Alien Crystal Palace

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Alien Crystal Palace
Réalisation Arielle Dombasle
Scénario Florian Bernas
Arielle Dombasle
Jacques Fieschi
Nicolas Ker
Acteurs principaux

Nicolas Ker
Arielle Dombasle

Sociétés de production Mezzanine Films
Same Player
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre « tragédie musicale »
Durée 97 minutes
Sortie 2018

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Alien Crystal Palace est un film français (qualifié de « tragédie musicale » par sa réalisatrice), coécrit et réalisé par Arielle Dombasle, sorti en 2018[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un savant essaie de recréer le couple parfait, celui qui ne ferait plus qu'un et qu'il appelle "L'Androgyne", l'amour parfait. Après avoir échoué dans ses expériences, il semble enfin avoir trouvé les êtres parfaits : Dolorès Rivers et Nicolas Atlante.

Dolorès est une réalisatrice qui entreprend le tournage d'un film dans lequel Nicolas Atlante doit écrire et composer la musique. Mais ce n'est qu'un prétexte savamment orchestré pour les réunir et ainsi reformer l'Androgyne.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le projet est né dans le prolongement de la collaboration entre Arielle Dombasle et Nicolas Ker pour l'album La Rivière Atlantique[2].

Arielle Dombasle considère que son film n'est « pas un film intello » et parle d'« un film qui est flamboyant, qui est burlesque »[3]. Elle le décrit comme « inspiré par ces films des années 70-80 [...], tout ce cinéma italien de peur, tous les Giallo, et c'est aussi un hommage à l'esthétique de Dario Argento, et c'est un film lynchéen aussi, quelque chose qui nous fait entrer dans le mystère des êtres »[3]. Elle ajoute : « j'aime le fantastique, j'aime Marvel »[3]. Pour Nicolas Ker, « le film est l'équivalent de l'album de The Cure, Disintegration »[3].

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale du film a été écrite et composée par Nicolas Ker et Nicolas Villebrun. Elle incorpore également des chansons issues des précédents projets de Nicolas Ker comme Opera ("Horse", "Prince of Darkness" et "Soft Pills" ; titres écrits et composés par Nicolas Ker et Vincent Gild).

Accueil[modifier | modifier le code]

Festival et sorties[modifier | modifier le code]

Le film a été présenté pour la première fois au public le dans le cadre du Festival du film francophone d'Angoulême devant une salle comble[1].

Une première bande-annonce est diffusée sur internet fin , particulièrement baroque et décrite comme « turbo-crado » par Écran Large, qui y voit « la crème du nanar atomique »[4].

Critiques[modifier | modifier le code]

Le film est reçu plutôt froidement par la critique et obtient une note critique moyenne de 2,2/5 selon le site Allociné[5].

Pour Philippe Bresson de France Culture, le film est « obsessionnel et gothique, foutraque et romantique sur la maladie d'Amour [...] porté par les compositions déchirées/déchirantes de Monsieur Nicolas Ker et complices. »[6].

Tout en soulignant la dimension nanarde assumée (et en distribuant des notes en conséquence), les critiques montrent toutefois une certaine sympathie pour l'originalité et l'aspect improbable du film : ainsi pour Murielle Joudet du Monde, « Alien Crystal Palace procure un plaisir d'un autre temps et interpelle par ses airs d'innocente série Z qui n'a pas peur du ridicule »[5]. Pour Philippe Guedj du Point, « Cet ovni pulvérise toutes les frontières de l'inexplicable. (…) Malgré leur passion réciproque, les deux sujets de l'expérience peinent hélas à partir du bon pied » ; et pour la rédaction du Figaro, « Pour du kitsch, c'est du kitsch. Trônent Jean-Pierre Léaud en Dieu égyptien, Michel Fau en savant fou. Après, musicien camé, réalisatrice folle de son corps, crimes et détective, ésotérisme à deux balles et coucheries artistiques pour magazine de luxe. Garanti tout en toc »[5]. Certains comme Félix Lemaître de Brain Magazine ne goûtent cependant pas la plaisanterie, et voient dans ce film ni plus ni moins qu'« une pub Cacharel tournée par Marc Dorcel, un cauchemar de bourgeoise sous codéine, une sitcom AB Productions qui se prend pour un film de Dario Argento »[7].

Le site spécialisé Nanarland lui a consacré une longue critique, voyant dans ce film « la puissance du nanar d’auteur à la française », « à la fois très personnel, très raté et surtout raté d’une manière très personnelle », où « Tout est cheap et moche » : « Pour un quatrième film en tant que réalisatrice, on est étonné de l’amateurisme qui se dégage d’un ensemble brinquebalent à tous les niveaux »[8].

Le magazine Transfuge salue cependant le film en le qualifiant de « petite merveille »[9], tout comme le magazine Technikart qui le considère comme déjà « culte »[10].

Le site personnel de Bernard-Henri Lévy, La Règle du Jeu, fait sans surprise un éloge dithyrambique du film : « Arielle est l’esthétique faite femme. Les femmes, ici, sont parfaitement belles, les paysages sont parfaitement magnifiques. Arielle court comme une gazelle, un guépard, une panthère de Somalie. Les silhouettes, les costumes, les photos, les décors sont intelligents, cultivés, savants. Tel est le monde d’Arielle, nous dit la réalisatrice qu’elle incarne »[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre Vavasseur, « Le cinéma français reprend confiance à Angoulême », Le Parisien,‎ , p. 30 (lire en ligne).
  2. Sarah Dahan, « Arielle Dombasle & Nicolas Ker – Destinées sentimentales », sur brain-magazine.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  3. a b c et d « Interview d'Arielle Dombasle et Nicolas Ker », sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, .
  4. « Alien Crystal Palace : regardez, si vous l'osez, la bande-annonce turbo-crado du nouveau film d'Arielle Dombasle », sur Écran large, .
  5. a b et c « Alien Crystal Palace - Critiques presse », sur Allociné.
  6. « Alien Crystal Palace, un film obsessionnel », sur philippebresson.tumblr.com, .
  7. Félix Lemaître, « Comment le film d'Arielle Dombasle m'a transformé en gilet jaune », sur brain-magazine.fr, .
  8. « Alien Crystal Palace », sur Nanarland, .
  9. Frédéric Mercier, « Androgyne tonic », Transfuge,‎ , p. 81.
  10. « Le film culte d'Arielle Dombasle », Technikart Hors Série,‎ , p. 1.
  11. Valérie Solvit, « Où est le Crystal ? Où le Palace ? Réponse d’Arielle Dombasle », sur laregledujeu.org, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]