Saint-Jean-de-Maurienne

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Saint-Jean-de-Maurienne
Saint-Jean-de-Maurienne
Vue sur Saint-Jean-de-Maurienne
en direction de Modane.
Blason de Saint-Jean-de-Maurienne
Héraldique
Saint-Jean-de-Maurienne
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie (sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
(chef-lieu)
Canton Saint-Jean-de-Maurienne
(chef-lieu)
Intercommunalité CC Cœur de Maurienne Arvan
Maire
Mandat
Pierre-Marie Charvoz
2014-2020
Code postal 73300
Code commune 73248
Démographie
Gentilé Saint-Jeannais
Population
municipale
7 809 hab. (2015 en diminution de 5,25 % par rapport à 2010)
Densité 678 hab./km2
Population
aire urbaine
11 889 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 22″ nord, 6° 20′ 54″ est
Altitude Min. 489 m
Max. 1 200 m
Superficie 11,51 km2
Localisation

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Liens
Site web saintjeandemaurienne.fr

Saint-Jean-de-Maurienne (prononcé [sɛ̃ ʒɑ̃ d(ə) mɔ.ˈʁjɛn] est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Maurienne est située au confluent de l'Arc, rivière qui a modelé la vallée de la Maurienne, et de l'Arvan qui descend de la vallée des Arves (col de la Croix-de-Fer).

Les communes limitrophes de Saint-Jean-de-Maurienne sont Saint-Julien-Montdenis, Jarrier, Hermillon, Villargondran, Albiez-le-Jeune, Albiez-Montrond, Saint-Pancrace, Pontamafrey-Montpascal et Fontcouverte-la-Toussuire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Saint-Jean-de-Maurienne 1970 h/an 960 mm/an ... j/an ... j/an ... j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source: Météo France et Météociel[1]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vallée de la Maurienne et ses voies de communication à Saint-Jean-de-Maurienne.

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Route nationale N 6 ;
  • Autoroute A43 ;
  • Col de la Croix de Fer.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Maurienne se situe sur le tracé de la future nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin. Des habitations, des entreprises, la gare SNCF et le centre de secours sont pleinement touchés par ce projet. Chargée de la phase « études », la société Lyon Turin ferroviaire (LTF) prévoit l'installation d'une nouvelle gare dans le quartier Sous-le-Bourg, desservant la ligne historique et la ligne Lyon-Turin. Les enquêtes géologiques et topographiques sont en cours. Ce chantier s'annonce encore plus complexe que celui du tunnel sous la Manche.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Jean-de-Maurienne est dotée d'un réseau de transports en commun géré par la communauté de communes Cœur de Maurienne[2].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Un héliport est disponible pour l'hélicoptère de la gendarmerie dont la base est située à Modane ainsi qu'un autre sur le toit de l’hôpital de St Jean de Maurienne, réservé aux urgences.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue générale de Saint-Jean-de-Maurienne.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le forum, les nouvelles arcades et les Clapeys sont les trois principaux quartiers.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 4 240[3]. Parmi ces logements, 87,9 % sont des résidences principales, 5,4 % sont des résidences secondaires et 6,7 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 17,5 % des maisons individuelles, 79,3 % sont des appartements et enfin seulement 3,2 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 37,9 %[3]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 56,7 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[3]. On peut noter également que 5,4 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 3,5 % sont des studios, 11,5 % sont des logements de deux pièces, 28,4 % en ont trois, 34,5 % des logements disposent de quatre pièces, et 22,1 % des logements ont cinq pièces ou plus[3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de la ville trouve son origine dans la référence à son saint patron Jean le Baptiste le Précurseur, auquel est ajouté le déterminant complémentaire -de-Maurienne en référence à sa situation dans la vallée de la Maurienne[4].

Les premières mentions du nom Maurienne apparaissent vers le VIe siècle avec l'édification de la cathédrale primitive dédiée à saint Jean-Baptiste) dans la ville de Maurienne. Au cours de la période, un Urbem Mauriennam est mentionné[5]. Grégoire de Tours désigne d'ailleurs la ville : « urbs Maurienna » ou « locus Mauriennensis ». En 739, le testament patrice Abbon mentionnera quant à lui la vallée qui prend le nom de Maurienne, vallis Maurigenica[5]. Selon le chanoine Adolphe Gros, dans sa recherche étymologique du nom de la ville, indique que la Maurienne sous sa forme Maurogenna désigne la ville jusqu'au Xe siècle, où on lui accole celui du saint[6], alors que la vallée est désignée par « territorio Mauriennam »[5].

En francoprovençal, la graphie de la commune s'écrit San Dyan , selon la graphie de Conflans[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Reliques de saint Jean le Baptiste lors de la fête du pain.

Saint-Jean-de-Maurienne est la capitale de la vallée de la Maurienne depuis le VIe siècle. Après que Sainte Thècle rapporta d'Alexandrie (Égypte) les reliques de saint Jean le Baptiste qui sont les trois doigts représentés sur les armes de la ville, ainsi que sur les lames des couteaux Opinel, la ville a été élevée au rang d'évêché par Gontran, petit-fils de Clovis.

En 753, Griffon se rend en Italie pour rejoindre le roi des Lombards, Aistolf, le plus puissant adversaire de son demi-frère, le roi des Francs, Pépin le Bref, mais il est tué à Saint-Jean-de-Maurienne par les hommes de Pépin.

La ligne de chemin de fer Aix-les-Bains—Saint-Jean-de-Maurienne est ouverte en 1857[8].

Dans les années 1900, les progrès technologiques de l'hydroélectricité suisse sont à l'origine d'intenses spéculations boursières sur les sociétés hydroélectriques, qui profitent aux implantations industrielles en Maurienne, tandis que le tourisme prend son essor.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Jean-de-Maurienne est une sous-préfecture de la Savoie. L'arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne est divisé en six cantons :

La ville de Saint-Jean-de-Maurienne fait partie de la troisième circonscription de la Savoie.

C'est également la ville la plus importante de la communauté de communes Cœur de Maurienne.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, Saint-Jean-de-Maurienne a été un fief de la gauche socialiste, dès les années 1930, en raison de l'importance de son bassin d'emploi ouvrier. Ainsi, Roland Merloz en a été le maire socialiste de 1977 à 2008. Mais depuis les années 1990 et les mutations sociologiques de la Maurienne (départ des usines, multiplication des stations touristiques, diminution de la population surreprésentant les personnes âgées), le vote de droite a progressé ; un conseiller général UMP, Pierre-Marie Charvoz, est élu en 2001, Nicolas Sarkozy arrive en tête lors des deux tours de l'élection présidentielle de 2007, avec respectivement 33,5 % et 56,62 %, et, en 2008, Pierre-Marie Charvoz remporte les élections municipales.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Jean-de-Maurienne compte 29 membres ; il est composé d'un maire, de sept adjoints, de quatre conseillers délégués et de dix-sept conseillers municipaux.

Roland Merloz, maire de la ville depuis 1977 annonce en 2008 sa volonté de ne pas se représenter.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Saint Jean de Maurienne :

Groupe Tête de liste Effectif Statut
UMP Pierre-Marie Charvoz 23 majorité
Union de la gauche Hervé Bottino 6 opposition

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation du premier tour fut de 65,46 % sachant que l'on dénombre un total de 5 310 inscrits sur toute la commune. Le nombre de votants s'est élevé à 3 476 voix dont 3 393 se sont exprimées. Lors du premier tour, la liste majorité présidentielle Ensemble pour Saint Jean avec à sa tête, Pierre-Marie Charvoz a recueilli 46,95 % des suffrages soit 1 593 voix. Suivi de la liste « Saint Jean 10 000 » menée par Hervé Bottino, ayant reçu 34,39 % des suffrages soit 1 169 voix. En troisième position, la liste « Saint Jean à venir », avec à sa tête Christine Merlin a obtenu 13,26 % des suffrages soit 450 voix. Enfin la liste « Vivons Saint Jean », menée par Florence Arnoux Le Bras obtient 5,39 % des suffrages soit 183 voix.

Lors du second tour, le taux de participation fut de 68,57 %. Le nombre de votants s'est élevé à 3 642 voix dont 3 509 se sont exprimées. Lors du deuxième tour, la liste majorité présidentielle Ensemble pour Saint Jean avec à sa tête, Pierre-Marie Charvoz a recueilli 55,40 % des suffrages soit 1 944 voix et remporte ainsi 23 sièges. La liste « Saint Jean 10 000 » menée par Hervé Bottino, a reçu 44,60 % des suffrages soit 1 565 voix et se voit donc attribuer 6 sièges. Les autres listes n'étaient pas présentes au deuxième tour.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Florimond Girard UNR Conseiller général, député
1953 1971 Samuel Pasquier UNR Maire
1971 1977 Charles Gubian UNR Maire
1977 2008 Roland Merloz PS Conseiller général
mars 2008 en cours Pierre-Marie Charvoz UMP puis UDI, actuellement LREM Maire/Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

19/11/2005, signature du protocole d'amitié avec Tessalit au Mali.

Voici la liste des villes ayant passé un jumelage avec la commune de Saint-Jean-de-Maurienne :

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Jeannais(es)[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2015, la commune comptait 7 809 habitants[Note 1], en diminution de 5,25 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 0052 2402 3712 5503 0842 8373 4713 2543 088
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
3 1213 0872 9873 0683 1143 2783 0813 1103 327
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 7944 1564 4565 2015 8866 6767 4048 6859 746
1982 1990 1999 2005 2010 2015 - - -
9 6399 4398 9028 7318 2427 809---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne, comparaison entre l'année 1999 et 1982[14] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
288 
75 à plus
514 
562 
60 à 74
732 
1 193 
40 à 59
1 158 
1 226 
20 à 39
1 177 
1 050 
0 à 19
1 007 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
154 
75 à plus
302 
439 
60 à 74
553 
1 118 
40 à 59
1 105 
1 483 
20 à 39
1 498 
1 538 
0 à 19
1 453 

Le nombre total de ménages à Saint-Jean-de-Maurienne est de 3 729. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Saint-Jean-de-Maurienne 32,9 % 31,8 % 16,8 % 13,4 % 3,5 % 1,6 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[15]

Industrie[modifier | modifier le code]

Que la Maurienne ait été surnommée « vallée de l’aluminium », la ville de Saint-Jean-de-Maurienne en reste aujourd’hui le seul mais éclatant témoignage. Son usine des Plans produit, en 2018, 40 % du métal blanc en France.

L’aventure a commencé en 1907. C’est alors qu’est entrée en service l’usine fondée par la compagnie Alais-et-Camargue dont le modanais Adrien Badin était devenu directeur général l’année précédente. Le choix du site a été dicté par la possibilité de mettre à profit l’énergie hydroélectrique de l’Arc. La rivière a été dérivée de son cours à partir de Saint-Julien sous une chute de 73,5 mètres jusqu'à la centrale de Saint-Jean d'une puissance installée de 15 MW mise en service depuis cette année 1907. La conduite forcée franchissait la rivière en un arceau de 65 mètres. Il fallut compléter cette alimentation en 1912 par une deuxième centrale en dérivant également l’Arc à Hermillon, à l’aval de Saint-Jean-de-Maurienne : la centrale de Pontamafrey fonctionnait sous une chute de 40,5 mètres et avec une puissance installée de 31 MW[16].

photographie de l'usine d'aluminium en 1987
Usine des Plan en 1987.

L’histoire de l’usine des Plans se lit à travers l’évolution de la courbe de la production d’aluminium. On peut distinguer quatre étapes :

  1. Jusqu’en 1934, la production reste très modeste en fonction des besoins d’un marché encore limité mais aussi à cause de la difficile maîtrise des contraintes techniques. Le maximum de 4 800 tonnes a été atteint en 1929 à la veille de la grande crise économique. La production a été multipliée par 5,6 entre 1934 (2 800 tonnes) et 1940 (15 700 tonnes) en accompagnement du marché grâce à la construction du barrage de Bissorte (1935) par Alais-et-Camargue : le potentiel énergétique était considérablement accru mais surtout l’alimentation en électricité est devenue plus régulière : les étiages hivernaux de l’Arc étant compensés par la libération des réserves accumulées l’été dans ce puissant réservoir de haute altitude[17].
  2. Au sortir de la guerre de 1939-45, on assiste au grand bond en avant des fameuses Trente Glorieuses. Le niveau de 1939 n’a été retrouvé qu’en 1950 (15 200 tonnes) mais la progression est ensuite très forte jusqu'au début des années 1970 (78 200 tonnes en 1970) soit un nouveau quintuple. C’est que, sous son nouveau nom de Pechiney depuis 1950, l’entreprise s’est lancée dans des investissements sans commune mesure avec ceux de l’avant-guerre. De quoi satisfaire l’explosion de la demande dans tous les secteurs de l’industrie. L’alimentation électrique ne fait plus problème quantitativement dans un réseau EDF interconnecté à l’échelle nationale[18],[19]. Les années 1970 marquent un palier (73 000). Il s’explique par la nécessité de relever de graves défis environnementaux. Les fumées fluorées s’échappaient librement des cuves non capotées et de là par les toits des halles non fermées causant les plus grands dommages tant aux forêts de conifères qu’aux herbages dont se nourrissaient les troupeaux fragilisés dans leur constitution osseuse. Était en cause aussi le système anodique dit Söderberg particulièrement polluant. La mise à des normes respectueuses de l’environnement équivalait à une quasi reconstruction de l’usine, œuvre de longue haleine qui mobilisait d’énormes investissements de simple renouvellement. La croissance était réservé à l’usine de Noguères, sur le gisement de gaz de Lacq[20]
  3. Le capotage des cuves supprime la pollution
    Vue d'ensemble de Saint-Jean en 2018
    Série de cuves d'électrolyse
    En 1983 a eu lieu la nationalisation du groupe PUK (Pechiney-Ugine-Kuhlmann) dans lequel Pechiney avait été intégré en 1972. La décision a été prise non seulement d’achever la modernisation de l’outil de travail mais également d’augmenter la capacité de l’usine de Saint-Jean-de-Maurienne. C’est alors qu’ont été édifiés les longs halls qui s’étirent sur 800 mètres de long entre Arc et voie-ferrée au sud de l’usine jusque à remplir la totalité de la plaine des Plans. Au terme des travaux, Saint-Jean pouvait produire annuellement 120 000 tonnes et reprendre le premier rang en France, dans le respect le plus rigoureux des exigences environnementales[21].
  4. Répartition des différents ateliers de l'usine
    Les repreneurs successifs après la privatisation d’Aluminium Pechiney en 1990 ont été Alcan puis Rio Tinto. La situation s’est avérée très critique au début des années 2010. Le pire était alors à craindre si les calculs de rentabilité amenaient à privilégier la littoralisation des nouvelles installations. Tel avait été le cas lorsqu'il avait été arbitré entre la reconstruction sur place de Noguères, sur le gisement du gaz de Lacq et le port de Dunkerque. C’est avec un très grand soulagement qu’a été accueillie la proposition de rachat de Rio Tinto par l’Allemand Trimet en association avec EDF. Non seulement Saint-Jean voit son avenir assuré pour un nouveau bail mais l’investisseur a décidé de porter la production à 145 000 tonnes, soit 40 % de la production nationale, les 60 % allant à Dunkerque[22].

L’usine des Plans a donc fêté son centenaire en 2007. Le secret de cette longévité tient sans doute en partie à une politique volontariste comme ce fut le cas lors de la nationalisation de 1983. Il est cependant permis de l’interpréter comme la récompense d’une volonté opiniâtre de rester à la pointe de l’innovation grâce au laboratoire créé en 1959 au sein de l’usine de Saint-Jean. Il est très significatif que, dans le même temps où Rio Tinto se désengageait en Maurienne, il décidait d’y conserver la propriété de ce « Laboratoire de recherche des fabrications » dans lequel œuvrent toujours 70 chercheurs en 2018 avec le triple objectif d’« augmenter les capacités de production, d’optimiser notre efficacité énergétique et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de fluorure »[23].

De tous temps, l’usine de Saint-Jean-de-Maurienne s’est efforcée de compenser le handicap des frais de transport (il faut deux tonnes d’alumine pour une tonne de métal), et la perte de la rente énergétique depuis la nationalisation de ses centrales par EDF en valorisant le métal par sa première transformation : vers 1970, la moitié des ventes était constituée de plaques destinés aux laminoirs pour les produits plats, de fil-machine travaillé ensuite en tréfilerie, et, pour moindre partie de billettes dont sont tirés les produits ronds [24]. La même politique a été reprise par Trimet qui a inscrit dans ses 180 millions d’investissements fil-machine, barres et plaques en tés ainsi qu’une chaîne de production de lingots d’alliages pour répondre à des besoins spécifiques de l'industrie automobile.[25].

L’usine d’aluminium a induit l’existence ou le développement d’un petit monde de PME à Saint-Jean-de-Maurienne. Le plus bel exemple en est l'entreprise Clauser, fondée en 1963 et passée maître dans l’équipement des fours électriques et des cuves d’électrolyse. Elle n’a trouvé ses aises qu’en se délocalisant en 1971 dans la zone industrielle de Pontamafrey.  Elle emploie en Maurienne 78 personnes mais elle est sans doute la seule entreprise à avoir assuré la promotion de la vallée loin de ses bases : deux filiales ont été créées : celle de Dunkerque en 1989 avec 50 emplois et celle de Dubaï avec 80 emplois en 2005, à partir de laquelle elle rayonne sur le Qatar, Bahrein et Oman [26]!

La présence de l’usine d’aluminium dans une vallée menacée de désertification industrielle a évité à Saint-Jean-de-Maurienne le déclin démographique qui menace tant de villes de province et lui a valu de conforter son rôle administratif comme sous-préfecture, à l’inverse de Moûtiers en Tarentaise, et ses équipements scolaires comme le lycée Paul Héroult. Elle a plus que triplé sa population depuis le dernier recensement avant la création de l’usine des Plans : 3 081 habitants à cette date contre 9 746 à son maximum en 1982 et un déclin limité depuis (7 809 en 2015). Son aire urbaine, qui inclut en particulier le petit millier d’habitants de la commune contiguë de Villargondran  est évaluée à 11 889 habitants. Sans doute cette courbe de croissance n’épouse-t-elle pas fidèlement celle de l’embauche dans la grande usine : avec près de 650 emplois en 2018 (contre 450 en 2013) on est loin des 1 211 de 1940 du fait de la modernisation des installations, de l’automatisation des tâches et donc des gains de productivité. La physionomie de la ville n’en a pas moins été profondément transformée du fait de la fixation de la main-d’œuvre dans le périmètre de la ville avec un certain retard toutefois. La paysannerie des hautes vallées comme l’Arvan, les Villards ou le Bugeon ne manifestait aucun empressement à œuvrer sur les cuves d’électrolyse. Leur fonctionnement était surtout estival, en rapport avec la marche des centrales hydroélectriques. Or c’était la saison où les travaux des champs et la montée en alpage requéraient leur présence sur l’exploitation agricole. Il fallait donc pallier cette carence par l’embauche d’une main-d’œuvre italienne immigrée, qui répugnait elle-même à se fixer et se contentait de vivre dans des baraquements précaires aux portes de l’usine. Les Vénéto-Frioulans, dont le territoire avait beaucoup souffert des combats de la Grande guerre, furent particulièrement nombreux entre les deux guerres[27]. La paysannerie mauriennaise n’a cédé à l’attrait du travail salarié en usine qu’à partir de 1936, à l’avènement du Front populaire. La loi sur les 40 heures de travail hebdomadaire, combinée au système des trois huit, permettait aux habitants de la montagne de concilier travaux des champs et en usine car dans le même temps était organisé le ramassage par autocar. À la fin des années 1930 naît vraiment le genre de vie ouvrier-paysan. Une cinquantaine sont recrutés dans le bassin de La Chambre et 260 descendent de l’Arvan. C’est cependant après la Deuxième Guerre mondiale qu’est entrepris de manière systématique l’effort de construction des cités en vue de fixer la main-d’œuvre à proximité de l’usine : « Il faut importer une main-d’œuvre digne de nos efforts et mériter la confiance que nous fait encore le personnel en place.. Il faut bâtir[28]. »... pour la plus grande satisfaction de ces migrants-alternants : ils  sont de moins en moins nombreux à descendre de l’Arvan (30 en 1954) et plus aucun du bassin de La Chambre ou des Villards. Tout l’espace entre la vieille cité historique sur le cône du Bonrieu et le cours de l’Arc, soit le vaste cône de déjection de l’Arvan est urbanisé sous forme de pavillons[29].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Maternelle[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Aristide-Briand (publique) ;
  • École maternelle des Clapeys (publique) ;
  • École maternelle des Chaudannes (publique) ;
  • École maternelle Saint-Joseph (privée). Fermée à la rentrée 2015-16

Primaire[modifier | modifier le code]

  • École primaire Aristide-Briand (publique) ;
  • École primaire des Clapeys (publique) ;
  • École primaire des Chaudannes (publique) ;
  • École primaire Saint-Joseph (privée). Fermé à la rentrée 2015-16

Collège[modifier | modifier le code]

  • Collège public : collège Maurienne ;
  • Collège privé : collège Saint-Joseph. Fermé à la rentrée 2015-16

Lycée[modifier | modifier le code]

  • Lycée Polyvalent Paul-Héroult qui propose des formations de la voie générale, technologique et professionnelle.[30]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Reliques de saint Jean le Baptiste lors de la fête du pain.
  • 2006, départ de l'étape du Tour de France cycliste jusqu'à Morzine, vainqueur Floyd Landis après une étape de 200,5 km.
  • Fête de la musique samedi 20 juin 2009.
  • Fête de la saint Jean samedi 27 et dimanche 28 juin 2009.
  • Cinéma en plein air tous les mardis et spectacle tous les jeudis en juillet et août.
  • Passage de multiples courses cyclistes tout au long de l'été (Classique des Alpes junior, Tour des Pays de Savoie, Critérium du Dauphiné Libéré, Tour de France).
  • Fête du pain jeudi 6 août 2009.
  • 10 km de Saint-Jean en octobre.
  • Divers spectacles tout au long de l'année (théâtre, concerts...).
  • Salon des vins et saveurs 3e week-end de novembre organisé par l'association verres et verines du cœur.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Maurienne est située à proximité de certains des plus grands cols alpins, du domaine skiable Les Sybelles et du parc national de la Vanoise. Des activités sont disponibles pour les amateurs de sports-nature, aussi bien les randonneurs et les cyclistes que les skieurs. Saint-Jean-de-Maurienne permet de rejoindre les cols de la Croix-de-Fer, du Télégraphe, du Lautaret, du Grand Cucheron, de la Madeleine, du Glandon, de l'Iseran, du Mont-Cenis et du Galibier. La ville accueille régulièrement des courses cyclistes importantes telles que le Tour de France ou le Critérium du Dauphiné libéré.

Médias[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s'élève à 8,8 %[33], avec un nombre totale de 359 chomeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 84 % ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 46 % d'actifs contre 19,1 % de retraités dont le nombre est légèrement supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 21,9 % de jeunes scolarisés et 13 % de personnes sans activité[33].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Saint-Jean-de-Maurienne 0 % 6,9 % 7,5 % 20,2 % 28,7 % 36,8 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[34]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Actuellement, une importante activité de fabrication d'aluminium par électrolyse de l'alumine existe encore grâce à une usine Trimet France.

Commerce[modifier | modifier le code]

Avec le tourisme qui se développe grâce aux stations de sport d'hiver et à la proximité des grands cols des Alpes et du parc national de la Vanoise, le commerce local trouve une nouvelle dynamique.[réf. nécessaire]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 1 394 lits touristiques répartis dans 176 structures[Note 2]. Les hébergements marchands se répartissent comme suit : 6 hôtels ; une structure d'hôtellerie de plein air et une chambre d'hôtes[35].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

  • Le Tabellion ou Correrie : maison du juge Corrier nommé conjointement par le comte de Savoie et l'évêque. Construit après la révolte des Arves en 1326.
  • La rue du Collège : rue médiévale, dernier exemple de boutiques des XVe et XVIe siècles.
  • Tour de la Fournache, tour de défense et observation de la vallée de la Maurienne.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Le cloître.
  • La cathédrale Saint-Jean-Baptiste : singulier mélange de styles et d'époques. Son origine remonte au XIe siècle. Logo monument historique Classé MH (1906).
    • La crypte : bâtie au début de la période romane et redécouverte en 1958.
    • Les stalles de la cathédrale : achevé en 1498, ce chef-d'œuvre de l'art gothique en bois de noyer est attribué à Pierre Mochet.
    • Le cloître : situé entre la cathédrale et le réfectoire des chanoines, son origine remonte à 1450. Classé aux Monuments historiques en 1933.
    • Le clocher : ancien donjon capitulaire ayant perdu sa flèche gothique et ses quatre clochetons en 1794. Logo monument historique Classé MH (1933)
  • Église Notre-Dame : ancienne église paroissiale, fermée aujourd'hui au public, son origine remonte au XIe siècle. Le clocher, aujourd'hui séparé de l'église, en était l'entrée. Logo monument historique Classé MH (1966)
  • Palais des Évêques de Maurienne ou Ancien évêché[36]: Remanié au XVIIIe siècle et classé bâtiment communal depuis 1905. Le grand salon est un bel exemple d'art baroque.
  • Chapelle Bonne-Nouvelle : lieu de pèlerinage de style baroque avec des ex-voto. Table d'orientation.
  • Chapelle du collège Saint-Joseph (137, rue du Collège). Chapelle baroque située dans le collège Saint-Joseph (anciennement collège Lambertain, fondé en 1534)

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Vallée de l'Arvan.

Le clos Carloz et la zone de loisirs de la Combe sont les principaux espaces verts de la ville. Il existe également le Jardin de l'Europe et le jardin Saint-Ayrald.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs musées :

  • Musée des costumes et des traditions populaires : témoignages de la vie en Maurienne autrefois ;
  • Musée de l'Opinel : l'histoire du fameux petit couteau imaginé en 1890 par Joseph Opinel et diffusé sur tous les continents ;
  • Musée du Mont Corbier : toute l'histoire de la liqueur, de l'alambic à l'invention du Mont Corbier par l'abbé Guille en 1888.

Associations culturelles notables :

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Jean-de-Maurienne bénéficie du label « ville fleurie » avec « trois fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Saint-Jean-de-Maurienne.

Naissance sur la commune :

Autres personnalités :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Jean-de-Maurienne

Les armes de Saint-Jean-de-Maurienne se blasonnent ainsi : D'azur à la main bénissant d'argent, vêtue de même.

Ce blason est d'abord celui du chapitre de la cathédrale, avant de devenir celui de la ville. Il a pour origine les reliques de saint Jean-Baptiste, apportées au VIe siècle : trois doigts de la main qui baptisa le Christ ; d'où le symbole de la main bénissant. Ce blason est désormais répandu dans une large partie du monde, sur la lame du couteau Opinel : la « main couronnée ». La main bénissant rappelle l'origine du couteau, près de Saint-Jean-de-Maurienne, et la couronne ducale signifie qu'il est désormais produit à Chambéry, capitale des ducs de Savoie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[35].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  2. Site officiel de la communauté de communes
  3. a, b, c et d Données INSEE compulsées par le JDN - Saint-Jean-de-Maurienne
  4. D'après Henry Suter, « Saint-Jean-de-Maurienne », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 23 septembre 2015).
  5. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., notice 10333, p. 627.
  6. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 425.
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 24
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  8. Écomusée du pays de la Roudoule, La Route des Grandes Alpes, Édition de l’écomusée du pays de la Roudoule, Puget-Rostang (ISSN 1246-1938), p 17
  9. « Saint-Jean-de-Maurienne », Accueil > Ressources > Communes, sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 13 janvier 2017), Ressources - Les communes.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Recensement de l'INSEE en 1999 - « Population totale par sexe et âge »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  15. Données démographiques cités par le l'JDN
  16. Dequier Daniel, Maurienne, la vallée de l'aluminium, la Fontaine de Siloé, , 246 p., p. 113-120
  17. Dequier Daniel, Maurienne, la vallée de l'aluminium, la Fontaine de Siloé, , 246 p., p. 120-132, 137-140
  18. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 130-137
  19. Dequier Daniel, Maurienne, la vallée l'aluminium, , 246 p., p. 152-163, 171-179
  20. Dequier Daniel, Maurienne, la vallée de l'aluminium, La Fontaine de Siloé, , 246 p., p. 163-170
  21. Chabert Louis, L'électrochimie et l'électrométallurgie en Savoie, , 36 p., p. 29-31
  22. Thénot Dorothée, « Trimet investit 30 millions d'€ à Saint-Jean-de-Maurienne », L'usine nouvelle,‎
  23. Maurienne expansion, Made in Maurienne, , 119 p., p. 48-49
  24. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 145
  25. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 145,153
  26. Maurienne expansion, Made in Maurienne, , p. 22-23
  27. Chabert Louis, les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 372-379
  28. Dequier Daniel, Maurienne la vallée de l'aluminium152, La Fontaine de Siloé, , 245 p.
  29. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 379-389
  30. « Lycée Paul Héroult »
  31. Site de la webtv locale La Fibre Mauriennaise
  32. Maurienne TV
  33. a et b Données INSEE cités par le JDN - Emploi
  34. Données démographiques d'après l'INSEE citées par le JDN
  35. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  36. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 138-140..
  37. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  38. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 31-32.
  39. « La Vie Nouvelle - Article "Vietnamien, Savoyard, Parisien, acteur de cinéma" »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 17 mars 2009.