Pédagogie Steiner-Waldorf

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École Waldorf en Allemagne
Michael Park Rudolf Steiner School à Auckland

La pédagogie Steiner-Waldorf est un courant pédagogique de l'éducation nouvelle qui articule enseignements intellectuels et activités artistiques et manuelles en vue d'une participation active des élèves à leurs propres apprentissages. Elle est fondée sur les théories éducatives de Rudolf Steiner qui dérivent des conceptions philosophiques de l'anthroposophie, courant de pensée et de spiritualité dont il est le fondateur.

Cette pédagogie, destinée aux enfants de 3 à 18 ans, est pratiquée dans des jardins d'enfants (environ 2 000 dans le monde) et dans des écoles Steiner-Waldorf associatives et autonomes (environ 1 000 dans le monde), principalement en Europe et en Amérique du Nord, dont 200 en Allemagne.

En 2013, on recense officiellement 1025 écoles Waldorf dans le monde, dont 709 en Europe[1],[2].

La pédagogie Steiner-Waldorf fait l'objet de prises de positions « extrêmement contrastées allant de l’approbation enthousiaste jusqu’à la critique impitoyable ». Elle est notamment dénoncée pour ses liens avec l'anthroposophie, vue par certains comme une doctrine pseudo-scientifique ou une religion occultiste. Elle est aussi quelquefois soupçonnée de dérives sectaires, critiquée pour la formation défaillante de ses enseignants, ou pour les problèmes sanitaires que ses établissements posent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Anthroposophie.

Ayant été actif notamment en tant que précepteur de 1884 à 1890, Rudolf Steiner, après avoir posé les fondements de l'anthroposophie (dérivé de la théosophie d'Helena Blavatsky[3]), formalise à partir de 1906 ses idées sur l'éducation. Ces idées restent pendant dix ans au niveau théorique. En 1919, il donne des conférences sur la triple organisation du corps social[4] auxquelles assistent des ouvriers de l'usine de cigarettes Waldorf-Astoria, à Stuttgart, dans le sud-ouest de l'Allemagne. À la suite de ces conférences, Steiner est sollicité pour créer une école dans laquelle serait pratiquée une pédagogie qui notamment mettrait ses bénéficiaires sur la voie d'acquérir les aptitudes psychiques nécessaires pour penser et mettre en œuvre de nouvelles idées pour l'organisation de la vie sociale. La première « Libre école Waldorf » est inaugurée le 7 septembre 1919, et accueille essentiellement les enfants de ces familles ouvrières pour un cycle d'études prévu d'emblée sur douze années[5].

Après la création de la première Libre école Waldorf, le mouvement pédagogique s'étend dans les années 1930 en Allemagne et dans plusieurs pays d'Europe. Cependant, les écoles Steiner-Waldorf seront interdites par les régimes nazis.

Après la guerre, on assiste à la réouverture des établissements Waldorf, le mouvement gagne l'Europe de l'Ouest et s'étend progressivement en Amérique, Australie et dans les pays d’Afrique. Après la fin de l'Union soviétique, le mouvement se développe dans les pays d'Europe de l'Est, où il était jusqu'à lors interdit.

Relations avec les autres mouvements pédagogiques[modifier | modifier le code]

À l'époque de la création de la première école Waldorf, le mouvement d'éducation nouvelle est à son apogée, et la même année voit l'ouverture des écoles libertaires de Hambourg. Selon Heiner Ullrich, « l'anthropologie pédagogique de Steiner va désormais intégrer, en partie contre sa propre compréhension idéologique, de nombreuses données de la réalité pédagogique d'alors, données qui ne pouvaient découler de formules abstraites[5] ».

Le mouvement de pédagogie Waldorf restera cependant longtemps isolé. Il faudra attendre 1970 pour qu'en Allemagne il rejoigne le mouvement des pédagogies alternatives[5]. Selon Heiner Ullrich, « dans le monde de l’enseignement, on assiste [en 1994] à un phénomène particulièrement frappant : la popularité croissante des écoles et jardins d’enfants Steiner. Marginaux il y a peu de temps encore, ils sont devenus, en l’espace d’une vingtaine d’années, les chefs de file du Mouvement pour une éducation nouvelle[6]. »

En France, depuis 1995, plusieurs démarches de concertation avec les autres pédagogies alternatives ont été entreprises. Il y eut par exemple en 2004 un colloque réunissant des enseignants et anciens élèves des pédagogies Waldorf, Montessori et Decroly[7].

La fondation « Les amis de l'éducation Waldorf - Écoles Rudolf Steiner » est admise aux relations officielles de l'UNESCO en 2001[8].

Pédagogie[modifier | modifier le code]

Le cursus pédagogique[modifier | modifier le code]

Le cursus est divisé en trois cycles qui, se référant à la conception indiquée ci-dessus du développement de l'enfant, peuvent être mis en relation avec les seuils d'autonomisation successifs des plans d'organisation de la nature humaine :

  • jusqu'à 7 ans, le jardin d'enfant
  • de 7 à 14 ans, premier cycle, les « petites et moyennes classes » de la première à la huitième classe
  • de 15 à 18 ans, deuxième cycle, les « grandes classes » de la neuvième à la douzième classe

Ces étapes sont comparables à celles définies par Piaget [9].

Jardin d'enfant[modifier | modifier le code]

Le « jardin d'enfants » accueille les enfants de 3 à 6 ans. Dans cette pédagogie, l'imitation et le jeu sont considérés comme les aspects les plus importants de cette tranche d'âge jusqu'à sept ans. Les jeux libres visent à permettre à l’enfant de développer sa sensorialité de façon individuelle, et à le stimuler à déployer son initiative personnelle à partir de l'imitation.

Les éducateurs (jardinières ou jardiniers d'enfants) s'efforcent d'équilibrer les temps de jeu libre[10] et les activités dirigées, et d'associer les enfants aux tâches de la vie quotidienne : par exemple, en préparant ensemble les goûters et en rangeant la pièce après les jeux, la coopération et le sens des responsabilités sont sollicités.

En règle générale, le matin, des activités artistiques alternent avec des périodes de jeux libres. Les promenades et les jeux extérieurs suivent le rythme naturel des saisons, de même les activités quotidiennes sont ponctuées par le rythme des fêtes saisonnières. Des rondes rassemblent les enfants pour « dire, chanter et danser les saisons », de façon à stimuler le sens du langage et à éveiller la sensibilité à la musique.

Premier cycle[modifier | modifier le code]

Le cycle des petites et moyennes classes concerne les enfants entre 7 ans et 14 ans. L'établissement d'une relation de confiance et d'autorité avec le professeur étant jugé primordial pour cet âge, le professeur titulaire suit, si possible, le même groupe d'élèves pendant ces 8 premières années, s'efforçant de veiller à la continuité du développement de chaque enfant. Il assure l'enseignement principal, (deux premières heures de la matinée) qui porte, en une succession de périodes de 3 à 4 semaines, sur le calcul, l’écriture, la lecture, la langue maternelle, les sciences de la nature, l’histoire-géographie et les sciences physiques. L'enseignement des matières complémentaires, comme le sport, l'eurythmie, les langues étrangères, les activités manuelles, est souvent donné par des professeurs spécialisés[11].

Dans les premières années, l'enseignement est avant tout oral, imagé et artistique, les manuels scolaires classiques ne sont pas utilisés, les livres sont remplacés par des cahiers réalisés par les élèves, l'enseignant est rendu complètement responsable de la conduite du travail : il doit être créatif, agir en artiste. La journée commence parfois par l'allumage d'une bougie, qui est parfois située sur une table des saisons, et par la récitation de paroles[12], bras croisés sur la poitrine[13]. L'introduction à l'écriture, à la lecture et au calcul se fait progressivement à l’aide d'objets et d'images tirés de contes, légendes, fables et histoires d'animaux. L'enfant rencontre les matières avant tout par l'activité. Les notions abstraites sont introduites en douceur et de manière systématique seulement après l'âge de 12 ans[14],[15].

C’est en sixième classe (12 ans) que l’enfant aborde la civilisation romaine, et le système juridique qui nous en est resté, avec l’art du débat démocratique, puis les grandes invasions jusqu'au Moyen Âge. Les sciences telles la minéralogie, la géographie, la physique (acoustique, optique, chaleur, électricité, magnétisme) peuvent être abordées à cet âge afin de répondre au besoin de l'enfant de s'ouvrir à l'investigation des relations de causalité[16].

Deuxième cycle[modifier | modifier le code]

Les quatre années des « Grandes Classes », c’est-à-dire de la 9e (15 ans) à la 12e (18 ans) constituent le dernier palier de scolarité dans ces écoles.

Après le Cycle Waldorf[modifier | modifier le code]

La transition vers les études supérieures varie en fonction du système éducatif du pays.

En Allemagne, bien que les écoles appartiennent au secteur privé, leur certification de fin d'études scolaires est équivalente à celle du public[17].

Au Québec, ils rejoignent le cycle post-secondaire du CÉGEP.

En France, la 12e (ou la 11e pour l'école Perceval à Chatou) vise à donner une équivalence avec la classe de première. Les élèves qui le souhaitent ont, au cours de cette année-là, la possibilité de préparer les épreuves anticipées du Baccalauréat, ce qui leur ouvre ensuite l'accès aux classes terminales de lycée dans leur 19e année, tandis que l'âge moyen d'accès au Bac est en France de 18 ans et demi pour les séries générales[18].

Quelques spécificités des enseignements[modifier | modifier le code]

Enseignement des langues[modifier | modifier le code]

Dès la première classe (7 ans), les enfants rencontrent deux langues étrangères[19].

Les activités manuelles et artistiques[modifier | modifier le code]

Les écoles tentent d’équilibrer les matières purement académiques avec les enseignements artistiques et les activités pratiques, et accordent ainsi une grande importance aux apprentissages manuels et artistiques. Elles s'efforcent de valoriser sans aucune hiérarchisation, les talents et aptitudes particulières rencontrées en chaque enfant[11].

Selon Heiner Ullrich, « la pratique de cet enseignement, avec son large éventail de possibilités d’apprentissage dans le domaine des arts, des travaux manuels, des soins à apporter à la nature et les nombreuses occasions de participer à des tâches communautaires, est beaucoup trop importante pour qu’on se contente de la laisser aux inconditionnels de Rudolf Steiner[6]. »

Sciences[modifier | modifier le code]

L'enseignement des sciences dans la pédagogie Steiner[15] se caractérise surtout par l'importance particulière donnée à la phénoménologie, au vécu sensoriel expérimental. Dans le premier cycle, il vise à stimuler les élèves à établir un lien à la fois actif, et affectif avec le réel. Ce n'est que dans le second cycle que l'on travaille à l'acquisition des notions abstraites, avec la mathématisation et le recours aux modèles habituels. L'histoire des sciences et de la pensée scientifique est abondamment utilisée, autant dans les sciences du vivant que dans les sciences « dures ». Les enseignants considèrent qu'elle est indispensable à une compréhension ouverte et non dogmatique des théories scientifiques actuelles.

Sport[modifier | modifier le code]

L'enseignement du sport associe des disciplines sportives habituelles et y ajoute à quelques écoles une forme particulière d'éducation physique connue sous le nom de « gymnastique Bothmer » qui vise à équilibrer la personne selon des principes anthroposophiques[20].

Eurythmie[modifier | modifier le code]

L'eurythmie (bel accord) est un art du mouvement issu de l'anthroposophie enseigné dans les écoles Steiner, depuis le jardin d'enfants jusqu'à la douzième classe[15]. Les déplacements dans l'espace, les attitudes corporelles et les chorégraphies y sont mis en relation avec les sonorités de la parole ou de la musique instrumentale qui sert de support. Selon Steiner, faire de l'eurythmie permet de préparer son corps à recevoir les mouvements du monde spirituel, le regarder permet d'intensifier le corps astral et le Moi[21]. « L'eurythmie fortifie l'âme en la faisant pénétrer vivante dans le suprasensible ». La pédagogie Waldorf considère que l'eurythmie serait précieuse notamment pour ses effets bénéfiques sur l'acquisition de la latéralisation, pour sa contribution à l'aisance de la maîtrise du mouvement et pour le développement des facultés sociales.

Religion[modifier | modifier le code]

Les écoles Waldorf se présentent comme non confessionnelles, respectant toutes les formes de religion et de spiritualité, bien que certaines d'entre elles soient suspectées de prosélytisme voire de sectarisme (voir #Controverses). Elles se déclarent ouvertes à tous les enfants, quelles que soient leurs origines culturelles ou religieuses. Elles ne privilégieraient aucun modèle religieux particulier mais s'appuient cependant clairement sur une conception non matérialiste et anthroposophique du monde, qui constitue le fil conducteur et la cohérence de la démarche pédagogique : « Les écoles Waldorf, bien que n'étant pas liées à une communauté religieuse institutionnalisée sont des lieux où est cultivée l'ouverture à une sphère divine »[15].

La pédagogie Steiner, malgré sa laïcité revendiquée[22], demeure épistémologiquement ancrée dans le christianisme et conserve par exemple un lien fort avec la rythmique pastorale du cours de l'année, ponctué par les grandes fêtes marquant les saisons : la Michaëli (29 septembre), Noël, Pâques et la Saint Jean (24 juin)[23] , d'autres études estiment la doctrine anthroposophique profondément liée aux méthodes pédagogiques Steiner et qu'une sécularisation est nécessaire mais se heurtera à des résistances internes[24].

Organisation[modifier | modifier le code]

Fonctionnement collégial[modifier | modifier le code]

Une caractéristique constitutive des écoles Steiner-Waldorf est le fait que les enseignants doivent y porter la responsabilité réelle du fonctionnement de l'institution, depuis les grandes orientations pédagogiques jusqu'aux choix techniques les plus insignifiants. Ceci s'organise dans une structure collégiale[25], se traduisant par l'existence d'un grand nombre de commissions mandatées par l'assemblée de tous les professeurs (grand collège) pour gérer en toute responsabilité les différents domaines du fonctionnement de l'école (emploi du temps, admission des nouveaux élèves, salaires des collaborateurs, gestion de l'équipe pédagogique, entretiens et travaux, fêtes pédagogiques, communication interne, communication externe, liens avec les administrations de l'État, etc.). Les commissions naissent, s'endorment, s'étoffent et se renouvellent en lien avec les nécessités de la vie réelle. Selon les écoles, et selon le type de tâches, les parents d'élèves participent plus ou moins à certaines de ces commissions[26].

Structure juridique des écoles[modifier | modifier le code]

Les écoles Steiner-Waldorf sont en règle générale issues d'initiatives citoyennes rassemblant des personnes faisant le choix de faire exister en un lieu une telle proposition pédagogique alternative[11]. Elles prennent alors la forme juridique d'associations à but non lucratif, dont les membres sont généralement les parents d'élèves et l'ensemble du personnel de l'école. Cependant, des dispositions statutaires particulières, variables selon les écoles, tendent à faire en sorte que les choix pédagogiques, et notamment les décisions concernant la constitution de l'équipe pédagogique, soient portées en pleine responsabilité par le « collège des professeurs ». Cette originalité, voulue par Steiner, est considérée comme un élément très important pour préserver la liberté pédagogique qui est l'un des soucis majeurs de ces écoles. C'est aussi parfois un facteur de tensions sociales au sein de ces associations vu que les parents sont, par ailleurs souvent très sollicités pour concourir de toutes sortes de façons au bon fonctionnement de l'institution (tâches administratives, ménage, travaux, recherche de financements, etc.)[15].

Financements[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration de l'association-école porte la responsabilité du financement de l'organisme. Si le poste budgétaire majeur est toujours la masse salariale du personnel, parfois suivi de près par la charge des locaux, les ressources sont en général avant tout constituées par le montant des scolarités versées par les familles. La santé financière est donc toujours conditionnée par le niveau des effectifs d'élèves, ce qui fait que la qualité pédagogique et la satisfaction des parents sont pour une bonne part des conditions de la survie de ces écoles.

Les écoles ont souvent besoin de mettre en place des initiatives associatives destinées à drainer des compléments de ressources.

Certains pays subventionnent les écoles ou prennent en charge une partie des salaires des professeurs, mais ces aides ont toujours des contre-parties qui ne sont pas toujours facilement compatibles avec les principes de la pédagogie Steiner-Waldorf. En France, 5 écoles sur les 23 ont établi des contrats avec l'État et s'efforcent de préserver malgré tout leur originalité pédagogique[27],[28].

Formation des enseignants[modifier | modifier le code]

Les enseignants ont la plupart du temps reçu une formation spécifique de deux à trois ans dans des centres de formation pédagogiques anthroposophiques[13] consistant principalement en un approfondissement de l'anthroposophie, et en une sensibilisation aux disciplines artistiques, afin de favoriser les capacités d'autonomie dans le travail pédagogique et la créativité, qui sont considérées comme primordiales pour un éducateur. Il existe environ une trentaine de centres de formation à la pédagogie Steiner dans le monde[29].

Évaluations de la pédagogie Waldorf[modifier | modifier le code]

Une étude de 1988[30] portant sur la formation d’anciens élèves d’une école Steiner assurant à la fois une préparation universitaire et professionnelle en Allemagne a permis « de constater que ces élèves étaient mieux armés pour la vie et en particulier plus qualifiés pour les tâches techniques. Ils avaient davantage confiance en eux-mêmes et s’intéressaient à davantage de choses, étaient plus ouverts aux idées nouvelles et étaient particulièrement nombreux à accepter d’assumer une responsabilité sociale[6]. »

Une étude américaine effectuée en 2003 a mesuré le raisonnement scientifique d'élèves des classes 4e, 6e et 8e, des écoles Steiner-Waldorf ou des mêmes classes des écoles publiques, et ne trouve pas de différences significatives pour cet indicateur, mais souligne la nécessité de re-contextualiser ces résultats, le corpus de connaissances scientifiques des enfants des écoles Steiner-Waldorf incorporant des concepts scientifiques inexacts[31].

Différentes études en Allemagne[32],[33] comme en Angleterre[34] attestent d'une bonne réussite des élèves issus de ces écoles. Ces statistiques doivent cependant être nuancées par le fait que le niveau socio-culturel des familles d'enfants scolarisés dans ce système est supérieur à la moyenne nationale[33],[6].

L'adaptation des anciens élèves des écoles Steiner à l'enseignement supérieur est un domaine peu étudié. Une étude menée sur un échantillon non-représentatif de la population générale, concernant des populations privilégiées d'élèves de « pédagogies modernes » ou d'écoles traditionnelles, montre une bonne intégration des élèves malgré des lacunes dans certaines matières scolaires. Celles-ci semblent compensées par une meilleure ouverture d'esprit et une meilleure estime de soi que ceux qui ont suivi un cursus traditionnel[35].

Les écoles Steiner-Waldorf dans le monde[modifier | modifier le code]

Après la création de la première Libre école Waldorf en 1919 en Allemagne, « le modèle d’école Steiner s’est propagé en Grande-Bretagne, au Canada, en Afrique du Sud et en Australie puis dans les métropoles d’Amérique latine et jusqu’au Japon, pour revenir aujourd’hui [en 1994] vers les États d’Europe orientale en pleine réforme[6]. »

En 2014, on recense officiellement 1039 écoles Waldorf dans le monde, dont 709 en Europe[36],[15]. Aux États-Unis, des cadres de la Silicon Valley envoient leurs enfants dans des écoles Steiner-Waldorf pour éviter un contact précoce avec les nouvelles technologies[37],[38].

Allemagne

Depuis la création de la première école Waldorf en 1919, cette pédagogie a connu un grand succès en Allemagne où elle est parfaitement intégrée dans le système éducatif[39]. En 2013, l'Allemagne compte 232 Waldorfschulen.

Suisse

On trouve en Suisse en 2013, 34 écoles qui se fédèrent au sein de la "Communauté de Travail des écoles Rudolf Steiner en Suisse" [40].

États-Unis

Aux États-Unis, on recense en 2013 119 écoles Waldorf officiellement affiliées[1].

Québec

Au Québec (Canada), il existe quatre écoles Waldorf : à Val-David, à Waterville, à Victoriaville et à Montréal. Elles détiennent un permis du ministère de l'Éducation du Québec et sont associées à une commission scolaire, à l'exception de l'école de Montréal qui est une institution privée. Les écoles associées à une commission scolaire élaborent les contenus d'une manière originale tout en respectant les exigences du ministère. Elles sont également membres de l’Association des écoles Waldorf d’Amérique du Nord. Elles ont un directeur, car elles font partie de commissions scolaires et ne sont pas autogérées par les enseignants (formant un conseil des professeurs) et par les parents eux-mêmes, comme le souhaitait Rudolf Steiner. Les parents sont d'ailleurs sollicités fréquemment pour les projets de financement et l’organisation des activités, comme les fêtes saisonnières. Une dizaine de jardins d’enfants ont été implantés dans diverses régions du Québec, dont celui de Québec qui a fermé ses portes en 2006, faute de financement.

L'École Rudolf Steiner de Montréal est une école privée francophone établie depuis 1980. Elle compte un jardin d'enfant, une école primaire et une école secondaire. L'école est soutenue financièrement par la contribution des parents et les dons d'amis, ainsi que par des activités diverses. Pour le primaire, elle bénéficie depuis septembre 2004 de subventions du ministère de l'Éducation.

France

La première école Waldorf en France fut créée en 1946, à Strasbourg. Cette pédagogie est restée très marginale en France où il existe aujourd'hui seulement une vingtaine d'écoles Steiner.

Certaines de ces écoles sont sous contrat d'association avec l'État, d'autres sont hors contrat. Beaucoup ne comportent que des jardins d'enfants et le cycle primaire. Seules cinq d'entre elles mènent jusqu'au lycée : deux en Alsace (près de Colmar et à Strasbourg), deux en région parisienne (à Chatou et à Verrières-le-Buisson), et une dans le Vaucluse à Sorgues

Belgique

En Belgique, les écoles Waldorf-Steiner sont surtout implantées dans le nord du pays (Communauté flamande). On y trouve environ 28 établissements couvrant tous les niveaux d'enseignement de base en Belgique (maternelle, primaire et secondaire)[41]. Il y a également une école d'enseignement spécial (pour enfants handicapés).

En Communauté française Wallonie-Bruxelles, seule deux écoles fondamentales (maternelle et primaire)[42] existent, l'une implantée sur la commune de Court-Saint-Étienne en province du Brabant wallon, l'autre sur Templeuve (Tournai), École de la Providence[43], en province de Hainaut. Deux écoles maternelles (appelées « jardins d'enfants », traduction littérale de l'allemand Kindergarten) sont quant à elles implantées l'une à Namur, l'autre à Bois-de-Villers.

Pays-Bas

Les Pays-Bas comptent actuellement environ 84 établissements faisant partie de l'association des écoles libres[44], soit des écoles qui suivent la pédagogie Steiner. Ces établissements couvrent l'ensemble du cursus de base néerlandais. Ils comprennent également quatre établissements d'enseignement spécialisé.

La première école Waldorf aux Pays-Bas fut créée avec l'aide de Rudolf Steiner à La Haye, en 1923.

Critiques[modifier | modifier le code]

Heiner Ullrich, spécialiste des sciences de l'éducation à l'université de Mayence résume une partie du débat en 1994 dans une publication de l'UNESCO :

« Le débat auquel donne lieu la pédagogie de Rudolf Steiner dans les milieux spécialisés a, encore aujourd’hui, ceci de paradoxal que cette pédagogie est acceptée dans la pratique et méconnue sur le plan théorique. [...] Les milieux allemands de l’enseignement se sont depuis dix ans environ lancés dans une étude et une discussion approfondies de la pédagogie de Steiner. Les positions sur le sujet sont extrêmement contrastées allant de l’approbation enthousiaste jusqu’à la critique impitoyable. Les uns soulignent la pratique positive d’une éducation « complète » adaptée à l’enfant et passent sous silence l’anthropologie métaphysique de Steiner. Les autres critiquent justement sans merci cette néomythologie occulte de l’éducation et mettent en garde contre les risques d'endoctrinement qui en découlent (« école où est enseignée une conception du monde ») leur insistance sur ce point les empêchant de juger impartialement les multiples facettes de la pratique steinérienne. La position des critiques idéologiques est encore confortée par l’assertion des pédagogues anthroposophes selon laquelle toutes les normes et toutes les formes de leur pratique éducative procèdent de l’anthropologie « cosmique » du maître. Est-il possible de résoudre ce paradoxe fondamental de la pédagogie de Steiner : la création d’une pratique fructueuse sur la base d’une théorie douteuse ? Nous estimons quant à nous qu’il ne faut pas chercher le fondement systématique de la pratique éducative étonnamment stimulante et efficace des écoles Steiner dans les « vérités » simples de la doctrine anthroposophique, mais dans la diversité des points de vue, métaphores et maximes pédagogiques sur lesquels elle s’appuie[6]. »

En 1998, l'association PLANS (People for Legal and Non-Sectarian Schools), porte plainte contre deux écoles publiques Waldorf Californienne, considérant que leur programme est religieux (anthroposophe) et que leur financements par l'État est contraire au premier et au quatorzième amendement de la constitution des États-Unis et à la constitution de la Californie. L'association est débouté lors du procès en 2005, elle a fait appel de la décision[45].

Dans une monographie de recherche de 2003 sur la viabilité de l'éducation Waldorf, David Jelinek et Li-Ling Sun (California State University) présentent les controverses de la façon suivante :

« De plus en plus, [les parents et les éducateurs] se trouvent pris entre les extrêmes d'un débat que d'autres ont engagé depuis longtemps sur l'éducation Waldorf : un débat qui peut être résumé à l'un des extrêmes par l'opposition catégorique au bagage philosophique particulier de Rudolf Steiner, dont les croyances, les critiques l'affirment, constituent une « pseudo-science », et à l'autre extrême par une ferme conviction que les lacunes dans la réussite des élèves des méthodes Waldorf est le résultat de lacunes dans la mise en œuvre du curriculum Waldorf comme il a été voulu - et non parce que le programme est « pseudo-scientifique »[31]. »

La conclusion de cette monographie pointe une nécessité de suppression des concepts anthroposophiques pour que cette pédagogie puisse devenir viable et qu'il faudrait en "extraire les bonnes idées" dans un environnement sécularisé expurgé des concepts pseudo-scientifiques liés historiquement à cette méthode. Cet abandon des préceptes anthroposophiques nécessiterait probablement la "perte" de certaines personnes, anthroposophes, n’acceptant pas ces changements[31].

Suspicion de prosélytisme et de sectarisme[modifier | modifier le code]

Les écoles Steiner affirment que l'anthroposophie n'est pas enseignée aux élèves des établissement Steiner-Waldorf[11]. Aux États-Unis, ces déclarations d'intentions sont remises en question dans la revue Cultic Studies Review de l'International Cultic Studies Association. Sharon Lombard soutient que les écoles Steiner-Waldorf seraient le moyen le plus efficace de l'anthroposophie pour se répandre et seraient des centres d'une initiation occulte où tous les aspects du curriculum sont enracinés dans l'anthroposophie, avec une profonde signification ésotérique. Le schéma hiérarchique de Steiner sur l'évolution de l'Homme serait subtilement incorporé dans le curriculum, par exemple en histoire les élèves apprennent les anciens mythes religieux indiens, perses, égyptiens, gréco-romains et nordiques, des parents non informés pourraient l'interpréter comme du multiculturalisme, mais en réalité ce serait une initiation dissimulée qui correspond à la doctrine de Steiner sur l'évolution spirituelle des aryens[46]. Dan Dugan, secrétaire de l'association People for Legal and Non-Sectarian Schools, affirme que la pédagogie Steiner serait dévouée à promulguer la pensée de son fondateur, l'anthroposophie, une religion de type sectaire[47]. Il dénonce une infantilisation et une ouverture à l'acceptation du monde magique exprimé dans la mythologie dans laquelle ils sont immergés[48].

Selon l'auteur anthroposophe Frans Carlgren, certaines personnes « croient facilement que les professeurs Waldorf, du fait de leur conception anthroposophique du monde, sont animés dans leur travail quotidien d'une "ambition de convertir". Cette opinion repose sur un malentendu quant aux réalités. L'anthroposophie n'est pas une forme de religion ou un système de pensées toutes faites, mais un chemin pour obtenir une connaissance du monde et de l'homme[49] ». L'agrégée en lettres classiques Cécile Delannoy affirme que « les écoles Waldorf s'interdisent d'enseigner à leurs élèves l'anthroposophie, et la pédagogie qui y est pratiquée peut se justifier dans un cadre de référence plus large que celui de l'anthroposophie. Il va en somme des écoles Steiner comme de la Fondation d'Auteuil : leurs fondateurs s'appuient sur une conception religieuse ou spiritualiste de l'homme, conceptions respectueuses de la liberté des sujets humains qu'elles éduquent et se refusent à "endoctriner"[11]. ».

Le Dr Martin Ashley de l'UWE mentionne dans une étude que les enfants scolarisés dans les écoles Steiner en Angleterre ne reçoivent pas de cours en anthroposophie[50]. Pourtant, il est reproché à cette pédagogie d'être basée sur un système spirituel occultiste et non sur un système éducatif, et d'avancer à visage couvert. L'anthroposophie s'immiscerait depuis la formation des professeurs jusqu'au contenu des cours tout en étant dissimulée aux parents[51],[52]. Au Québec, il est également fait le reproche à la pédagogie Steiner-Waldorf de cacher des objectifs prosélytes, ce qui est incompatible avec les missions de l'école publique : dans La Presse, Yves Casgrain, « consultant en mouvements sectaires[53] » explique que « même si les écoles se défendent d'enseigner « l'anthroposophie », elle est présente de façon subtile et imprègne toutes les matières [...]. « On ne peut pas sortir l'anthroposophie des écoles Waldorf parce que, sans anthroposophie, il n'y a pas d'écoles Waldorf », affirme-t-il, précisant « qu'il ne s'agit pas d'une secte »[54]. »

En France[modifier | modifier le code]

Le rapport 2000 de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes présentait une étude de cas sur « la "galaxie" anthroposophique »[55]. Dans celui-ci, la mission se basant en partie sur une inspection des écoles Steiner-Waldorf ayant eu lieu en décembre 1999[56], pointait le risque de dérive de nombreux avatars modernes du mouvement anthroposophique, et notamment de son emprise éducative via des écoles privées comme les écoles Steiner-Waldorf. L'étude de cas n'est pas en mesure d'identifier de dérive sectaire avérée mais se conclut par une demande de vigilance accrue de la part des pouvoirs publics[57]. À la suite de la publication de ce rapport, les écoles Steiner françaises de l'époque sont à nouveau inspectées en mars 2001[58]. Préalablement à l'inspection, Daniel Groscolas, inspecteur général auprès du ministère de l'Éducation nationale réitère clairement que les écoles Steiner-Waldorf ne sont pas de nature sectaire mais que le faible taux de vaccination de leurs élèves les ferait fermer[59]. Les écoles se mettent en conformité et, le 24 juillet 2001, Jack Lang alors ministre de l'Éducation nationale, indique que « les contrôles n'ont pas révélé de pratiques à caractère sectaire »[60]. Dès la fin de l'année 2001, des écoles Steiner-Waldorf se voient accorder des contrats simples ou d'association, avec l'État[61].

Grégoire Perra, un ancien élève et ancien professeur licencié d'une école Steiner-Waldorf française alimente avec force l'idée que la pédagogie Steiner serait de nature sectaire[62],[63]. Il publie en particulier en 2011 un pamphlet tenant à démontrer l'endoctrinement réalisé au sein des écoles Steiner-Waldorf[64]. La fédération des écoles Steiner-Waldorf en France porte plainte en diffamation en 2013, mais est déboutée de sa demande au motif que le témoignage de Perra est « loin d'être le fruit d'une "haine féroce" » comme décrit par la fédération des écoles Steiner-Waldorf, mais « une réflexion philosophique sur l'anthroposophie elle-même et sur ses modes de propagation, notamment au sein des Écoles Steiner Waldorf »[65],[66].

En 2015, le rapport au Premier Ministre de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires mentionne que la pédagogie Steiner fait partie des pratiques défavorablement connues de la Mission et indique dans une note de bas de page que la pédagogie Steiner partage avec le New Age des croyances en l'astrologie et l'ésotérisme[67].

Programme et pseudo-science[modifier | modifier le code]

Au Québec, la pédagogie Steiner-Waldorf mise en œuvre dans les quatre écoles de la province suscite de vives controverses. Elle est accusée dans certains cas de ne pas respecter le programme québécois ainsi que de causer des retards scolaires importants par rapport aux élèves des écoles publiques. Le rapport très critique d'une commission d'enquête officielle fait fermer l'école de Chambly à la fin de l'année scolaire 2013-2014[68].

Le rythme des apprentissages en pédagogie Steiner est fondé sur les théories de Rudolf Steiner sur le développement de l'enfant, et ne suit pas toujours le rythme du système éducatif local. L'apprentissage de la lecture par exemple, ne commence pas avant sept ans en pédagogie Waldorf alors que dans la plupart des systèmes éducatifs occidentaux, il est abordé à partir de cinq ou six ans[69]. Selon les pays, cela conduit à des décalages de certains enseignements par rapport aux programmes nationaux. En France, ce décalage par rapport au programme de l'éducation nationale est le point négatif le plus fréquemment mentionné par les anciens élèves[35]. Bien que les écoles Steiner françaises s'appliquent à rejoindre des paliers de convergence avec les programmes de l'école publique[70], ce décalage peut rendre la mobilité douloureuse[71].

Une étude faite aux états unis sur l'enseignement des sciences dans les écoles Steiner précise que les écoles ne devraient pas se fonder sur les principes pseudo-scientifiques de Rudolf Steiner et de l'anthroposophie comme source pour les concepts scientifiques car ils ne passent pas les tests empiriques, ne sont pas vérifiables, n'ont pas évolué depuis qu'il les a introduit et reposent sur des affirmations paranormales. Le programme « scientifique » de ces écoles incorpore des contenus inexacts, ou « hautement suspects comme scientifiquement valides », comme la notion que l'esprit de l'homme est physiquement incarné dans des qualités d'âme qui se manifestent elles-mêmes sous diverses formes animales, ou la division en quatre règnes (minéral, plante, végétal et humain). Selon les chercheurs, cinq « grandes idées » doivent être acceptées prioritairement par les écoles Steiner : le modèle physique de l'atome, le tableau périodique des éléments, la théorie du Big Bang, celle de la tectonique des plaques et la théorie biologique de l'évolution. Dans ce travail de recherche David Jelinek et Li-Ling Sun[31] concluent qu'il serait donc souhaitable d’extraire les bonnes idées de la pédagogie tout en mettant de côté les affirmations pseudoscientifiques[72]. Ils terminent ensuite le conclusion en signalant la curiosité, la confiance, l'originalité et la perception artistique des élèves qu'il ont rencontré pour enfin s'imaginer jusqu'où ceux-ci pourraient aller avec des idées scientifiques intelligentes dans leur programme[73].

Enseignants[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni seule une petite proportion des professeurs ont des diplômes d'enseignement classique (QTS)[74]. En France, un rapport de la MILS de 2000 estime que le « constat préoccupant sur le niveau des enseignants » s'explique par le fait que « les enseignants ne seraient pas recrutés pour leur formation intellectuelle et pédagogique, mais pour "leur parcours qualifiant de vie" »[55].

Dans les sections primaires des écoles Steiner-Waldorf, les instituteurs gardent le même groupe d'élèves durant toute la scolarité de ceux-ci. L'impact de la personnalité du professeur sur les enfants peut être considérée comme un risque d'unilatéralité[réf. nécessaire].

Santé publique[modifier | modifier le code]

Comme en France quelques années plus tôt, les écoles Steiner-Waldorf des États-Unis sont dénoncées par la presse nationale début 2015 comme ayant les taux d'exemption de vaccination les plus hauts dans leurs états respectifs[75],[76],[77],[78]. Un rapport de 2010 du gouvernement britannique notait que les écoles Steiner devaient être considérées comme des « populations à haut risque » et des « communautés non-vaccinées » par rapport au risque pour les enfants de contracter la rougeole et de contribuer aux épidémies[79].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) [PDF] « Liste des écoles Steiner »
  2. Catalogue Waldorf-UNESCO
  3. (en) Gary Lachman, Rudolf Steiner: An Introduction to His Life and Work, Penguin, (ISBN 9781101154076, lire en ligne)
  4. Conférences éditées ensuite sous le nom de Éléments fondamentaux pour la solution du problème social
  5. a, b et c Jean Houssaye (dir), Quinze pédagogues, leur influence aujourd'hui, Paris, Bordas pédagogie, [détail des éditions]
  6. a, b, c, d, e et f Heiner Ullrich, Biographie de Rudolf Steiner pour l'UNESCO, tirée de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparé', vol. XXIV, n° 3/4, 1994 (91/92), p. 577-595
  7. Être, créer, connaître - Quels chemins pour une éducation aujourd'hui Actes du colloque 18 septembre 2004
  8. Rapport d'admission de la Fédération des écoles Steiner à l'Unesco
  9. Jean Piaget and Rudolf Steiner: Stages of Child Development and Implications for Pedagogy, étude de Iona H. Ginsburg, 'Teachers College Record Volume 84 Number 2, 1982, p. 327-337.
  10. Du jeu libre à la liberté du Je, Conférence d'Odile Monteaux
  11. a, b, c, d et e Elèves à problèmes, écoles à solutions ? Cécile Delannoy, Pédagogie, ESF Éditeur
  12. Rudolf Steiner, Bases de la pédagogie, cours aux éducateurs et enseignants, EAR, 1988.
  13. a et b Paul Ariès, Anthroposophie : enquête sur un pouvoir occulte, éditions Golias, 2001
  14. Karl Stockmeyer, Éléments fondamentaux de la pédagogie Steiner, 1998, Fédération des écoles Steiner en France
  15. a, b, c, d, e et f Catalogue de l'exposition itinérante des Écoles R. Steiner présentée dans le cadre de la 44e Conférence Internationale pour l'Éducation de l'UNESCO à Genève
  16. Karl Stockmeyer, Éléments fondamentaux de la pédagogie Steiner, p. 198
  17. L'évaluation formative : pour un meilleur apprentissage dans les classes - OCDE 2005 - page 292
  18. L'âge moyen d'accès au Bac varie fortement en fonction des séries : de 18 ans 1/2 dans les séries générales, on passe à 19 ans 1/2 dans les bacs techniques et à 21 ans 1/2 dans les séries professionnelles cf. Les parcours scolaires et l’âge des bacheliers Éducation & formations no 60 – juillet-septembre 2001
  19. Karl Stockmeyer, Éléments fondamentaux de la pédagogie Steiner, p. 89-104
  20. Gymnastique Bothmer. Alternative Santé- L'Impatient 261 novembre 1999
  21. Rudolf Steiner, Enseignement et éducation selon l'anthroposophie, EAR, 1981
  22. « Les écoles Steiner-Waldorf sont laïques au sens strict du terme », sur www.steiner-waldorf.org (consulté le 27 février 2016)
  23. (en) Svetoslava Toncheva, Out of the New Spirituality of the Twentieth Century: The Dawn of Anthroposophy, the White Brotherhood and the Unified Teaching, Frank & Timme GmbH, (ISBN 9783732901326, lire en ligne)
  24. http://www.csus.edu/indiv/j/jelinekd/Publications/But%20Is%20It%20Science%20Jelinek.pdf
  25. (en) Heiner Ullrich, Rudolf Steiner, Bloomsbury Publishing, (ISBN 9781441162700, lire en ligne)
  26. Glöckler, Langhammer, Wiechert, La santé par l'éducation, publication de la Section médicale et pédagogique du Goetheanum, 2006. page 203 : le collège des professeurs, une communauté responsable de la conduite de l'école,
  27. « Liste de toutes les écoles et jardins d'enfants Steiner-Waldorf en France », sur www.steiner-waldorf.org (consulté le 26 février 2016)
  28. « Tout sur les écoles Steiner-Waldorf, par Catherine Piraud-Rouet », sur www.fabert.com (consulté le 26 février 2016)
  29. Liste des centres de formation Waldorf en mars 2014
  30. Luzius Gessler, Bildungserfolg im Spiegel von Bildungsbiographien, Begegnungen mit schülerinnen und schulern der hiberniaschule [Biographies sur l’éducation décrivant des réussites pédagogiques : rencontres avec des écoliers et des écolières de l’école Hibernia]. Francfort-sur-le Main/Berne/New York/Paris 1988.
  31. a, b, c et d Does Waldorf Offer a Viable Form of Science Éducation? A Research Monograph by David Jelinek, Ph.D. and Li-Ling Sun, Ph.D. College of Éducation, California State University, Sacramento, 2003.
  32. (de) « Dix écoles Steiner figurent parmi les 100 meilleures écoles allemandes » selon Capital 2005 (voir les listes par région)
  33. a et b EN 1990, deux fois plus d'élèves des écoles Steiner que des écoles d'État ont été admis à faire des études universitaires en Allemagne. Cité dans Quinze pédagogues, leur influence aujourd'hui. Jean Houssaye, Bordas pédagogie
  34. (en) [PDF] « Étude du gouvernement britannique »,‎
  35. a et b (fr) Rébecca Shankland, Adaptation des jeunes à l'enseignement supérieur : les pédagogies nouvelles : aide à l'adaptation ou facteur de marginalisation ? [Thèse de doctorat], Bibliothèque de l'Université Paris 8 (Saint-Denis, France), (lire en ligne)
  36. http://www.freunde-waldorf.de/fileadmin/user_upload/images/Waldorf_World_List/Waldorf_World_List.pdf
  37. (en) "A Silicon Valley School That Doesn’t Compute" [1]
  38. « The private school in Silicon Valley where tech honchos send their kids so they DON'T use computers », sur Mail Online (consulté le 2 février 2016)
  39. Émission les maternelles - France 5
  40. (http://www.steinerschule.ch/fr/index.php Site web de la communauté de travail des écoles Steiner en Suisse]
  41. « Liste des écoles Steiner en Belgique »
  42. « École Steiner de Court-Saint-Étienne »
  43. École Steiner de la Providence de Templeuve (BE) ecoledelaprovidence.be
  44. (nl) « Association des écoles libres aux Pays-Bas »
  45. (en) « Compte rendu du dernier procès sur le site de PLANS »
  46. (en) Sharon Lombard, « Spotlight on Anthroposophy », Cultic Studies Review, International Cultic Studies Association, vol. 2, no 2,‎ (lire en ligne)
  47. (en) Dan Dugan, « Why Waldorf Programs are Unsuitable for Public Funding », Cultic Studies Review, International Cultic Studies Association, vol. 2, no 2,‎ (lire en ligne)
  48. « Waldorf - People for Legal and Nonsectarian Schools (PLANS) - Welcome », sur www.waldorfcritics.org (consulté le 27 février 2016)
  49. Frans Carlgren, Éduquer vers la liberté: la pédagogie de Rudolf Steiner dans le mouvement international des écoles Waldorf, les Trois arches, (ISBN 978-2-904991-97-4, lire en ligne)
  50. « Can one teacher know enough to teach year six everything ? Lessons from Steiner-Waldorf Pedagogy ». British Educational Research Association, Annual Conference University of Glamorgan, 14th–17thSeptember Dr Martin Ashley,Reader in Education, School of Education, University of the West of England, Bristol [2]. p. 3 : « Children receive no instruction in anthroposophy and have little awareness of its existence, though upper school pupils can begin to question their situation. »
  51. Questions about Steiner's classroom, Milanda Rout, 28 juillet 2007.
  52. (en)« Meagan Francis: What's Waldorf? » « Anthroposophy is the foundation of everything that happens in a Waldorf school, but it's veiled ».
  53. Journal d'un anti-sectaire
  54. (fr) « Méthode Waldorf: malaise sur la religion à l'école | Pascale Breton | Éducation », sur La Presse (consulté le 28 février 2016)
  55. a et b Mission interministérielle de lutte contre les sectes, « Rapport 2000 : La "galaxie" anthroposophique », sur ladocumentationfrancaise.fr,‎ .
  56. « Un rapport inquiétant sur les écoles Steiner », sur leparisien.fr (consulté le 28 février 2016)
  57. La-Croix.com, « Les écoles Steiner restent sous surveillance », sur La Croix (consulté le 28 février 2016)
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  59. Michèle Singer, « Une menace de fermeture pèse sur les écoles Rudolf-Steiner », sur http://www.prevensectes.com, Les Dernières Nouvelles d'Alsace,‎
  60. La-Croix.com, « PERSPECTIVES », sur La Croix (consulté le 28 février 2016)
  61. Catherine Piraud-Rouet, Planète maternage, Marabout, (ISBN 9782501069502, lire en ligne)
  62. (fr) « La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf », sur La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf (consulté le 29 février 2016)
  63. http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2015/02/16/entrailles-lanthroposophie
  64. « L'endoctrinement à l’Anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf », sur http://www.unadfi.org/
  65. « cercle laïque pour la prévention du sectarisme: Grégoire PERRA assigné pour diffamation par la Fédération des Ecoles Steiner avec Catherine Picard et Marie Drilhon: la Fédération déboutée. », sur actu-sectarisme.blogspot.fr (consulté le 29 février 2016)
  66. « Copie du jugement du tribunal de grande instance de Paris »,‎ (consulté le 1er mars 2016)
  67. Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, « Rapport 2013-2014 : Le risque sectaire et Internet », sur ladocumentationfrancaise.fr,‎
  68. (fr) « Méthode Waldorf: une pédagogie controversée | Pascale Breton | Éducation », sur La Presse (consulté le 28 février 2016)
  69. « Waldorf Education: Four Successes and Four Failures | Education.com », sur www.education.com (consulté le 28 février 2016)
  70. « Pédagogie Waldorf : Principes et méthodes », sur www.steiner-waldorf.org (consulté le 28 février 2016)
  71. « A Lyon, la controversée école alternative Steiner s’agrandit - », sur Rue89Lyon (consulté le 28 février 2016)
  72. Citation du texte originale extrait de la conclusion de l'article : « Is it realistic to assume that the “good ideas” of Waldorf could be extracted from the pseudoscientific ones and emerge a strong and vibrant (and viable) form of science education? The evidence from this study indicates that Waldorf will have its work cut out and will have to lose some ideas and people (some anthroposophists are not going to accept the changes that have to be made) along the way, but Waldorf’s rich array of creative methods that stimulate imaginative thought and engage students in potentially meaningful activities could undoubtedly enrich secular education.
  73. Citation du texte original extrait de la conclusion de l'article : « Time and again as our researchers visited the many Waldorf schools across America we were impressed with the eager, confident and curious Waldorf students we encountered. These students demonstrated original thinking and innovative problem solving, leaving us with the impression that they cared about what they were doing, were intrigued by challenging situations, and penetrated matters with an artist’s perception. One can only imagine how far they could go with sound scientific ideas as part of their repertoire. We think it is worth finding out. »
  74. (en) [PDF] Étude du gouvernement britannique, page 112, « only a small proportion of all Steiner teachers are also trained in the maintained system and hold QTS. »
  75. (en) Smith, Morgan, « See Vaccination Exemptions in Texas by School District », Texas Tribune,‎ (lire en ligne)
  76. (en) Dover, Haley, « Vermont schools report low vaccination rates », Burlington Free Press,‎ (lire en ligne)
  77. (en) Yee, Greg, « Waldorf school in Belmont Heights reports low vaccination rate », Long Beach Press-Telegram,‎ (lire en ligne)
  78. (en) « Vaccine exemptions exceed 10% at dozens of Seattle-area schools », Seattle Times,‎ (lire en ligne)
  79. (en) « HPA (Health Protection Agency) National Measles Guidelines Local & Regional Services »,‎ (consulté le 27 mai 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Karl Stockmeyer, Éléments fondamentaux de la pédagogie Steiner, 1998, Fédération des écoles Steiner en France (ISBN 2-912831-01-6)
  • Paul Ariès, Anthroposophie : enquête sur un pouvoir occulte, éditions Golias, 2001, (ISBN 2-914475-19-5)
  • Frans Carlgren, Éduquer vers la liberté: la pédagogie de Rudolf Steiner dans le mouvement international des écoles Waldorf, les Trois arches, (ISBN 978-2-904991-97-4)
  • Ernst-Michael Kranich, L'enfant en devenir. Fondement de la pédagogie Steiner, éditions Triades, 2006 (ISBN 2-85248-211-8)
  • Dictionnaire encyclopédique de l'éducation et de la formation, 2011, Retz (ISBN 978-2-7256-2461-7)
  • Heiner Ullrich, Quinze pédagogues, leur influence aujourd'hui, sous la direction de Jean Houssaye, 2013, Fabert Eds (ISBN 978-2-8492-2127-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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