Sophie Desmarets

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Sophie Desmarets
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Jacqueline Yvonne Eva Desmarets[1]
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Conjoint
Autres informations
Maîtres
Distinction
Sophie Desmarets tombe.jpg
Vue de la sépulture.

Sophie Desmarets (née et morte à Paris, - ) est une actrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Jacqueline Desmarets, elle est la fille de Bob Desmarets, directeur du Vél d'Hiv et créateur de l'épreuve cycliste Les Six jours de Paris.

Elle a seize ans en 1938 lorsque Louis Jouvet, venu visiter la villa de Saint-Cloud mise en vente par ses parents, lui dit : « Vous, vous avez un physique de théâtre. Si un jour vous voulez jouer, venez me voir.» Quelques mois plus tard, elle intègre sa classe du Conservatoire en auditrice libre. Elle suit également très vite les cours du théâtre de l'Athénée (professeurs : Louis Jouvet, Jean Meyer, Alfred Adam), puis, après le départ de Jouvet en Amérique latine, elle est auditrice dans la classe de Madame Dussane, dont elle devient officiellement l'élève après avoir été reçue au concours d'entrée du Conservatoire en [2]. Elle est inscrite parallèlement au Cours Simon.

En , elle remporte un Premier prix de comédie moderne au concours de sortie du Conservatoire. A une vieille actrice qui lui reprochait d'avoir eu un premier prix décroché sous Pétain, elle répond : "ça vaut mieux que de l'avoir eu sous Fallières ![3]" Elle devient une vedette du théâtre de boulevard dès 1945, en créant la pièce d'Armand Salacrou Le Soldat et la sorcière, « divertissement historique qui racontait les amours tumultueuses du maréchal de Saxe avec la comédienne Justine Favart[4]. » Elle incarne également des personnages d'André Roussin, Marcel Mithois, et surtout de ses amis Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy.

Au cinéma, elle obtient son premier rôle dans Premier Rendez-vous, d'Henri Decoin. Sa filmographie compte essentiellement des films de série B des années 1950 et 60, comédies où l'on retrouve Jean Poiret, Michel Serrault ou Francis Blanche. Dans sa dernière apparition au cinéma, Fallait pas !... de Gérard Jugnot, elle est la mère de Michèle Laroque.

Sa popularité doit également beaucoup à sa participation, dans les années 1960 et 1970, aux émissions de Maritie et Gilbert Carpentier (Les Grands Enfants, Top à, Numéro 1), et aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. À partir de 1981 des problèmes d'audition vont la contraindre à réduire ses activités professionnelles[4].

En 1942 elle épouse René Froissant, avec lequel elle a une fille, Catherine (née en 1946). Elle divorce en 1949 pour épouser l'année suivante Jean de Baroncelli, écrivain, critique cinématographique au Monde et fils du cinéaste Jacques de Baroncelli. Elle a avec lui sa seconde fille, Caroline (née en 1951). Par ce mariage elle est marquise de Baroncelli-Javon.

Dans les années 70, parallèlement à sa carrière d'actrice, elle a tenu une boutique de brocante Passage Choiseul à Paris[5].

Les cendres de Sophie Desmarets sont inhumées dans le caveau de famille au cimetière du Montparnasse (division 15) à Paris, non loin de la sépulture de Serge Reggiani.

Elle est évoquée dans le 207e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans son texte Je me souviens.

Citation[modifier | modifier le code]

« Je ne suis pas du tout la bonne fille que l'on croit. Ni patiente ni indulgente, plutôt teigneuse. »

— Sophie Desmarets, Les Mémoires de Sophie (autobiographie), 2002

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Le , le conseil municipal de Bressuire décide de rebaptiser la place de la Gare de Noirterre (commune associée à Bressuire) en place Sophie Desmarets. Durant la guerre 1939-1945, elle se réfugia à Noirterre et s'y est mariée en 1942.

Décorations[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Acte de naissance », sur CinéArtistes,
  2. « Paris-soir » du 1er octobre 1941 sur Gallica
  3. Télé 7 Jours n°95, semaine du 13 au 19 janvier 1962, page 20, article de J.-F. Chabrun.
  4. a et b Sophie Desmarets, Les Mémoires de Sophie, op. cit.
  5. https://www.youtube.com/watch?v=QoH-qJ7p6Mc
  6. ina
  7. Archives des nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Liens externes[modifier | modifier le code]