Saint-Alban-Leysse

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Saint-Alban-Leysse
Une rue de la commune au pied du mont Peney.
Une rue de la commune au pied du mont Peney.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Alban-Leysse
Intercommunalité Chambéry métropole - Cœur des Bauges
Maire
Mandat
Michel Dyen
2014-2020
Code postal 73230
Code commune 73222
Démographie
Gentilé Saint-Albanais
Population
municipale
5 692 hab. (2014)
Densité 678 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 52″ nord, 5° 57′ 31″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 1 240 m
Superficie 8,4 km2
Localisation

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Liens
Site web saintalbanleysse.fr

Saint-Alban-Leysse est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle fait partie de l'agglomération chambérienne et de Chambéry métropole - Cœur des Bauges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Alban-Leysse est située en Savoie dans l'agglomération chambérienne au pied du Nivolet et du Mont Peney, sommets du massif et parc régional des Bauges. Elle s'étend principalement sur un axe nord-sud, des replats du bassin chambérien où coule la Leysse (rivière donnant en partie son nom à la commune et se jetant dans le lac du Bourget), jusqu'à l'extrémité du plateau de la colline de Lémenc (aussi appelé « Les Monts »), au col de Saint-Saturnin (description du sud vers le nord).

La pente des deux montagnes que sont le Nivolet et le mont Peney sont relativement douces à leur base, permettant à la commune de s'y développer, notamment par la plantation de pieds de vignes. Leur culture est rendue possible car comme située sur le versant adret du massif, la commune de Saint-Alban-Leysse bénéficie d'un bon ensoleillement. Et de fait, celle-ci s'étend sur un dénivelé de près de 1 000 mètres (de 290 à 1 240 m d'altitude).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Alban-Leysse fait partie de l'agglomération de Chambéry mais n'en est pas directement limitrophe, à l'exception d'une courte limite au niveau du col de Saint-Saturnin au nord-ouest. Les deux communes sont autrement séparées par la commune de Bassens. Située au pied des Bauges, Saint-Alban-Leysse est également limitrophe de Saint-Jean-d'Arvey à l'est et Verel-Pragondran au nord. Au sud, ce sont La Ravoire et Barby qui possèdent une limite commune.

Communes limitrophes de Saint-Alban-Leysse
Chambéry Verel-Pragondran Saint-Jean-d'Arvey
Bassens Saint-Alban-Leysse Saint-Jean-d'Arvey
Bassens La Ravoire Barby

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune n'est traversée de part en part par aucun axe majeur. La route nationale 201 (dite voie rapide urbaine de Chambéry) passe plus à l'ouest, sur la commune de Bassens et permet de joindre Saint-Alban-Leysse via sa sortie 18. La VRU débouche sur les autoroutes A43 pour Lyon et A41 Nord pour Annecy et Genève au nord, et les mêmes autoroutes pour les vallées de Tarentaise et Maurienne (A43) et Grenoble (A41) au sud.

Toutefois, un autre axe important, la D 1006 (ex-nationale 6) passe sur une courte distance au sud de la commune, dont elle marque la limite avec celle de La Ravoire (carrefour de la Trousse).

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Comme toutes les autres communes de l'agglomération chambérienne, Saint-Alban-Leysse profite de la politique cyclable de Chambéry métropole - Cœur des Bauges et dispose de pistes et bandes cyclables permettant de se déplacer dans toute l'agglomération.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche de la commune est la gare de Chambéry - Challes-les-Eaux située à moins de 10 kilomètres. La ligne de la Maurienne de Culoz à Modane passe sur les communes de Bassens et La Ravoire au sud-ouest de Saint-Alban-Leysse. Des liaisons quotidiennes par TGV existent pour relier Paris, ainsi que des liaisons TER pour Lyon, Grenoble, Annecy, Genève et les vallées alpines (Tarentaise et Maurienne) du département.

Saint-Alban vue depuis les hauteurs de Barby.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Saint-Alban-Leysse est desservie par le réseau de bus du STAC de Chambéry métropole - Cœur des Bauges. Au moins 2 lignes à fréquence régulière relient différents quartiers de la commune au centre-ville de Chambéry.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche de la commune pour les vols commerciaux est l'aéroport de Chambéry - Aix-les-Bains situé au nord de Chambéry à une douzaine de kilomètres. Toutefois, à plus courte distance se trouve également l'aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sant Arban Lésse, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence des hommes à Saint-Alban-Leysse est ancienne. Cet endroit était agréable à vivre et calme. L’histoire laisse de nombreuses traces au paysage de la commune, parmi lesquels des outils, des armes, des poteries de l’époque néolithique, retrouvés à Saint-Saturnin. À l’époque romaine, la route principale qui reliait Grenoble à Annecy était appelée via Saturnina. Elle traversait les communes de Saint-Alban et de Leysse. Ces deux communes ont été fusionnées par décret du 26 juillet 1946 (J.O. du 28/07/1946)[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Alban-Leysse est chef-lieu de canton.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Alban-Leysse se compose du maire, de sept adjoints, d'un conseiller municipal délégué et de 20 conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :

Groupe Président Effectif Statut
DVG Michel Dyen 24 Majorité
SE Michel Fournier 5 Opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des derniers scrutins électoraux
1er score 2e score Participation
Élections européennes de 2014 22,63 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 20,63 % pour Renaud Muselier (UMP) 44,69 %
Élections municipales de 2014 65,59 % pour Michel Dyen (DVG) 34,40 % pour Michel Fournier (SE) 62,23 %
Élections législatives de 2012 53,68 % pour Bernadette Laclais (PS) 46,32 % pour Christiane Brunet (DVD) 55,41 %
Élection présidentielle de 2012 47,61 % pour François Hollande (PS) 52,39 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 83,19 %
Élections régionales de 2010 53,32 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) 32,70 % pour Françoise Grossetête (UMP) 53,03 %
Élections cantonales de 2008 59,28 % pour Jean-Pierre Burdin (PRG) élu 1er tour 18,60 % pour Christiane Nantois (DVD) 61,18 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1925 1940 Hyacinthe Carron Radical Député
mars 2001 2008 Marius Pillet DVD Président de Chambéry métropole
mars 2008 en cours Michel Dyen DVG Vice-président de Chambéry métropole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 692 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
989 1 012 1 165 1 509 1 374 1 541 1 509 1 460 1 367
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 244 1 257 1 265 1 239 1 161 1 187 1 165 1 099 1 122
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 071 1 108 1 357 1 423 1 678 1 959 2 259 2 837 2 996
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
2 797 3 858 5 071 5 381 5 692 5 692 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activités[modifier | modifier le code]

La commune a connu une croissance rapide depuis les années 1970. Elle est à la fois une banlieue résidentielle de Chambéry et le siège de zones commerciales et industrielles.

Deux centres de formation sont implantés sur la commune : le centre de formation des métiers de l'alimentation et de la restauration « Le Fontanil » et le CFA du bâtiment de Savoie et Haute-Savoie. Le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de la Savoie y est établi depuis plusieurs années.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint-Saturnin.
  • Le monuments aux morts.
  • L'oratoire Notre-Dame-de-Bon-Secours (monument historique).
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lorette.
  • Le château de Monterminod.
  • Le hameau de la Clusaz.
  • Le Bout du Monde, site naturel de loisirs et d'intérêt.
  • Ruines et four à pain de Razerel.
  • La chapelle de Saint-Saturnin : en 1340, la chapelle de Saint-Saturnin devint un lieu culte. Ce qui provoqua une dispute entre les paroisses voisines : Bassens et Verel, jalouses de la richesse apportée à cette chapelle. C’est au milieu du XVIIe siècle que la chapelle comptait le plus grand nombre de visiteurs et cela la rendait célèbre dans toute la région. À la déception de tous les habitants, la chapelle tomba en ruines au XVIIIe siècle. Mais en 1835, elle fut rebâtie dans un style gothique par le curé de Verel. À partir de ce moment, le culte religieux reprit son cours. La réalisation de la restauration de la chapelle se fit en 1975[7]. La chapelle et les gorges de Saint-Saturnin ont été classées, au titre de l'environnement, le 9 septembre 1942.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mercotte, gastronome et bloggueuse française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. La mairie de Saint-Alban-Leysse. Histoire, site de la mairie, consulté le 23 août 2013
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Michèle Brocard, Histoire des communes savoyardes, Édition Horvath