Amos Gitaï

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Amos Gitaï
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Amos Gitaï en 2011.

Naissance (65 ans)
Haïfa, Drapeau d’Israël Israël
Nationalité Drapeau d’Israël Israélienne
Profession Réalisateur
Films notables Kadosh,
Kippour,
Kedma

Amos Gitaï est un cinéaste israélien, né le à Haïfa en Israël. Fils de Munio Weinraub, un architecte du Bauhaus, et de Efratia Gitai, une intellectuelle et enseignante, spécialiste non religieuse des textes bibliques.

Il commence des études d'architecture au Technion de Haïfa, mais doit interrompre ses études pour participer à la guerre du Kippour (1973) au sein d'une unité d'évacuation sanitaire par hélicoptère. Il y sera blessé, alors que l’hélicoptère dans lequel il se trouve est frappé par un missile syrien. Au cours de ses missions, il utilise une caméra Super 8 et à l'issue de la guerre, il s'engage dans une carrière de cinéaste et réalise son premier documentaire en 1980, House[1].

Amos Gitaï réside aujourd'hui à Haïfa et à Paris, mais travaille dans le monde entier. En 2015, il a réalisé près de 90 œuvres, de natures et de formats très variés[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Le parcours d'Amos Gitaï éclaire son œuvre. D'abord, il est l'héritier du sionisme des origines et de l’intelligentsia mitteleuropéenne, toile de fond marquée par les idées socialistes des pionniers de l’État juif et par la quête savante et esthétique. Ensuite, il fait partie de la première génération des enfants d’après la fondation de l’État d’Israël, confrontée à deux guerres, celle des Six Jours (juin 1967) et celle de Kippour (octobre 1973) et à la montée en puissance de la résistance palestinienne à l’occupation israélienne. Gitaï fait aussi partie de la génération formée par les grands mouvements de la jeunesse contestataire des années 1960 : étudiant sur ce haut lieu de la contre-culture que fut le campus de Berkeley en Californie à la fin des années 1970, adolescent engagé et critique contre la politique de son pays, jeune soldat envoyé sur le théâtre des opérations dans le Golan en 1973, Amos Gitaï aura vécu personnellement ces expériences décisives. il faut ajouter aussi sa formation et sa vocation première d’architecte, dont les traces ne cesseront de se retrouver dans ses films.

Son premier film House (1980) est un documentaire qui est consacré à la reconstruction d'une maison. Le film parvient, sur le lieu unique d’un chantier dans une petite rue de Jérusalem, à mettre au jour avec vigueur et sensibilité un très grand nombre de ce qui fait vivre, rêver et souffrir Israéliens et Palestiniens.

Le critique de cinéma Serge Daney écrit:

« Gitaï veut que cette maison devienne à la fois quelque chose de très symbolique et de très concret, qu’elle devienne un personnage de cinéma. Il arrive l’une des plus belles choses qu’une caméra puisse enregistrer en direct : des gens qui regardent la même chose et qui voient des choses différentes. Et que cette vision émeut. Dans la maison à moitié éboulée, des hallucinations vraies prennent corps. L’idée du film est simple et le film a la force de cette idée. Ni plus ni moins. »

— Serge Daney, Libération, 1er mars 1982

Amos Gitaï et Henri Alekan tournant Esther, 1986.

House est un tournant dans l’histoire de Gitaï. Le film est aussitôt interdit en Israël, ce qui marque la relation conflictuelle du cinéaste avec les autorités de son pays. C’est pour faire exister ce film malgré la censure et pour poursuivre dans cette voie qu’il venait de commencer, qu’il dit à ce moment : « J’ai décidé de devenir cinéaste »[3]. Cette relation sera bientôt envenimée par la controverse suscitée par son film Journal de campagne, réalisé avant et pendant l’invasion du Liban en 1982, et se traduisant par un long exil en France (1983-1993).

À ces éléments biographiques (les origines familiales, la génération à laquelle il appartient, les études d’architecture, la réalisation de House et ses effets), il faut ajouter l’expérience vécue durant la guerre de Kippour, dans laquelle il frôle la mort à l'âge de 23 ans, expérience qui influencera toute son œuvre à venir. L’événement lui-même est au centre d’une série de courts métrages expérimentaux et de documentaires, avant de réaliser la grande forme du film Kippour qui, en 2000, consacre définitivement sa stature après son accueil positif au Festival de Cannes. L’évocation de cette expérience intime et commune servie par un sens plastique impressionnant est exemplaire de l’art d’Amos Gitaï. Le film marque aussi le début de la collaboration, ininterrompue depuis, du cinéaste avec la scénariste Marie-José Sanselme.

House est encore exemplaire en ce que le film est le point de départ d’un schéma qui lui deviendra habituel, celui de la conception d’ensemble de réalisations en trilogies poursuivant et reformulant les mêmes recherches et interrogations. House (1980), Une maison à Jérusalem (1998) et News from Home, News from House (2006) constituent les trois volets de cette trilogie documentaire, genre dont relèvent aussi les trois Wadi (1981, 1991, 2001), la trilogie sur les pratiques politico-militaires israéliennes (Journal de campagne, 1982 ; Donnons une chance à la paix, 1994 ; L’Arène du meurtre, 1996), celle sur les procédures du capitalisme mondial (Ananas, 1984 ; Bangkok-Bahreïn/Travail à vendre, 1984 ; Orange, 1998) ou celle sur les résurgences de l’extrême-droite européenne (Dans la vallée de la Wupper, 1993 ; Au nom du Duce/Naples-Rome, 1994 ; Queen Mary ‘87, 1995). Mais aussi les trilogies de fiction, trilogie de l’exil (Esther, 1985 ; Berlin-Jérusalem, 1989 ; Golem, l’esprit de l’exil, 1991), trilogie des villes (Devarim, 1995 ; Yom Yom, 1998 ; Kadosh, 1999), trilogie des événements historiques décisifs pour Israël (Kippour, 2000 ; Eden, 2001 ; Kedma, 2002), trilogie des frontières (Terre promise, 2004 ; Free Zone, 2005 ; Désengagement, 2007[4].

Il consacre ensuite un diptyque à ses parents : Carmel (2009) est une réflexion intime sur la guerre à partir de la correspondance de sa mère Efratia (Gallimard, 2010). Lullaby to my Father (2012) retrace le parcours de son père Munio Gitai Weinraub depuis son enfance en Silésie, ses études au Bauhaus auprès de Mies van der Rohe et de Hannes Meyer au moment de la montée en puissance et de la conquête du pouvoir par les Nazis.

« Cela tient du puzzle, et plus encore du kaléidoscope, les voix se mêlent, et les visages, Jeanne Moreau, Hanna Schygulla, photos abîmées, souvenirs, vestiges, la quête est toute personnelle, c’est ainsi précisément qu’elle devient universelle, associant relation à sa terre et à l’histoire de celle-ci (le parcours de la famille Gitaï est indissociable de la fondation de l’État d’Israël), enracinement et vagabondage, attirance et répulsion. »

— Pascal Mérigeau, CinéObs, 17 janvier 2013

Cette énumération n’est pas exhaustive : l’œuvre d'Amos Gitaï s’appuie aussi sur des réalisations plus brèves, esquisses et carnets de notes filmés. Elle peut aussi procéder par reconfigurations : avant de devenir le troisième volet de la trilogie de l’exil, Golem, l'esprit de l'exil a d’abord été une composante de la trilogie du Golem, avec Naissance d’un Golem : carnet de notes (1990) et Le Jardin pétrifié (1993). Mais de manière générale, ce parcours traduit à la fois l’importance du sens de la construction, des structures dramatiques, thématiques et formelles, et la constance dans les interrogations. Il arrive ainsi que dix ans séparent deux volets d’une trilogie.

Oprah Shemesh et Hanna Schygulla dans Golem, l'esprit de l'exil, 1991.

Il faut y ajouter une recherche inlassable sur les moyens esthétiques, qui s’ancre dans les usages expérimentaux de la caméra dès l’adolescence, et passe par la stylisation affirmée des premières fictions sous l’influence revendiquée de Bertolt Brecht et de l’expressionnisme, comme par la recherche de dispositifs de filmage adaptés à des projets particuliers. Une des figures de style les plus volontiers employées par Amos Gitaï est le plan séquence, la durée longue de l’enregistrement servant à de multiples usages jamais limités à la séduction visuelle, mais toujours à la recherche d’effets de sens. Artiste engagé, Gitaï est aussi l'inventeur de structures dramatiques inattendues, exemplairement le dédoublement asymétrique de Berlin-Jérusalem, les blocs spatiaux d’Alila ou temporels de Plus tard tu comprendras (2008), la fluidité déstabilisante de Terre promise, les surimpressions critiques de L’Arène du meurtre et de Free Zone, jusqu’au récit brusquement cassé en deux de Désengagement (2007) ou le plan séquence unique de 81 minutes d’Ana Arabia (2013), qui décrit un moment dans la vie d’une petite communauté de marginaux juifs et arabes, à la périphérie de Jaffa[5],[6].

Amos Gitaï avec Hanna Laslo et Natalie Portman sur l'ensemble des Free Zone, 2005.

« Tourné le 6 mars, entre 16 heures et 17 h 30 : Ana Arabia, le vingt et unième long métrage de fiction d’Amos Gitaï, affiche un état civil beaucoup plus concis que les autres films. […] Le premier jour du tournage était fixé au dimanche 3 mars. Mais ce qui s’est tourné ce jour-là n’est pas du tout le film que Gitaï a finalement montré à Venise. Entre le dimanche soir et le mercredi, le personnage principal a disparu : l’actrice qui incarnait l’œuvre a quitté le plateau, et le scénario a été profondément remanié. C’est l’aboutissement d’une succession de métamorphoses qui ont façonné le film, une illustration de la méthode Gitai. […] En découvrant le film fini, fait des vestiges de celui qui faillit se faire un dimanche et des efforts de toute une équipe dans les trois jours qui ont suivi, une phrase du metteur en scène est revenue. Il parlait de la situation au Proche-Orient : “On n’a pas le choix, il faut rester optimiste malgré ce que l’on sait. Il faut injecter l’espoir dans le réel.” Un bon résumé du plan de tournage de ce plan unique. »

— Thomas Sotinel , Le Monde, 19 septembre 2013

Avec Tsili (2014), adapté d’un roman d’Aharon Appelfeld, il revient sur la Seconde Guerre mondiale et la Shoah :

« Aharon Appelfeld est un auteur que je respecte infiniment, d’abord parce qu’il n’instrumentalise pas la Shoah. Il n’utilise pas des choses extérieures à son expérience, il y a un minimalisme de son écriture que je trouve essentiel, profondément juste et émouvant. Adapter ce texte pour moi me permettait de mettre de la distance, de ne pas être illustratif. J’avais envie de faire un film de tendresse au milieu de cet enfer. C’est ce contraste-là qui m’intéressait. Appelfeld tisse ses récits avec de minuscules détails. C'est une fiction mais qui repose en partie sur son expérience autobiographique : son personnage, Tsili, réagit aux sons menaçants ou au chant des oiseaux, elle sent des odeurs, elle contemple le paysage... C'est toute cette juxtaposition de détails délicats qui fait ressentir l’environnement claustrophobique dans lequel elle vit. La forêt dans laquelle elle s’est réfugiée la protège de la cruauté et l’emprisonne à la fois. Avec Tsili je clos un cycle de quatre films très intimistes: Carmel, à partir de la correspondance de ma mère; Lullaby to my father, dédié à mon père, un architecte du Bauhaus chassé d’Europe par les nazis; Ana Arabia, qui évoque une communauté de juifs et arabes à Jaffa. Après Kadosh et Kippour, j’avais besoin d’aller vers un langage cinématographique plus radical, d’éviter les conventions du cinéma. »

— Amos Gitaï (propos recueillis par Alexandra Schwarzbrod), Libération, 12 août 2015

En 2015, son dernier film Le Dernier Jour d'Yitzhak Rabin est présenté en compétition à la Mostra de Venise puis au Festival international du film de Toronto[7].

En 2015, l’œuvre du cinéaste Amos Gitaï compte près de 90 titres, réalisés sur environ 40 ans[2]. Il faut y ajouter installations vidéo, mises en scène de théâtre et livres. Ses films sont de formats et de natures très variés (longs et courts métrages, fictions et documentaires, travaux expérimentaux, réalisations pour la télévision, tournés dans son pays, Israël, ou partout dans le monde…). Mais à la diversité de ses œuvres répond une extrême cohérence. Au fil des années, des voyages, des combats, des exils, des rencontres, Amos Gitaï articule et ré-articule entre elles des œuvres qui, dans leur miroitement, ne cessent de se répondre, de se faire écho[8]. Il est aujourd’hui l’un des cinéastes les plus respectés sur la scène internationale, et ne cesse d’explorer de nouvelles voies narratives et stylistiques, toujours en relation avec la réalité contemporaine, même lorsque le récit fait détour par le passé historique ou mythologique.

Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Amos Gitaï jouit d'une considérable reconnaissance internationale. Quatre de ses films ont été présentés en compétition au festival de Cannes (Kadosh, Kippour, Kedma, Free Zone), cinq autres à la Mostra de Venise (Berlin Jerusalem, Eden, Alila, Terre Promise, Ana Arabia).

Amos Gitaï met également en scène pour le théâtre, et a conçu des installations et expositions dans plusieurs musées (Kunsterke-Berlin, Biennale Evento-Bordeaux, Palais de Tokyo-Paris, Palazzo Reale-Milan, Museum of Modern Art-New York, Centre Pompidou, Cinémathèque française, musée Reina Sofia-Madrid…)[9],[10]. De nombreuses rétrospectives intégrales de son œuvre ont été montrées dans le monde.

Prix[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Alila, 2003.
Amos Gitaï et Jeanne Moreau, tournage de Plus tard tu comprendras, 2008.

Courts métrages[modifier | modifier le code]

1972 
Arts and Crafts and Technology
Details of Architecture
Black is White
Textures
La Géographie selon l'homme moderne et le contrôle de l'environnement
Souk / Dialogues de Femmes
Vagues (Galim / The Sea)
Windows in David Pinsky No 5
Souvenirs d'un camarade de la 2e Aliya
1973 
Images de Guerre 1, 2, 3
Fire is Paper, Paper is Fire
Ahare
Talking about Ecology
1974 
Images d'Après-Guerre
Shosh
Arlington U.S.A.
Maïm (Water)
Memphis U.S.A. (Faces)
Memphis U.S.A. (suite)
Pictures in the Exhibition
The International Orthodontist Congress
1975 
Blowing Glass
Lucie
Ma mère au bord de la mer
1976 
Charisma
1977 
Dimitri
La Frontière
Political Myths
Shikun
Singing in Afula
Under the Water
1978 
Architectura
Wadi Rushima
1979 
Carter en visite en Israël
Cultural Celebrities
1994 
Munio Weinraub Gitai Architect (1909- 1970)
2001 
Surgeon General’s Warning
2002 
11'09"01 - September 11 (segment)
2007 
Le Dibbouk de Haïfa
2014 
The Book Of Amos (segment)

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Bait (House)
  • 1980 : In Search of Identity
  • 1981 : American Mythologies
  • 1981 : Wadi
  • 1981 : Journal de campagne (Field Diary, Yomam Sade)
  • 1984 : Ananas
  • 1984 : Bankok Bahrain
  • 1984 : Reagan : Image for Sale
  • 1987 : Brand New Day
  • 1991 : Wadi, dix ans après
  • 1992 : Gibellina, Métamorphose d’une mélodie
  • 1993 : La Guerre des Fils de Lumière contre les Fils des Ténèbres
  • 1993 : Kippour, souvenirs de guerre
  • 1993 : Dans la vallée de la Wupper (In the Valley of the Wupper)
  • 1993 : Au nom du Duce (In the Name of the Duce)
  • 1994 : Queen Mary ‘87
  • 1994 : Donnons une chance à la paix
    1. Parcours politique
    2. Paroles d’écrivains
    3. Théâtre pour la vie
    4. Au pays des oranges
  • 1996 : L'Arène du Meurtre
  • 1996 : Milim/Mots
  • 1997 : Guerre et Paix à Vesoul (avec Elia Suleiman)
  • 1998 : Une Maison à Jerusalem
  • 1998 : Tapuz
  • 1998 : Zion, Auto-Emancipation
  • 2001 : Wadi Grand Canyon 2001
  • 2005 : News from Home / News from House
  • 2012 : Architecture en Israël / Conversations

Expositions, performances[modifier | modifier le code]

  • Ways/Strade, Palazzo Reale, Milan, 2014-2015.
  • Amos Gitai biografias, Musée Reina Sofia, 2014 (commissaires : Jean-François Chevrier, Elia Pijollet).
  • Amos Gitai Architecte de la mémoire, Cinémathèque française (Paris), Musée de l’Élysée (Lausanne), Galerie des Beaux Arts (Bruxelles), 2014 (commissaire : Matthieu Orléan).
  • Before and After, galerie Thaddeus Ropac, Paris Pantin, 2014 et Villa Kast, Salzbourg, 2015.
  • Disaster / The End of Days (exposition collective), galerie Thaddeus Ropac, Paris, 2013.
  • Carmel, installation, Église des Frères prêcheurs, rencontres photographiques d’Arles, 2012.
  • Correspondence, Efratia Gitai – Letters, Museum of Art, Ein Harod, Israel, 2011.
  • Traces - Munio Gitai Weinraub, Museum of Art, Ein Harod, Israel, 2011.
  • Traces, installation au Palais de Tokyo, Paris, 2011.
  • Lullaby to my father, présentation vidéo au Kibboutz Kfar Masaryk, Israël, 2010.
  • Citations, Biennale Evento, Bordeaux, 2009
  • Munio Weinraub / Amos Gitai - Architecture und Film in Israel, Pinakothek der Moderne, ArchitekturMuseum, Munich, 2008-2009, Tel Aviv Museum of Art, 2009.
  • News from House News from Home, Kunstwerke Berlin, 2006.
  • Amos Gitai : Non-Fiction, MoMA (Museum of Modern Art), New York, 2008
  • Public Housing - video installation, Ein Harod Museum, Herzliya Museum, Saitama Museum of Modern Art.
  • Opening Chen Zen - Performance, Helena Rubinstein Pavillion, Tel Aviv, 1998.
  • Building for a working society, Exhibition in memory of his father Munio Gitai Weinraub, Israel Museum, Jerusalem, 1994.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres, d'après La Guerre des Juifs de Flavius Josèphe, Festival d'Avignon (2009) ; Odéon-Théâtre de l'Europe (2010)
  • Lecture de la correspondance d’Efratia Gitai par Jeanne Moreau, théâtre de l'Odéon, octobre 2010, diffusée sur France Culture (9 épisodes, novembre 2010).
  • Métamorphose d’une mélodie, d’après La Guerre des Juifs de Flavius Josèphe, Gibellina (Italie), 1992 et ouverture de la Biennale d’Arts plastiques de Venise, 1993. Avec Samuel Fuller, Hanna Shygulla, Enrico Lo Verso, musique Simon et Marcus Stockhausen.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amos Gitai architecte de la mémoire (par Serge Toubiana, Paul Willemen, Jean-Michel Frodon, Hans Ulrich Obrist, Annette Michelson, Marie-José Sanselme, Mathieu Orléan), Paris, Éditions Gallimard/Cinémathèque française, 2014
  • Amos Gitai : Genèses, par Jean-Michel Frodon, Amos Gitai et Marie-José Sanselme, Paris, Éditions Gallimard, 2009 (ISBN 978-2070771417)
  • Efratia Gitai – letters, Yediot books, Israel, 2011
  • Efratia Gitai, Correpondance (1929–1994), Gallimard, Paris, 2010 • "Genèses", Jean-Michel Frodon, Amos Gitai, Marie-José Sanselme, Éditions Gallimard, Paris, 2009
  • Amos Gitai : News from Home, Walther König, Köln, 2006
  • Cinema di Amos Gitai : Frontiere e territori (Il), Serge Toubiana, Bruno Mondadori, Torino, 2006
  • The Cinema of Amos Gitai, Serge Toubiana, Baptiste Piégay, Lincoln Center / Cahiers du cinéma, Paris, 2005
  • Monte Carmelo, Amos Gitai, Bompiani, Milano, 2004
  • Amos Gitai, par Serge Toubiana, Mostra internacional de cinema / Cosac Naify, São Paulo, 2004
  • Exilios y territories, el cine de Amos Gitai, Serge Toubiana, Baptiste Piégay, Semana Internacional de Cine, Valladolid, 2004
  • Parcours, Amos Gitai, Centre Pompidou, Paris, 2003
  • Mont Carmel, Amos Gitai, Gallimard, 2003
  • Exils et territoires : le cinéma d'Amos Gitai, Serge Toubiana, Baptiste Piégay, Arte Éditions / Cahiers du cinéma, Paris, 2003
  • Amos Gitai, Cinema, Politics, Aesthetics, par Irma Klein, HaKibboutz Hameuhad, Tel Aviv, 2003
  • Amos Gitai, Cinema forza di pace, Edited by Daniela Turco, Le Mani, Genova, 2002
  • Ariel Schweitzer, « Esther ou le Pourim-Shpil d’Amos Gitaï », in Trafic, nº 40, 2001
  • Munio Gitai Weinraub, Bauhaus architect in Israel, Richard Ingersoll, Electa, Milano, 1994
  • The War of the Sons of Light Against the Sons of Darkness, Amos Gitai, Mazzotta, Milano, 1993
  • The Films of Amos Gitai : A Montage, Paul Willemen (Ed.), BFI Publishing, London, 1993
  • Amos Gitai", Alberto Farassino (Ed), Mostra Internazionale Riminicinema, Rimini, 1989

Références[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie d'Amos Gitaï sur son site officiel. Consulté le 15 février 2014.
  2. a et b « Amos Gitaï, architecte de la mémoire », présentation de l'exposition du 26 février 2014 au 6 juillet 2014 sur le site de la Cinémathèque française.
  3. in Exils et territoires, le cinéma d’Amos Gitaï, entretiens avec Serge Toubiana
  4. Voir sur nytimes.com.
  5. Voir sur nytimes.com.
  6. Voir sur courrierinternational.com.
  7. Voir sur haaretz.com.
  8. Voir sur amosgitai.com.
  9. Voir sur dailymotion.com.
  10. Voir sur lemonde.fr.

Notices d'autorité[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]