier le plus récent. Créé en 2006, il prévoit à terme la construction de 300 logements, situés tout à côté de la colline de La Trousse, comportant 80 hectares d'espace naturel protégé.

La commune de La Ravoire, traversée par de grands axes routiers, a su conserver son esprit village tout en continuant à se développer. Pour ce faire, chaque quartier est doté de petits centres commerciaux, d'espaces verts et d'équipements publics de proximité.

Le centre de La Ravoire n'est pas un vieux bourg traditionnel, mais une zone résidentielle où se concentre une forte partie de la population.

La Ravoire est divisée en plusieurs quartiers :

  • la colline de l’Echaud
  • la Villette ;
  • Le Gallaz, lotissement ;
  • la Peysse ;
  • Féjaz, englobe une grande surface de terres cultivables où s'est développé à partir de 1955 un ensemble urbain, un quartier commerçant à la place aux fées, ainsi qu'une école ;
  • la Madeleine[1]

Logement[modifier | modifier le code]

En matière d’habitat, la commune a créé plus de 500 logements de tous types - du locatif social à l’accession libre tout en passant par le locatif investisseur et l’accession sociale à la propriété -. La volonté municipale est d’offrir à la population une large gamme d’habitations, de la maison individuelle aux collectifs[2].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, la commune de la Ravoire travaille sur un projet de réaménagement du centre ville autour de la mairie.

Ce projet a pris la forme d’une zone d'aménagement concerté, la ZAC Valmar[3], qui couvrirait une surface de 10 hectares au centre de la commune. Elle accueillerait 1 060 logements pour 80 000 m2 de surface hors œuvre nette. Environ 3 000 habitants pourraient être logés, sachant que la commune en compte aujourd’hui 8 000. L’enjeu est relativement important puisqu'il s'agit d'une grande partie de la ville ici concernée, les travaux pouvant s'étaler longuement sur la durée.

En plus de ce projet de centre ville, le programme prévoit l’aménagement d’une rue piétonne, d’une esplanade et le réaménagement des berges de la Mère. Au sein de l’opération, la mairie souhaite atteindre l’objectif « zéro pesticides ».

Cependant, les commerces peinent à rester ouverts pendant la durée des travaux. Nombreux sont ceux qui ont fermé (supérette, boulangerie, bar-brasserie, (le tabac-presse vivotant) avant la fin du projet qui est estimée à 2014 ou 2015 pour le premier îlot (Valmar village) et en 2023 pour le dernier îlot.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Ravoire, signifiant « lieu planté de chênes », est attesté pour la première fois en 1546.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit La Ravouéra, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

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La Ravoire se trouve sur un axe de communication important dans l'organisation de l'espace régional.

L’histoire de La Ravoire s’est faite au fil de celle de ses hameaux, devenus avec l’urbanisation de la commune des quartiers :

  • le Chef lieu sur la colline, avec l'église, la mairie jusqu'au XXe siècle et l'école de garçons (le bâtiment est devenu la Maison de l'enfance). Autour se trouvaient des fermes avec leurs terres agricoles.
  • Le Mollard avec ses quelques fermes et le château de La Pérouse repris et reconstruit par le Comte Costa de Beauregard. Dans les années 1948/50 un Centre ménager agricole privé s'installe dans le château et prend le nom des "Charmilles", devenu Lycée des Charmilles, il est fermé en 2016[5]
  • la Villette, ancienne maison de maître rachetée par Camille Costa de Beauregard, comme annexe de son orphelinat du Bocage. Reprise par le Petit Séminaire elle est devenue le collège Notre Dame de la Villette depuis 1907[6] ;
  • le Gallaz occupé par une ferme entouré de marécages. Lié à la légende du contrebandier Mandrin ;
  • la Peysse, à l'entrée de la commune, avec ses commerces regroupés le long de la route;
  • Leysse où la famille de La Chavanne s'est constitué un domaine important au cours des XVIIIe et XIXe siècles, à la limite des communes de Barby et de St Alban. Domaine sur lequel vivaient plusieurs familles de fermiers et de laboureurs. En 1910, une partie du domaine sur lequel le Comte avait bâti une ferme importante, est vendue au grand séminaire de Chambéry qui vendra en 1935 aux pères dominicains. Le lycée du Nivolet s'y est installé en 1957.
  • la colline de l’Echaud, où se trouvaient les fourches patibulaires, lieu de torture au Moyen Âge ; Il y avait des clos (vignes encloses)
  • Boëge, avec un lavoir et un four à pain ;
  • le Val fleuri, hameau agricole ;
  • la Madeleine, constituée de terres cultivables, dont quelques-unes appartenaient au « château » Guillemin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de La Ravoire se compose du maire, de neuf adjoints et de 19 conseillers municipaux[7].

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :

Groupe Président Effectif Statut
SE Frédéric Bret 25 Majorité
DVG Viviane Coquillaux 4 Opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les différents maires de La Ravoire avaient majoritairement des tendances politiques de centre-droite, excepté un maire qui avait pour parti le SFIO. Cependant, le maire réélu appartient, lui, au MoDem[8].

Le conseil municipal représente les habitants. Ses attributions sont très larges depuis la loi de 1884 qui le charge de régler « par ses délibérations les affaires de la commune ». Le conseil municipal donne son avis toutes les fois qu’il est requis par les textes ou par les représentants de l’État.

Résultats des derniers scrutins électoraux
1er score 2e score Participation
Élections européennes de 2014 21,17 % pour Renaud Muselier (UMP) 21,02 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 46,57 %
Élections municipales de 2014 67,63 % pour Patrick Mignola (SE) 32,36 % pour Viviane Coquillaux (DVG) 59,27 %
Élections législatives de 2012 51,19 % pour Béatrice Santais (PS) 48,81 % pour Pierre-Marie Charvoz (DVD) 57,29 %
Élection présidentielle de 2012 52,16 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 47,84 % pour François Hollande (PS) 85,40 %
Élections régionales de 2010 53,23 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) 33,60 % pour Françoise Grossetête (UMP) 54,55 %
Élections cantonales de 2011 56,45 % pour Robert Gardette (PS) 43,55 % pour Jean-Marc Léoutre (DVD) 49,87 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de La Ravoire.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1908 mars 1944 Léon Costa de Beauregard    
mars 1944 mai 1953 Calixte Duisit SFIO  
mai 1953 23 mars 2001 Jean Blanc UDF-CDS Maraîcher
Sénateur de la Savoie (1968 → 1995)
Conseiller général du canton de Chambéry-Sud (1961 → 1973)
Conseiller général du canton de La Ravoire (1973 → 1998)
1er vice-président du conseil général de la Savoie (1982 → 1998)
23 mars 2001 4 septembre 2017 Patrick Mignola UDF-DL puis MoDem Chef d'entreprise
Député de la 4e circonscription de la Savoie (2017 → )
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes (2015 → )
Conseiller général du canton de La Ravoire (1998 → 2010)
4 septembre 2017 en cours Frédéric Bret DVD Chef d'entreprise
Conseiller départemental du canton de La Ravoire (2015 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune de La Ravoire a pour objectif un projet de restructuration du centre ville autour de la mairie. Ce projet se nomme « ZAC du centre ville » (zone d'aménagement concerté). Il couvre une superficie d’environ 12 hectares et comportera des logements, des activités et des équipements, ceci afin de recréer un véritable quartier où il sera possible de vivre et de travailler.

Depuis 2010, la commune s’engage à mettre en œuvre de bonnes pratiques en matière d’usage de pesticide dans la gestion des espaces verts communaux, par le biais de la convention « zéro pesticide ». Afin d’encourager financièrement l’installation d’énergies renouvelables, La Ravoire a mis en place des aides financières pour un plancher solaire.

La FRAPNA (Association qui agit pour défendre le patrimoine naturel et sensibiliser à la protection de l’environnement) en partenariat avec La Ravoire, a mis en place le projet « avenir vert » dans les écoles. Il consiste à sensibiliser et éduquer les enfants sur leur environnement et leur territoire, pour leur faire connaitre leur milieu naturel et rendre la vie plus facile à la faune et la flore qui les entourent. Chaque école a un projet environnemental lié à son territoire : découverte des oiseaux, nettoyage et défrichage du marais de Montagnol pour Sainte-Lucie, construction d’abris pour les hérissons et autre petits animaux, création d’un refuge nature pour la petite faune.

En 2010, pour lutter contre la pollution, la municipalité a signé un plan de déplacement entreprise encourageant les agents à utiliser les transports alternatifs à la voiture. Elle a investi dans deux véhicules électriques qui serviront au service technique ainsi qu’une flotte de cinq vélos électriques.

Depuis 1980, la commune compte de nombreux aménagements pour les cyclistes. Depuis 2010, il est possible de se rendre à vélo au centre de Chambéry en toute sécurité[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ces jumelages sont effectués grâce au comité de jumelage dans le centre de La Ravoire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 8 100 habitants[Note 1], en augmentation de 3,93 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
594755743859825861859858837
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
814785754756896743819751909
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
9121 0481 0501 2561 5151 4891 6492 6944 020
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
6 6596 6896 5556 7247 4588 0328 100--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq groupes scolaires dont un privé, deux collèges (le collège public Edmond-Rostand, le collège privé Notre-Dame-de-la-Villette) et trois lycées (lycée du Granier, lycée professionnel du Nivolet, LEP privé Les Charmilles)[14].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

De nombreuses animations culturelles se déroulent dans cette ville, telle que la « Fête de la rentrée » qui rassemble toute la famille autour d'animations gratuites et populaires, « Le printemps de La Ravoire » qui donne aux visiteurs, l'occasion de découvrir de multiples stands fleuris. Il y a aussi la traditionnelle exposition automobile qui, pendant tout un week-end, permet de revoir de très belles voitures anciennes, mais également des expositions de miniatures ; cette festivité est suivie de sa fameuse parade où les voitures défilent les unes les autres sur la route nationale[15].

De nombreuses associations cultuelles s'y donnent en spectacle, comme celle de Grégory Lemarchal contre la mucoviscidose, mais également des chanteurs comme The Animals, la Canadienne Pascale Picard, le très pop Peps, Rose, et humoristes tels Anne Roumanoff, François Xavier Demaison ou encore Christophe Alévêque.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de La Ravoire propose certaines organisations sportives, permettant la pratique de disciplines diverses : du judo, du tennis, du yoga, en passant par le football ou le rugby.

Le Tennis Club House se situe à La Ravoire sur un site comprenant 2 courts couverts et 4 courts de plein air: 2 courts en béton poreux, 2 courts en green-set, avec la ligne des 9 m pour les 8-9 ans, sur lesquels un nouvel éclairage a été installé[16].

Un établissement de thalassothérapie propose des activités de yoga (relaxation). Cet organisme est classé dans la rubrique sport parmi les activités yoga.

Médias[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Étienne de La Ravoire en .

La Ravoire est le siège de la paroisse de Saintes Marthe et Marie - La Ravoire. Elle fait partie du doyenné de Saint-Alban-Leysse, au sein du diocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise, suffragant de l’archidiocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise[CS 1]. Mgr Philippe Ballot est l’évêque de ce diocèse depuis 2009[CS 2].

En 2017, la paroisse dispose d’un lieu de culte à La Ravoire, l’église Saint-Étienne, où le culte catholique est célébré toutes les semaines[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[18],[19].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

L’attractivité économique de la commune s’explique également par une fiscalité se situant à un niveau inférieur à la moyenne du département de la Savoie avec une taxe professionnelle de 15,49 %, une taxe sur le foncier bâti de 20,00 % et une taxe d’habitation de 6,59 %. Première commune de Savoie à réviser son plan local d’urbanisme (2002-2004).

Emploi[modifier | modifier le code]

Il y a des services économiques de proximité sont proposés à tous tels que la cellule Économie – Emploi qui permet de rapprocher les chefs d’entreprise et les demandeurs d’emploi.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Située dans la première couronne du bassin chambérien, La Ravoire se caractérise par sa qualité de vie et son dynamisme économique : 5 zones d'activités, plus de 300 entreprises, mêlant des activités industrielles, tertiaires et artisanales, des centres commerciaux, et un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale (6,6 %).

Elle comporte un pôle économique dynamique et diversifié regroupant plus de 300 entreprises et mêlant des activités industrielles et tertiaires ainsi que des activités plus traditionnelles. Ces entreprises sont regroupées au sein de 5 zones d’activités - d’une superficie totale de près de 50 hectares - et de centres commerciaux représentant au total près de 3 200 emplois[2].

Commerce[modifier | modifier le code]

Les commerces de la Ravoire sont nombreux et variés. Malgré les 6 555 habitants sur La Ravoire, les commerces sont en plein développement. Entre 2011 et 2012, l’économie ravoirienne a beaucoup évolué .Avec une dizaine de créations d’entreprises, le commerce se porte plutôt bien sur la commune et se diversifie, du matériel médical à la boulangerie en passant par la restauration ou la concession automobile [20]. Les 24 commerces de la commune sont repartis en 3 centres commerciaux :

  • Richelieu ;
  • Féjaz ;
  • Val Fleuri.

La commune recense plusieurs catégories d'entreprises: garages automobiles, magasins de vêtements, chaussures et autres accessoires de beauté, restaurants, fitness et autres. 3 grandes surfaces alimentaires sont en outre implantées à la Ravoire.

La Ravoire dispose d’un petit marché de producteurs qui s’installent tous les vendredis matins sur la place de l’Hôtel-de-Ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, la commune est récompensée par une fleur au palmarès du concours des villes et villages fleuris[21].

La mairie maintient la préservation du patrimoine naturel dont les 80 hectares de la colline de la Trousse et les 110 hectares de la Villette.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les personnalités suivantes, entre autres, ayant un attachement particulier pour cette commune, ont participé au développement de la Ravoire :

  • Jean Blanc : sénateur-maire de La Ravoire : maire de 1953 à 2001, sénateur de 1968 à 1995 ;
  • La famille de la Ravoire : plusieurs membres occupaient d'importantes fonctions dans le duché de Savoie donne son nom à un ancien hameau burgonde Villard Valmar (vallée de la mère) fondé au Ve siècle ;
  • Louis Mandrin (°1724 † 1755) : créateur du pont de Gallaz ;
  • Jean Lapierre : a construit la salle des fêtes en 1932 ;
  • Camille Costa de Beauregard (°1841 † 1910) : a construit le château ;
  • Comte de Boigne : transforma en 1868 le château de Beauregard en établissement agricole ;
  • Mgr Grumel, ancien supérieur de La Villette, évêque de Maurienne ;
  • Mgr Gabriel-Marie Garrone, ancien élève de La Villette ;
  • Henry de Buttet, ancien élève de La Villette ;
  • Michel de Certeau (1925-1986), ancien élève de La Villette ;
  • Patrick Mignola (1971- /), maire de 2001 à 2017, député.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Ravoire

Palé de six pièces d'argent et de gueules, à la bande d'azur brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Chambéry et ses environs. Le Petit Bugey (vol. 1), Roanne, Éditions Horvath, , 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1, lire en ligne), p. 186-190. ([PDF] lire en ligne)
  • Connaissance de la Ravoire, La Ravoire : histoire de la commune, Connaissance de la Ravoire, , 12 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Connaissance de La Ravoire, Histoire de nos écoles, La Ravoire, GAP, , p. 37
  2. a et b http://www.laravoire.com/index.php?section=commune&idP=3
  3. « La Ravoire : point sur le projet Valmar », sur www.laravoire.fr (consulté le 29 novembre 2016)
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. Connaissance de La Ravoire, La Ravoire son histoire, La Ravoire, Commune, , p. 13
  6.  ;Jean Bouvier, Collège Notre Dame de La Villette, Préface
  7. « Conseil municipal de Ravoire (73490), mairie de Ravoire », sur www.webvilles.net (consulté le 29 novembre 2016)
  8. « Les élus MoDem de 2015 en Savoie – MoDem Savoie » (consulté le 29 novembre 2016)
  9. « Avenue Verte Sud de Chambéry », sur www.af3v.org (consulté le 29 novembre 2016)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. La Ravoire, « Ecoles », sur www.laravoire.fr (consulté le 29 novembre 2016)
  15. « 350 belles voitures attendues samedi », Le Dauphiné,‎ (lire en ligne)
  16. « RAVOIRE (LA) TENNIS CLUB - Les installations du club », sur www.club.fft.fr (consulté le 29 novembre 2016)
  17. « Horaires des messes », sur Marthe-marie.paroisse.net (consulté le 2 avril 2017)
  18. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  19. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  20. PATRICK MIGNOLA Entreprises en plein boum ! La Ravoire Le Mag’ décembre 2011 juin 2012 no 16 - PATRICK MIGNOLA Des commerçants a votre service La Ravoire Le Mag’octobre décembre 2007 no 7
  21. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
Site de l’Église Catholique en Savoie

Les références notées « CS » dans le texte proviennent du site de l’Église Catholique en Savoie (Catholique-savoie.cef.fr).

  1. « Histoire et géographie » (consulté le 2 avril 2017)
  2. « L’évêque » (consulté le 2 avril 2017)