Queige

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Queige
Queige
Vue depuis le mont Mirantin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Ugine
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
Édouard Meunier
2014-2020
Code postal 73720
Code commune 73211
Démographie
Population
municipale
825 hab. (2015 en diminution de 3,17 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 13″ nord, 6° 27′ 35″ est
Altitude Min. 424 m
Max. 2 440 m
Superficie 32,61 km2
Localisation

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Liens
Site web queige.fr

Queige est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Queige se situe aux portes de la vallée du Beaufortain. Le territoire s'étire ainsi de part et d'autre du Doron de Beaufort, entouré par les sommets de la crête du Mirantin (2461 m), la Roche Pourrie (2 036 m) et du mont Cornillon[1].

 Queige et les communes voisines.
Queige et les communes voisines.

La commune comporte plusieurs villages ou lieux-dits (classés ici par ordre alphabétique) : Arrechettaz, Bonnecine, Foulaz, Marolland, Molliessoulaz, Montet, Outrecheney, Pointières, Poyat, Roengers, Villarasson, Villaret et Villaricol[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Queige est mentionné pour la première fois dans les sources en 1170 avec Ecclesia de Quegio[2],[1]. On trouve ensuite Queio au cours du XIIIe siècle[2],[1]. La forme actuelle s'observe à partir du XVIIe siècle[2].

L'abbé Gros, après avoir écarté le dérivé d'un hydronyme, propose comme origine un dérivé de patronyme[2]. C'est cette hypothèse qui a également été retenue par les auteurs de l'Histoire des communes savoyardes : « un nom de personne, un gentilice Caius, dont l'ablatif est Caio. Pour maintenir le son K ou C, on aurait écrit qu »[1].

Une autre hypothèse avance que Queige dériverait du latin Quietus (repos) et désignerait un reposoir, une halte[3]. Henry Suter propose également la variante de Quais (« Haie »)[3],[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Kyèze, selon la graphie de Conflans[5] ou encore Quêzhe.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Queige apparait pour la première fois dans les sources par la mention de l'Ecclesia de Quegio en 1170[6]. Il s'agit d'un partage de bénéfices entre l'archevêque de Tarentaise et ses chanoines, dans lequel est précisé que les revenus de Queige leur soient versés[6].

Au cours de la période féodale, Queige est partagée entre les seigneurs de Cornillon et ceux de Beaufort[1]. Les premiers, rivaux des Beaufort, sont implantés au château de Cornillon, contrôlant notamment le col de la Forclaz[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Serge Poly PCF  
mars 2001 mars 2014 Nicole Chevallier    
mars 2014 en cours Edouard Meunier   Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 825 habitants[Note 1], en diminution de 3,17 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 418 1 554 1 599 1 690 1 647 1 913 1 463 1 476 1 481
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 440 1 465 1 403 1 336 1 309 1 323 1 202 1 203 1 212
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 100 1 091 1 035 1 039 972 1 064 934 758 667
1982 1990 1999 2006 2011 2015 - - -
642 716 735 835 846 825 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le village de Queige accueille un club de foot, le Football Club du Beaufortain, plus communément appelé le FCB.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Histoire des communes savoyardes 1982, p. 166.
  2. a, b, c et d Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 383..
  3. a et b Henry Suter, « Queige », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en février 2018).
  4. Henry Suter, « Quais », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en février 2018).
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. a et b Garin 1939, p. 49 (lire en ligne).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. Michelle Leroy, Geneviève de Montleau, Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne, En Beaufortain et Val d'Arly : sur les chemins du Baroque, vol. 1, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Patrimoines », , 190 p. (ISBN 978-2-8420-6108-1, lire en ligne), p. 40.
  12. a, b et c Garin 1939, p. 66 (lire en ligne).
  13. Laurent Perrillat, L'apanage de Genevois aux XVIe et XVIIe siècles : pouvoirs, institutions, société, vol. 113, t. 2, Académie salésienne, , 1070 p. (lire en ligne), « Annexe n°4 - Listes des châtelains et fermiers de châtellenies de l'apanage aux XVIe et XVIIe siècle », p. 944-945, « Montjoie ».
  14. Michelle Leroy, Geneviève de Montleau, Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne, En Beaufortain et Val d'Arly : sur les chemins du Baroque, vol. 1, La Fontaine de Siloé, , 190 p. (ISBN 978-2-8420-6108-1, lire en ligne), p. 40.
  15. a et b Histoire des communes savoyardes - Tarentaise, p. 167-168, « Célébrités ».
  16. Notice sur data.bnf.fr
  17. Garin 1939, p. 68-69 (lire en ligne).