Rika Zaraï

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Rika Zaraï
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Rika Zaraï en 1963.
Informations générales
Nom de naissance Rika Gozman
Naissance (80 ans)
Jérusalem, Drapeau de la Palestine Palestine (aujourd'hui en Drapeau d’Israël Israël)
Activité principale chanteuse
Genre musical Variété française
Années actives 1960 - 2008
Site officiel rika.zarai.officiel.free.fr

Rika Gozman, alias Rika Zaraï ("ריקה זראי" en hébreu), née le [1] en Palestine mandataire, à Jérusalem, est une chanteuse israélienne.
Le prénom israélien Rika est un diminutif de Rivka, dont Rebecca est la forme usuelle en français[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Son père vient de Russie et sa mère de Pologne. Elle décroche son bac à 17 ans et obtient de faire immédiatement sa période militaire, devançant l'appel d'un an. Elle suit le conservatoire de musique de Jérusalem où elle obtient un premier prix de piano. Au cours des 18 mois d'armée, elle est désignée productrice de musique dans un groupe de l'armée du centre. Elle chante une comédie musicale, Cinq sur cinq, composée par Yohanan Zarai, qui deviendra son mari. Ce spectacle a un grand succès dans les camps militaires, comédie qui sera également montée au Grand-Théâtre d'Israël. Sa fille, Yaël, naît en Israël.

Venue en France pour poursuivre ses études du métier de chanteuse, elle se présente devant Bruno Coquatrix, qui est à l'époque le directeur artistique de l'Olympia. Elle ne parle à ce moment-là que l'anglais et l'hébreu. Bruno Coquatrix refuse de l'engager tant qu'elle ne sait pas parler français. Elle chante alors dans des cabarets notamment le Caroll's et la Villa d'Este pendant deux ans et demi. Elle rencontre Eddie Barclay, en quête de chanteuses « avec accent[3] », qui l'engage. Cette rencontre est décisive : Eddie Barclay lui fait signer un contrat sous le label « bel air ». Elle enregistre L'Olivier et Hava Nagila, qui commencent à être diffusées à la radio. Les médias parlent d'elle. En 1961, Bruno Coquatrix, fidèle à sa parole l'engage en première partie de Jacques Brel à l'Olympia. Elle rencontre à cette occasion Jean-Pierre Magnier (à l'époque musicien pour Brel) qui devient un collaborateur, puis son producteur et enfin son second mari. Denise Glaser l'invite dans sa célèbre émission Discorama et Lucien Morisse à Europe 1, dans l'émission diffusée en direct Musicorama. En , elle est la révélation du programme de Bobino dont Marcel Amont est la vedette. Elle assure la première partie du récital de Jacques Brel en octobre 1961 à l'Olympia et en 1963 à Bobino. Elle est à l'Olympia en mai 1963 avec Les Chaussettes noires. Elle est à Bobino en 1964 pendant trois semaines avec Henri Tisot.

En 1963, elle enregistre Tournez manèges et elle est filmée dans un scopitone par Claude Lelouch. Puis elle crée deux chansons de Charles Aznavour : le Temps et Et pourtant. De ce dernier, en 1964, elle a également publié une version en italien, sous le titre Ma perchè, avec l'autre chanson Non dite le bugie (Fais pas pleurer les filles de Armand Seggian et Pierre Varenne)[4]. En 1965, c'est sa première grande tournée avec Gilbert Bécaud en vedette ; elle compose la musique de la chanson Prague la même année. Sa carrière est lancée et arrive son premier grand tube en 1969 : Casatschok (adaptation de la chanson russe Katioucha), Sans chemise, sans pantalon (reprise de Gérard La Viny), Alors je chante (l'adaptation française de Vivo cantando, une des quatre chansons gagnantes de l'Eurovision 1969), Michael, Balapapa et Tante Agathe comptent parmi les succès de cette artiste qui vend plus de 29 millions de disques durant toute sa carrière, et obtient 6 disques d'or. Elle popularise également en francophonie les classiques du répertoire israélien, tels que Hava Nagila, Yerushalayim shel zahav (Jérusalem ville d'or) et Hallelujah (Grand Prix Eurovision 1979).

Le elle est victime d'un accident de voiture. La chanteuse sombre dans le coma durant six jours et reste immobilisée pendant huit mois dans une coquille de plâtre. Malgré un pronostic médical réservé, elle récupère totalement au bout de trois ans.

Elle est à l'Olympia en mars 1970, mars 1971 et septembre 1972 en vedette principale.

Outre sa carrière musicale, Rika Zaraï s'illustre dans la promotion de la médecine par les plantes à partir des années 1980. Après avoir fait onze années d'étude de la médecine non conventionnelle, elle publie sous son nom en 1985 un livre, rédigé par Dan Franck[5], Ma médecine naturelle[3] qui est un grand succès en librairie. Ses prises de position dans ce domaine rencontrent de vives oppositions, notamment de la part des pharmaciens français, et font l'objet de railleries des humoristes et chansonniers du moment, en particulier le bain de siège. Elle publie un nouvel album, Sans rancune et sans regret, en 1985 et se produit à l'Olympia du 22 au 25 mai 1986. De 1987 à 1990, elle fait partie des invités de l'émission culinaire hebdomadaire « Quand c'est bon ?... Il n'y a pas meilleur ! » diffusée sur FR3 et animée par François Roboth[6].

Après avoir publié d'autres livres dans les années 1990 et continué des études sur la santé (elle obtient le diplôme de conseillère de santé holistique), elle fait son retour à la chanson en 2000 avec un nouvel album Hava. Elle chante au Queen à Paris en 2000, et la version orientale de Hava naguila connaît le succès dans les discothèques où elle chantera jusqu'en 2004.

En 2006, elle publie ses mémoires : L'espérance a toujours raison.

En 2007, elle participe à la deuxième année de la tournée « Âge Tendre et têtes de bois » dans toute la France.

En 2008, Rika Zaraï fête ses cinquante ans de carrière dans la chanson, avec la sortie d'un nouvel album Quand les hommes… où l'on retrouve des reprises de titres de Georges Brassens notamment ou encore d'Yves Duteil ainsi que des inédits. Des concerts sont prévus à l'Olympia en novembre.

Le , Rika Zaraï est hospitalisée en urgence à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle est placée en soins intensifs à l'hôpital de la Salpêtrière, souffrant notamment d'une paralysie partielle du côté gauche du corps (hémiplégie). À la mi-juillet, elle regagne son domicile parisien et entame une phase de rééducation[7].

Le 3 octobre 2013, elle fait son retour à la télévision au journal de 13 heures sur TF1 et dans le quotidien Le Parisien à l'occasion de la sortie d'un double CD, Anthologie 1960-1982, par Marianne Mélodie.

Le 31 décembre 2016, Yohanan Zarai, premier mari de Rika Zarai et père de sa fille, meurt[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rika Zaraï à cœur ouvert, Rijois, 1978
  • Ma médecine naturelle, Michel Lafon, 1985
  • 47 recettes de plantes, Mangina, 1986
  • Soins et beauté par l'argile et les plantes, Mangina, 1987
  • Mes secrets naturels pour guérir et réussir, J-C Lattès, 1988
  • La beauté naturelle, Mangina, 1989
  • Mes recettes saines et gourmandes, Taillandier, 1989
  • Ces émotions qui guérissent, Michel Lafon, 1995
  • Le Code secret de votre personnalité, Michel Lafon, 1996
  • L'espérance a toujours raison (mémoires), Michel Lafon, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel (consulté le 3 juillet 2015).
  2. Le Livre des prénoms bibliques et hébraïques, Marc-Alain Ouaknin, Albin Michel, 1997, pages 409-410.
  3. a et b Le Figaro, 23 mai 1987.
  4. Discografia Nazionale della Canzone Italiana.
  5. L'Express.
  6. « Les bonnes ondes des pianos...de cuisson » in Improvisation so piano, Jean-Pierre Thiollet, Neva Éditions, 2017, p 176. ISBN 978-2-35055-228-6
  7. AFP, 17 juillet 2008.
  8. « Rika Zaraï : la chanteuse en deuil, le père de sa fille vient de mourir », Télé Star,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]