Saint-Jeoire-Prieuré

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Saint-Jeoire-Prieuré
Vue sur la commune depuis les hauteurs des vignobles.
Vue sur la commune depuis les hauteurs des vignobles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton La Ravoire
Intercommunalité Chambéry métropole - Cœur des Bauges
Maire
Mandat
Jean-Marc Léoutre
2014-2020
Code postal 73190
Code commune 73249
Démographie
Gentilé Saint-Jeoriens
Population
municipale
1 296 hab. (2014 en augmentation de 27,68 % par rapport à 2009)
Densité 243 hab./km2
Population
aire urbaine
220 118 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 08″ nord, 5° 59′ 39″ est
Altitude Min. 294 m
Max. 901 m
Superficie 5,34 km2
Localisation

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Liens
Site web saintjeoireprieure.fr

Saint-Jeoire-Prieuré est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Jeoire-Prieuré est une commune de 534 hectares (5,34 km2) située sur le versant est de la Trouée des Marches, au pied du massif des Bauges. La ville de Chambéry est située pour sa part à moins de dix kilomètres plus au nord-ouest de la commune. Saint-Jeoire-Prieuré fait par ailleurs partie de la communauté d'agglomération de Chambéry Métropole - Cœur des Bauges.

Étant située au pied des Bauges, son altitude varie de 294 mètres (au niveau de la cluse) à 901 mètres (au plus haut du massif). Le chef-lieu est pour sa part situé dans les premières pentes, à moins de 500 mètres d'altitude.

La commune n'est également baignée par aucun cours d'importance (autres que ruisseaux et ruisselets).

Son territoire se compose principalement de surfaces agricoles (57,9 %) et de fortêts de feuillus (22,3 %). Les vignobles (10,3 %) et le tissu urbain discontinu (9,5 %) représentent le reste[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Jeoire-Prieuré, de par sa superficie modeste, ne possède que quatre communes limitrophes.

Dans la cluse de Chambéry, il s'agit de Myans du sud à l'ouest, de Challes-les-Eaux au nord et de Chignin à l'est et sud-est. Sain-Jeoire-Prieuré est également limitrophe de la commune de Curienne à l'est et nord-est, séparée par les conteforts des Bauges : le mont Saint-Michel au nord et la crête de Montgelas au sud, bien qu'un passage permette leur liaison par le hameau de la Boisserette, également situé sur la commune.

Communes limitrophes de Saint-Jeoire-Prieuré
Challes-les-Eaux Challes-les-Eaux
et Curienne
Curienne
Myans Saint-Jeoire-Prieuré Curienne
Myans Myans Chignin

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transport routier[modifier | modifier le code]

Saint-Jeoire-Prieuré est traversée dans son chef-lieu par l'ancienne route nationale 6 de Paris à l'Italie par le col du Mont-Cenis, aujourd'hui route départementale 1006.

Hormis cet axe majeur, la commune voit également passer au sud-ouest de son territoire, l'autoroute A43 reliant Lyon à l'Italie par le tunnel du Fréjus. Cette portion ne concerne cependant qu'un peu plus d'un km d'autoroute, à l’endroit où celle-ci surplombe la ligne de chemin de fer. Aucune sortie n’y est située, la plus proche étant la sortie 21 au niveau de la gare de péage de Chignin. Cette section de l’autoroute possède toutefois une aire de repos (L'Abis) située sur la commune.

Cette autoroute permet une liaison directe vers Grenoble et les vallées alpines de Tarentaise et de Maurienne au sud et à l'est, vers Annecy et Genève au nord, et vers Lyon à l'ouest.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Un TER Rhône-Alpes arrivant de Chambéry au sud-ouest de la commune.

La commune de Saint-Jeoire-Prieuré accueille à l'extrémité de son territoire, à proximité de l'A43, la ligne de Culoz à Modane (frontière) aussi surnommée « ligne de la Maurienne », une ligne à double voie électrifiée en 1 500 V continus. La commune ne possède pas de gare ferroviaire sur son territoire bien qu'une ancienne halte, aujourd'hui fermée, existât à Chignin.

La gare la plus proche est la gare de Montmélian à une demi-douzaine de kilomètres et nœud ferroviaire entre la ligne de la Maurienne et la ligne de Grenoble à Montmélian. Toutefois, la gare de Chambéry - Challes-les-Eaux, située à une dizaine de kilomètres, offre plus de dessertes et plus de destinations (la gare de Montmélian n'étant pas une gare d'arrêt obligatoire).

La gare de Chambéry permet des dessertes par TGV depuis et vers Paris en un peu moins de 3 h. Les TER Rhône-Alpes relient pour leur part les villes de Lyon, Grenoble, Annecy, Genève, Valence et les vallées alpines. Toutes ces destinations sont également directement joignables depuis la gare de Montmélian, mais non systématiques.

La ligne de la Maurienne voit également passer un trafic non négligeable de fret, en provenance ou à destination de l’Italie via le tunnel ferroviaire du Fréjus.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport régional le plus proche de Saint-Jeoire-Prieuré est l'aéroport de Chambéry - Savoie, situé au sud du lac du Bourget à une quinzaine de kilomètres. L'aéroport est particulièrement desservi durant la saison hivernale du fait de la présence proche des stations de sports d'hiver alpines.

Beaucoup plus proche se trouve l'aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux sur la commune voisine de Challes-les-Eaux. Cet aérodrome est surtout utilisé pour la pratique du planneur.

Enfin, les deux aéroports internationaux les plus proches sont l'aéroport international de Genève en Suisse et l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, situés tous deux à une centaine de kilomètres.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

En tant que commune de la communauté d'agglomération de Chambéry métropole - Cœur des Bauges, Saint-Jeoire-Prieuré bénéficie donc de liaisons directes avec le centre-ville de Chambéry par les autobus du réseau du Service de transport de l'agglomération chambérienne (STAC) gérés conjointement par l’agglomération et Connex.

Il s'agit principalement de ligne no 1, directe en suivant en très grande partie l'ex-RN 6 et qui dessert le chef-lieu.

Saint-Jeoire-Prieuré se situe à l'extrémité du réseau, aussi la commune est, avec Saint-Baldoph, la plus au sud de l’agglomération desservie par les bus du réseau STAC.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune - Jeoire - provient d'une traduction du saint Georges de Lydda, Georgius[2].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sè Zhouère (graphie de Conflans) ou Sant-Jouère (ORB)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Village né autour du prieuré fondé en 1110 par saint Bruno, sous le vocable de saint Georges.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Jeoire-Prieuré se compose du maire, de trois adjoints et de 11 conseillers municipaux.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :

Groupe Président Effectif Statut
Ensemble à Saint-Jeoire Jean-Marc Léoutre 15 Majorité

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des derniers scrutins électoraux
1er score 2e score Participation
Élections européennes de 2014 29,57 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) 22,17 % pour Renaud Muselier (UMP) 51,29 %
Élections municipales de 2014 100,00 % pour Jean-Marc Léoutre (SE) - 62,61 %
Élections législatives de 2012 55,64 % pour Pierre-Marie Charvoz (DVD) 44,36 % pour Béatrice Santais (PS) 62,51 %
Élection présidentielle de 2012 58,09 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) 41,91 % pour François Hollande (PS) 87,32 %
Élections cantonales de 2011 69,14 % pour Jean-Marc Léoutre (DVD) 30,86 % pour Robert Gardette (PS) 48,32 %
Élections régionales de 2010 43,58 % pour Françoise Grossetête (UMP) 42,07 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) 53,48 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Louis Terreaux   Universitaire
1989 en cours Jean-Marc Léoutre DVD Vice-président de Chambéry métropole (2001-en cours) et président du SDIS de la Savoie (1999-2011), conseiller général (2010-2011)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2014, la commune comptait 1 296 habitants[Note 1], en augmentation de 27,68 % par rapport à 2009 (Savoie : +3,87 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
421 460 526 718 660 695 718 682 680
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
625 660 594 593 634 510 523 502 444
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
400 422 427 405 452 503 516 526 604
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2014 - -
642 771 851 958 973 1 172 1 296 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Georges du Prieuré.

Du prieuré bâti au XIIe siècle, il ne reste que l'église Saint-Georges du Prieuré qui est inscrite monument historique depuis 1952.

Colline Saint-Michel : ce promontoire est partagé par quatre communes dont Saint-Jeoire (Curienne, Barby, Challes-les-Eaux). Une chapelle construite en 1879, occupe le sommet de la colline. S'y trouvent également les vestiges d'une autre chapelle, ce qui laisse penser à une occupation très ancienne du lieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Observatoire des Territoires de la Savoie, « Saint-Jeoire-Prieuré : données de cadrage », sur observatoire.savoie.equipement-agriculture.gouv.fr (consulté le 17 novembre 2013)
  2. Claude Terreaux, Pays de Savoie : petite encyclopédie savoyarde, C. Bonneton, , 191 p. (ISBN 978-2-8625-3058-1), p. 126.
  3. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.