École (Savoie)

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École
École (Savoie)
Entrée dans le chef-lieu de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Hervé Ferroud-Plattet
2020-2026
Code postal 73630
Code commune 73106
Démographie
Gentilé Écoulants
Population
municipale
306 hab. (2020 en augmentation de 10,87 % par rapport à 2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 05″ nord, 6° 10′ 06″ est
Altitude Min. 696 m
Max. 2 186 m
Superficie 29,65 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Alban-Leysse
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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École
Géolocalisation sur la carte : France
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École
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École
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École

École est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune fait partie du parc naturel régional des Bauges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux d'habitation :

  • Chef-Lieu ;
  • le Villard ;
  • Gratteloup ;
  • le Jarsin  ;
  • les Arolles ;
  • le Creux du Mont ;
  • Ancien village de Bellevaux détruit durant la dernière guerre.

École est une commune des Bauges Devant. Sa situation géographique fait d'École une commune très prisée des randonneurs.

Les différentes montagnes au départ d'École :

  • Arclusaz ;
  • le Pécloz ;
  • Mont d'Armenaz ;
  • le Colombier.
Vue du village d’École depuis le mont Pécloz.
Le Chéran qui traverse École.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

École est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7,2 %), prairies (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), zones urbanisées (1 %), terres arables (0,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Scola, fin du XIe siècle, puis Eschola, ca. 1200. Probablement rien à voir avec le sens « normal » d'école, peut-être un nom propre à moins qu'il ne s'agisse d'une origine celtique.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Ekoule, selon la graphie de Conflans[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un des faits les plus marquants de l'histoire d’École est le martyre qu'il a subi le . Les nazis ont regroupé puis fusillé les hommes de plus de 16 ans qu'ils ont pu capturer, puis incendié le village. Le maire de l'époque, Jean-Benoit Ballaz âgé de 72 ans, fit partie des victimes.

Un monument sur l'ancienne place du village, devant l'église, rappelle ce martyre[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'École en Bauges sous la neige.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Simon Viallet SE  
  1981 Camille Cottet SE  
1981 mars 2001 René Ferrand SE  
mars 2001 mars 2008 Bernard Carret SE  
mars 2008 mars 2014 Marius Ferroud Plattet SE  
mars 2014 mars 2020 Annick Bonniez    
mars 2020 En cours
(au 30 mars 2020[9])
Hervé Ferroud-Plattet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2020, la commune comptait 306 habitants[Note 2], en augmentation de 10,87 % par rapport à 2014 (Savoie : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %). Le maximum de la population a été atteint en 1848 avec 1 195 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
7286208139211 0801 195993996934
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
962880873839780711636604565
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
542513482475455425387363263
1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2020 -
266249238248250277301306-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (33,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,9 % la même année, alors qu'il est de 26,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 154 hommes pour 147 femmes, soit un taux de 51,16 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,96 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
0,0 
5,2 
75-89 ans
12,9 
22,7 
60-74 ans
20,4 
22,1 
45-59 ans
21,8 
19,5 
30-44 ans
17,0 
12,3 
15-29 ans
12,9 
17,5 
0-14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département de la Savoie en 2018 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,9 
75-89 ans
9,7 
16,7 
60-74 ans
17,4 
21,3 
45-59 ans
20,6 
19 
30-44 ans
18,4 
17,2 
15-29 ans
15,3 
18,2 
0-14 ans
16,6 

Économie[modifier | modifier le code]

La Boulangerie savoyarde[16], fondée en 1976, et rachetée par le groupe SATORIZ[17].

La Menuiserie Alp' 56 est spécialiste des fenêtres[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le torrent d'Arclusaz, en forêt de Bellevaux.
Profil de l'église Saint-Maurice d'École sous la neige.
Maison Faune-Flore du parc naturel régional du massif des Bauges d'École.

Ancien prieuré de Bellevaux[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Bellevaux est un ancien prieuré conventuel de l’ordre cistercien, aujourd'hui disparu. Vers 1050, le sieur Nanthelme de Miolans fait appel à des bénédictins, originaire de l'abbaye Saint-Pierre de Gigny (Rhône). Le comte de Savoie, Humbert II, confirme la donation en 1090[21]. Un incendie ravage les constructions en 1718, dont les archives. Seuls témoignages de la présence des bénédictins, le toponyme « Pré du couvent » et un oratoire élevé par le curé de la paroisse en 1955[21], ainsi que la chapelle de la Sainte-Fontaine, dite chapelle de Bellevaux (datant de 1865).

Chapelle Notre-Dame-de-la-Sainte-Fontaine[modifier | modifier le code]

La chapelle se trouve dans le vallon de Bellevaux. Il semble que la source soit liée à un culte druidique convertit en culte mariale dès la fin du XIe siècle. Le pèlerinage est relancé par le curé de la paroisse en 1859 qui y fait construire une chapelle en 1865. Les célébrations se déroulent le lundi de Pentecôte[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 134-137. ([PDF] lire en ligne)
  • Laurent Morand, Les Bauges : histoire et documents : Peuple et Clergé (IIIe volume), Chambéry, Imprimerie savoisienne, , 684 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  8. « 2020 - Fusillés d'Ecole en Bauges », sur souvenir-francais-savoie.org (consulté le )
  9. « Qui sont les 38 maires des communes de Grand Chambéry ? », Le Dauphiné libéré, édition Savoie, (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  14. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'École (73106) », (consulté le ).
  15. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Savoie (73) », (consulté le ).
  16. « La Boulangerie Savoyarde », sur www.laboulangeriesavoyarde.fr (consulté le ).
  17. « La boulangerie savoyarde | Satoriz, le bio pour tous », sur www.satoriz.fr (consulté le ).
  18. « ENTREPRISE COTTET à ÉCOLE (746120161), CA, bilan, KBIS - Infogreffe », sur www.infogreffe.fr (consulté le ).
  19. Michèle Brocard et Edmond Brocard, « Le patrimoine baroque religieux en Savoie et Haute-Savoie », www.sabaudia.org (consulté le ), Notes sur les édifices et les artistes : Note 9 : École, Église (lire en ligne).
  20. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, lire en ligne), p. 183.
  21. a et b Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-84206-272-9, lire en ligne), p. 23-25.
  22. Michèle Brocard, Eloge et Pratique Des Saints Guérisseurs, Editions Cabedita, , 175 p. (ISBN 978-2-88295-391-9), p. 122.