Les Rendez-vous de Paris

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Les Rendez-vous de Paris
Description de cette image, également commentée ci-après
Un quartier parisien, lieu de tournage extérieur :
Le Marais
Titre original Les Rendez-vous de Paris
Réalisation Éric Rohmer
Scénario Éric Rohmer
Acteurs principaux
Sociétés de production La Compagnie Éric Rohmer
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie romantique
Durée 100 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Rendez-vous de Paris est un film français réalisé par Éric Rohmer et sorti en 1995. Il est composé de trois sketches :

  • 1er sketch : Le Rendez-vous de sept heures
  • 2e sketch : Les Bancs de Paris
  • 3e sketch : Mère et Enfant 1907.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans différents quartiers de Paris, trois histoires de séduction amoureuse, trois variations sur le mensonge des apparences et les paradoxes de la vérité. Des images impressionnistes de Paris et une mise en scène du doute perpétuel...

1er sketch : Le Rendez-vous de 7 heures[modifier | modifier le code]

Esther est très éprise d’Horace. Informée par un ami, plus ou moins bien intentionné, que celui-ci rencontre d’autres jeunes filles lors de rendez-vous dans un café de la place Stravinski à Beaubourg, Esther va piéger son amoureux en se servant d'un séduisant jeune homme rencontré sur un marché et d'une jeune fille, Aricie, venue lui rendre son porte-monnaie qu'elle croit avoir été volé, tout en ignorant que cette dernière est une récente conquête d'Horace. Le rendez vous d'Esther avec le jeune homme est fixé à 7 heures du soir...

2e sketch : Les Bancs de Paris[modifier | modifier le code]

Lui exerce en province comme prof de philo dans un lycée, mais il habite en banlieue parisienne. Elle demeure chez son fiancé auprès duquel elle s'ennuie. Un jour, Elle et Lui se rencontrent, se plaisent et entament une histoire d’amour mais qui reste partielle. Car Elle hésite toujours à quitter son fiancé. Alors qu’Elle et Lui jouent les touristes à Paris en commençant par une promenade sur les quais puis dans une série de jardins parisiens, le parc Montsouris ou le parc de la Villette, elle ne va pas plus loin que des baisers. Mais comme l'ami avec qui elle vit lui annonce qu'il se rend à Lyon, elle propose à son ami de promenade de passer un week-end, à l’hôtel à Montmartre sur la place où se trouve le Bateau-Lavoir. Mais au moment d'y entrer avec lui elle voit quelques chose qui va l'en décourager.

3e sketch : Mère et Enfant 1907[modifier | modifier le code]

Un jeune peintre reçoit dans son atelier une Suédoise venue visiter Paris, ce qui n'est pas inhabituelle car une amie lui adresse souvent des amies pour les guider dans Paris. Pas très séduite par sa peinture qu’elle critique, elle veut aller au musée Picasso, voisin, et il l’y conduit. Ils se quittent en se donnant rendez-vous le soir à La Coupole. En partant, le peintre fait la connaissance d’une jeune femme venue spécialement pour voir le tableau de Picasso, Mère et Enfant[1] de 1907. Elle est assise devant ce tableau. Il la suit et l'aborde rue de Thorigny. De fil en aiguille, il lui montre ses propres œuvres qui l’enthousiasment, mais elle doit rejoindre son mari un éditeur d'art suisse. Le soir, le peintre se rend à La Coupole...

Musette à Mouffetard[modifier | modifier le code]

Chacun des sketches est précédé par une chanson de style musette - une chanteuse accompagnée par un accordéoniste - filmée dans une rue au bout de laquelle on voit l'église Saint-Médard, rue Mouffetard. Il s'agit d'un hommage à René Clair et à son film Sous les toits de Paris. Les deux artistes sont vêtus comme dans les années 1930.

Esthétique visuelle et picturale[modifier | modifier le code]

Le film repose sur les méthodes de tournage classiques chez Eric Rohmer : décors naturels, comédiens portant les vêtements de leur garde robe personnelle, scènes de rue sans figurants, utilisation du 16 mm. Une des unités du film, en dehors des analogies dans les scénarios des trois courts métrages, vient de la thématique picturale. Sur un mur dans le premier l’on voit la reproduction d’une œuvre de Joan Miro et il se termine sur la place où est installée la fontaine Stravinski de Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely avec en arrière fond le Centre Pompidou. Dans le second, le couple se donne rendez vous dans une série de jardins parisiens. La première séquence a lieu dans le Jardin du Luxembourg à la fontaine Médicis et le couple échange des réflexions sur la statue qui l’orne et où l'on voit Galatée nue. Plus tard ils sont à Montmartre près du Bateau-Lavoir et voient en vitrine d’une librairie du même nom plusieurs reproductions dont un portrait de Picasso. Et ils visitent le Cimetière Saint-Vincent et regardent la tombe de Théophile Steinlen. Le troisième court métrage se situe principalement dans deux endroits et dans la rus entre eux : l’atelier d’un peintre et le Musée Picasso qui est tout près. Les discussions sur Picasso ou les œuvres du peintre occupent une grand place. L'avant dernière scène a lieu à La Coupole, une brasserie de Montparnasse qui fut le lieu de rencontre de nombreux artistes. L'artiste peintre rentrant chez lui apporte des modifications à une de ses toiles la rendant plus gaie.

Les toiles montrées dans le troisième sketch sont dues au peintre Pierre de Chevilly[2]. Dans un tout autre contexte Rohmer montre aussi une artiste peintre dans Quatre aventures de Reinette et Mirabelle, une artiste graphiste dans Un beau mariage et une artiste peintre dans Triple agent.

L’unité du film n’est donc pas seulement dans le thème manifeste des trois courts métrages - des désirs qui n'aboutissent pas, des couples qui ne se constituent pas - mais aussi dans sa trame iconographique.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

1er sketch : Le Rendez-vous de sept heures[modifier | modifier le code]

2e sketch : Les Bancs de Paris[modifier | modifier le code]

3e sketch : Mère et enfant 1907[modifier | modifier le code]

Les musiciens de Mouffetard[modifier | modifier le code]

  • Florence Levu
  • Christian Bassoul

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ciné club de Caen »,
  2. « Pierre de Chevilly » (consulté le 4 août 2017)
  3. a et b Philippe FAUVEL. Filmographie in "Rohmer et les Autres" [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2007 (consulté le 06 octobre 2013). Disponible sur Internet. (ISBN 9782753526891)