Christian Louboutin

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Christian Louboutin
Nom de naissance Christian Louboutin
Naissance (52 ans)
Paris
Nationalité Française
Profession
Activité principale
Chaussure

Christian Louboutin, né le [1] à Paris, est un créateur français de chaussures et de sacs à main de luxe. Issu de la génération du Palace des années 1980, lorsque, encore mineur, il côtoie ceux qui sont ou deviendront des personnalités de la culture, de la mode, de la musique, ou des médias, ce sont surtout ses premières expériences chez les chausseurs Charles Jourdan et Roger Vivier qui transformeront son intérêt pour les chaussures de femmes en métier ; il fonde, à l'âge de 27 ans, la marque qui porte son nom. Aujourd'hui, avec plus d'une centaine de points de vente à son nom dans le monde, et une omniprésence de ses créations dans les médias liés à la mode, Christian Louboutin est internationalement connu pour ses chaussures à la semelle rouge.

une chaussure rouge, à talon haut, ornée d'une fleur en tissu, créée par Christian Louboutin, exposée au musée Bata de la chaussure
Une chaussure de 1994 créée par Christian Louboutin, exposée au Bata Shoe Museum.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Christian Louboutin est né à l'Hôpital de la Salpêtrière de parents bretons : son père est ébéniste et sa mère femme au foyer s'occupant de quatre enfants[2]. Le jeune métis[N 1] âgé d'une douzaine d'années, amateur de théâtres qu'il fréquente gratuitement après l'entracte, assiste à de nombreuses secondes parties de spectacles[2],[b 2]. Il se met à dessiner des souliers[b 3]. La vision dans au Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie d'un panneau interdisant le port de talons aiguille pouvant rayer le parquet[5] devient l'élément « fondateur[b 4] » de sa future carrière ; il se met à dessiner et redessiner cette chaussure aperçue sur le panneau.

Bon élève jusqu'à dix ans[b 5], il abandonne par la suite ses études au lycée Paul-Valéry[N 2], part en Inde[2]. Il souhaite faire une école de dessin, qui sera sans succès : trimestre après trimestre, le nombre de ses absences grandit[N 3].

Christian Louboutin réalise son premier prototype d'escarpin en peau de maquereau[N 4]. Il s'invente un stage aux Folies Bergère, qu'il avait fréquenté plus jeune avec ses parents[7] : aides et petits boulots, il essaye de vendre ses créations aux danseuses qu'il « adore[N 5] » et précise y avoir appris son métier[2]. « Assez soupe au lait » tel qu’il se définit[2], il quitte les Folies Bergère sur un coup de tête. La Main bleue à Montreuil, Le Sept, puis Le Palace occupent ses nuits depuis quelques années[N 6]. Alors mineur protégé de Fabrice Emaer, Paquita Paquin le laisse entrer : il dira plus tard qu'il s'y montre tel un « acteur » ; il côtoie, entre autres, Helmut Berger[2] ou Ardisson par exemple, mais surtout Farida Khelfa qui vivait avec lui chez ses parents[b 7], Eva Ionesco, Vincent Darré, Arielle Dombasle, la famille Putmanetc. Il apparaît à la même époque dans le film La Nuit porte-jarretelles, avec certains de ses complices du Palace.

Il parcourt le Bottin, appelle plusieurs maisons de couture, et sur l'initiative d'Hélène de Mortemart de Dior[N 7] à qui il présente ses dessins, Christian Louboutin quitte Paris en 1982, date d'une première fermeture du Palace, pour Romans-sur-Isère, « capitale française de la chaussure ». Il effectue un stage[9] chez Charles Jourdan[N 8], l'inventeur du talon aiguille[N 9]. Ce séjour dure un an mais se passe mal : parisien « gâté » et « loufoque » comme il le précise, protégé de l'entreprise Dior donc « pistonné[b 8] », il n'est pas accepté à l'usine de Jourdan[2] qui par ailleurs prenait très rarement de stagiaires[b 9]. Malgré tout, il y apprend la technique de la création, le métier de modéliste[N 10]. Par la suite, il travaille plusieurs années en free lance pour de grands noms de la mode comme Hervé Léger, Chanel, ou Maud Frizon (en) en Italie[10]. Il alterne ses activités professionnelles avec des séjours en Inde[b 10]. Puis, Christian Louboutin entre chez Roger Vivier[11] alors âgé de 80 ans. « En 1988, je suis devenu son assistant personnel pour orchestrer son exposition au musée des Arts de la mode. Il est devenu mon mentor. Il représentait l’incarnation du Parisien élégant et distingué, courtois […]. Pendant six mois, à ses côtés, j’ai mis ma création entre parenthèses[12]. » À l'issue de sa mission auprès de Roger Vivier, Christian Louboutin abandonne le domaine de la chaussure pour devenir paysagiste[N 11] et consultant amateur pour ses amis propriétaires de jardins ou terrasses[7] : « À travers le jardin, j’avais un regard sur les couleurs, les mélanges de matières, sur les rapports de brillance et de matité[b 11] ». Cette activité fait partie intégrante de sa vie, que ce soit par ses liens avec la designer Olivia Putman ou le paysagiste Louis Benech.

Marque[modifier | modifier le code]

Escarpin « Very Privé » en cuir rose verni, talon 120 mm.

Fin 1991, il lance la marque qui porte son nom, avec les deux associés et amis d'enfance que sont Henri Seydoux[N 12] et Bruno Chambelland. Il a déjà des milliers de croquis, il trouve une usine pour la fabrication[2]. Sa première boutique ouvre dans le 1er arrondissement, rue Jean-Jacques-Rousseau le , dans un local qu'il a trouvé quelque temps avant par hasard[b 12]. Deux autres boutiques seront ouvertes à Paris les années suivantes. Caroline de Monaco passe dans la boutique quelque temps après l'ouverture ; une journaliste de W, également présente, écrit quelques mots sur le chausseur dans les colonnes du magazine américain de mode. Quelque temps après, à la suite de sa visite rapide de la boutique, Anna Wintour fait publier deux articles dans l'édition américaine du magazine Vogue[7] ; après des débuts difficiles, vendant peu de chaussures, le succès est enfin au rendez vous : les acheteurs d'enseignes prestigieuses américaines se précipitent à Paris[10]. Louboutin ouvre son premier magasin à New York deux ans plus tard, suivi d’un second quelques années plus tard.

Dès 1995 et durant les années qui vont suivre, il est le chausseur des défilés de créateurs tels Jean Paul Gaultier, Azzaro, Diane von Fürstenberg, Givenchy, Lanvin, Roland Mouret, Alexandre Vauthier, ou encore la maison Chloé. Parmi ces nombreux défilés, celui de janvier 2002 avec la maison de haute couture Yves Saint Laurent pour les « adieux » du couturier, au centre Georges-Pompidou voit la création de la marque éphémère « Christian Louboutin for Yves Saint Laurent Haute Couture 1962-2002 »[N 13]. Il lance une collection de sacs à main[15].

Il collabore avec David Lynch pour l'exposition « Fetish » à Galerie du Passage - Pierre Passebon[16] où sont exposés des photographies et des paires de souliers en exemplaire unique ; les pièces exposées (dont des « souliers de ballet ») sont une vue d'artiste et ne sont pas destinées à être portées. Le site internet officiel est créé en 2009. En septembre de la même année, Christian Louboutin associé au bottier Fred Rolland, ouvre une cordonnerie, à l'enseigne Minuit moins 7, galerie Véro-Dodat à Paris[N 14]. Une web-série de sept épisodes[18] intitulée Le Carrosse noir est produite par le créateur de souliers ; on y voit apparaître entre autres Arielle Dombasle, Dita von Teese, Elisa Sednaoui sa filleule, Farida Khelfa, ainsi que Mika. Durant le second semestre 2011, Christian Louboutin ouvre galerie Véro-Dodat en face de sa première boutique, son 45e magasin[19] de chaussures, mais la première exclusivement pour hommes[20],[N 15]. On y trouve des sneakers, des mocassins, ou plus rarement des modèles classiques, toujours avec la semelle rouge qui fait sa renommée. La marque compte déjà, depuis plus d'une décennie, de nombreux clients célèbres, comme Carla Bruni-Sarkozy[21], son amie Dita von Teese[22] ou Blake Lively[N 16], Uma Thurman[N 17], Christina Aguilera[N 18], ou encore Mika[25].

En 2011, sa campagne publicitaire axée sur des pastiches d'œuvres d'art, comme par exemple La Madeleine à la veilleuse de Georges de La Tour, est réalisée par le photographe Peter Lippmann.

Chaussure[modifier | modifier le code]

Guillemets « Quelle est la dernière grande révolution pour les chaussures ? » La hauteur. Aujourd'hui, le 12 cm est dépassé, on en est au 16 cm. Le talon très haut s’est débarrassé de la fantasmagorie fétichiste depuis que la mode a drastiquement allongé la silhouette.
« Louboutin pour hommes induit-il la même addiction ? » Absolument ! Je pensais attirer une clientèle modeuse, un peu excentrique ou artiste. Eh bien, la majorité des acheteurs sont des hommes qui aiment des femmes qui portent mes souliers. Guillemets
—Christian Louboutin interrogé par Sylvia Jorif, Elle magazine[26]

La marque Christian Louboutin propose un large choix de modèles de chaussures (ballerines, mules[N 19], bottes et bottines, avec ou sans semelle compensée[N 20]. Néanmoins, la présence dans les médias d'images de personnalités portant ses chaussures font que son nom est le plus souvent associé aux escarpins à talons aiguilles, avec un talon haut (100, 120 mm…), voire très haut (jusqu'à 160 mm). Les finitions sont variées, que ce soit en choix de coloris ou de matières : classiquement pour des chaussures du cuir mat ou verni, mais aussi du suède, de la dentelle, de la fourrure, de l'organza, du poulain imprimé, du python, du crocodile, du satin, des plumes, ou même de la Soie charvet[5]. La fabrication s'effectue en Italie[27]. Avec deux collections par an, les différents modèles sont renouvelés régulièrement. Certains plus rares se retrouvent d'une année sur l'autre, parfois simplement dans de nouvelles finitions, d'autres comme le modèle Pigalle deviennent classiques, « iconiques[N 21] », et sont fabriqués collections après collections.

Sur mesure[modifier | modifier le code]

L'atelier des « commandes spéciales[27] », fondé en 2006 en partenariat avec le bottier Fred Rolland permet, en tant que bottier, la fabrication de chaussures, soit en « grande-mesure » ou en « demi-mesure »[28], sur commande spéciale[29], pour tous les clients. Ainsi Victoria Beckham[27], Kylie Minogue, Dita von Teese, Janet Jackson, Arielle Dombasle, ou Mika disposent de leurs « formes » personnelles à leurs mesures[30] dans l'atelier de la rue Jean-Jacques Rousseau, pour une fabrication à la main[31] de modèles standards ou exclusifs[27].

Semelle rouge[modifier | modifier le code]

Escarpin « Altadama » à talon de 140 mm avec semelle en cuir rouge.

Christian Louboutin, inspiré par le pop art, a basé sa spécificité sur la semelle en cuir rouge visant à devenir le signe distinctif de sa griffe[N 22],[34] Ce cuir rouge est également utilisé sur des produits complémentaires, comme l'intérieur des sacs à main, ou les housses de protection pour la tablette tactile d'Apple[35].

Au début, les premières chaussures ne portent pas cette semelle de couleur, il faudra attendre un an. Alors qu'il se trouve en Italie, Christian Louboutin peint une semelle noire, d'une chaussure modèle Pensée[36], avec le vernis à ongles Chanel rouge de son assistante qui était en train de se faire les ongles[N 23] ; ce sera le début de sa marque de fabrique. Les semelles rouges sont l'objet d'un engouement important de la part de certaines clientes[37]. Ces chaussures sont également des objets de fétichisme, univers revendiqué par Christian Louboutin lors d'entretiens avec la presse, ainsi que pour l'exposition de 2007 avec David Lynch. Comme pour toutes les chaussures de luxe, pour hommes ou femmes, une semelle en cuir est peu fonctionnelle : fragile (quelques heures de marche) et glissante sur sols lisses ou humides, elle nécessite généralement une intervention réalisée par un cordonnier après quelques utilisations.

Christian Louboutin contre YSL[modifier | modifier le code]

En avril 2011[38], l'entreprise Christian Louboutin attaque en justice aux États-Unis la Maison Yves Saint Laurent mais il est débouté de sa plainte[N 24]. En fait, plus qu'une éventuelle « concurrence déloyale » et « violation de marque », événements factuels sur lesquels les tribunaux peuvent trancher, la maison Yves Saint Laurent a surtout, par son action, dérogé à une forme d’entente tacite qui jusqu’alors prévalait dans le domaine du luxe de ne pas se concurrencer sur les éléments clefs d'une marque[41],[42],[N 25]. En octobre de la même année la marque Christian Louboutin interjette appel de cette décision. De son côté, Yves Saint Laurent attaque le dépôt de marque [N 26]. Finalement, en septembre 2012, le tribunal déclare que Louboutin a le droit de déposer comme marque aux États-Unis les chaussures avec des semelles rouges, « sauf si (le reste de la chaussure) est de la même couleur »[45],[46].

Alors que la marque brésilienne Carmen Steffens s'est installée à Paris rue de Grenelle, à quelques pas de la boutique Christian Louboutin, celle-ci a été contactée concernant la couleur des semelles des chaussures qu'elle commercialise[47]. La marque de confection Zara a également été l'objet d'un litige[N 27].

Ventes[modifier | modifier le code]

Semelle de cuir rouge.

Le réseau de distribution de la marque est très sélectif, axé essentiellement sur les boutiques, une cinquantaine pour l'année 2011, en nom propre[50] : quatre à Paris et dans quelques grandes villes d'Europe, mais aussi par exemple à Moscou avec trois magasins également fin 2011, ou Pékin. Aux États-Unis, où la marque fait partie des « plus chers magasins de chaussures »[51], Christian Louboutin compte plus d'une dizaine de points de vente, dont une commercialisation dans les grands magasins comme Saks ou Neiman Marcus. Dans ce pays, les ventes pour 2010 sont de 240 000 paires pour un chiffre d'affaires de 135 millions de dollars[52] ; au monde, les ventes sont supérieures à 300 000 paires de chaussures en 2009[37] pour atteindre 600[53] à 700 000 paires[50],[54] en 2011, alors qu'au début de son activité, Christian Louboutin n'a vu que quelques centaines de paires vendues[50]. Si l'Europe voit l'ouverture du site de vente en ligne en avril 2012, les États-Unis et le Canada sont les précurseurs de l'unique site officiel de vente en ligne, lancé auparavant. De nombreuses contrefaçons, souvent de provenance asiatique, sont distribuées dans le monde, par l'intermédiaire de sites internet[55] n'hésitant pas à reproduire le logo de la marque et les photographies officielles sur leurs pages afin de tromper les acheteurs. Les produits ainsi vendus sont de mauvaises copies souvent éloignées de l'original. La lutte contre cette contrefaçon, quelle que soit sa forme[56], est devenue un enjeu important pour la marque[N 28].

La marque comprend trois sièges[20] :

  • Paris, qui s'occupe de la distribution pour l'Europe, l'Asie et l'Inde,
  • Londres, qui gère la communication internationale,
  • New-York, qui veille à la distribution sur le marché des Amériques.

Collaborations[modifier | modifier le code]

Outre ses collaborations régulières avec différents couturiers[57], Christian Louboutin a participé à l'élaboration de différents projets éloignés du domaine de la chaussure :

Par ailleurs, Christian Louboutin a prêté son image au groupe hôtelier Mandarin Oriental[64].

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1996 : FFANY Award (Fashion Footwear Association of New York[65] Award) du meilleur chausseur ;
  • 2008 : second FFANY Award. Le Fashion Institute of Technology de New york lui consacre une rétrospective intitulée Sole desire: the shoes of Christian Louboutin du 13 mars au 19 avril ;
  • 2012 : Rétrospective au Design Museum de Londres de mai à juillet[66],[67].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme de « métis » est avéré par son amie Paquita Paquin qui réalise un portrait dans Libération de juillet 1999, sans autres précisions d'origines : « Pour éviter d'avoir à percer le mystère qui l'a fait naître métis dans une famille toute blanche, il s'invente un passé égyptien[3] ». Mais dans une interview en 2012, il se dit « adopté » pour justifier son métissage : « I felt I wasn’t French. My family was very French and so I decided they had probably adopted me[4]. » Mais durant l'interview paru dans son livre, il laisse supposer, dans ce qui semble être une hyperbole, des origines familiale de son arrière-arrière-grand-père qui aurait eu des relations avec une femme africaine, sans précision du pays[b 1] puis des « origines méditerranéennes ». Dans tous les cas, à part Vogue Paris qui, sur son site internet, cite sans précision des origines directes camerounaises, la photo de ses parents de couleur blanche, publiée dans son livre[b 2], ne laisse aucun doute sur le fait que le métissage de Christian Louboutin présente une part d'inconnu. L’absence de sources multiples, sérieuses, et croisées ne permettent pas d'affirmer des origines précises sur Wikipédia ; seule sa nationalité française est reprise dans de multiples sources.
  2. Il recroise, au Lycée Paul-Valéry, Eva Ionesco avec qui il était ami : « Plus tard, au collège, c’est Christian Louboutin, le futur roi de l’escarpin, qui fait office de parapluie. Ils se sont rencontrés deux ans auparavant, à la galerie Loplop. « Elle avait 10 ans, j’en avais 13. Elle était très étrange, maquillée, un air mi-fée, mi-diable. On ne s’est pas parlé, mais longtemps regardé. On s’est tout de suite reconnu, quand on s’est recroisé au lycée Paul-Valéry[6]. »
  3. « […] pour entrer dans une école de dessin. […] Sauf que quand je suis arrivé dans l'établissement en question, je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un lycée technique où l'on enseignait la cuisine, la coiffure et la couture. Mauvaise pioche. […] la seconde année je n'ai rien foutu et ils ont fini par me virer[2]. »
  4. « Passant du rêve à l'expérimentation c'est chez le poissonnier qu'il déniche la matière de ses premiers prototypes. « J'achetais les poissons pour le look et le marchand me prenait pour un fou[3]. »
  5. « J'étais fasciné par ces femmes-oiseaux tendues vers le ciel : un corps, des plumes, des talons hauts, c'était l'hyperféminité[3]. »
  6. À la question « C'était quoi, votre vie, en dehors du lycée technique ? » Christian Louboutin répond : « J'étais au Palace. […] J'ai l'impression que ça a duré cent ans, que j'ai vécu quinze ans au Palace. En réalité, j'ai dû y aller quasiment tous les soirs, ou disons trois soirs minimum par semaine, pendant deux ou trois ans[b 6]. »
  7. La fonction d'Hélène de Mortemart était « Directrice chargée de la coordination des bureaux de style et des divisions commerciales »[8].
  8. La comtesse Hélène de Mortemart, à qui les dessins de Christian Louboutin plaisent, lui propose : « Les chaussures Dior sont fabriquées chez Charles Jourdan. Vous plairait-il de travailler pour Jourdan ? »[2]
  9. Suivant les biographies respectives de ces deux chausseurs, l'invention du talon aiguille est attribuée soit à Charles Jourdan, soit à Roger Vivier[5] pour qui il travaillera après.
  10. « [À Romans], ils passaient leur temps à s'inspirer des magazines qu'ils épluchaient alors que moi j'étais l'essence même de la mode dans ce qu'elle a d'inventif, de délirant et d'audacieux[b 8]. »
  11. « [En 1989] Christian Louboutin est aussi paysagiste […] Christian Louboutin aurait pu, et cela ne tient qu'à un lacet, être le paysagiste des amoureux de la nature. D'ailleurs, il l'a été au moment où il doutait de lui […] il se dévoua à la nature, imaginant des décors de jardins extraordinaires en Angleterre, aux États-Unis et bien sûr en France[13]. »
  12. Henri Seydoux Fornier de Clausonne, par ailleurs mari de Farida Khelfa l'amie de Christian Louboutin durant les années au Palace, devient administrateur de la société. Il rédigera par la suite un portrait élogieux : « Je suis devenu ami avec Christian à 20 ans. […] je lui ai proposé une association s'il souhaitait, un jour, créer sa société. Et cela s'est concrétisé. C'est un entrepreneur doté d'excellentes idées de développement et d'un très grand sens artistique. […] Christian est un grand voyageur, […] Il suit son imaginaire et seuls comptent sa personnalité, son désir, son intelligence. […] Son succès tient à son amour des femmes. il les comprend et,[…] les provoque pour les emmener toujours un peu plus loin qu'elles n'oseraient[14] ».
  13. Christian Louboutin présente un prototype à Loulou de la Falaise qui plait à Yves Saint Laurent. La marque « Christian Louboutin for Yves Saint Laurent Haute Couture 1962-2002 » dure trois mois ; c'est d'ailleurs la seule fois qu’Yves Saint Laurent a associé son nom avec un autre créateur[b 13].
  14. Bien qu'ayant une adresse postale différente, la cordonnerie est mitoyenne de la boutique historique située rue Jean-Jacques-Rousseau : « Un soupçon de glam dans l'univers de la chaussure ! Cette cordonnerie aux allures de boudoir est bien connue des clientes de Christian Louboutin, dont la boutique se trouve tout près[17]. »
  15. « La collection pour les hommes est née à la demande de la pop star Mika, qui voulait que je lui dessine ses souliers de scène. Il m’a dit : « Quand je vois l’état d’excitation des filles devant vos chaussures, je voudrais retrouver cette hystérie sur scène et pour moi. » On ne peut rêver plus joli compliment[12]. »
  16. Blake Lively[23], dont une paire de chaussures Louboutin porte son nom[24].
  17. Uma Thurman a bu dans sa chaussure Louboutin avec Quentin Tarantino, lors de la remise d'un prix au réalisateur.
  18. Christina Aguilera possède plus de trois cents paires de chaussures de cette marque[1].
  19. « Quand j'ai commencé à faire des mules [dans les années 1990], je me rappelle que les gens disaient « si je porte ça, je vais ressembler à une bonne espagnole. » Mais j'ai persévéré. Maintenant tout le monde en porte[5]. »
  20. Les chaussures sont livrées dans une boite en carton à l'aspect papier kraft, avec un sac rouge de rangement appelé « dust bag » ou « travel bag » (sac pour protéger de la poussière ou pour voyager) avec le logo de la marque en noir. Les chaussures sont enveloppées dans du papier de soie blanc. Pour les hommes, la présentation est presque identique, à l’exception du sac qui est blanc et le logo de la marque est rouge. Il n'est jamais fourni de certificat d'authenticité et il n'y a pas de protection plastique transparente sur la semelle.
  21. Christian Louboutin défini ce modèle comme un soulier « intemporel […] une essence du soulier […] [un soulier] que les femmes se sont approprié de façon massive dans la durée [b 14]. »
  22. Si la semelle rouge, code Pantone no 18.1663TP dit « rouge chinois », est devenue un symbole, il y ait déjà eu ponctuellement au sein de ses collections un modèle à semelles jaunes[32] pour le centenaire des magasins anglais Selfridges : « À l'occasion du centenaire, 100 produits (escarpins Louboutin, sac Marc Jacobs…) sont vendus en exclusivité et en édition limitée […] dans le cadre du Big Yellow Festival. ». De plus, certaines marques, comme Versace, ou le chausseur Cesare Paciotti, ont utilisé eux aussi cette couleur rouge pour les semelles[33].
  23. « Les semelles rouges sont arrivées un an plus tard […] je me suis rendu compte que la semelle noire alourdissait le côté pop des chaussures […] Je lui ai piqué son vernis pour repeindre les semelles en rouge. Et là, ça a été la révélation […] et elle est devenue une sorte de signature[2]. »
  24. La marque Christian Louboutin porte plainte pour « violation de marque commerciale » et « concurrence déloyale » et demande un million de dollars de dommages-intérêts[39] : Yves Saint Laurent proposant des chaussures à semelles rouges, marque de fabrique selon Christian Louboutin, dans sa collection intitulée « Croisière » entre autres sur son modèle appelé « Palais » et sur son modèle de salomé appelé « Tribute », tous deux édités en série limitée dans une version rouge monochrome, et commercialisés uniquement aux États-Unis. Mais le juge rejette les demandes de Christian Louboutin, argumentant que « Attendu que dans l'industrie de la mode, la couleur a des fonctions esthétiques et ornementales nécessaires pour corser la concurrence, le tribunal constate que Louboutin est peu susceptible d'être en mesure de prouver que ses semelles rouges jouissent de la protection d'une marque déposée, même si elle a acquis, sur le marché, cette reconnaissance publique[40] ».
  25. Christian Louboutin précise qu'il ne peut « laisser une maison aussi importante que Saint Laurent prendre quelque chose qui fait partie de [son] identité, au risque d’en voir d’autres s’engouffrer dans la brèche[40] ». D'autres marques aux couleurs distinctives s’inquiètent de la jurisprudence pouvant découler de la décision du juge[40].
  26. Le dépôt date de 2008, et YSL attaque arguant que « Étant donné l'important créativité impliquée dans le design de mode, ainsi que dans sa consommation, les tribunaux ne devraient pas permettre à un designer en particulier de monopoliser un sous-marché particulier[43]. Les échanges perdurent, y compris à travers la presse : alors que début 2012 Christian Louboutin affirme avoir « été acculé au procès[42] », de son coté, François Henri-Pinault, président du groupe PPR propriétaire de YSL, dit « regretter cette affaire »[44] ».
  27. La Cour d'appel de Paris a débouté Christian Louboutin au motif « que le public averti et la presse spécialisée puissent associer la marque « Christian Louboutin » avec une semelle de couleur rouge ne justifie pas l’appropriation perpétuelle, par la société Christian Louboutin, du concept consistant à munir systématiquement les chaussures pour femmes de semelles de couleur rouge ; qu’il est en effet de principe que les idées sont de libre parcours[48] »[49]. En France, d'après le Code de la propriété industrielle, une marque ne peut être constituée de couleurs banales, usuelles, génériques ou primaires, mais le dépôt de certaines couleurs précises à l'INPI commence à être accepté lorsqu'elles présentent un caractère distinctif[48].
  28. « Lorsque le marché est inondé de copies et que tout le monde à une fausse paire de Louboutin aux pieds, ce n'est jamais une bonne chose[2]. »
  29. Christian Louboutin met quatre mois à faire réaliser sur mesure, spécialement pour la revue, vingt-trois paires d’escarpins[61].

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Reinhardt, Christian Louboutin : Entretien avec Éric Reinhardt, Rizzoli, 2011

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Repères : Louboutin », Économie, sur liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 10 janvier 2013) : « La chanteuse Christina Aguilera en possèderait même 300 paires »
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Philip Utz (photogr. Pierre Even), « La vie en rouge », Numéro, no 139,‎ , p. 186 à 189 (ISSN 1292-6213) « Christian Louboutin, […] revient pour Numéro sur son parcours ».
  3. a, b et c Paquita Paquin, « Le chausseur des stars, à l'emblème vermillon », Portrait, sur Libération.fr,‎ (consulté le 9 janvier 2013)
  4. (en) Chitra Ramaswamy, « Interview: Christian Louboutin, shoe designer », sur scotsman.com,‎ (consulté le 8 janvier 2013)
  5. a, b, c et d (en) Dana Thomas, « Footwear: The Sole Of Sexiness », sur thedailybeast.com, Newsweek,‎ (consulté le 9 janvier 2013)
  6. Anne Diatkine, « Eva Ionesco, tombée des nus », Culture, sur liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 8 janvier 2013)
  7. a, b et c « Christian Louboutin : orfèvre en escarpins », sur Le Point,‎  : « Un jour de mars 1992, Anna Wintour […] pousse la porte de la boutique de Christian Louboutin. […] Deux articles dans Vogue suivront. »
  8. « Hélène de Mortemart », L'Officiel Paris, no 698,‎ , p. 123 (ISSN 0030-0403)
  9. Sonia Desprez, « Christian Louboutin à pied d'œuvre », Infrarouge, no 131,‎ , p. 14 (lire en ligne)
  10. a et b Caroline Bongrand, « Christian Louboutin Rouge passion », L'Officiel Paris, no 929,‎ , p. 186 à 191 (ISSN 0030-0403)
  11. Dany Jucaud, « Christian Louboutin : « l'homme aux semelles rouges » », Interview, sur parismatch.com, Hachette Filipacchi Médias,‎
  12. a et b Stephane Bern, « Christian Louboutin, chausseur de rêves », sur madame.lefigaro.fr, Madame Figaro,‎
  13. « L'enfant aux souliers », L'Officiel Paris, no 781,‎ , p. 53 (ISSN 0030-0403)
  14. Henri Seydoux, « Christian Louboutin, chausseur de choix », Challenges, no 310,‎ , p. 70 (ISSN 0751-4417)
  15. Paquita Paquin, « Si belle avec mon sac-poubelle », sur next.liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 8 janvier 2013)
  16. « David Lynch - Christian Louboutin », sur fascineshion.com (consulté le 10 janvier 2013) : « David Lynch m’avait demandé de dessiner des souliers pour son exposition […] À mon tour, j’ai voulu lui demander d’en photographier d’autres. »
  17. Stéphanie Semedo, « Le Top des cordonniers », Elle,‎ , p. 16 (ISSN 0013-6298)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Caroline Cox, Shoes vintage : Collections et créations des designers du XXe siècle, KLS éditions, , 223 p. (ISBN 978-2360190003)
  • Éric Reinhardt, Christian Louboutin : Entretien avec Eric Reinhardt, Éditions Rizzoli, , 352 p. (ISBN 978-0847837298)
« Entretien avec Eric Reinhardt », extraits à lire dans L'Express Styles no 3144 du 05 octobre 2011, pages 62 à 65 « Christian Louboutin, Vingt ans à nos pieds », et extrait des photos à voir en ligne « 10 images du livre Christian Louboutin » sur L'Express Style, 24 octobre 2011.

Reportage[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]