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Amanda Lear

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Amanda Lear
Description de cette image, également commentée ci-après
Amanda Lear en 2010.
Informations générales
Nom de naissance Tap[1] ou Tapp[2]
Naissance entre 1939 et 1950
probablement à Saïgon ou Hong Kong
Activité principale chanteuse,
actrice,
animatrice de télévision
Activités annexes mannequin, artiste peintre[2]
Genre musical Pop, disco, dance
Labels Ariola Records, Carrère Records, Ricordi International, Chène Music, ZYX Music, Le Marais Prod., Dance Street, Edina Music, Just Good Music For Your Ears, Outsider Music, Little Boom Records
Site officiel amandalear.com

Amanda Lear est une chanteuse, actrice, animatrice de télévision et artiste peintre française. Sa véritable identité et ses origines ont donné lieu à de nombreuses informations contradictoires, y compris en entretenant des doutes sur une éventuelle transidentité. Son vrai nom de naissance est Tap ou Tapp et elle est née dans une ville d'Extrême-Orient[3] entre 1939 et 1950[4].

Mannequin et égérie de Salvador Dalí dans les années 1960, elle devient par la suite une chanteuse à succès de musique disco en Europe avant de mener une carrière d'animatrice de télévision dans plusieurs pays européens puis de comédienne de théâtre en France.

Biographie

Origines

Les origines d'Amanda Lear sont incertaines car elle a elle-même fourni des informations contradictoires. Son nom officiel est Amanda Tapp[2],[5]. Dans sa biographie promotionnelle, elle dit être née au Viêt Nam en 1950[6], mais elle s’est aussi présentée dans ses livres et entretiens avec la presse et les médias comme ressortissante française ou comme citoyenne du Royaume-Uni, née à Saïgon[note 1] ou à Hong Kong, en 1946 ou en 1950, et issue de l'union entre un marin anglais ou officier de la marine britannique et une mère franco-orientale ou russo-asiatique[7],[8],[9],[10].

Elle rectifie ainsi, en 1976 en Allemagne, sa filiation d’un père non pas officier de marine mais matelot, et d’une mère non pas chinoise mais russe[11].

En , elle confirme qu'elle vient d'avoir quarante ans dans l'émission Le Divan d'Henry Chapier sur FR3[12].

Sur la Rai Uno en Italie en 1988, Amanda Lear clarifie d’abord être née le à Hong Hong[13],[13],[14], réfutant conjointement l’allégation selon laquelle elle aurait vu le jour à Saïgon[14].

Elle célèbre de même son 50e anniversaire par une performance scénique au Palace (Paris) le [15] après avoir confirmé cet âge deux jours auparavant dans l’émission TV+ de la chaine Canal+[16].

Elle modifie dorénavant ses déclarations concernant son année de naissance. Ce changement de propos se situe à la fin de la décennie des années 1990. Amanda Lear démontre dès lors en 2000 au quotidien Libération sa naissance le à Saïgon[17] et sa nationalité française – « mais elle raconte [en 2001] qu’elle est née à Hong Kong, fille d’un officier de marine britannique et d’une femme orientale française, et suggère de renseigner son âge quelque part dans « le début de la cinquantaine »[18] » à un journaliste du Daily Telegraph qui a « lu qu'elle naquit à Saïgon ».

Elle valide également en 2001 sur France 2 être native de Hong Kong d'un père qui « n'était pas marin : il était officier de marine[19] » et spécifie similairement par la suite, en 2004 sur M6, être française et née le dans cet ancien territoire britannique[20].

Dans son livre publié en 2009, Amanda Lear écrit aussi que sa naissance a eu lieu à Hong Kong mais de parents de souches anglaise et chinoise[21] et répète en 2014, dans l'émission italienne Verissimo (it) sur Canale 5, être née dans ladite colonie du Royaume Uni[22].

Un journaliste de Libération constate dans le cadre d'un entretien en 2017 qu'« à ses courtisans, la reine Lear ne donne que ce qu’elle veut bien. Son âge est tabou ? « Pas du tout, j’ai 68 ans », dit-elle en souriant. Mais affirme plus tard qu’elle est née en novembre 1950 (donc il y a un peu plus de soixante-six ans)[23]. »

Si dans sa précédente participation, en 1987, à l'émission Le Divan, elle avait été présentée comme native de Londres[24], elle laisse désormais relayer, sur France 3 en 2018, le Viêt Nam comme pays de naissance le [25].

Enfin, Amanda Lear explique dans son livre publié la même année ne pas être de citoyenneté française, mais sujet britannique[26], ce qu'elle atteste pareillement en interview dans 20 h 30 le dimanche, sur France 2, le [4].

Les notions floues que Lear obscurcit avec plusieurs contradictions sont sa date et son lieu de naissance, le sexe attribué à la naissance, les noms et la nationalité de ses parents et le lieu de son éducation.

En conséquence, plusieurs sources — divergentes[27],[28] — indiquent qu'elle serait née, selon certains de ses dires, le [29],[30] ou en [31], selon la Bibliothèque nationale de France[32] (BnF), le VIAF[33] et le SUDOC[34], voire le d'après la société d'Auteurs allemande GEMA, BBC Music, Last.fm et Munzinger Pop[35],[36],[37],[38].

Selon la Bibliothèque nationale allemande[39] (DNB), l'Internet Movie Database[40],[41] (IMDb), Amanda Lear serait en outre venue au monde sous l'identité originelle d'Alain Tapp, ou d’Alain Tap selon le magazine Il Borghese[42], le journal Lo Specchio (it)[43], le site Les Gens du Cinéma[41], Di Lei[44], Marcel Duchamp[45], Divus[46] ou Cromos (es)[47].

Il Borghese, Lo Specchio, IMDb, Discogs, Rotten Tomatoes et Les Gens du Cinéma consignent le [42],[43],[40],[48] pour sa date de naissance, extrait d'acte à l'appui pour la dernière[41].

Concernant le lieu de la naissance, la DNB, la BnF, la Bibliothèque nationale d'Espagne, AllMusic stipulent Hong Kong[39],[32] tandis que d'autres sources mentionnent Saïgon tels Il Borghese, Lo Specchio, IMDb, Discogs, Last.fm, Rotten Tomatoes[49],[40],[41],[9]. Munzinger renseigne deux possibilités, Hanoï ou Saïgon.

Dans son ouvrage Dalí, l'écrivain et critique d'art Michel Nuridsany rapporte les propos des journalistes espagnols d'El País Màrius Carol (es), Juan José Navarro Arisa et Jordi Busquets qui situent également cette naissance au Viêt Nam dans leur livre Le dernier Dali[50],[51].

Par ailleurs, GiovanBattista Brambilla (it) nomme son père Serge Tap[31] alors que Ian Gibson, quant à lui, le nomme André Tap[52].

De ce fait, l'hebdomadaire britannique The Observer — sous la houlette de sa publication sœur, The Guardian —, paru le , synthétise que :

« Le passé d'Amanda Lear se révèle perclus de mystères. Elle noie régulièrement toute information la concernant en laissant allusivement entendre — au gré du vent — que sa mère serait tantôt anglaise, tantôt française, quand ce n'est vietnamienne ou chinoise. Quand à son père, elle le décrit alternativement — au choix et selon l'humeur ou la version du jour — comme une fois anglais, une autre fois russe, voire français ... ou indonésien. Par ailleurs, l'on ignore toujours aujourd'hui quel serait son véritable lieu ou année de naissance : Hanoi en 1939 ? Hong Kong en 1941 ? ou 1946 ? Elle contribue allègrement à laisser encore davantage planer le doute en évoquant, de temps à autre, des origines prétendument… transylvaines[trad 1]. Last but not least, une question subsidiaire, récurrente et restée en suspens, persiste encore mordicus en l'état à demeurer systématiquement non élucidée : est-elle réellement née « fille » ? ou « garçon »[trad 2],[49] ? »

Alain-Philippe Malagnac, qui a partagé sa vie pendant plus de vingt ans, n'a pas pu convaincre Amanda Lear (dont le nom est également référencé sous l’orthographe Amanda Lir[53]) à renseigner son âge pour la police d’assurance. De ce fait, les assurances ne prendront pas en charge les frais à la suite de la destruction en 2000 de son habitation et de son contenu[18].

Interrogée sur France 5, lors de l'émission C à vous du , sur les différents lieux de naissance lui étant attribués sur Wikipédia, Amanda Lear déclare qu'aucun des renseignements la concernant — dates ou endroits de naissance — ne correspondrait à la réalité[54], comme elle l’avait déjà laissé entendre en 2012, au cours d'un entretien avec le journaliste suisse Darius Rochebin dans le cadre de l'émission télévisée hebdomadaire Pardonnez-moi diffusée par la Radio télévision suisse[30].

Elle rappelle à nouveau sur France 2 en , sur le plateau de 20 h 30 le dimanche, qu'aucune des possibles années de naissance — 1939, 1941, 1946, 1950 — figurant sur Wikipédia n'est correcte[4] après avoir expliqué en 2018 entretenir la confusion et « brouiller les pistes, [car] c'est la base pour se rendre intéressant[55] », puis précisé en 2019 « donner de[s] fausses dates de naissance[56] ».

Amanda Lear souligne avoir toujours refusé les invitations à certains entretiens-confession comme ceux de Catherine Ceylac avec Thé ou Café ou de Frédéric Lopez, les qualifiant de « pathos[57] ».

De plus, au journaliste du quotidien Sud Ouest qui en 2018 lui demande si son vrai nom est bien « Amanda Tapp », elle répond que « Non, non pas du tout ! Amanda Lear, c'est mon vrai nom. Je l'ai toujours gardé[58], même quand je me suis mariée[59],[60],[61]. Tout ce qu'on peut lire sur moi, sur Wikipédia, est faux[62] ».

Débuts et rencontres

À Marc-Olivier Fogiel qui, dans l'émission Le Divan du , regrette qu’elle n’ait pas fourni de photographies d'enfance, comme le font les invités, Amanda Lear, qui reste énigmatique quant à sa prime jeunesse[63],[64], justifie ce choix par le fait qu'elle se trouvait disgracieuse en raison notamment du port d'un appareil dentaire, ce qu'elle évoquait déjà sur Le Divan d'Henry Chapier en 1987[24] ainsi que dans l’émission Tout le monde en parle en 2001[19] et dans 20 h 30 le dimanche sur la même chaîne en 2019.

Élevée selon son récit entre le sud de la France et la Suisse, Amanda Lear s'inscrit ensuite à des cours de peinture à Paris avant de déménager pour Londres où elle entre à la Saint Martin's School of Art[10].

À Paris, elle rencontre le peintre surréaliste Salvador Dalí[65], qui en fait son modèle[66] et avec qui elle entretiendra une relation qui durera une quinzaine d'années[67], comme elle a pu le raconter dans son livre consacré au peintre[68]. Dès 1965, le modèle accompagne officiellement Dalí lors de ses sorties[69]. Salvador Dali l'aide par ailleurs à s'installer chambre 9 de l'hôtel La Louisiane [70]situé rue de Seine.

Dans le but d'obtenir un passeport britannique, elle décide d'épouser un citoyen du Royaume-Uni. Ce dernier est repéré dans un pub de Notting Hill. Le [71] dans le Borough royal de Kensington et Chelsea, au bureau de l'état civil de Chelsea où elle réside[note 2],[1],[72], comme elle l'écrira en 1984 dans la biographie Le Dalí d'Amanda (en)[73], Amanda Tap, mannequin de 26 ans[74], épouse Morgan Paul Lear, un étudiant écossais en architecture ancienne de vingt ans, ce qui lui permet d'obtenir également un nouveau patronyme[75],[76]. Les officiers de l'État civil sont S. G. Marsh et B. J. Lawrence. Les témoins du mariage sont A. Corbett et E. Charles[52],[71]. Le site FamilySearch se réfère à un enregistrement de mariage — tiré du England and Wales Marriage Registration Index (en), 1837-2005 — à Londres de 1965 d'Amanda Tap avec Morgan P Lear[1]. Le registre des mariages concerné mentionne de plus que le père de l’épouse est un officier militaire, le « capitaine en retraite de l’armée française André Tap »[52].

Amanda Lear évolue dans le Swinging London et, dans les années 1960, elle eut une courte liaison avec Brian Jones[note 3], un des membres originels des Rolling Stones[77],[78],[79],[80],[81].

Après s'être présentée à l'école de mannequin de Lucie Daouphars, surnommée Lucky, elle est envoyée par Gérald Nanty chez Karl Lagerfeld alors modéliste chez Jean Patou[69]. Amanda Lear défile pour Lagerfeld et rencontre Catherine Harlé, directrice d'une agence de mannequins. Elle pose pour les campagnes de la marque de lingerie féminine Chantelle[69] et multiplie ses participations à différents défilés, notamment pour Mary Quant, Paco Rabanne (1967) et Ossie Clark (en)[82]. Elle apparaît dans des photos publicitaires telles pour les marques Lise Charmel ou les bas Mitoufle[83],[84], et encore dans des publicités télévisées telles celle des parfums Detchema de la société française Revillon Frères vers 1967[85].

Dans le sillage de Dalí, c'est à cette époque que le mannequin entre sur la scène médiatique française[86],[87],[88] par exemple dans Dim, Dam, Dom[89] ou dans Fun and Games for Everyone[90] en 1967 et 1968. Salvador Dalí affirmait alors à ses interlocuteurs qu'Amanda Lear était en fait un homme[66]. Alors inconnue, le modèle comprit tout le parti qu'elle pourrait tirer, dans les médias, de ces sulfureuses révélations et se présenta comme l’« égérie de Salvador Dalí ».

En 1971, Amanda Lear pose dans un numéro spécial de Noël de l'édition française de Vogue, entièrement édité par Salvador Dalí et photographié par David Bailey[91].

Dans les années 1970, elle continue de côtoyer l'avant-garde musicale londonienne de l'époque, fréquentant un temps Bryan Ferry[92] au début des années 1970 puis posant pour la pochette de l'album de Roxy Music For Your Pleasure sorti en 1973[92]. En découvrant la pochette, David Bowie désire rencontrer le modèle[93] et une relation suivie en débouche[94]. Sur les conseils de David Bowie, elle se lance dans la chanson en 1975, ce qui la fait connaître du grand public.

Après leur rencontre en 1978, Amanda Lear épouse le à Las Vegas (États-Unis), Alain-Philippe Malagnac, ancien secrétaire et amant de l'écrivain Roger Peyrefitte[95],[96]. Cette union est non reconnue juridiquement en France[60],[61]. Elle développe ses envies de peintre et expose dès les années 1980 dans des galeries dans plusieurs villes[97]. Depuis 1981, Amanda Lear vit à Saint-Étienne-du-Grès, village proche d'Avignon[98],[99]. Malagnac y emménage également.

Dans la nuit du 15 au , alors qu'Amanda Lear se trouve en Italie, un incendie ravage le mas du couple Malagnac à Saint-Étienne-du-Grès, dans les Bouches-du-Rhône. Alain-Philippe Malagnac, âgé de quarante-neuf ans, trouve la mort, en même temps qu'un homme de trente-trois ans[100], Didier Dieufis, présent cette nuit-là. Des biens de grande valeur seraient alors détruits, comme des tableaux de maîtres, dont une quinzaine de toiles signées Salvador Dalí[101].

Amanda Lear déclare dans l’émission précitée de Thierry Ardisson, en septembre 2001, qu'elle faisait partie des nombreuses personnalités présentes à New York lors de la destruction des tours du World Trade Center, le . Elle se trouvait là pour le vernissage d'une de ses expositions. L'odeur de cendres omniprésente dans la ville à la suite de la tragédie la mit mal à l'aise, car elle lui rappelait l'odeur des cendres du mas du couple Malagnac[102].

Durant Il Brutto Anatroccolo (it), elle fait la rencontre du mannequin Manuel Casella (it), qui devient son partenaire de 2001[103] à 2008[104] et avec lequel elle présente alors des émissions télévisées sur E! et E! (it)[105],[106].

Ambiguïté transgenre

Amanda Lear oppose un démenti systématique lorsqu'elle est décrite comme une personne transgenre[49],[39],[107], expliquant avoir initialement laissé planer un doute[108] à des fins publicitaires[109]. Selon elle, cette rumeur aurait été lancée en 1978 par Salvador Dalí[110] — avant d'être relayée en 1979 par David Bowie qui, s'inspirant du Rocky Horror Picture Show et se référant à Amanda Lear, la qualifie de « travesti transsexuel d'origine transylvaine[111],[trad 1],[note 4] » — afin de promouvoir ses premiers albums[109]. L'auteur Michael Heatley (en) rapporte même des propos d'Amanda Lear en personne qui « insiste sur le fait que c'est elle et Salvador Dalí qui ont concocté les rumeurs de son état de transsexuelle pour lancer sa carrière musicale dans les années 1970 » :

« J'écoutais attentivement et prenais systématiquement en compte les judicieux conseils prodigués par Dalí. C'était lui le génie… qui étais-je moi-même comparée à lui pour m'aventurer à remettre en doute la pertinence de son jugement ? Plus tard, lorsqu'il s'est agi de promouvoir ma carrière, il m'asséna tout de go que j'étais une chanteuse plutôt médiocre qui n'avait guère de chances de casser la baraque. Il fallait donc trouver un palliatif complémentaire à ma seule musique pour tenter de drainer l'attention du public et réussir à écouler mes disques. C'est ainsi que nous avons échafaudé le personnage innovant d'Amanda Lear en le transformant en un truc aussi intriguant qu'ambigu… et ça a super bien marché[109],[trad 3]. »

Pourtant, quelques années auparavant, le , Amanda Lear avait déjà été questionnée à ce sujet par la journaliste écrivain et conférencière allemande Carmen Thomas (de) de la NDR Fernsehen lors du talk-show télévisé intitulé 3 nach 9 (de) et n’évoquait alors ni Dali ni Bowie mais le colportage d’un « connard de journaliste » (« asshole[112] »).

De plus, en 1966 et 1967 déjà, quelques journaux décrivaient le ressentiment de mannequins de l'époque qui, après une découverte de détails ambigus du passé d'Amanda Lear, envisageaient de saisir leur syndicat[113],[114],[115]. Dans son autobiographie parue quarante-cinq ans plus tard, la styliste britannique Mary Quant décrit qu'aucune des mannequins présentes alors pendant une tournée américaine ne voulait partager sa chambre avec Lear, argumentant alors que « c’est un mec » [« she is a man »][116].

Interrogée par Mara Venier en au cours de l'émission Domenica in, Amanda Lear affirme cette fois-ci être elle-même à l'origine de cette rumeur :

« C'est moi seule qui ai prétendu être un homme. Je l'ai fait non seulement par provocation, mais aussi parce que je n'avais pratiquement pas de voix. En plus, je ne savais pas vraiment chanter. Il me fallait donc contrecarrer ce handicap en inventant une astuce compensatoire. C'est ainsi que le fait de laisser délibérément planer une certaine ambiguïté sexuelle sur mon compte m'a en quelque sorte servi de tremplin publicitaire[117]. »

The Observer rapporte en outre, toujours en 2000, qu'« April Ashley, la transsexuelle qui fut auparavant George Jamieson […] a longtemps affirmé qu'elle travaillait avec Amanda Lear dans les années cinquante au Carrousel, une revue de travestis à Paris. » Cette affirmation a été publiée, conjointement avec Duncan Fallowell, dans leurs mémoires[118], parus à l’étranger. April Ashley y écrit que les cabarets parisiens Le Carrousel[45], Madame Arthur et le Crazy Horse Saloon[119], où elle se donnait en représentation, accueillirent à la fin des années 1950 « un nouveau membre de la troupe, Peki d'Oslo, alias Alain Tapp[118],[49], [connu] plus tard [sous le nom d']Amanda Lear[118] » après avoir changé de sexe[45],[49], soit le nom patronymique d'Amanda Lear lors de sa nomination en France dans l'Ordre des Arts et des Lettres en [2]. Robert Lasquin, le directeur artistique du cabaret Le Carrousel, lui donna un numéro oriental en raison de ses traits quelque peu asiatiques et en référence au film Sayonara (1957), avec Marlon Brando au casting, projeté alors en France[120].

Le Carrousel organise à cette époque (1959) des tournées en Allemagne, en Scandinavie, en Italie et en Amérique du Sud[75].

La chanteuse allemande Evelyn Künneke écrit dans son autobiographie Sing Evelyn, sing. Revue eines Lebens, qu'Amanda Tapp fut engagée par Michel Hiro, le propriétaire du cabaret berlinois Chez Nous[121]. En 1960, le photographe allemand Herbert Tobias fait une photo artistique de la future Amanda Lear à Berlin[122],[123]. L'actrice néerlandaise Romy Haag, née garçon sous le nom d'Eduard Frans Verbaarsschott, affirme elle aussi dans son autobiographie qu'au début des années 1960, Amanda Lear s'appelait Alain Tapp, et, sous le nom de scène de Peki d'Oslo, se produisait en travesti, à Berlin dans le cabaret Chez Nous, notamment en 1962[124].

Similairement, Peggy Guex, une femme transgenre suisse, expose sur l'une des pages de son site une série de photos comparatives entre le prétendument dénommé Alain Tap(p) (avec son allégué certificat de naissance) et une certaine Peki d'Oslo qui serait — hypothétiquement — devenue Amanda Lear[125]. L'écrivain y consigne notamment le commentaire suivant :

« Peki d'Oslo, qui se produisait au début des années 60 au Carrousel [à Paris], avait comme nom d'état civil Alain Tapp. Amanda Lear a démenti avoir porté un jour ce nom. Pourtant, la nomination au grade de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres[2] […] mentionne son nom d'état civil : Amanda Tapp[125]. »

Il en est de même pour Coccinelle, la plus célèbre femme transgenre française, qui parle aussi de Peki d'Oslo dans des termes similaires : Peki s'appelait alors Alain T. et était un jeune dessinateur de talent qui se serait fait opérer plus tard par le même chirurgien qu'elle, le gynécologue et chirurgien français Georges Burou[49] à Casablanca au Maroc. Coccinelle ajoute plusieurs photos d'époque où on la voit en compagnie du fameux Peki d'Oslo[126]. Le chroniqueur mondain et journaliste Jean-Pierre de Lucovich déclare également avoir connu la chanteuse lorsqu’elle se faisait appeler Peki d'Oslo[127],[128].

Le livre Casablanca voorbij de l'écrivain et éditrice belge Linda Asselbergs avec la Belge Corinne van Tongerloo, née garçon sous le nom Cornelis van Tongerloo, retrace les actes des pionniers qui ont permis aux opérations chirurgicales d'évoluer dans le domaine du changement de sexe ; entre autres à Casablanca[129]. Un article de Knack traite de la sortie de ce livre et y parle d'« Amanda Lear (alias Peki d’Oslo, alias Alain Tapp) »[130].

L'artiste Dolly Van Doll, également opérée, ayant aussi travaillé au Carrousel, a connu Peki « qui était encore un garçon ». Elle « ne cesse de se rappeler de Peki d'Oslo avant [qu'elle devienne] Amanda Lear. […] Puis elle s’est mariée à Londres »[74].

Un slideshow mettant en scène la vie d'April Ashley commentée par cette dernière la montre photographiée — au minutage vidéo allant de 08:32 à 08:55 — aux côtés d'Amanda Lear à Milan :

« Et là, c’est moi et Amanda Lear en train de nourrir les pigeons à la piazza del Duomo à Milan où nous étions allées contempler les quelques 4 000 statues qui s'y trouvent exposées. On était de sortie pour la journée, à faire du shopping, à badiner et à déambuler çà et là comme de vraies touristes. Pourtant, une fois le soir venu, nous retournions travailler ensemble toutes les deux dans la même boîte de nuit[trad 4],[131]. »

Si A. Ashley et A. Lear étaient de grandes amies[49], leurs liens sont rompus selon la deuxième biographie de la première, The First Lady (2006), les deux femmes ayant eu un désaccord majeur et n’étant plus en lien depuis plusieurs années[132].

Dans sa première biographie April Ashley's Odyssey publiée en 1982, April Ashley (alias The Honorable Mrs Arthur Corbett) relate avoir suggéré à sa camarade d’antant, pour que cette dernière parvienne aisément à son objectif d'obtenir un passeport britannique, d'épouser un citoyen du Royaume Uni[133]. En la présence d’A. Corbett (témoin), Amanda Tap épouse Morgan Paul Lear le [1],[72],[75].

Antonio Gracia José (es), dit « Pierrot », commente ce mariage dans son autobiographie, Mémoires de trans[74] :

« […] des détails patents ont été subsidiairement fournis quant à la nature fondamentalement biaisée de [ce] mariage civil de convenance tel qu'il fut entériné à Londres en 1965. Quand bien même ce qui précède pourrait s'apparenter à une véritable supercherie, il suffit de contacter le Chelsea Register Office pour s'assurer du caractère saugrenu dont relève cette union « matrimoniale » parodique qui, contre toute attente, a néanmoins réussi à se voir officialisée en date du 11 décembre 1965. En réalité, le seul intérêt poursuivi par [Amanda] Tap reposait sur l'obtention de la nationalité britannique[74],[trad 5]. »

Le journal britannique The Daily Mirror daté du consigne une information analogue en stipulant in extenso que « le vrai nom de Mlle D'Oslo est Amanda Tapp » avec passeport français [« Miss D'Oslo, whose real name is Amanda Tapp[134] »] : « Peki D’Oslo, strip-teaseuse, […] a découvert que sa chambre d’hôtel avait été mise à sac. Le voleur […] a été astreint à une peine de prison s’étalant sur une durée de quinze mois au chef d'inculpation de vol par effraction dans la chambre située à l’hôtel Leinster Towers de Bayswater[134] [quartier du centre de Londres]. »

Le journal Le Parisien libéré, dans son édition du , signale que le mannequin français Peki d'Oslo, âgé de 27 ans, a été arrêté à Londres pour trafic de drogue en ravitaillant les Rolling Stones[135], après une descente de police. Ce même fait divers est relaté dans l’édition du du Daily Mirror, qui spécifie l’identité de la personne arrêtée : Peki d’Oslo - vrai nom Amanda Lear [136], et par le média britannique Topham Picturepoint qui souligne que le mannequin Peki d'Oslo, 27 ans, sous son véritable nom Amanda Lear, fait face à des accusations de possession de drogues[137]. Elle est accompagnée par John Crittle (en) pour sa comparution devant des magistrats le . Les accusations sont alors abandonnées[138]. Plus de quarante ans plus tard, Amanda Lear conte l’anecdote lors d'une interview au journal Libération en précisant « se retrouve[r] au poste, puis, à poil, en cellule, parce qu’on ne dénonce pas un Rolling Stones »[139].

En 1967, l'hebdomadaire italien Oggi mentionne sa prestation à venir dans le film français initialement intitulé Comme mars en Carême avant d'être rebaptisé Ne jouez pas avec les Martiens. L'article s'épanche également sur cette arrestation à Londres pour trafic de stupéfiants dans la célèbre boutique Dandie Fashions (en). À cette occasion, le contenu textuel la/le nomme systématiquement « Amanda-Maurizio », arguant que les autorités britanniques avaient révélé sa naissance de sexe masculin : « D'ex-jeune homme jadis timide, il a su, depuis lors, tracer sa route pour devenir une vraie star ». Le contenu précise en sus que la « révélation » relative à la découverte inopinée de son véritable statut identitaire à l'état-civil déclenche aussitôt la jalousie et l'ire réactionnelle du syndicat des top models qui ne considère guère d'un bon œil de se voir « sexuellement » concurrencé « de manière déloyale » par un « homme déguisé en femme » dans un monde censé rester prioritairement réservé aux femmes… d'autant que le succès croissant et la renommée exponentielle du désormais dénommé « Amanda-Maurizio » lui valent déjà le privilège d'être « le mannequin le mieux rétribué de la capitale », outre de rivaliser dangereusement avec des pointures internationales telles que Jean Shrimpton et Twiggy[115].

Six ans plus tôt, le numéro 41 du périodique italien Lo Specchio (it), paru en , rapportait des propos publiquement prononcés par la « bellissima Amanda » alors qu'elle se produisait à cette époque dans un cabaret milanais nommé Caprice. Le journaliste stipule qu'à ce moment précis, « Amanda changeant brusquement de voix et d'attitude », déclara qu’

« Afin d'éviter tout quiproquo, je tiens à préciser, Cher Monsieur, que je suis Alain Louis René Maurice Tap ; je suis né à Saïgon, ex-Indochine française [en français], il y a 22 ans ; je suis actuellement considéré comme l'un des meilleurs transformistes professionnels au monde[43],[trad 7]. »

Tandis que le numéro du de la même année publiait déjà concernant « Amanda, née il y a 22 ans à Saïgon, de son vrai nom Alain Maurice René Louis Tap », que « le passeport enregistré au nom de « monsieur Tap » contient un document également valide et contresigné par le Consul de France à Berlin autorisant « monsieur Tap » à se faire nommer « mademoiselle Amanda », sur la base d’un certificat établi l’année précédente pour l'artiste par un docteur français qui stipule que monsieur Tap est physiologiquement et physiquement femme »[140] ; la presse italienne relevant subsidiairement qu’« Alain Tap est aussi le vrai nom de Peki »[141].

En 1978, l'écrivain et journaliste italienne Camilla Cederna (it) s'intéresse à l'ambiguïté du cas Amanda Lear et publie à son sujet un article à sensation intitulé « Et si Amanda… » pour le compte du périodique TV Sorrisi e Canzoni (it). Elle y révèle qu'au cours de son enquête elle serait parvenue à mettre la main sur le « passeport français du chanteur déposé au bureau de son hôtel à Milan ». Ce document d'identité aurait été « émis dans le sud de France à Carcassonne et libellé au nom d'Alain Tap, travesti, né à Saïgon le 18 juin 1939 avec, au-dessous, la mention de son nom de scène : Peki d'Oslo »[31], information parue également dans le magazine hebdomadaire italien Il Borghese (it) qui précise qu’« Amanda Lear s’appelait alors Peki d'Oslo et était indiquée – ou indiqué – sur le passeport et sur une note de la police de Carcassonne comme ”Tap Alain, né le à Saïgon, « dit Amanda[42],[trad 8] », nationalité française.” ».

Le même article poursuit en ces termes :

« Il en ressort que celui qui — se faisant appeler Amanda Lear et désormais âgé d'une quarantaine d'années — argue à cor et à cri « je suis femme, femme, femme » à qui veut bien l'entendre via la couverture du journal Playboy se trouve en réalité être bardé d'injections de silicone qu'il tente de hisser cahin-caha sur des talons aiguilles[42],[trad 9]. »

Le journaliste italien Simone Vazzana retrace son passé pavé d'informations contradictoires et fait référence à l'article de Camilla Cederna dans les colonnes de La Stampa. De plus, il reproduit l'encart d'un article sorti des archives présentant un extrait d'acte de naissance émis par le service d’état civil du ministère français des affaires étrangères à Nantes en au nom d'Alain Maurice Louis René Tap, né le à Saïgon :

« C'est l'Amanda « originale ». Ci-dessus, une très rare image d’Amanda « au naturel » : un beau garçon aux traits vaguement orientaux. Alain-Amanda, en fait, est né à Saïgon, comme on peut le lire dans l'extrait de naissance, ici à gauche : son vrai nom est Alain Maurice Louis René Tap, né en 1939, de sexe masculin sans équivoque[142],[trad 10]. »

En poursuivant dans la même direction, le photographe et journaliste italien GiovanBattista Brambilla (it) ayant compilé diverses archives sur le mannequin se réfère, dans les pages de Pride (it), également à cet article de Cederna. Qualifié de « travesti Maurice » se produisant à Milan au théâtre Le Maschere dans les années 1960 et à Chez Nous à Berlin[31]. Il évoque aussi un numéro de Lo Specchio (it) d'[43]« à l’intérieur il y a une belle page avec des photos dédiées au travesti Alain Louis René Maurice Tap, alias « Amanda », lors d'une performance dans le night-club milanais Caprice. » L'article est en outre illustré de photos et d'articles datés de 1959 à 1978[31].

Il est par ailleurs précisé les références du « passeport français à couverture bleue 48388 délivré le par la préfecture de Carcassonne au nom d’Alain Tap dit Amanda, travesti, né à Saïgon le  »[143].

Au cours de l'émission Le Divan de Marc-Olivier Fogiel[144], deux photos publicitaires émanant du Crazy Horse Saloon — et affichant l'image de la dénommée « Peki d'Oslo[119] » — défilent à l'écran sans qu'Amanda Lear n'y apporte quelque démenti[144].

La chanteuse et propriétaire de boîtes de nuit parisiennes Régine, avec qui elle a été très amie, affirme aussi l'avoir connue à l'époque où Amanda Lear était de sexe masculin[145] : « Moi je l’ai connue en garçon. Elle chantait dans les petits bistrots[146],[147] », affirmation que l'intéressée n'a pas manqué de tourner en dérision en postant une ancienne photo d'elle en uniforme militaire avec la légende : « En soldat… Pour Régine »[148],[149].

Ces éléments sont repris et complétés par d'autres sources[150],[45],[74],[151] et parfois abondamment illustrées par des photos d'époque de Peki d'Oslo[119], y compris dans le Domenica del Corriere[152] ou dans Bild Berlin, et des fac-similé de l'acte de naissance d'Alain Tap[153]. Le biographe Clifford Thurlow (en), l'artiste Carlos Lozano ainsi que les journalistes Màrius Carol (es), Juan José Navarro Arisa et Jordi Busquets appuient aussi ce postulat[154],[51],[50]. Cependant, Amanda Lear a répété dans plusieurs entretiens accordés à des journaux anglais, où serait née cette rumeur, n'être ni Peki d'Oslo, ni Alain Tap(p)[18].

L'artiste hawaïen Bobby Holcomb, ayant côtoyé Lear lorsqu'ils furent tous deux à la cour de Dalí, condamne la tromperie de l’interprète[155].

En 1979 paraît une de ses chansons, dont les paroles ne lèvent pas les ambiguïtés évoquées[156],[157] :

« Les chirurgiens m'ont si bien construite que personne ne peut dire que j'étais autrefois quelqu'un d'autre […] Mon immense secret est le mien[trad 11]. »

— Fabulous (Lover, Love Me) (en)

Michel Nuridsany, dans son livre Dalí, fait état des précisions de Clifford Thurlow (en) et Carlos Lozano qui situent Calle de la Palla dans le Barrio Gótico les représentations barcelonaises du travesti[50],[158]. Le journaliste espagnol Lucas Martín retrace les années Costa del Sol du couple Dalí-Lear dans La Opinión de Málaga (es) en  :

« Lors de ses premières visites sur la Costa del Sol, Amanda, qui répondait alors au surnom artistique de Peki d'Oslo, n'était pas encore devenue une légende. […] La chanteuse était alors tout simplement une artiste de variétés de l'hôtel Pez Espada (es). [Ouvert en 1959, l'hôtel accueille de nombreuses personnalités, notamment des stars du cinéma.][159]. »

Lorsque le biographe de Dalí, Ian Gibson, l'interroge sur son genre à la naissance, Amanda Lear est rapportée s'énerver et essaier — sans succès — de le convaincre. « Elle a toujours nié avec véhémence qu'elle était une transsexuelle alors que c'était un fait bien établi[151],[160] ». Dans son ouvrage Sex, Surrealism, Dali and Me: The Memoirs of Carlos Lozano, le biographe britannique Clifford Thurlow (en) rapporte les propos du peintre catalan la désignant travesti et précisant qu'elle est alors sa préférée « This is my favourite », aux côtés de Pandora et Potassa, qui formaient un trio de garçon-filles [« boy-girls »] au sein de ses courtisans[154]. En , le conférencier, journaliste, producteur musical et ingénieur du son espagnol Julián Ruiz (es) publie un article dans El Mundo où il écrit :

« Les journalistes, amis de Dalí et artistes qui les entouraient ont toujours affirmé qu'Amanda Lear se nommait en réalité Alain Tapp et qu'il était le fils d'un officier de la marine française et d'une mère d'origine vietnamienne moghole. Son patronyme Lear n'est que le fruit d'un mariage de convenance avec un marin écossais. C'est au cours des années cinquante que Salvador Dalí croise son regard pour la première fois dans un night-club parisien, Le Carrousel, où Alain/Amanda se produisait comme travesti sous l'alias Peki D'Oslo […]. Le fait est que Dalí tombe amoureux du travesti et décide de financer l'opération de changement de sexe. Il est prouvé qu'Alain a été opéré au printemps 1963, à Casablanca, par le Dr Georges Burou, qui avait mené des opérations similaires sur des pionniers célèbres tels que Coccinelle et April Ashley[161]. »

Dans la biographie Salvador Dalí: a la conquista de lo irracional de Javier Pérez Andújar (es), ce dernier rapporte que l'auteur Clifford Thurlow a assuré que c'était le peintre qui avait payé l'opération de changement de sexe[162],[trad 12]. Il est à noter sur ce point que le photographe et journaliste italien GiovanBattista Brambilla déclare avoir contacté April Ashley ; celle-ci aurait précisé qu'il y eut « deux opérations à Casablanca : la première en 1963 (avec des résultats désastreux), la deuxième en 1964[31]. ».

De façon similaire, l'hebdomadaire colombien Cromos (es) écrivait déjà, en 1980 :

« Dans les années soixante, un garçon nommé Alain Tap se produisait en qualité de travesti en Italie et en Allemagne, déclamant haut et fort à qui voulait l'entendre : « Je suis le plus grand travesti du monde ». Alain Tap a ensuite procédé à son changement de sexe au cours d'une intervention chirurgicale spécialisée effectuée au Maroc à Casablanca. Cependant, ses seins, ses hanches, ses yeux et son regard sont demeurés strictement inchangés, ce qui fait que nombre de témoins de cette époque peuvent affirmer sans l'ombre d'un doute qu'Alain Tap et Amanda Lear ne font qu'un[47],[trad 13]. »

Dans son autobiographie — intitulée Mémoires de trans[74] — parue en 2006, Antonio Gracia José (es), dit « Pierrot », écrit :

« il est regrettable qu'Amanda Lear persiste à vouloir nier à tout prix son statut de transsexuel/le alors qu'il s'avère pourtant déjà largement confirmé à ce stade. La vérité sur son cas a été initialement révélée dans le livre d'April Ashley — Odyssey — publié en 1982[118]. Dans cet ouvrage, il apparaît que […] le nom [originel] de naissance relatif à la susnommée avait déjà été publié avant son opération […] [Il en résulte que] celle qui se fait désormais appeler Amanda Lear était, à l'origine, un beau jeune homme français prénommé Alain Tap[74],[trad 14]. »

Roberto Rizzo, journaliste au Corriere della Sera, rapporte, en 2002, les propos de Lear, en les commentant comme suit :

« Homme ? femme ? je suis au fond telle/tel que vous me percevez, répond une fois encore évasivement Amanda Lear à une énième question portant sur la véritable nature de son personnage qui, comme l'écrivit le mensuel français Femme, a su ériger les contours d'une trajectoire passant de Dali à Berlusconi en transitant par David Bowie et Bryan Ferry. […] Dût-il s'agir de sa véritable date de naissance — de 1939 à 1950, chaque année s'avérant supposément la bonne — ou de sa transsexualité présumée — s'appelait-elle/il vraiment Alain Maurice Tap ? —, sa vie reste au demeurant une énigme non élucidée : un mystère non résolu, nommé Amanda, relaté à Sene par quelques-uns des proches qui l'ont côtoyée. Parmi ceux-ci, les propos émanant du photographe parisien, Denis Taranto qui, la fréquentant depuis 1970, précise qu'« il n'y a pas qu'une seule et unique Amanda, [mais que, en réalité], il en existe bien d'autres en réserve »[163],[trad 15] »

Carrière

Carrière musicale

Logo de I Am a Photograph, premier album de la chanteuse.
Amanda Lear en 1978.

Du milieu des années 1970 au début des années 1980, elle est alors une chanteuse disco vendant des millions d'albums, principalement en Europe continentale et en Scandinavie[164].

C’est David Bowie qui lui suggère de chanter, lui paye des cours de chant et de danse. Ils tournent ensemble des émissions de télévision, dont The 1980 Floor Show (en) en « un show spécial pour NBC au Marquee Club »[165],[166]. Ce spectacle est gravé sur CD et DVD dès les années 2000[167],[168]. En 1975, son premier enregistrement nommé Star est produit par Bowie[169],[170]. En 1975 toujours et grâce aux frères italiens La Bionda, Amanda Lear sort son premier single en France, La Bagarre[171],[172] qui connait un certain succès en discothèque. Il s'agit d'une adaptation en français de Trouble d’Elvis Presley déjà interprétée par Johnny Hallyday en 1962. Elle sort une reprise en anglais de Trouble en 1976, sur le label anglais Creole records[173]. Peu de temps après, elle signe un contrat avec la maison de disques allemande Ariola Records et commence à travailler avec le producteur et compositeur allemand Anthony Monn[note 5],[171]. La même année la chanteuse obtient son premier tube, Blood and Honey (en)[174],[175],[176].

En 1977 sort son premier album I Am a Photograph[177], dont le titre est une référence à sa carrière de mannequin. Il reste classé dix-sept semaines dans les charts allemands[178] et deux tubes en sont extraits : Tomorrow (en) et surtout Queen of Chinatown (en).

En 1978, le single Follow Me enregistré et produit à Munich par le producteur Anthony Monn devient un tube européen[179]. Trois ans après la parution de son premier titre, Follow Me est le plus grand succès de l'artiste[175]. Cette chanson est celle qui a été remixée le plus souvent (pour elle), avec quatorze versions (sorties dans le commerce, sur des albums, maxi-singles, remixes, maxi-remix, etc.). Il précède la sortie du deuxième album de la chanteuse, Sweet Revenge. L'album est certifié disque d'or en Allemagne et en France[180],[181]. Il est d'ailleurs son unique disque de certification, autant français qu'allemand[182]. La même année, Amanda Lear donne un concert exceptionnel au Palace à Paris.

Encouragée par cet accueil, Amanda Lear sort un troisième album, Never Trust a Pretty Face, porté par le simple Fashion Pack (en). Dans la discographie de la française, cet album se démarque car il entre dans un classement musical sur le marché nord-américain. Le disque fait une percée dans les charts au Canada en atteignant la 20e place du classement des albums disco[183]. La chanteuse joue avec les allégations sur son identité transgenre dans les paroles de certaines de ses chansons telles en 1979 Fabulous (Lover, Love Me) (en), If I was a Boy ou I'm a Mistery (délibérément mal orthographié pour faire référence au mot mister)[184]. La VHS Live in Concert 1979 (en) filmé à Hambourg sort en 1980[185]. Hormis le documentaire érotique Follie di notte (en), il s'agit du seul enregistrement vidéo dans la discographie de la chanteuse[note 6]. Cet enregistrement, dont la moitié est présenté en playback, sera réédité et augmenté en 2008 sur DVD[186].

Son quatrième album, Diamonds for Breakfast, sort en 1980 et rencontre un grand succès dans certains pays tels la Suède, la Norvège, l'Autriche et l'Allemagne.

En 1981, elle a déjà vendu près de vingt millions de disques et souhaite retourner à son premier amour, le rock. À Londres, elle enregistre des maquettes avec Trevor Horn pour un futur album — dont les titres ne seront pas publiés — mais sa maison de disques Ariola n’est pas convaincue et l’oblige à sortir un autre album disco[187]. Intitulé Incognito, il rencontre un succès modéré en Scandinavie et dans sa version espagnole en Amérique du Sud. Il déçoit commercialement. Il s'agit de la dernière collaboration du tandem Lear-Monn ainsi que du dernier véritable succès discographique de la chanteuse[note 7],[188].

En 1982, elle intente une action en justice contre Ariola-Eurodisc afin d'être libérée de son contrat pour différences artistiques. Cette action échoue et elle reste liée avec le label, comme stipulé dans le contrat initial, jusqu'à la fin 1983. Quelques singles et l'album Tam-Tam sortent dans ce délai. La relation entre Lear, Monn et son ancienne maison de disques reste tendue jusqu'au début des années 2000. Amanda Lear continue d’enregistrer des albums dans les années 1980 et 1990 avec plus ou moins de succès. Elle revient en 2001 avec l’album Heart (en). Deux singles en seront extraits : la reprise de Love Boat et I Just Wanna Dance Again, formaté pour les discothèques.

En 2005 sort Forever Glam! (en) une compilation retraçant sa carrière. La même année, le titre Paris by Night (en) entre en 77e position dans les classements russes et en 43e position en Italie[189],[190].

Amanda Lear en 2010.

Amanda Lear est faite chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en 2006[2],[3]. Cette décoration honorifique récompense « les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ».

Le , Amanda Lear est de retour avec son treizième album, intitulé With Love (en), recueil de douze classiques parmi ses préférés tels My Baby Just Cares for Me, Déshabillez-moi, Bambino

Le quatorzième album d'Amanda Lear intitulé Brief Encounters est sorti en Italie en et le quinzième album Brand New Love Affair est sorti le .

Son seizième album, I Don't Like Disco, electro-rock, est disponible le . Elle sort La Bête et la Belle (en) le . Produit par Alain Mendiburu, cet album est enregistré en France. Il inclut pour la première fois depuis 1983 dix titres originaux sans reprise. La vidéo filmée par Fred Gasimov à l'hôtel Meurice est présentée pour la première fois durant l'émission de Laurent Ruquier, le . En , Andy Bell — le chanteur du groupe Erasure — propose une nouvelle production du titre La Bête et la Belle qui se retrouve sur la version « de luxe » de l'album I Don't Like Disco, le , incluant des remixes et deux nouveaux titres.

En , Amanda Lear sort My Happiness, son dix-septième album studio. Enregistré à Paris, il est de nouveau produit par Alain Mendiburu (producteur ou co-producteur d'Amanda Lear depuis 2005), arrangé par Landser et mixé par Gael Brusseleers. Véritable projet Crossover loin de tout accent Dance ou Disco, il intègre des arrangements Pop et Classique avec la présence de musiciens du Secession Orchestra, dirigé par Clément Mao-Takacs ainsi que le pianiste français Gérard Beauchamp qui intervient sur la chanson Heartbreak Hotel. La chanteuse y rend hommage à son idole de toujours Elvis Presley en reprenant les grands tubes du King : Viva Las Vegas, Heartbreak Hotel, It's Now or Never, All Shook Up, (You're the) Devil in Disguise... mais aussi Trouble son tout premier titre déjà une reprise d'Elvis Presley. Il intègre aussi le propre premier titre enregistré par Elvis Presley en 1953 qui donne le nom à l'album My Happiness[191].

Fin 2015 en Italie paraît Mai Piu, un duo avec le chanteur de pop-rock italien Gianluca de Rubertis dans l'album de ce dernier, appelé L'Universo Elegante.

En paraît Let me Entertain You, son dix-huitième album studio, dans lequel elle explore tous les styles de sa discographie, de la disco à la dance, de la pop au slam en passant par les ballades en italien. Le CD comprend en plus de l'album un live d'Amanda Lear, qui interprète son album en intégralité sur scène devant un public, et accompagnée d'un orchestre. Pour la promotion de cet album, elle chante la ballade La Rumeur sur le plateau des émissions C à Vous et Le Grand 8, et la chanson Couleurs sur le plateau d'Amanda Scott sur France 2. En Italie, c'est une autre chanson extraite de l'album, Primo del tu cuore (avec Gianluca de Rubertis), qui sort en single et bénéficie d'un clip vidéo. Plusieurs extraits du live de l'album sont également publiés sur la chaîne Youtube officielle d'Amanda Lear.

En 2016, elle participe à l'enregistrement de l'album Les Funambules, un projet du compositeur Stéphane Corbin lancé en en réaction à La Manif pour tous afin de lutter contre l’homophobie et réunissant plus de 200 auteurs, interprètes, musiciens, arrangeurs, graphistes et photographes bénévoles, dont Annie Cordy, Liliane Montevecchi, Pierre Richard, Jean-Claude Dreyfus, Dave, Virginie Lemoineetc.[192],[193],[194]. Le , elle annonce vouloir mettre fin à sa carrière l'année suivante, en 2017[195]. Catwalk, le deuxième single de son dernier album, se classe dans les charts dance au Royaume-Uni en [196]. En , elle participe avec une dizaine d'autres artistes au deuxième concert Urgence Tchétchénie, organisé au Palace à Paris[197]. Le , plus de 70 célébrités se mobilisent à l'appel de l'association Urgence Homophobie. Lear est l'une d'elles et apparaît dans le clip de la chanson De l'amour[198],[199],[200]. Sa chanson Fashion Pack (en) est éditée en 2019 sur la bande originale du spectacle musical Fashion Freak Show de Jean-Paul Gaultier[201].

Carrière d’animatrice de télévision

Amanda Lear effectue l'essentiel de sa carrière d'animatrice en Italie et en France, mais elle a aussi travaillé à la télévision allemande et apparaît dans des émissions télévisées en Espagne. Outre sa langue maternelle (le français), elle parle couramment l'anglais[202] et l'italien[203].

En Italie

Amanda Lear débute en 1978 en faisant des apparitions dans Stryx (it) aux côtés de Grace Jones (Rumstryx) et du présentateur Tony Renis entre autres. Elle participe à ce programme controversé dans lequel elle interprète un personnage ambigu appelé Sexy Stryx[204]. Silvio Berlusconi l'engage pour présenter en 1982 une émission de télévision sur Canale 5, chaîne qu'il a lancé en 1980. Elle travaille durant plusieurs années en tant qu'animatrice sur les chaînes privées du groupe Mediaset de Berlusconi Canale 5, Italia 1 et Rete 4. Elle présente notamment avec Andrea Giordana W le donne (it) — émission italienne sur laquelle fut calquée la mouture française Cherchez la femme — qui obtient un prix de meilleure émission de variété, Buonasera sur Rete 4 et Il Brutto Anatroccolo, où elle rencontre son ex-fiancé Manuel Casella.

En 2001, elle passe à la Rai, où elle anime notamment Cocktail d'Amore, émission centrée sur les années 1980, et La grande notte sur Rai 2. Après son éviction en tant que présentatrice de l'émission de téléréalité La talpa, elle annonce désirer se consacrer principalement à la peinture.

Elle continue à travailler régulièrement à la télévision italienne : durant les première, deuxième et quatrième saisons (2005 à 2007), elle fait partie du jury de l'émission de danse Ballando con le stelle ; en 2006, elle co-anime une des célèbres soirées de Miss Italie. En 2007 elle fait partie du jury de Miss Italie, prenant part à chaque grande soirée du programme. Elle enchaîne les rôles de juge[150] des émissions The Singing Office, Ciak... si canta! et Si può fare!.

En France
Amanda Lear dans l'émission Les Grosses Têtes (2009).

Amanda Lear tient des rubriques ou fait des apparitions régulières dans différentes émissions, où elle joue un rôle de charmeuse d'hommes. Elle est pensionnaire de L'Académie des neuf en 1984[205], puis sociétaire régulière des Grosses Têtes à la radio des années 1980 à 2014, aux côtés de Philippe Bouvard ; elle est apparue à presque toutes les émissions de la version télévisée de ce programme de divertissement de 1992 à 2014.

En 1986, elle participe au lancement de la chaîne La Cinq, dirigée par Silvio Berlusconi. Le , elle est avec Roger Zabel et Christian Morin l'animatrice qui fait l'ouverture de La Cinq avec Voilà la Cinq[206]. Elle anime alors sur cette même chaîne l'émission Cherchez la femme en duo avec Christian Morin et certaines soirées spéciales.

Elle rejoint TF1 en 1992 où elle présente Rire sur la ville durant la saison 1992/93 en duo avec Christian Morin en prime time ; elle présente ensuite l'émission de charme Méfiez-vous des blondes en seconde partie de soirée, sur TF1, entre 1993 et 1994[207],[208],[209]. Elle se dit fatiguée de son image de spécialiste de sexe véhiculée par l'émission et, d'un commun accord avec TF1, préfère « arrêter la présentation de Méfiez-vous des blondes sur un succès » car elle affiche de belles audiences[210]. Malgré cela, elle enchaîne l'année suivante à la présentation en Allemagne de l'émission érotique Peep! (de)[211].

En 1993-1994, elle est chroniqueuse de l'émission Sacrée Soirée lors de la dernière saison de l'émission : Jean-Pierre Foucault l'a appelée, ainsi que Laurent Baffie et Julien Courbet[212], pour sauver une audience en chute.

Quelques années plus tard, elle participe à la première saison de l'émission quotidienne de Canal+ 20 h 10 pétantes, en 2003-2004. Elle y utilise alors un accessoire fantaisiste : l'« amandomètre ».

Dans sa carrière, elle s'est beaucoup dédiée au phénomène du disco ; elle en a été l'une des reines, en présentant Le grand classement du Disco sur M6, La folle histoire du Disco sur France 3 et The Summer of the 70s sur Arte. Elle est également associée à l'œuvre de Dali et participe par exemple à Dali l'homme qui aimait les muses, un documentaire sur France 5[213] ainsi qu'à Gala, un documentaire de Sílvia Munt sur Gala Dalí en 2003[214].

En Allemagne

Amanda Lear a été la première présentatrice de l'émission érotique Peep! (de) sur RTL 2, du au . Elle a dû reprendre des leçons d'allemand pour pouvoir être au mieux dans son rôle de présentatrice.

Carrière de comédienne

Amanda Lear au festival de Cannes 1990.

Amanda Lear exerce une activité de comédienne principalement en France. Dans une moindre mesure, elle joue dans quelques œuvres italiennes.

Elle commencer en 1968 par interpréter le rôle de Ciap, un habitant de Gamma dans le film d'Henri Lanoë Ne jouez pas avec les Martiens d'après un roman de Michel Labry[215]. Amanda Lear apparaît dans Fun and Games for Everyone de Serge Bard, film noir et blanc tourné en 35 mm en 1968 lors d'un vernissage de l'exposition du peintre minimaliste Olivier Mosset. Il dépeint un va-et-vient incessant de parisiens avec Patrick Bauchau, Salvador Dalí devant les dix toiles de l'exposition, toutes similaires, blanches avec des cercles noirs peints en leur centre[216].

Elle enchaîne l'année suivante dans l'épisode Keiner hörte den Schuß réalisé par Wolfgang Becker (de) de la série allemande Der Kommissar[40].

Une autre œuvre singulière est Follie di notte (en), un documentaire érotique italien réalisé par Joe D'Amato sorti en 1978. Il se compose d'une série de performances burlesques d'Amanda Lear aux quatre coins de la planète comme Las Vegas, Oslo, Tokyo ou au Crazy Horse. Elle anime ces numéros essentiellement musicaux destinés à déshabiller son public sur scène[217].

Avec Riz Ortolani, ils écrivent les titres Your Yellow Pijama et Look at Her Dancing pour le film « giallo » italo-espagnol L'Affaire de la fille au pyjama jaune coécrit et réalisé par Flavio Mogherini, sorti en 1977[218].

En 1998, elle joue dans Bimboland d’Ariel Zeitoun dont elle participe au scénario[219],[220].

Dans les années 2000, elle devient également actrice de doublage et comédienne de théâtre. C'est elle qui prête sa voix à Edna Mode, la styliste des super-héros du film d'animation Les Indestructibles et à Gildas, le majordome, dans le film d'animation Chasseurs de dragons. De 2009 à 2017, elle devient une actrice de théâtre en France, jouant dans quatre pièces à grand succès. En , elle annonce aux médias français et italiens la fin de sa carrière après la fin de sa tournée en . Cette dernière est arrêtée plus tôt : en raison de problème de santé de Lear, les dernières représentations sont annulées fin avril[23].

Après avoir annoncé la fin de sa carrière, elle tourne sous la direction d'Alberto Rizzi dans Si Muore Solo Da Vivi qui dépeint la population de la région de Modène face aux différents tremblements de terre de 2012[221],[222],[223]. Elle joue également devant les caméras de Ruben Alves pour le film Miss. Dans ce long métrage, le personnage principal est Alex, un « petit garçon gracieux de 9 ans qui navigue joyeusement entre les genres » dont le but est de devenir Miss France[224],[225],[226].

Image sulfureuse

Depuis ses débuts, Amanda Lear entretient une image sensuelle de croqueuse d'hommes. En tant que mannequin que la nudité n'effraie pas, elle pose sporadiquement dans des magazines de charme — voire érotique — et en fait la couverture parfois tels mr.[227], Beau[228], Scandal[229], Nova[230], Playboy[231], High Society (en)[232], Playmen[233], Penthouse[234], Albo Blitz (it)[235], Lui[236], Gent (en) et Newlook[237]. Cette propension à la nudité se confirme lorsqu'elle lance sa carrière de chanteuse. En effet, ses premières publications discographiques sont quelquefois illustrées de photos dénudées de l’interprète. Par exemple, concernant I Am a Photograph, les éditions russe[238], espagnole[239], allemande[240] ou encore sa réédition[241], comprennent une double page où elle expose sa nudité. De plus, les versions française[242] ou américaine[243] affichent une couverture moins dénudée mais bien décoltée de sa poitrine. L'édition japonaise de Tomorrow est moins pudique[244]. Cette même photo est imprimée sur les versions allemande[245], grecque[246] ou américaine[247] de Sweet Revenge. Pour L'Affaire de la fille au pyjama jaune, elle coécrit deux chansons. Ce film de genre giallo est à la frontière du cinéma policier et de l'érotisme. Amanda Lear participe en 1978 à l'émission italienne Stryx (it) produite par la Rai, elle y campe le personnage ambigu nommé Sexy Stryx[248]. L'action se déroule dans une caverne méphistophélienne habitée par des sorcières, diables, prêtresses païennes à moitié nues, etc.[249]. La diffusion de Stryx s'arrête prématurément à la suite de conflits internes à la Rai et de nombreux appels téléphoniques de protestation des téléspectateurs. Il lui est reproché son caractère diabolique et l'étalage de la nudité féminine[250],[204]. Par ailleurs, Lear tient le rôle principal du documentaire érotique italien Follie di notte (en). Il suit la chanteuse dans différentes représentations musicales et burlesques[251]. Elle anime ces représentations destinées à déshabiller l'auditoire[217],[252],[186]. Ces numéros sont suivis de scènes sexuelles contenant sadomasochisme, nécrophilie, orgie ainsi que des séquences homosexuelles. Lorsque Lear écrit Le Dalí d'Amanda (en), elle déclare que ces images étaient initialement destinées à un autre film et qu'elle ne savait pas qu'il s'agirait d'un film érotique. Cela l'entraîne dans une longue action judiciaire[253].

Le jeu télévisé italien W le donne (it) et son adaptation en France Cherchez la femme sont tous deux présentés par Lear. Dans ceux-ci, plusieurs candidates tentent de séduire le public en utilisant l'improvisation et le charme sur le plateau, et au cours de caméras cachées[254]. Elle enchaîne à la présentation d'Ars Amanda (it) qui consiste en un talk-show en fin de soirée, filmé sur un lit, où des personnalités lui font des confidences intimes, celle-ci jouant le rôle de prêtresse érotique. Ses invités proviennent de la littérature, tel Aldo Busi, de la politique, tel Vittorio Sgarbi, du sport, tel Walter Zenga ou encore du cinéma érotique telle Serena Grandi[255],[256]. La chanteuse essayera sans succès d'adapter ce concept en France, les chaînes n'en voulant pas. En jouant toujours la spécialiste des plaisirs charnelles, elle est à la tête de l'émission de charme Méfiez-vous des blondes en seconde partie de soirée. En présence d'un invité, les séquences se composent de stripteases, vidéos érotiques amateurs, modèles en sous-vêtements affriolants ou visite de sex shop en caméra cachée[207],[208],[209]. Bien qu'elle entretienne son image de spécialiste de sexe, la présentatrice dit en être lasse[210]. Un an plus tard, Peep! (de) est une nouvelle émission allemande qu'elle présente. Partageant certains aspects avec Méfiez-vous des blondes, cette émission érotique connaît le succès[211],[257],[258]. De 2001 jusqu'au milieu des années 2010, elle enchaîne les relations avec Manuel Casella, Marco Piraccini, Nicolo, Anthony Hornez ou Ricardo Perna. Qualifiés de cougar ou de toyboy par la presse en raison d'une grande différence d'âge, ils entretiennent cette réputation en s'affichant aux premières de pièce de théâtre, à Saint-Tropez ou aux Fashion weeks de Paris[259],[260],[261],[262],[263]. Ses tableaux reflètent également un certain érotisme avec un grand nombre de nus[3],[264],[265]. En 2012, elle sort un single et un clip l'accompagne. La Bête et la Belle (en) est illustré d'une vidéo qualifiée d'érotique par 20 minutes et Charts in France entre autres[266],[267].

Spiritualité

Sa participation à l'émission Dans la lumière entrant dans la programmation du Jour du Seigneur révèle une Amanda Lear qui se définit elle-même comme « croyante et pratiquante », « catholique », priant chaque jour et profondément imprégnée de l'existence d'une après-vie. Cette conviction, qui l'anime depuis fort longtemps, constitue pour elle une forme de tutorat de résilience qui l'a aidée à surmonter nombre d'épreuves majeures — dont la perte de son époux, l'incendie de sa maison et autres dérélictions —, l'empêchant ainsi de sombrer dans les affres d'une interminable dépression avec le possible risque corollaire qui aurait pu en découler et qu'elle désigne par « lâcheté du suicide ». Elle prône en outre une forme d'œcuménisme élargi où chaque religion tiendrait sa place en unissant son objectif prioritaire en une seule et même aspiration bienveillante au lieu, selon elle, d'en arriver à regrettablement combattre tout ce qui, de près ou de loin, se départirait des piliers cardinaux qui en fondent les structures originelles[268].

Discographie

Albums

Albums studio

Notes :

  • Dans l'édition italienne de Diamonds for Breakfast, Insomnia est chantée en italien et l'introduction est déclamée par Alain-Philippe Malagnac. De même pour Ciao, version italienne de When
  • Dans l'édition sud-américaine de Incognito, Égal (en) est chantée en espagnol titrée Igual, ainsi que Berlin Lady qui devient La Dama di Berlin et Nymphomania interprétée en espagnol et en anglais devient Nimfomania
Albums EP'S
Principaux albums compilation
  • 1998 : Back in Your Arms (compilation avec remixes), deux éditions
  • 2000 : Follow Me... Back in My Arms (compilation 2e édition)
  • 2001 : Amanda Lear - I'm a mystery, The whole story, CD double
  • 2005 : Foreverglam! (compilation avec deux inédits)

Singles

Participations

En 1988, le groupe italien CCCP Fedeli alla linea reprend son titre Tomorrow (en) sous le nom Tomorrow (Voulez-vous un rendez-vous). L’interprète pose sa voix sur la chanson ainsi que sur celle de la face B, Inch'Allah - ça va. Elle sort en single et se classe 29e des charts italiens[269],[270],[175].

En 2000, elle participe à l'album Tribute To Giorgio Moroder. Elle interprète une reprise de From Here to Eternity (en). Les intervenants de cette version sont Giorgio Moroder vs. Eric D. Clark (en) feat. Amanda Lear[271]. Il existe quatorze versions remixées par les arrangeurs du moment tels Danny Tenaglia, Rhythm Masters (en), Whirlpool Productions (en) (tous supports confondus, vinyls, CD singles plus ou moins commercialisés)[272]. En 2002, le boys band Get Ready! et Amanda Lear reprennent la chanson Beats of Love qui sort en single et se classe no 48 en Flandre[273],[274].

Le DJ hongrois Sterbinszky (en) publie un remix de Queen of Chinatown (en) en 2005, utilisant un sample, un extrait de l'enregistrement original[275]. La piste Queen of Chinatown par Sterbinszky & Zola feat. Amanda Lear se classe 5e des charts hongrois[276]. Dans le même ordre d'idées, The House Keepers sortaient en 2004 le single Go Down. Celui-est également un remix de Queen of Chinatown utilisant un sample. The House Keepers, équipe de producteurs italiens de House music, classe aussi leur remix dans les charts. Go Down est 26e en Italie, 29e aux Pays-Bas, 4e (tip) en Flandre et 18e du classement Dance belge[277],[278].

Clips

  • Blue Tango - 1977
  • Tomorrow - 1977
  • Tomorrow - 1978
  • Blood and Honey - 1978
  • Comics - 1978
  • Blue Tango - 1978
  • Alligator - 1978
  • Follow Me - 1978
  • These Boots Are Made for Walkin' - 1978
  • Alphabet - 1978
  • The Stud - 1978
  • Queen of Chinatown - 1978
  • I Am a Photograph - 1978
  • Solomon Gundie - 1980
  • Ho Fatto L'Amore Con Me - 1980
  • Solomon Gundie - 1980
  • Egal - 1981
  • Made in France - 1981
  • Red Tape - 1981
  • Hollywood Is Just a Dream - 1982
  • Fashion Pack - 1982
  • Incredibilmente donna - 1982
  • Ho fatto l'amore con me - 1982
  • New York - 1982
  • Blue Tango - 1982
  • Tomorrow - 1982
  • Follow Me - 1983
  • Love Your Body - 1983
  • No Regrets - 1983
  • Assassino - 1984
  • Ritmo Salsa - 1984
  • Hotel Palace - 1985
  • Stato d'allarme - 1985
  • Insomnia - 1985
  • New York - 1985
  • Berlin Lady - 1985
  • I Need a Man - 1985
  • No Credit Card - 1985
  • Women - 1985
  • Les Femmes - 1986
  • Tomorrow (Voulez-vous un rendez-vous) - 1988
  • Thank You - 1988
  • Follow Me - 1993
  • Peep! - 1995
  • I Just Wanna Dance Again - 2002
  • With Love - 2006
  • Someone Else's Eyes - 2009
  • Brand New Love Affair (In the Mix) - 2009
  • Doin' Fine - 2010
  • Chinese Walk - 2011
  • La Bête et la Belle - 2012
  • Suspicious Minds - 2014.
  • Suspicious Minds - 2014
  • What Now My Love (Et maintenant) - 2014
  • "Mai più - 2015
  • The Best Is Yet to Come - 2016
  • Prima del tuo cuore - 2016
  • Catwalk - 2017

Filmographie

Cinéma

Son titre phare Follow Me fait partie de la bande sonore du film Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée, sorti en 2014 et de celle d'Une nouvelle amie de François Ozon également en 2014[281].

Doublage

Télévision

Présentation et participations télé

Théâtre

Amanda Lear aux Molières 2011.

Iconographie et culture populaire

Elle fut la compagne de Brian Jones, le titre Miss Amanda Jones des Rolling Stones dans leur album Between the Buttons en 1967 est une référence à la française[297],[81].

Elle figure sur la pochette de l'album For Your Pleasure, de Roxy Music, en 1973. Amanda Lear a été une des plus célèbres mannequins anglais, de 1966, date de ses débuts, à 1974, où elle décide de se lancer dans la chanson.

Elle a notamment fait la couverture de magazines, tels Beau[228], Le Nouveau Candide[298], Cinémonde[299], Scandal[229], Marie-France, Nova[230], Daily Telegraph, Stern[9], Bravo (de), Playboy[trad 1],[231], La Domenica del Corriere, Veronica (nl), Nieuwe Revu (nl), Il Monello (en), High Society (en)[232], Playmen[233], Penthouse[234], Albo Blitz (it)[235], Skorpio (en), Lui[236], Gent (en) ou encore Newlook[237]. Elle a aussi figuré dans des publicités des années 1960 et au début des années 1970, télévisées, affichées (sur des bus). Elle a été la muse notamment de Paco Rabanne, Mary Quant et Ossie Clark (en). On peut la voir dans une vidéo[82] (25-40 secondes) sur YouTube défiler pour Ossie Clark dans les années 1970. Une autre vidéo la montre défilant pour Jean-Paul Gauthier, lors de son défilé printemps-été 2012.

Le personnage de Patsy Stone de la série télévisée britannique Absolutely Fabulous (1992-2012) a été partiellement inspiré d'Amanda Lear[300],[301].

En 2011, le magazine de mode américain V lui consacre un entretien de six pages intitulée The Ballad of Amanda Lear[302] en la comparant à Madonna et Lady Gaga.

Le groupe italien Baustelle (it) écrit la chanson Amanda Lear (it) en son honneur en 2016[303]. L'année suivante, la première chanson de l'album Klinik Der Praktischen Vernunft du Suédois Deutsch Nepal (en) et de l'Allemande Mama Baer (en) se nomme également Amanda Lear[304].

L'EP A Little Bit of Tammie, et plus particulièrement la chanson Porta Potty Prostitute, de la drag queen et chanteuse américaine Tammie Brown (en) sorti en est inspiré par Amanda Lear[305],[306],[307].

Publications

Notes et références

Notes

  1. Le nom officiel de la ville est Hô-Chi-Minh-Ville. Couramment et usuellement, elle nommée Saïgon qui est par ailleurs son nom officiel jusqu'en 1975.
  2. Le mannequin réside alors dans l'immeuble Nell Gwynn House (en) situé sur la Sloane Avenue (en).
  3. Brian Jones décède le , à l'âge de 27 ans. Le rapport d'autopsie conclut à une « mort par accident ».
  4. Mettant fin à sa période Ziggy Stardust, Bowie reprend l'expression « transvestite from Transexual, Transylvania » de la chanson Sweet Transvestite (en) tirée de la comédie musicale de 1973 The Rocky Horror Show, adaptée en film en 1975 sous le nom The Rocky Horror Picture Show.
  5. Anthony Monn travaille avec Lear, entre autres sur cinq albums, jusqu'en 1981. Cette période marque les plus grands succès de la chanteuse.
  6. Follie di notte ne fait pas partie de la discographie officielle d'Amanda Lear.
  7. Par après, Anthony Monn produira avec succès dans les pays germanophones le chanteur Fancy et le groupe Saragossa Band (en).

Références

  1. a b c et d (en) England and Wales Marriage Registration Index (en), vol. 5A, t. 4, Chelsea, London, General Register Office, Southport, England, (lire en ligne), p. 1452
    Nota bene: l'accès au détail contextuel de cette page — dont un extrait partiel de la copie figure ci-dessous — est implicitement subordonné à une inscription préalable au site web géré par FamilySearch.
    « Name: Amanda Tap; Event Type: Marriage Registration; Event Place: Chelsea, London, England; Registration District: Chelsea; County: London; Registration Year: 1965; Registration Quarter: Oct-Nov-Dec; Page: 1452; Affiliate Line Number: 167; Volume: 5A; Spouse Name (available after 1911): Lear; Possible Spouse: Morgan P Lear. »
  2. a b c d e et f Renaud Donnedieu de Vabres, Arrêté portant promotion ou nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres, ministère de la Culture et de la Communication, République française, (lire en ligne)
    « Mme Amanda Tapp dite Amanda Lear, chanteuse, animatrice, artiste-peintre »
  3. a b et c Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, Discours de remise des insignes de Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres à Amanda Lear, (lire en ligne), « Amanda Lear »
  4. a b et c « Amanda Lear (14 min) + Stéphane Bern (6 min) : interview (avril 2019) », 20 h 30 le dimanche, France 2,‎ (lire en ligne [vidéo]) [lien vidéo alternatif]
    « Sur le passeport, il y a quelle nationalité ? Je suis anglaise, britannique. C'est très préoccupant, le Brexit ; j'ai beaucoup d'amis qui sont dans le même cas, des amis anglais qui vivent en France. Bon, on est français. J’ai épousé un Français, un garçon français, donc je suis devenue française avec lui. Vivant en France depuis tout ce temps-là, ce serait bizarre, brusquement, de se sentir étrangère dans ce pays. »
  5. (en) Colin Larkin (éditeur scientifique), The Guinness who's who of seventies music, Enfield, Guinness Publishing, coll. « Guinness who's who of popular music series », (réimpr. 1994 in coll. « The Guinness encyclopedia of popular music »), 457 p. (ISBN 0851127274 et 9780851127279, OCLC 59889969, notice BnF no FRBNF37502565, lire en ligne), « Amanda Lear », p. 228
    « b. Amanda Tapp, 1941. This tall, blonde jet-setter of Russian descent performed in burlesque as 'Peki d'Oslo' in her teens prior to a short marriage to Alain-Philippe Malagnac, a French record producer. »
  6. « Amanda Lear est née le 18 novembre 1950 au Vietnam, d’un père anglais qui servait dans la marine et d’une mère d’origine asiatique » ; « Amanda Lear was born in Vietnam in 1950 from an English marine officer and an Asian mother », site internet officiel amandalear.com [1] (consulté le 20 mai 2019)
  7. Le Figaro Magazine, Le Figaro (no 329 à 333), (lire en ligne), p. 92
    « Après avoir entretenu le doute, elle fait des procès, et elle les gagne, à qui insinue qu'elle n'est pas, comme elle l'affirme, le fruit de la liaison amoureuse d'un marin de la Royal Navy et d'une réfugiée russe. Tenez vous bien, nous entrons-là dans les coulisses du scandale, des ragots de palaces et des folies divines. Mme Amanda n'a pas eu la vie de Mme Tout-le-Monde, ni même de Mme Sans-Gêne. Celle qui enchante les soirées des Italiens depuis quatre ans à la sauce Berlusconi, dans son show « Primatissima » ou « Vive les femmes », et qu'il a bien voulu exporter, est connue de tous les temples de luxe, de la soie et des douceurs. »
  8. « Elle est née par hasard à Hong-Kong d'un père marin et d'une mère qui, très vite divorcée, l'a élevée à Nice », Paris Match (1987) [2] - ce qu’elle confirme dans « Confessions orbitales » sur Europe 1 le 8 mars 2003, ajoutant tenir ses yeux de sa mère asiatique
  9. a b et c Patrick Renard, « Amanda Lear », Jukebox magazine « travestie », no 318,‎ , p. 28 (résumé, lire en ligne [PDF])
    « Amanda Lear, née Tapp le 18 juin 1939 (et non le 18 novembre 1946 comme elle l’affirme) à Saïgon, est l’enfant d’un père officier français d’origine britannique et d’une mère russo-asiatique. »
  10. a et b Anne-Claire Duchossoy, « Amanda Lear, chant, Angleterre (« Chose étonnante, il plane beaucoup de doutes sur la naissance d’Amanda Lear. A-t-elle vu le jour un 18 novembre ou un 18 juin ? Etait-ce en 1939, 1941, 1946, 1948 ou 1950 ? Une seule chose est presque sûre : c’était à Saïgon ou à Hong-Kong. Son père français d’origine britannique est officier dans l’armée française et sa mère est une russo-asiatique. ») », Première, Music Story « Biographie »,‎ (lire en ligne)
  11. « Ma mère n’est pas chinoise, mon père n’est pas un officier britannique, il était un marin, un matelot ; ma mère n’était pas chinoise, elle était russe ; je n’ai plus de famille, mes parents sont morts ; à 18 ans je n’étais pas un modèle, j’étais à l’école » (émission 3 nach 9 [3] du 30 mai 1976)
  12. « Le Divan d'Henry Chapier, la 1ère émission avec Amanda Lear | Archive INA » (consulté le 1er août 2019)
  13. a b et c RAI 1988
    « Io sono nata nel 46 » (je suis née en 1946),
    cf. minutage 06:31 [vidéo] → [écouter en ligne]
  14. a b c et d RAI 1988
    « Non sono nata à Saïgon, sono nata à Hong Kong » (je ne suis pas née à Saïgon mais à Hong Kong), cf. minutage 06:02 [vidéo] → [écouter en ligne]
  15. y chantant<refnec>, entre autres, Peep et I Miss You
  16. « Le cap du demi-siècle », sur Le Soir, (consulté le 15 décembre 2018)
  17. Éric Dahan, « Drôle de dame », Libération,‎ (lire en ligne)
    « […] elle fouille à nouveau dans son sac à main et abat sur la table du Murat, où on l’a retrouvée à l’heure du déjeuner, sa carte nationale d’identité française, comme d’autres un flush royal. On lit : Amanda Lear, née le 18 novembre 1950 à Saïgon. Taille : 1,76 m. »
  18. a b et c (en) Christa D'Souza, « 'Why would I want to kill my husband?' », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
    « So, she was not born Alain Tapp? "No." And she never went by the stage name Peki D'Oslo? "I have said many times that Peki D'Oslo is not me," says Lear, unflinchingly. "Check your dates, they don't match". I have read that the intelligent and highly entertaining Lear was born in Saigon, but today she tells me she was born in Hong Kong, the daughter of a British naval officer and a French oriental woman - "which is why I have these cheek bones" - who brought her up somewhere in the South of France. As for when, who knows? She suggests I write down her age as somewhere in "the early fifties". By my calculations, she is nearer 60, but whatever the case, she did at some point move to Paris, where she studied at the Ecole des Beaux-arts and then began a career in modelling that brought her to London." »
  19. a et b Thierry Ardisson, « Qui est Amanda Lear ? », Tout le monde en parle, Ina Talk Shows, Archive INA « Tout le monde en parle avec Amanda Lear, Jean d'Ormesson, Titoff »,‎ (résumé, lire en ligne [vidéo])
  20. « Amanda Lear dans Les Indestructibles, montrant sa carte nationale d’identité française », C'est pas trop tôt !, M6,‎ (lire en ligne [vidéo])
  21. « Naissance, en ce qui me concerne, à Hong Kong, d'une mère d'origine chinoise, très pieuse, et d'un père anglais, membre archidiscipliné de la marine de Sa Gracieuse Majesté » (Amanda Lear, Je ne suis pas du tout celle que vous croyez, 2009)
  22. (it) « Le confessioni di Amanda Lear! », sur Canale 5, (consulté le 15 décembre 2018)
  23. a et b Guillaume Lecaplain, « Amanda Lear : rien n'est vrai tout est permis », sur Libération, (consulté le 5 décembre 2018)
  24. a et b Ina Talk Shows, « Amanda Lear sur le divan d'Henry Chapier - Le Divan, 4 avril 1987 | Archive INA », (consulté le 26 novembre 2018)
  25. Kahn, Fogiel et Lear 2018, cf. minutage 16:45 à 17:01 → [écouter en ligne]
    Marc-Olivier Fogiel lit l'information figurant sur le site Web de l'invitée : « On va repartir dans le passé puisque, vous l'écrivez vous-même sur votre site internet, il y a une autobiographie « officielle », lapidaire : Amanda Lear est née le 18 novembre 1950, écrivez-vous, au Viêt Nam, d'un père anglais qui servait dans la marine, et d'une mère d'origine asiatique. Ses parents se sont séparés et la petite Amanda a vécu tantôt avec sa famille anglaise à Londres, tantôt avec sa maman en France. »
  26. Amanda Lear, Délires, 2018
  27. « Mais quel âge peut bien avoir Amanda Lear ? », Télé Loisirs, Gennevilliers, Prisma Média (G+J Network),‎ (lire en ligne)
    « La comédienne et chanteuse entretient le mystère sur son âge. Personne n'est capable de dire précisément en quelle année Amanda Lear est née. Mais pourquoi ? »
  28. Isabelle Aithnard, « Amanda Lear triomphe dans Divina : “On ne peut pas être en bonne santé si on ne rit pas !”. », L'Express « Femme qui rit » « Les talents de l'humour au féminin »,‎
    « Il faudra attendre que je meure pour savoir l'âge que j'ai ! »
  29. Journal Disco numéro 4, publié en 1979, édité par Berengaria Éditions et Drei Sterne Verlagsanstalt, page 40 chapitre AGE.
  30. a et b Rochebin, Lear et RTS Info 2012 → [écouter en ligne]
    À partir du minutage 21:30, Amanda Lear récuse l’âge qu’on lui prête sur Internet, notamment sur Wikipédia.
  31. a b c d e et f (it) GiovanBattista Brambilla (it), « Il caso Amanda », Pride (magazine) (it), no 110,‎ , pp. 48-49 (lire en ligne)
  32. a et b « Notice d'autorité personne », BnF : Bibliothèque nationale de France — catalogue général « Lear, Amanda (1941-....) pseudonyme forme internationale » « Notice no  : FRBNF13896436 »,‎ (lire en ligne)
    « Naissance : 1941, Hong Kong »
  33. (en) « Lear, Amanda, 1941-.... », VIAF: Virtual International Authority File,‎ 2010-2012 oclc (lire en ligne)
  34. Lear, Amanda (1941-....), IdRef, le référentiel des autorités Sudoc, identifiant no 028303245 (lire en ligne)
  35. (de) GEMA : Gesellschaft für musikalische Aufführungs - und mechanische Vervielfältigungsrechte, « Neuaufnahmen », GEMA Nachrichen « Geburtstage unserer Mitglieder », no 170,‎ (lire en ligne)
    Cf. la rubrique « Geburtstage unserer Mitglieder » (anniversaire de nos membres), alinéa intitulé 65 Jahre (65 ans) : « Amanda Lear (18.11.1939) »
  36. (en) « Amanda Lear - Born 18 November 1939 », sur BBC Music (consulté le 23 janvier 2019)
  37. (en) « Amanda Lear », sur Last.fm (consulté le 23 janvier 2019)
  38. (de) « Amanda Lear - französische Popsängerin und Moderatorin », sur Munzinger Pop (consulté le 23 janvier 2019)
  39. a b et c « Lear, Amanda », Katalog der Deutschen Nationalbibliothek, Leipzig, Frankfurt am Main, Deutsche Nationalbibliothek,‎ (lire en ligne)
    « Andere Namen : Tapp, Alain (Angebl. Name) / Tapp, Amanda (Wirklicher Name) / Zeit : Lebensdaten: 1946 - (Geburtsjahr auch 1941 u. 1939) / Weitere Angaben : Franz. Popsängerin, Modell u. später Malerin, geb. in Hong Kong, Freundin v. Salvador Dalí, angebl. transsexuell » / Sources : Lex. Rockmusik; LoC-NA; DMA: LCAuth; PND; All mus. guide (Internet)
  40. a b c et d (en) « Amanda Lear », IMDb, Internet Movie Database,‎ (lire en ligne)
    « Born: Alain Tapp, June 18, 1939 in Saigon, French Cochinchina. »
  41. a b c et d Les Gens du cinéma, Nom réel : Alain Maurice Louis René TAP, Naissance : 18 juin 1939, Saïgon, Extrait de naissance n° (COL) SAIGON.1939.MUN..00242 reçu du Ministère des Affaires étrangères (l’acte intégral librement communicable mentionnant pour la filiation : fils d'André Tap, sergent dans l'infanterie coloniale française, et Valentine Rivera)
  42. a b c d e et f (it) Il «detto Amanda», voce travestita [« Celui qui se fait appeler Amanda » : une voix de travesti »], vol. 29 : Il Borghese (it) (no 1 à 12), (lire en ligne), p. 514
  43. a b c d et e (it) G. M., « Amanda-show dopo mezzanotte » [« Le show d'Amanda après minuit »], Lo Specchio (it), Milano « Confidenze », no 41,‎ 8 octobre 1961, anno iv, p. 29 (résumé, lire en ligne [JPG])
  44. (it) « Parla Amanda Lear: “Quanti rimpianti”. Ecco la sua vera storia », sur dilei.it, (consulté le 16 juillet 2019)
  45. a b c et d Marcel Duchamp, Marcel Duchamp & [et] Salvador Dalí, Paris (Baby), Bordeaux, association pour l'étude de Marcel Duchamp, coll. « Etant donné : [revue de l'association pour l'étude de Marcel Duchamp] » (no 5), , 191 p. (OCLC 718104990, notice BnF no FRBNF36951668, lire en ligne), p. 18
    « Amanda Lear est né Alain Tap vers 1939 (1946 selon d'autres sources), de parents franco-asiatiques. Après avoir subi une opération de changement de sexe au début des années 60, elle adopta le nom de Peki d'Oslo, sous lequel elle se produisit dans des clubs de travestis dans toute l'Europe, dont Le Carrousel à Paris. »
  46. (cs) Jeffrey A. Buehler (trad. Přeložil Vladan Šír), « Jsem Fotografie », Divus, Praha,‎ (lire en ligne)
    « Vystopoval život Amandy do doby před změnou jejího pohlaví, kdy koncem 50. let působila v Le Carrousel v Paříži, snad nejznámějším transvestitském klubu na světě. Tehdy se jmenovala Alain Tap a vystupovala pod uměleckým jménem Peki d'Oslo. »
  47. a b c et d (es) Cromos (es), Bogota, Colombie (no 3251 à 3258), (ISSN 0011-1708, OCLC 7682578, présentation en ligne)[trad 13]
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    « Yet the story that Meades heard, and which followed Lear around London, is that two years earlier Dali had paid for her sex-change operation, which was carried out in Casablanca by Dr Bourou, who was at the cutting edge of transgender surgery. …
    April Ashley, the transsexual who had once been George Jamieson, a Liverpudlian seaman, has long claimed she worked with Lear in the Fifties at Le Carrousel, a transvestite revue in Paris. In her book, April Ashley's Odyssey, she recalls a man named Alain Tapp, whose stage-name was Peki d'Oslo, later to become Amanda Lear. According to Ashley, Dalí met Peki at Le Carrousel in 1959.
     »
  50. a b et c Michel Nuridsany, Dalí, Paris, Groupe Flammarion, , 471 p. (ISBN 2080682229, lire en ligne), p. 430
  51. a et b Màrius Carol, Juan José Navarro Arisa et Jordi Busquets, Le dernier Dali, Paris, Lieu commun, , 239 p. (ISBN 2867050715)
  52. a b et c (de) Ian Gibson, Salvador Dali. Die Biographie, Stuttgart, Deutsche Verlags-Anstalt, , chap. 14 (« Amanda Lear und andere Extravaganzen »), p. 552
    « (Standesamt von Chelsea) : „Amanda Tap“ Tochter von « André Tap, Hauptmann der französischen Armee im Ruhestand. »
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    « Variants : Drapeau des États-Unis Lir, Amanda »
  54. Lemoine, Lapix et C à vous 2016
    À partir du minutage 10:31 → [écouter en ligne], Amanda Lear affirme que si un jour elle devait se voir élue « présidente [de la France] », elle ferait aussitôt « interdire Wikipédia », sous-entendant implicitement que toutes les indications de date et lieu de naissance figurant dans l'article qui lui y est consacré sont erronées.
  55. AFP, « Amanda Lear : "brouiller les pistes, la base pour se rendre intéressant" », sur La Croix, (consulté le 17 décembre 2018)
  56. Stacie Arena, « Amanda Lear explique pourquoi elle ne veut pas donner son vrai âge », sur Femme actuelle, (consulté le 25 janvier 2019)
  57. Olivier Rajchman, « Interview. Amanda Lear : “En amour comme avec le reste, je me lasse très vite” », sur Télé Star, (consulté le 8 décembre 2018)
  58. réitérant son propos de 1979 [4] : « Je m’appelle Amanda Lear, depuis toujours »
  59. Le mariage auquel elle fait référence a eu lieu à Las Vegas. Cette union avec Alain-Philippe Malagnac est non reconnue juridiquement en France
  60. a et b Dans l'acte de naissance de Malagnac n'est mentionné aucun mariage.
  61. a et b Registre des naissances du 14e arrondissement de Paris, 1951. L'acte de décès d'Alain-Philippe Malagnac est également consultable en mairie.
  62. Christophe Loubes, « Bordeaux : Amanda Lear, invitée d’honneur du Fifib, l’occasion de parler de films que j’aime », Sud Ouest,‎ (lire en ligne) Accès payant
  63. « Elle n'a aucun souvenir du Vietnam qu'elle a quitté très jeune pour la France » (L'Europe des artistes, page 152, Christian Soleil, 2017)
  64. (en) Georges-Claude Guilbert, Gay Icons: The (Mostly) Female Entertainers Gay Men Love, Jefferson, North Carolina, McFarland & Company, Inc., (LCCN 2018019336), p. 101
    « Most biographers believe she was born in 1939, whatever she might declare to the contrary. Linguists observe that she has a French accent when she speaks (and sings) in English. »
  65. « Salvador Dalí : la parenthèse Amanda Lear » (consulté le 13 août 2016)
  66. a et b (de) Linde Salber, Salvador Dalí, Reinbek, Rowohlt, , 158 p. (ISBN 9783499505799)
  67. Marc Fourny, « Amanda Lear : son ménage à trois avec Dalí et Gala », (consulté le 13 août 2016)
  68. Amanda Lear, Mon Dali, Michel Lafon, rééd. 2004.
  69. a b et c Élisabeth Quin, Bel de nuit, Gérald Nanty, Paris, Éditions Grasset, , 311 p. (ISBN 978-2246693413)
  70. « Michel LAFON - Mon Dali, Amanda Lear », sur www.michel-lafon.fr (consulté le 20 octobre 2019)
  71. a et b Index trimestriel officiel britannique de l'état civil de l'Angleterre et du pays de Galles (4e trimestre 1965)
  72. a et b [ANC-05/1965M4-L-0513.jpg] (en) Page numérisée de l’Index trimestriel officiel britannique de l'état civil de l'Angleterre et du pays de Galles, 4e trimestre 1965, pour accéder au fichier, une fois sur la page, il suffit de cliquer sur l'icône View the original (lire en ligne)
  73. Le Dalí d'Amanda (en), Éditions Favre, (lire en ligne), p. 7 et 76
    « Afin de payer mes cours de dessin et le loyer de mon petit appartement de la Sloane Avenue, à Chelsea, […] Alexis passa quelque temps chez moi, Sloane Avenue. »
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  77. Selon des propos recueillis par Jacques Colin en 1979, publiés dans Philippe Paringaux, « Mort d'un Stone », Rock & Folk, Spécial Hors-série, no 1H, « 1966-1990 Nos années Stones », 1990, p. 32.
  78. La chanson Miss Amanda Jones de l'album Between the Buttons (1967) serait une allusion ironique à cette liaison : « Il paraîtrait que cette Miss Amanda Jones n'est autre qu'Amanda Lear qui en effet traînait avec Brian. », Frédéric Lecomte Esq., « Rolling Stones 63/90 Le Chemin des pierres », Musicien, Hors-série, no 2H, « Spécial Rolling Stones », 1990, p. 17.
  79. « DU 04 AU 08 AOÛT 2008 À 20H15 : SAUVAGES SEVENTIES - Amanda Lear », sur Arte, (consulté le 5 décembre 2018)
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  93. « To my mind, Amanda Lear was much more interesting. Introduced to David by Bryan Ferry of Roxy Music (that’s her on the first Roxy Music Album cover), she was really fascinating. I had her pegged as a genuine hermaphrodite, rather than the sex-change everyone said she was; she was exceptionally beautiful, in a particularly delicate, feminine way you don't see in straightforward sex-changes. Amanda was mysterious and elusive – part Vietnamese and part European, I believe, but that’s all I can say with any degree of authority whatsoever – and she was a hot stuff as a singer and performer. She too was David’s mistress » (Backstage Passes: Life on the Wild Side with David Bowie, p. 199, Angela Bowie, Patrick Carr - 2000)
  94. « Quand David Bowie fréquentait Amanda Lear », sur Le Point, (consulté le 1er décembre 2018)
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  98. Fabien Bonnieux, « Amanda Lear : "J'ai envie d'être actrice permanente à Avignon" », sur foreveramandalear, (consulté le 20 novembre 2019)
  99. Fabien Bonnieux, « Amanda Lear : "J'ai envie d'être actrice permanente à Avignon" », sur La Provence, (consulté le 20 novembre 2019)
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  108. Charline Vanhoenacker, « Arte Une série où même Samantha Fox devient pertinente quand elle explique l'évolution des mœurs : La société éclairée par le sexe dans la pop », sur Le Soir, (consulté le 17 décembre 2018)
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    « Esclusivo: sconcertante rivelazione del pittore spagnolo sul misterioso passato della diva sexy. »
    [« Exclusif : révélations déconcertantes du peintre espagnol sur le passé de la diva »].
  111. a et b (en) Key notes : musical life in the Netherlands (périodique), Amsterdam, Donemus Publishing BV (en)documentatiecentrum nederlandse muziek (nl) (no 9 à 14), , Gelegentl. Beilagen: Schallfolien, Compact-Discs (ISSN 0166-0020, OCLC 3236657, lire en ligne), p. 38[trad 1]
  112. (de) & (en) « Entretien d'Amanda Lear par Carmen Thomas (de) de la NDR Fernsehen lors du talk-show intitulé 3 nach 9 (de) », NDR Fernsehen,‎ (écouter en ligne) [vidéo] [lien vidéo alternatif]
    Cf. à partir du minutage 02:07
  113. « Dommage ! Elle n'est pas mâle… », sur Ça c'est Paris, (consulté le 23 avril 2019)
  114. « Dommage ! Elle n'est pas mâle… », sur Ça c'est Paris, (consulté le 23 avril 2019)
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  117. (it) Mara Venier, « Amanda Lear confessa in tv: "Ho detto che ero un uomo, non sapevo cantare e mi serviva pubblicità" », Domenica in, Rai 1,‎ (lire en ligne [vidéo]) [lien alternatif sur YouTube]
    « 3 dicembre 2018 : Amanda Lear confessa in tv: “Ho detto che ero un uomo, non sapevo cantare e mi serviva pubblicità”. Spumeggiante, ironica e divertente, la cantante ed ex modella, ospite a Domenica in con Mara Venier, ha chiarito il mistero sulla sua ambiguità sessuale: “Mi ha aiutato tantissimo perché si parlava solo di me. Ho fatto tutto io, per provocazione. Non avevo voce, non sapevo cantare, qualcosa dovevo fare”. »
  118. a b c et d (en) Duncan Fallowell et April Ashley, April Ashley's Odyssey, London, Jonathan Cape, , 287 p. (ISBN 0224018493 et 9780224018494, OCLC 9491739, LCCN 82145047, lire en ligne), p. 69
    « Towards the end of my stretch at Le Carrousel I became chums with a new member of the troupe, Peki d'Oslo, otherwise Alain Tapp, later Amanda Lear. »
  119. a b c et d (en) « "Let's meet Peki » [img], photo de Peki d'Oslo
    « Our girl in the centerfold is Peki d'Oslo, pert and sweet and from France. You may wonder about her nom de plume D'Oslo. "Simply this," says Peki is her delectable French accent, "my pappa is from Oslo". As for Peki's credits … she worked as a fashion as well as a photographer's model. Later on, she did the striptease at … Le Crazy Horse Saloon »
  120. L'action du film tourne autour de la relation d'un officier américain et d'une danseuse nippone.
  121. (de) Evelyn Künneke, Sing Evelyn, sing. Revue eines Lebens, Hambourg, Hoffmann und Campe, (ISBN 3-455-04028-4), p. 228-231.
  122. Herbert Tobias (auteur de la photo), Photo artistique de la future Amanda Lear, Berlin, , photo prise à Berlin par le photographe Herbert Tobias en 1960 (lire en ligne [img])
  123. (de) Annette Frick, « Leicht mus man sein, fliegen muss man können [« Il faut être léger pour voler »] », Berlinale 2011 « Lightfly »,‎ , p. 217 (lire en ligne [PDF])
    Cf. Herbert Tobias : « Aujourd’hui, ses portraits de Hildegard Knef, Andreas Baader, Klaus Kinski ou Amanda Lear font partie des classiques du genre. »
  124. Romy Haag, 1999 : Eine Frau und mehr, Quadriga. (ISBN 3-88679-328-1), page 206.
  125. a et b Peggy Guex, Peki d'Oslo : étrange coïncidence jamais révélée jusqu'ici, Diane et le sexe des anges, (lire en ligne)
  126. Coccinelle, Coccinelle par Coccinelle, Ed. Filipacchi,
    [image][photo de Coccinelle et Peki d'Oslo]
  127. Delphine Peras, « Jean-Pierre de Lucovich, gentleman chroniqueur », sur L'Express, (consulté le 17 décembre 2018)
  128. Bertrand de Saint Vincent, « Jean-Pierre de Lucovich raconte les «people» du siècle passé », sur Le Figaro, (consulté le 17 décembre 2018)
  129. (nl) Linda Asselbergs et Corinne van Tongerloo, Casablanca voorbij : het bewogen verhaal van transgenderpionier Corinne, Anvers, Uitgeverij Kartonnen Dozen, , 197 p. (ISBN 9789490952259 et 9490952257, OCLC 1016851419)
  130. (nl) « Voorpublicatie: deze vrouwen effenden in de jaren vijftig het pad voor transgenders », sur Knack, (consulté le 15 décembre 2018)
  131. a et b (en) April Ashley - Portrait of a Lady - Video Slideshow, Museum of Liverpool, cf. minutage vidéo allant de 08:32 à 08:55 (lire en ligne [vidéo])
  132. (en) April Ashley et Douglas Thompson, The First Lady : I was a Vogue model and a national celebrity but I was living with a secret that was to shake the world, Londres, John Blake Publishing Ltd, , 382 p. (ISBN 1-84454-231-9)
  133. « April Ashley’s Odyssey », (consulté le 20 mai 2019)
  134. a b et c (en) George Glenton, « Peki felt naked without a mink : Stripper Peki d’Oslo—the friend who stole from her was jailed yesterday » [« Peki s’est sentie dénudée sans son étole de vison — Peki D’Oslo : l’ami qui l’avait spoliée s’est retrouvé hier sous les verrous »], The Daily Mirror, Trinity Mirror. Digitised by Findmypast (en)Newspaper Archive Limited (en) « Eric ’Strikes »,‎ , pp. 4-5 (présentation en ligne, lire en ligne [Accès payant])
    Traduction du texte : « Peki D’Oslo, strip-teaseuse, évoque la nuit d’hier quand elle a découvert que sa chambre d’hôtel avait été mise à sac pendant ses heures de travail. Le voleur lui a dérobé son étole de vison, 200 livres sterling en espèces, un coffret à bijoux, une radio, son passeport français ainsi qu’un couteau de poche. « Je me suis sentie complètement dévêtue en me retrouvant ainsi dépossédée de mes effets personnels et encore plus dénudée sans mon étole de vison », nous a confié, hier, Mlle D’Oslo, après que le malfrat eut été emprisonné à London Sessions. Il s’agit de l’un de ses amis, Leigh Leslie Davies, âgé de 20 ans et habitant de Chelsea à Glebe Place (en). Celui-ci a été astreint à une peine de prison s’étalant sur une durée de quinze mois au chef d'inculpation de vol par effraction dans la chambre d’hôtel de la préposée située à l’hôtel Leinster Towers de Bayswater. John Scott-Lewis, 21 ans, habitant à la même adresse, est également resté en détention pendant un mois après avoir plaidé coupable d’avoir réceptionné une partie des biens volés en sus d'argent liquide. Mlle D’Oslo, dont le vrai nom est Amanda Tapp, a déclaré par la suite que Davies l’avait partiellement dédommagée en lui signant un chèque d’une valeur de 400 £ à titre compensatoire[trad 6]. »
  135. Le Parisien libéré (édition de Paris), Musée de la presse : les archives de la presse, journ@aux-collection.com (no 7067), , cf. fiche n° 1068482 (présentation en ligne, lire en ligne)
    « Drogue : Peki d'Oslo, mannequin français, 27 ans, arrêtée à Londres pour trafic ; elle et son réseau ravitaillaient les Rolling Stones. »
  136. Article reproduit en ligne [5]
  137. (en) Topham Picturepoint, Fichier n° 0002981 (crimes, drugs), Great Britain GBR, topfoto.co.uk, 20 mai 1967 (mise en ligne le 10 octobre 1998, mise à jour le 1er décembre 2011), Colour space B/W. Uncompressed size 2.35 MB. Dimensions (pixels) 1417 x 1738. Dimensions 12.00 x 14.72 cm / 4.72 x 5.79 inch. Resolution 118.11 ppc / 300.00 ppi (présentation en ligne)
    « Model “Peki d'Oslo”, 27, on her way to Marlborough Street Court (en) to face charges—under her real name of Amanda Lear—for possession of dangerous drugs. With her were John Crittle (right) who owned the boutique in Chelsea's Kings Road where she was found and arrested, and Brian Palastanga. 20th May 1967. »
  138. (en) « John Crittle: The Dandy Larrikin in London », sur rockpopfashion.com, (consulté le 1er décembre 2018)
  139. Éric Dahan, « Drôle de dame », sur Libération, (consulté le 1er décembre 2018)
  140. article numérisé en ligne : [6]
  141. Article numérisé en ligne : [7]
  142. (it) Simone Vazzana, La Stampa, I 70 anni (ma anche no) di Amanda Lear, storia di un mistero, (présentation en ligne)[trad 10]
  143. article numérisé en ligne : [8]
  144. a et b Kahn, Fogiel et Lear 2018, cf. minutage 04:30 à 04:37 → [écouter en ligne]
    Lors de cette brève séquence, deux photos contiguës de la dénommée « Peki d'Oslo[119] » défilent sans qu'Amanda Lear n'exprime quelque démenti.
  145. « Elle vous a pas dit qu'elle aimait le petit salé aux lentilles parce qu'elle avait fait le service militaire ? Régine poursuit et confirme : Un jour je lui avais dit "Il y a du petit salé aux lentilles". Elle m'avait répondu : "Chouette ça me rappellera mon service militaire !". Moi je l'ai connue en garçon. Elle chantait dans les petits bistrots. C'est un personnage. Elle est très sympathique. Je ne la vois pas en ce moment parce qu'on n'a pas les mêmes vies. Mais elle retombe toujours sur ses pieds. Elle est très marrante. De la période avec Dali, j'ai des photos formidables. Elle est très intelligente. Très cultivée". », Telestar - 11 décembre 2015 [9]
  146. « Régine se confie : "J'ai connu Amanda Lear en garçon" ! », Public,‎ (lire en ligne)
  147. « Amanda Lear a-t-elle vraiment été un homme ? Régine lève le doute ! », Femme actuelle,‎ (lire en ligne)
  148. « Amanda Lear : un homme ? Elle répond à Régine ! », Public,‎ (lire en ligne)
  149. Marianne Lesdos, « Amanda Lear transsexuelle: Régine relance la rumeur », sur Gala, (consulté le 17 décembre 2018)
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  151. a et b Gibson 1997
  152. Article de 1978 numérisé en ligne : [10]
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  155. Bruno Saura, Dorothy Levy, Bobby, l’enchanteur du Pacifique, Au vent des îles, coll. « Culture océanienne », , 375 p. (ISBN 2367341753, EAN 9782367341750, lire en ligne), p. 57
    « Car Amanda Lear et Bobby ne s’appréciaient guère, comme Bobby le racontait occasionnellement. Il reprochait au célèbre mannequin de tricher sur son identité. C’est un fait que la date, le lieu de naissance, la nationalité d’origine, et même le sexe d’Amanda Lear n’ont jamais cessé d’alimenter les rumeurs. Pourtant, à la cour de Dalí, l’identité réelle d’Amanda Lear importait-elle vraiment, en ces lieux où la tromperie et l’artifice avaient été élevés au rang de vertus suprêmes ? »
  156. (de) « Amanda Lear - Fabulous Lover, Love Me », offiziellecharts.de,‎ (lire en ligne)
    Fabulous Lover, Love Me se classe dans les charts allemands.
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Traductions

  1. a b c et d (en) « Amanda Lear is in it, full size. She has definitely got a snappy, uninviting pussy. Once introduced by David Bowie as The Transsylvanian Transsexual Transvestite, now she gets a rather ambiguous compliment from Playboy: 'she is, at least, a testament to a very skilful surgeon'. The sick part is in the lip-smacking use of the word skilful. 'Gee,' you hear Hefner thinking, 'great job!'[111] »
  2. (en) « She has variously let it be known that her mother was English or French or Vietnamese or Chinese, and that her father was English, Russian, French or Indonesian. She may have been born in Hanoï in 1939, or Hong Kong in either 1941 or 1946. Once she said she was from Transylvania. And to this day, it is a matter of conjecture as to whether she was born a boy or a girl[49]? »
  3. a et b (en) « Lear insists that it was she and Salvador Dalí who concocted the rumors of her transsexual status to launch her musical career in the 1970s. “Everything Dalí said, I just listened to. He was the genius, who was I? When it came to launching my career, he told me I was a lousy singer and if I wanted to sell records, I'd have to find something other than the music to attract people to buy them. So we built the Amanda Lear persona into something very intriguing and very ambiguous and it worked[109]. »
  4. (en) « There is Amanda Lear and we are at La Duomo in Milano feeding the pigeons. We’d just come out seeing those 4000 statues that are on the Duomo in Milan. And so we’re just out for the day, we were just shopping and looking around and playing tourists, but in the evening, we were working in the night club which you just saw[131]. »
  5. (es) … se proporcionaban interesantes detalles sobre su matrimonio civil en Londres. Parece mentira, pero con sólo llamar por teléfono al Chelsea Register Office cualquier persona puede conseguir la información oficial acerca de aquel esperpéntico enlace de conveniencia, celebrado el 11 de diciembre de 1965 (lo único que le interesaba a Tap era la nacionalidad británica). El marido allí como Morgan Paul Lear, estudiante de arquitectura, de 20 años; la novia como Amanda Tap, de 26 años, modelo[74].
  6. (en) « Strip-girl, Peki D'Oslo talked yesterday about the night she found that someone had ransacked her hotel room while she was out at work. The raider had taken her mink stole, £200 cash, jewel case, radio, French passport, and flick-knife. ”I felt naked without all those things— especially the stole.” Miss D'Oslo said yesterday, after the raider had been jailed at London Sessions. The raider, 20 year old Leigh Leslie Davies, of Glebe place, Chelsea, a friend of Miss D'Oslo, was jailed for fifteen months for breaking into her room at the Leinster Towers Hotel, Bayswater, and stealing. John Scott-Lewis, 21, of the same address, was remained in custody for a month after pleading guilty to receiving part of the stolen property and cash. Miss D'Oslo, whose real name is Amanda Tapp, said afterwards that Davies had given her a £400 cheque to pay for the stolen property[134]. »
  7. (it) « « Amanda » (cambiando bruscamente voce ed atteggiamento): « Io sono, caro signore, tanto perché lei non si faccia idee sbagliate, monsieur Alain Louis René Maurice Tap. Dei Tap, naturalmente. E sono nato a Saigon, ex-Indochine française, 22 anni or sono. Mi considerano, attualmente, uno dei migliori professionisti mondiali del travestimento[43] ». »
  8. (it) « Peki d'Oslo era indicata (o indicato) sul passaporto e sulle note della polizia di Carcassonne come «Tap Alain, nato a Saigon il 18 giugno del 1939, detto 'Amanda', cittadino francese[42]. »
  9. (it) « È cosi. La nostra (o il nostro) Amanda Lear che oggi urla dalla copertina del Playboy casareccio e rizzoliano: «Sono donna, donna, donna», ha quindi una quarantina d'anni ben portati al silicone e ondeggianti sui tacchi a spillo[42]. »
  10. a et b (it) « Questo è l'Amanda « al originale ». Sopra, una rarissima immagine di amanda « al naturale » : un bel ragazzo dai lineamenti vagamente orientali. Alain-Amanda, infatti, è sato a Saigon, come si legge nell'estratto di nascita, qui a sinistra : il suo vero nomme è Alain Maurice Louis René Tap, classe 1939, sesso inequivocabilmente maschile[47]. »
  11. (en) « Surgeons built me so well / Nobody could tell / That I once was somebody else […] My fabulous secret is mine. — Fabulous (Lover, Love Me) (en) »
  12. a et b (es) « […] e incluso el escritor Clifford Thurlow ha asegurado que fue el pintor quien le pagó la operación de cambio de sexo[162]. »
  13. a et b (es) « Por los años 60's., Alain Tap, el muchacho que aparece bajo estas líneas, hacía travestismo en Italia y Alemania. “Soy el travestimás grande del mundo”, afirmaba. Alrededor del 68, una visita a Casablanca cambió el sexo de Tap, pero todavía ni sus senos, ni sus caderas, ni sus ojos, eran como los […]. Testigos de esa época han reconocido sin ninguna duda que Alain y Amanda son la misma persona[47]. »
  14. (es) … es penoso que Amanda Lear siga negando su condición de transexual, a estas alturas ampliamente confirmada. La verdad de su caso se reveló en el libro April Ashley´s Odyssey (1982) donde no solo se publico su nombre verídico antes de ser operado - se trataba de un apuesto francés llamado Alain Tap[74].
  15. (it) « «Uomo? Donna? Io sono ciò che mi si crede», rispose una volta Amanda Lear all'ennesima domanda (inevasa) sulla vera natura del suo personaggio che, come ha scritto il mensile francese Femme, ha disegnato una traiettoria che va da Dali a Berlusconi, passando per David Bowie e Bryan Ferry. […] Dalla data di nascita (dal 1939 al 1950, ogni anno è quello buono) alla presunta transessualità (si chiamava veramente Alain Maurice Tap?), la sua vita è un mistero. Un rompicapo di nome Amanda, raccontato a Sene da chi l'ha conosciuta da vicino. «Non c'è una sola Amanda, ce ne sono tante», dice il fotografo parigino Denis Taranto, che la frequenta dal 1970[163]. »

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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