Sophie Desmarets

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Sophie Desmarets
Nom de naissance Jacqueline Desmarets
Naissance
Paris, France
Nationalité France Française
Décès (à 89 ans)
Paris, France
Profession Actrice

Sophie Desmarets (née et morte à Paris, - ) est une actrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Jacqueline Desmarets, elle est la fille de Bob Desmarets, directeur du Vél d'Hiv et créateur de l'épreuve cycliste Les Six jours de Paris.

Elle a seize ans en 1938 lorsque Louis Jouvet, venu visiter la maison mise en vente par ses parents, lui dit : « Vous, vous avez un physique de théâtre. Si un jour vous voulez jouer, venez me voir. » Quelques mois plus tard, elle intègre sa classe du Conservatoire en auditrice libre. Elle suit également très vite les cours du théâtre de l'Athénée (professeurs : Louis Jouvet, Jean Meyer, Alfred Adam), puis, après le départ de Jouvet en Amérique latine, elle est auditrice dans la classe de Madame Dussane, dont elle devient officiellement l'élève après avoir été reçue au concours d'entrée du Conservatoire en octobre 1941[1]. Elle est inscrite parallèlement au Cours Simon.

En juin 1944, elle remporte un Premier prix de comédie moderne au concours de sortie du Conservatoire. Elle devient une vedette du théâtre de boulevard dès 1945, en créant la pièce d'Armand Salacrou Le Soldat et la sorcière, « divertissement historique qui racontait les amours tumultueuses du maréchal de Saxe avec la comédienne Justine Favart[2]. » Elle incarne également des personnages d'André Roussin, Marcel Mithois, et surtout de ses amis Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy.

Au cinéma, elle obtient son premier rôle dans Premier rendez-vous, d'Henri Decoin. Sa filmographie compte essentiellement des films de série B des années 1950 et 60, comédies où l'on retrouve Jean Poiret, Michel Serrault ou Francis Blanche. Dans sa dernière apparition au cinéma, Fallait pas !... de Gérard Jugnot, elle est la mère de Michèle Laroque.

Sa popularité doit également beaucoup à sa participation, dans les années 1960 et 1970, aux émissions de Maritie et Gilbert Carpentier (Les Grands Enfants, Top à, Numéro 1), et aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. À partir de 1981 des problèmes d'audition vont la contraindre à réduire ses activités professionnelles[2].

En 1942 elle épouse René Froissant, avec lequel elle a une fille, Catherine. Elle divorce en 1949 pour épouser l'année suivante Jean de Baroncelli, écrivain, critique cinématographique au Monde et fils du cinéaste Jacques de Baroncelli. Elle a avec lui sa seconde fille, Caroline. Par ce mariage elle est marquise de Baroncelli-Javon.

Les cendres de Sophie Desmarets sont inhumées dans le caveau de famille, dans la 15e Division du Cimetière Montparnasse à Paris.

Elle est évoquée dans le 207e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans son texte Je me souviens.

Citation[modifier | modifier le code]

« Je ne suis pas du tout la bonne fille que l'on croit. Ni patiente ni indulgente, plutôt teigneuse. »

— Sophie Desmarets, Les Mémoires de Sophie (autobiographie), 2002

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Le 11 décembre 2014, le Conseil Municipal de Bressuire décide de rebaptiser la place de la gare de Noirterre (commune associée à Bressuire) en Place Sophie Desmarets. Durant la guerre 1939-1945 elle se réfugia à Noirterre et s'y est mariée en 1942.

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Paris-soir » du 1er octobre 1941 disponible sur Gallica
  2. a et b Sophie Desmarets, Les Mémoires de Sophie, op. cit.
  3. ina

Liens externes[modifier | modifier le code]