Tony Yoka

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Tony Yoka
Tony Yoka célèbre sa victoire aux Jeux olympiques de 2016.
Tony Yoka célèbre sa victoire aux Jeux olympiques de 2016.
Fiche d’identité
Nom complet Tony Victor James Yoka
Surnom L’artiste
Nationalité Drapeau : France Française
Date de naissance (25 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Taille 1,98 m (6 6)[1],[2]
Catégorie Poids lourds et super-lourds
Palmarès
Professionnel Amateur
Combats 2 72
Victoires 2 60
Victoires par KO 1
Défaites 0 12
Titres amateurs Champion olympique 2016 (poids super-lourds)

Champion du monde 2015 (poids super-lourds)

Champion de France 2012 et 2014 (poids super-lourds)
Dernière mise à jour : 3 juin 2017

Tony Yoka, né le à Paris, est un boxeur français évoluant dans les catégories des poids lourds et super-lourds. Il est le premier Français à être champion du monde amateur dans la catégorie super-lourds en 2015, puis champion olympique des super-lourds aux Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio de Janeiro.

Carrière[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Tony Victor James Yoka naît le à Paris. Son père, Victor Yoka, est un boxeur professionnel venant du Congo dont la carrière fut stoppée pour raisons médicales[3] et sa mère est française. Tony commence la boxe dès l'âge de 6 ans avec son père, puis rejoint un club de Chanteloup-les-Vignes à 8 ans[3]. Son père continue de l'entraîner jusqu'à ses 16 ans[4] alors qu'il rejoint le club BA des Mureaux, l'un des meilleurs de France, et l'entraîneur Moktar Hadjri[5].

Grand espoir de la boxe (2009-2011)[modifier | modifier le code]

En septembre 2009, alors qu'il a 17 ans, Tony Yoka rejoint l'INSEP[3]. Il poursuit ses études scientifiques entre les deux entraînements de boxe par jour[5]. Deux fois champion de France cadet, Champion de France juniors, il est médaillé de bronze aux Championnats d’Europe Juniors. Sa sélection Jeune espoir de la boxe, il attire l'attention en devenant vice-champion du monde junior et gagnant la médaille d'or des Jeux olympiques de la jeunesse 2010 à Singapour[6]. Repéré par Brahim Asloum, il intègre en 2010 la franchise Paris United et participe aux World Series of Boxing (WSB) dont il remporte l'édition 2011. Sa sélection aux WSB fait polémique en raison de son jeune âge[7]. À 18 ans, il vise la qualification olympique malgré la différence de poids avec ses adversaires senior[8]. Il devient par ailleurs champion de France de boxe amateur en 2012 dans la catégorie des poids super-lourds.

Première aventure olympique (2012)[modifier | modifier le code]

Tony Yoka se qualifie pour les Jeux olympiques de Londres en accédant à la finale du tournoi de qualification olympique[9]. En demi-finale, il domine le hongrois Istvan Bernath sur le score de 12 à 2[9]. Plus jeune poids lourd participant aux Jeux de Londres, il s'incline au premier tour contre le Canadien Simon Kean. Alors qu'il domine le début du combat, il se met la pression, panique et arrête de boxer[10]. Cette défaite précoce est une désillusion pour le boxeur dont l'objectif est alors la médaille olympique[11]. Après les Jeux, il se fait tatouer sur le bras « la chute n’est pas un échec, l’échec c’est de rester là où on est tombé »[4].

En constante progression (2013-2014)[modifier | modifier le code]

La saison suivant les Jeux olympiques est difficile pour le boxeur qui se blesse à plusieurs reprises : fracture à une main, nez cassé et coupure à un genou[12]. Lors des championnats du monde amateur 2013, à Almaty au Kazakhstan, il s'incline au premier tour contre le boxeur italien Roberto Cammarelle[13].

Il est champion de France amateur en 2014 après des victoires par KO en quart de finale, demi-finale et finale[14].

Champion du monde amateur (2015)[modifier | modifier le code]

Touché par le décès d'Alexis Vastine avec qui il s'est entraîné, Yoka lance avec Estelle Mossely une souscription pour la famille du boxeur[15]. En juin 2015, il reprend la compétition après six mois d'absence par une défaite par KO contre le Turc Ali Eren Demirezen[16]. Dans la continuité, Yoka part pour Bakou où il est médaillé de bronze des Jeux européens[17]. Le 15 octobre, il devient champion du monde de boxe amateur à Doha en battant aux points le Kazakh Ivan Dychko[18]. Il devient le troisième Français à remporter ce titre après Jérôme Thomas à Belfast en 2001 et Willy Blain à Bangkok en 2003[19],[20]. Ce succès aux Championnats du monde lui permet de se qualifier pour les Jeux olympiques d'été de 2016[21].

Médaillé d'or aux Jeux olympiques de Rio (2016)[modifier | modifier le code]

Le , il se prépare pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro (Brésil) en combattant lors de la soirée de retour de Canal+ dans la boxe[22]. Dans cette grande soirée parisienne[23], il domine Marin Mindoljevic par KO à la quatrième reprise[24],[25]. En amont de sa deuxième aventure olympique, Yoka multiplie les apparitions médiatiques, au Grand Journal[26] ou encore dans l'émission Clique avec Mouloud Achour[27].

Champion du monde en titre et tête de série, il est exempt de premier tour et entre directement en huitième de finale dans le tournoi olympique des super-lourds. Opposé au boxeur des Îles Vierges américaines Clayton Laurent, Yoka emporte les trois rounds et se qualifie pour les quarts de finale[28]. Le 21 août 2016, il remporte la médaille d'or suite à sa victoire en finale contre le Britannique Joe Joyce en emportant deux rounds contre un[29].

Boxeur professionnel (depuis 2017)[modifier | modifier le code]

Champion olympique, Tony Yoka connaît une médiatisation accélérée[30]. Présent à l'élection de Miss France et sur le plateau de l'animateur Cyril Hanouna, il réalise la promotion de sa carrière[30]. Le 18 janvier 2017, Tony Yoka signe un contrat d'exclusivité de quatre ans avec Canal+[30]. La chaîne mise sur le boxeur et nomme son aventure sportive « La Conquête » avec comme objectif annoncé de devenir le premier champion du monde poids lourd français[30],[31]. Yoka part en Californie, dans la banlieue de San Francisco, s'entraîner avec Virgile Hunter, l'entraîneur d'Andre Ward[32],[33]. Le 2 juin 2017, après plusieurs mois de préparation intensive, le boxeur remporte son premier combat professionnel contre le boxeur américain Travis Clark qu'il met KO au milieu du deuxième round[34],[35]. Pour sa première pesée chez les professionnels, Yoka affiche 109 kg sur la balance[36]. Le 14 octobre 2017, Yoka effectue son second combat professionnel au Zénith de Paris, et gagne aux points sur une décision unanime des juges contre le boxeur américain Jonathan Rice[37].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Style et personnalité[modifier | modifier le code]

Tony Yoka est surnommé « l'artiste » du fait de son style de boxe technique et rapide pour un boxeur de la catégorie poids lourds[39]. Sa rapidité et ses feintes font partie de ses principaux atouts dans une catégorie qui s'axe sur la puissance[40].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il partage sa vie avec la boxeuse Estelle Mossely[41], également championne olympique au cours des mêmes Jeux. En mars 2017, ils annoncent attendre leur premier enfant via un cliché posté sur les réseaux sociaux[42]. Son jeune frère, Victor Yoka, pratique également la boxe amateur. Son premier enfant, prénommé Ali, est né le 2 août 2017[43].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La fiche de Tony Yoka », sur L'Équipe (consulté le 20 août 2017).
  2. « L'équipe de France Olympique - Tony Yoka », sur franceolympique.com (consulté le 20 août 2017).
  3. a, b et c « Tony Yoka », Fédération Française de Boxe, (consulté le 6 août 2016).
  4. a et b « À la découverte du phénomène Tony Yoka », Sport365, (consulté le 6 août 2016).
  5. a et b Lionel Wast, « Tony Yoka : boxeur hors norme », Fédération Française de Boxe, (consulté le 6 août 2016).
  6. « Tony Yoka brille aux Jeux Olympiques de la Jeunesse », Fédération Française de Boxe, (consulté le 6 août 2016).
  7. Cédric Mathiot, « La boxe s’invente un nouveau ring », Libération, (consulté le 6 août 2016).
  8. « Tony Yoka pense faire le poids : Le Franco-Congolais est considéré comme le nouveau prodige du ring tricolore. A 18 ans, il veut s’inviter aux Jeux de 2012 chez les super-lourds », 20 minutes, (consulté le 6 août 2016).
  9. a et b « Tony Yoka ira à Londres », Le Parisien (consulté le 6 août 2016).
  10. Karim Ben-Ismail, « Eliminé, Yoka «a paniqué» : Face au Canadien Simon Kean, un adversaire largement à sa portée, le Français Tony Yoka a d'abord mené avant de sombrer en huitièmes de finale des super-lourds (+91 kg). Explications. », L'Équipe, (consulté le 6 août 2016).
  11. Florian Egly, « La désillusion Yoka », Sport 24, (consulté le 6 août 2016).
  12. « Tony Yoka, le grand frère », Le Parisien, (consulté le 6 août 2016).
  13. « Yoka sorti par Camarelle », Fédération Française de Boxe, (consulté le 6 août 2016).
  14. [vidéo] « Tony Yoka, le nouvel homme fort de la boxe française », Tout le sport, (consulté le 6 août 2016).
  15. « Les Mureaux : le boxeur lance une souscription pour la famille Vastine », Le Parisien, (consulté le 6 août 2016).
  16. JB Marsaud, « C'est reparti pour l'APB », Fédération Française de Boxe, (consulté le 6 août 2016).
  17. Jeux Européens: Toni Yoka (+91kg) en bronze
  18. « Tony Yoka sacré champion du monde amateur chez les super-lourds », sur lequipe.fr, (consulté le 6 août 2016)
  19. AFP, « Boxe : le Français Tony Yoka champion du monde des super-lourds : Il devient le troisième tricolore titré lors de Mondiaux et décroche par la même occasion sa qualification pour les Jeux olympiques de Rio 2016 », Le Point, (consulté le 6 août 2016).
  20. « Champion du Monde ! », Fédération Française de Boxe, (consulté le 6 août 2016).
  21. « Yoka au Trophée FFB », Fédération Française de Boxe, (consulté le 6 août 2016)
  22. Julien Marival, « Canal + remet les gants », L'Equipe, (consulté le 6 août 2016).
  23. (en) « ‘The Artist’ Tony Yoka on Big Stage in Paris », AIBA, (consulté le 6 août 2016).
  24. « Tony Yoka par K.-O. », L'Equipe, (consulté le 6 août 2016).
  25. [vidéo] « La victoire de Tony Yoka par K.O ! », Canal+, (consulté le 6 août 2016).
  26. [vidéo] « Estelle Mossely et Tony Yoka : l'amour sur le ring », Canal+, (consulté le 6 août 2016).
  27. [vidéo] « Clique x Tony Yoka », Clique, (consulté le 6 août 2016).
  28. Karim Ben Ismaïl, « Un quart pour Tony Yoka en boxe (105 kg) », L'Équipe, (consulté le 15 août 2016).
  29. « Tony Yoka champion olympique des super-lourds, 10e médaille d'or pour la France », L'Équipe (consulté le 22 août 2016)
  30. a, b, c et d Anthony Hernandez, « Boxe : Tony Yoka, marketing poids lourd », Le Monde, (consulté le 3 juin 2017).
  31. AFP, « Tony Yoka : "Devenir le premier champion du monde français des poids lourds" », Eurosport, (consulté le 3 juin 2017).
  32. [vidéo] Dans l'intimité de Tony Yoka, Intérieur sport, Canal+, mai 2017, 52 minutes
  33. Karim Ben-Ismail, « L'art de la boxe selon Virgil Hunter », L'Équipe, (consulté le 3 juin 2017).
  34. AFP, « Boxe : Tony Yoka débute par une victoire chez les professionnels », Le Monde, (consulté le 3 juin 2017).
  35. « Tony Yoka s'impose par K.-O. dès le 2e round face à Travis Clark pour son premier combat professionnel », L'Équipe, (consulté le 3 juin 2017).
  36. « Tony Yoka affiche 109 kg à la pesée officielle », L'Équipe, (consulté le 3 juin 2017).
  37. Rédaction, « Tony Yoka remporte aux points son deuxième combat professionnel », sur L'Équipe, .
  38. (en) Résultats des championnats du monde de boxe amateur 2015 (amateur-boxing.strefa.pl)
  39. « 3 questions à... Tony Yoka », France Olympique (consulté le 6 août 2016).
  40. (en) « Tony "the Artist" Yoka », AIBA (consulté le 6 août 2016).
  41. « Tony Yoka et Estelle Mossely : Après les JO, le mariage pour les deux boxeurs », sur www.purepeople.com (consulté le 22 février 2016)
  42. (fr) Tony Yoka : Estelle Mossely est enceinte de leur premier enfant ! (non-stop-people.com)
  43. Coline Vazquez, « Les boxeurs Tony Yoka et Estelle Mossely sont parents » sur Le HuffPost, 3 août 2017
  44. Décret du 30 novembre 2016 portant promotion et nomination

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • [vidéo] Dans l'intimité de Tony Yoka, Intérieur sport, Canal+, mai 2017, 52 minutes.
  • [vidéo] Les Trois Coups Tony Yoka, Intérieur sport, Canal+, novembre 2017.