Amos Gitaï

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Amos Gitaï
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Amos Gitaï en 2011

Naissance (64 ans)
Haïfa
Drapeau d’Israël Israël
Nationalité Drapeau d’Israël israélienne
Profession Réalisateur
Films notables Kadosh,
Kippour,
Kedma

AMOS GITAI est un cinéaste israélien né le 11 octobre 1950 à Haïfa. Pendant ses études d'architecture, il participe à la guerre de Kippour (1973), au cours de laquelle il est blessé. Il devint cinéaste en 1980 avec HOUSE et réalise dès lors de nombreux films, fictions et documentaires, qui lui valent une considérable reconnaissance internationale. Quatre de ses films ont été présentés en compétition au Festival de Cannes ("Kadosh", "Kippour", "Kedma", "Free Zone"), cinq autres à la Mostra de Venise ("Berlin Jerusalem", "Eden", "Alila", "Terre Promise", "Ana Arabia"). Amos Gitai met également en scène pour le théâtre et a conçu des installations/expositions dans plusieurs musées (Kunsterke-Berlin, Biennale Evento-Bordeaux, Palais de Tokyo-Paris, Palazzo Reale-Milan, Museum of Modern Art MoMA-New York, Centre Pompidou, Cinémathèque française, Musée Reina Sofia-Madrid...)[1],[2].De nombreuses rétrospectives intégrales de son œuvre ont été montrées dans le monde. Il a reçu plusieurs prix prestigieux et notamment un Léopard d'Honneur à Locarno pour l'ensemble de son œuvre (2008), le Prix Roberto Rossellini (2005), le Prix Robert Bresson (2013), le Prix Paradjanov (2014). Il est Officier des Arts et Lettres.


Biographie[modifier | modifier le code]

Amos Gitaï et Jeanne Moreau, tournage de Plus Tard tu comprendras, 2008

Né d'un père architecte du Bauhaus, il commence des études d'architecture au Technion de Haïfa. Lorsque la guerre du Kippour éclate, il doit interrompre ses études pour participer au conflit au sein d'une unité de secours par hélicoptère. Au cours de ses missions, il utilise une caméra Super-8. À l'issue de la guerre, il s'engage dans une carrière de cinéaste et commence à réaliser des documentaires[3].

En 2015, l’œuvre du cinéaste Amos Gitaï compte près de quatre-vingt dix titres, réalisés sur environ quarante ans[4]. Il faut y ajouter installations vidéo, mises en scène de théâtre et livres. Ses films sont de formats et de natures très variés (longs et courts métrages, fictions et documentaires, travaux expérimentaux, réalisations pour la télévision, tournés dans son pays, Israël, ou partout dans le monde…). Mais à la diversité de ses œuvres répond une extrême cohérence. Au fil des années, des voyages, des combats, des exils, des rencontres, Amos Gitaï articule et réarticule entre elles des œuvres qui, dans leur miroitement, ne cessent de se répondre, de se faire écho[5]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il est né en Israël, fils d’un architecte du Bauhaus, Munio Weinraub, ayant fui le nazisme en 1933, et d’une intellectuelle et enseignante, Efratia Gitai, spécialiste non religieuse des textes bibliques, née à Haïfa au début du XXe siècle. Héritage du sionisme des origines et de l’intelligentsia Mitteleuropa, toile de fond marquée par les idées socialistes des pionniers de l’État juif et par la quête savante et esthétique. Il est né en 1950, soit la première génération des enfants d’après la fondation de l’État d’Israël, une génération qui sera aussi formée par les grands mouvements de la jeunesse contestataire des années soixante et, en tant qu’Israélien, en étant confronté à deux guerres, celle des Six Jours (juin 1967) et celle de Kippour (octobre 1973) et à la montée en puissance de la résistance palestinienne à l’occupation israélienne. Étudiant sur ce haut lieu de la contre-culture que fut le campus de Berkeley en Californie à la fin des années soixante-dix, adolescent engagé et critique contre la politique de son pays, jeune soldat envoyé sur le théâtre des opérations dans le Golan en 1973, Amos Gitaï aura vécu personnellement ces expériences décisives. Auxquelles il faut ajouter sa formation et sa vocation première d’architecte, formation et vocation dont les traces ne cesseront de se retrouver dans ses films.


C’est d’ailleurs par un film consacré à la reconstruction d’une maison que débute l’œuvre de cinéaste professionnel d’Amos Gitaï : House (1980) est un documentaire qui parvient, sur le lieu unique d’un chantier dans une petite rue de Jérusalem, à mettre à jour avec vigueur et sensibilité un très grand nombre de ce qui fait vivre, rêver et souffrir Israéliens et Palestiniens. Il est aussi significatif que ce film sera aussitôt interdit en Israël, marquant durablement la relation conflictuelle du cinéaste avec les autorités de son pays, relation bientôt envenimée par la controverse suscitée par son film Journal de campagne réalisé avant et pendant l’invasion du Liban en 1982, et se traduisant par un long exil en France (1983-1993). House est encore exemplaire en ce que le film est le point de départ d’un schéma qui lui deviendra habituel, celui de la conception d’ensemble de réalisations en trilogies poursuivant et reformulant les mêmes recherches et interrogations. House (1980), Une maison à Jérusalem (1998) et News from Home, News from House (2006) constitueront les trois volets de cette trilogie documentaire, genre dont relèvent aussi les trois Wadi (1981, 1991, 2001), la trilogie sur les pratiques politico-militaires israéliennes (Journal de campagne, 1982 ; Donnons une chance à la paix, 1994 ; L’Arène du meurtre, 1996), celle sur les procédures du capitalisme mondial (Ananas, 1984 ; Bangkok-Bahreïn/Travail à vendre, 1984 ; Orange, 1998) ou celle sur les résurgences de l’extrême-droite européenne (Dans la vallée de la Wupper, 1993 ; Au nom du Duce/Naples-Rome, 1994 ; Queen Mary ‘87, 1995). Mais aussi les trilogies de fiction, trilogie de l’exil (Esther, 1985 ; Berlin-Jérusalem, 1989 ; Golem, l’esprit de l’exil, 1991), trilogie des villes (Devarim, 1995 ; Yom Yom, 1998 ; Kadosh, 1999), trilogie des événements historiques décisifs pour Israël (Kippour, 2000 ; Eden, 2001 ; Kedma, 2002), trilogie des frontières (Terre promise, 2004 ; Free Zone, 2005 ; Désengagement, 2007)[6],[7]. Il consacre ensuite un diptyque à ses parents : CARMEL (2009) est une réflexion intime sur la guerre à partir de la correspondance de sa mère Efratia (Gallimard, 2010). LULLABY TO MY FATHER (2012) retrace le parcours de son père Munio Gitai Weinraub depuis son enfance en Silésie, ses études au Bauhaus auprès de Mies van der Rohe et de Hannes Meyer au moment de la montée en puissance et de la conquête du pouvoir par les nazis.


«Cela tient du puzzle, et plus encore du kaléisdoscope, les voix se mêlent, et les visages, Jeanne Moreau, Hanna Schygulla, photos abîmées, souvenirs, vestiges, la quête est toute personnelle, c’est ainsi précisément qu’elle devient universelle, associant relation à sa terre et à l’histoire de celle-ci (le parcours de la famille Gitai est indissociable de la fondation de l’État d’Israël), enracinement et vagabondage, attirance et répulsion.» Pascal Mérigeau, CinéObs, 17 janvier 2013.

Cette énumération n’est pas exhaustive : l’œuvre de Gitai s’appuie aussi sur des réalisations plus brèves, esquisses et carnets de notes filmés. Elle peut aussi procéder par reconfigurations : avant de devenir le troisième volet de la trilogie de l’exil, Golem, l'esprit de l’exil a d’abord été une composante de la trilogie du Golem, avec Naissance d’un Golem : carnet de notes (1990) et Le Jardin pétrifié (1993). Mais de manière générale, ce parcours traduit à la fois l’importance du sens de la construction, des structures dramatiques, thématiques et formelles, et la constance dans les interrogations – il arrive que dix ans séparent deux volets d’une trilogie.


Il faut y ajouter une recherche inlassable sur les moyens esthétiques, recherche qui s’ancre dans les usages expérimentaux de la caméra dès l’adolescence, passera par la stylisation affirmée des premières fictions sous l’influence revendiquée de Brecht et de l’expressionnisme, comme par la recherche de dispositifs de filmage adaptés à des projets particuliers. Une des figures de style les plus volontiers employées par Amos Gitaï est le plan séquence, la durée longue de l’enregistrement servant à de multiples usages jamais limités à la séduction visuelle, mais toujours à la recherche d’effets de sens. Artiste engagé, Gitai est, dans le même mouvement un grand styliste, inventeur de structures dramatiques inattendues, exemplairement le dédoublement asymétrique de Berlin-Jérusalem, les blocs spatiaux d’Alila ou temporels de Plus tard tu comprendras (2008), la fluidité déstabilisante de Terre promise, les surimpressions critiques de L’Arène du meurtre et de Free Zone, jusqu’au récit brusquement cassé en deux de Désengagement (2007)ou le plan séquence unique de 81 minutes d’ANA ARABIA (2013), qui décrit un moment dans la vie d’une petite communauté de marginaux juifs et arabes, à la périphérie de Jaffa[8],[9].


House est sans conteste un tournant dans l’histoire de Gitaï. C’est pour faire exister ce film malgré la censure et pour poursuivre dans cette voie qu’il venait de commencer, qu’il dit qu’à ce moment « j’ai décidé de devenir cinéaste » (in Exils et territoires, le cinéma d’Amos Gitaï, entretiens avec Serge Toubiana). À ces éléments biographiques (les origines familiales, la génération à laquelle il appartient, les études d’architecture, la réalisation de House et ses effets), il faut encore en ajouter un autre : l’expérience vécue durant la guerre de Kippour, lorsque l’hélicoptère d’évacuation sanitaire dans lequel il se trouvait a été frappé par un missile syrien et qu’il a frôlé la mort le jour de ses 23 ans.

Ce traumatisme violent et ce sentiment de vie victorieuse inspireront plus ou moins explicitement toute son œuvre à venir. L’événement lui-même est au centre d’une série de courts métrages expérimentaux et de documentaires, avant de trouver la grande forme du film Kippour qui, en 2000, consacre définitivement la stature du cinéaste Amos Gitaï après son accueil triomphal au Festival de Cannes.

Radicale et bouleversante, l’évocation de cette expérience intime et commune servie par un sens plastique impressionnant est exemplaire de l’art d’Amos Gitaï. Le film marque aussi le début de la collaboration, ininterrompue depuis, du cinéaste avec la scénariste Marie-José Sanselme. Cinéaste israélien et citoyen du monde, Amos Gitaï réside à Haïfa et à Paris mais vit et travaille dans le monde entier. Son œuvre, aujourd’hui celle d’un des cinéastes les plus respectés sur la scène internationale, ne cesse d’explorer de nouvelles voies narratives et stylistiques, toujours en relation avec la réalité contemporaine, même lorsque le récit fait détour par le passé historique ou mythologique. Avec TSILI (2014), adapté d’un roman d’Aharon Appelfeld, il revient sur la Seconde Guerre mondiale et la Shoah.

« Aharon Appelfeld est un auteur que je respecte infiniment, d’abord parce qu’il n’instrumentalise pas la Shoah. Il n’utilise pas des choses extérieures à son expérience, il y a un minimalisme de son écriture que je trouve essentiel, profondément juste et émouvant. Adapter ce texte pour moi me permettait de mettre de la distance, de ne pas être illustratif. J’avais envie de faire un film de tendresse au milieu de cet enfer. C’est ce contraste-là qui m’intéressait. Appelfeld tisse ses récits avec de minuscules détails. C'est une fiction mais qui repose en partie sur son expérience autobiographique : son personnage, "Tsili," réagit aux sons menaçants ou au chant des oiseaux, elle sent des odeurs, elle contemple le paysage... C'est toute cette juxtaposition de détails délicats qui fait ressentir l’environnement claustrophobique dans lequel elle vit. La forêt dans laquelle elle s’est réfugiée la protège de la cruauté et l’emprisonne à la fois. Avec "Tsili" je clos un cycle de quatre films très intimistes: Carmel, à partir de la correspondance de ma mère; Lullaby to my father, dédié à mon père, un architecte du Bauhaus chassé d’Europe par les nazis; Ana Arabia, qui évoque une communauté de juifs et arabes à Jaffa. Après "Kadosh" et "Kippour", j’avais besoin d’aller vers un langage cinématographique plus radical, d’éviter les conventions du cinéma. » Propos recueillis par Alexandra Schwarzbrod, Libération, 12 août 2015.

En 2015, son dernier film "RABIN THE LAST DAY" est présenté en compétition à la Mostra de Venise[10] puis au Festival international du film de Toronto[10].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Alila, réalisé par Amos Gitaï, 2003
Amos Gitaï avec Hanna Laslo et Natalie Portman sur l'ensemble des Free Zone, 2005

• 1985 : Esther

• 1989 : Berlin-Jérusalem

• 1991 : Naissance d'un Golem

• 1992 : Golem, l'esprit de l'exil

• 1993 : Golem, le jardin pétrifié

• 1995 : Devarim

• 1998 : Yom Yom

• 1999 : Kadosh

• 2000 : Kippour

• 2001 : Eden

• 2002 : Kedma

• 2003 : Alila

• 2004 : Terre promise

• 2005 : Free Zone

• 2007 : Désengagement

• 2008 : Plus tard tu comprendras

• 2009 : Carmel

• 2010 : La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres (TV)

• 2011 : Roses à crédit (TV)

• 2011 : Lullaby to my Father

• 2013 : Ana Arabia

• 2014 : Tsili

• 2015 : Rabin The Last Day

Courts métrages[modifier | modifier le code]

• 1972 : Arts and Crafts and Technology

• 1972 : Details of Architecture

• 1972 : Black is White

• 1972 : Textures

• 1972 : La Géographie selon l'homme moderne et le contrôle de l'environnement

• 1972 : Souk / Dialogues de Femmes

• 1972 : Vagues (Galim / The Sea)

• 1972 : Windows in David Pinsky N° 5

• 1972 : Souvenirs d'un camarade de la 2e Aliya

• 1973 : Images de Guerre 1, 2, 3

• 1973 : Fire is Paper, Paper is Fire

• 1973 : Ahare

• 1973 : Talking about Ecology

• 1974 : Images d'Après-Guerre

• 1974 : Shosh

• 1974 : Arlington U.S.A.

• 1974 : Maïm (Water)

• 1974 : Memphis U.S.A. (Faces)

• 1974 : Memphis U.S.A. (suite)

• 1974 : Pictures in the Exhibition

• 1974 : The International Orthodontist Congress

• 1975 : Blowing Glass

• 1975 : Lucie

• 1975 : Ma mère au bord de la mer

• 1976 : Charisma

• 1977 : Dimitri

• 1977 : La Frontière

• 1977 : Political Myths

• 1977 : Shikun

• 1977 : Singing in Afula

• 1977 : Under the Water

• 1978 : Architectura

• 1978 : Wadi Rushima

• 1979 : Carter en visite en Israël

• 1979 : Cultural Celebrities

• 1994 : Munio Weinraub Gitai Architect (1909- 1970)

• 2001 : Surgeon General’s Warning

• 2002 : 11'09"01 - September 11 (segment)

• 2007 : Le Dibbouk de Haïfa

• 2014 : The Book Of Amos(segment)

Documentaires[modifier | modifier le code]

• 1980 : Bait (House)

• 1980 : In Search of Identity

• 1981 : American Mythologies

• 1981 : Wadi

• 1981 : Journal de campagne (Field Diary, Yomam Sade)

• 1984 : Ananas

• 1984 : Bankok Bahrain

• 1984 : Regan : Image for Sale

• 1987 : Brand New Day

• 1991 : Wadi, dix ans après

• 1992 : Gibellina, Métamorphose d’une mélodie

• 1993 : La Guerre des Fils de Lumière contre les Fils des Ténèbres

• 1993 : Kippour, souvenirs de guerre

• 1993 : Dans la vallée de la Wupper (In the Valley of the Wupper)

• 1993 : Au nom du Duce (In the Name of the Duce)

• 1994 : Queen Mary ‘87

• 1994 : Donnons une chance à la paix (1. Parcours politique 2. Paroles d’écrivains 3. Théâtre pour la vie 4. Au pays des oranges)

• 1996 : L'Arène du Meurtre

• 1996 : Milim/Mots

• 1997 : Guerre et Paix à Vesoul (avec Elia Suleiman)

• 1998 : Une Maison à Jerusalem

• 1998 : Tapuz

• 1998 : Zion, Auto-Emancipation

• 2001 : Wadi Grand Canyon 2001

• 2005 : News from Home / News from House

• 2012 : Architecture en Israël / Conversations

Expositions, performances[modifier | modifier le code]

• Ways/Strade, Palazzo Reale, Milan, 2014-2015.

• Amos Gitai biografias, Musée Reina Sofia, 2014 (commissaires : Jean-François Chevrier, Elia Pijollet).

• Amos Gitai Architecte de la mémoire, Cinémathèque française (Paris), Musée de l’Élysée (Lausanne), Galerie des Beaux Arts (Bruxelles), 2014 (commissaire : Matthieu Orléan).

• Before and After, galerie Thaddeus Ropac, Paris Pantin, 2014 et Villa Kast, Salzbourg, 2015.

• Disaster / The End of Days (exposition collective), galerie Thaddeus Ropac, Paris, 2013.

• Carmel, installation, Église des Frères prêcheurs, rencontres photographiques d’Arles, 2012.

• Correspondence, Efratia Gitai – Letters, Museum of Art, Ein Harod, Israel, 2011.

• Traces - Munio Gitai Weinraub, Museum of Art, Ein Harod, Israel, 2011.

• Traces, installation au Palais de Tokyo, Paris, 2011.

• Lullaby to my father, présentation vidéo au Kibboutz Kfar Masaryk, Israël, 2010.

• Citations, Biennale Evento, Bordeaux, 2009

• Munio Weinraub / Amos Gitai - Architecture und Film in Israel, Pinakothek der Moderne, ArchitekturMuseum, Munich, 2008-2009, Tel Aviv Museum of Art, 2009.

• News from House News from Home, Kunstwerke Berlin, 2006.

• Amos Gitai : Non-Fiction, MoMA (Museum of Modern Art), New York, 2008

• Public Housing - video installation, Ein Harod Museum, Herzliya Museum, Saitama Museum of Modern Art.

• Opening Chen Zen - Performance, Helena Rubinstein Pavillion, Tel Aviv, 1998.

• Building for a working society, Exhibition in memory of his father Munio Gitai Weinraub, Israel Museum, Jerusalem, 1994.


Théâtre[modifier | modifier le code]

• "La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres" d'après "La Guerre des Juifs" de Flavius Josèphe, Festival d'Avignon (2009) ; Odéon-Théâtre de l'Europe (2010)

• Lecture de la Correspondance d’Efratia Gitai par Jeanne Moreau, théâtre de l’Odéon, octobre 2010, diffusée sur France Culture (9 épisodes, novembre 2010).

• Métamorphose d’une mélodie, d’après la Guerre des Juifs de Flavius Josèphe, Gibellina (Italie), 1992 et ouverture de la Biennale d’Arts plastiques de Venise, 1993. Avec Samuel Fuller, Hanna Shygulla, Enrico Lo Verso, musique Simon et Marcus Stockhausen.


Ouvrages[modifier | modifier le code]

• Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat

Bibliographie[modifier | modifier le code]

• "Amos Gitai architecte de la mémoire" (par Serge Toubiana, Paul Willemen, Jean-Michel Frodon, Hans Ulrich Obrist, Annette Michelson, Marie-José Sanselme, Mathieu Orléan), Paris, Éditions Gallimard/Cinémathèque française, 2014.

• "Amos Gitai : Genèses", par Jean-Michel Frodon, Amos Gitai et Marie-José Sanselme, Paris, Éditions Gallimard, 2009 (ISBN 978-2070771417)

• "Efratia Gitai – letters", Yediot books, Israel, 2011

• "Efratia Gitai, Correpondance (1929–1994)", Gallimard, Paris, 2010 • "Genèses", Jean-Michel Frodon, Amos Gitai, Marie-José Sanselme, Éditions Gallimard, Paris, 2009

• "Amos Gitai : News from Home", Walther König, Köln, 2006

• "Cinema di Amos Gitai : Frontiere e territori (Il)", Serge Toubiana, Bruno Mondadori, Torino, 2006

• "The Cinema of Amos Gitai", Serge Toubiana, Baptiste Piégay, Lincoln Center / Cahiers du cinéma, Paris, 2005

• "Monte Carmelo, Amos Gitai", Bompiani, Milano, 2004

• "Amos Gitai", par Serge Toubiana, Mostra internacional de cinema / Cosac Naify, São Paulo, 2004

• "Exilios y territories, el cine de Amos Gitai", Serge Toubiana, Baptiste Piégay, Semana Internacional de Cine, Valladolid, 2004

• "Parcours, Amos Gitai", Centre Pompidou, Paris, 2003

• "Mont Carmel, Amos Gitai", Gallimard, 2003

• "Exils et territoires : le cinéma d'Amos Gitai", Serge Toubiana, Baptiste Piégay, Arte Éditions / Cahiers du cinéma, Paris, 2003

• "Amos Gitai, Cinema, Politics, Aesthetics", par Irma Klein, HaKibboutz Hameuhad, Tel Aviv, 2003

• "Amos Gitai, Cinema forza di pace", Edited by Daniela Turco, Le Mani, Genova, 2002

• Ariel Schweitzer, « Esther ou le Pourim-Shpil d’Amos Gitaï », in Trafic, no 40, 2001

• "Munio Gitai Weinraub, Bauhaus architect in Israel", Richard Ingersoll, Electa, Milano, 1994

• "The War of the Sons of Light Against the Sons of Darkness", Amos Gitai, Mazzotta, Milano, 1993

• "The Films of Amos Gitai", a Montage, Paul Willemen (Ed.), BFI Publishing, London, 1993

• "Amos Gitai", Alberto Farassino (Ed), Mostra Internazionale Riminicinema, Rimini, 1989


Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]