Rachel Khan

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Rachel Khan
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Rachel Khan en septembre 2018.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (46 ans)
ToursVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Nina GaryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
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Sport
Discipline sportive

Rachel Khan est une actrice, écrivaine et juriste française née le à Tours.

D'abord athlète de haut niveau durant sa jeunesse, elle est devenue juriste (spécialisée en droit public et droit international des droits fondamentaux), et a été conseillère à la culture de Jean-Paul Huchon en Île-de-France jusqu'en 2015, avant de commencer une carrière d'actrice puis d'écrivaine, notamment avec un roman en 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Rachel Khan naît à Tours d'un père gambien, professeur d'anglais en université, et d'une mère française, libraire, d'origine juive (ashkénaze[1] de Pologne)[2],[3],[4].

Durant son enfance, elle pratique le théâtre, la danse, la musique et la littérature[5]. Elle pratique la danse classique mais elle finit par abandonner à cause de la difficulté à trouver sa place du fait de sa couleur de peau[5]. Puis, elle se tourne vers l'athlétisme, qu'elle pratique à haut niveau durant son adolescence[5], en sprint et en triple saut, au sein du club de l'Athletic Trois Tours[6], montant sur plusieurs podiums lors des championnats de France. En parallèle, elle intègre un groupe de hip-hop[7].

Formation[modifier | modifier le code]

Laissant de côté à la fois l'athlétisme et le hip-hop[7], elle étudie ensuite à l'université Panthéon-Assas, où elle obtient un DESS de droits de l'homme et droit humanitaire puis un DEA en droit international[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Conseillère politique[modifier | modifier le code]

Elle devient alors juriste et commence à écrire des discours pour des personnalités politiques[7]. En 2009, elle est conseillère à la culture pour le cabinet de Jean-Paul Huchon au conseil régional d'Île-de-France[4].

En 2021, elle est membre du comité chargé de sélectionner les « 109 Mariannes » exposées au Panthéon, marraine du prix 2021 de la laïcité de la République française, « experte » au sein de la commission Bronner visant à lutter contre les théories complotistes et la désinformation, et intervenante au Forum Génération Égalité, « tant et si bien qu’elle est devenue, en l’espace de quelques mois, l’un des visages du macronisme » selon Mediapart[8]. Elle se dit « très proche » du secrétariat général de l'Élysée, dirigé par Alexis Kohler, et de certains autres membres du cabinet présidentiel[8].

Fin 2021, dans le cadre de la possible candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2022, elle est recrutée par La République en marche pour diriger un groupe de travail « sur l’immigration, l’intégration et la laïcité »[9].

Début 2022, Le Monde révèle qu'elle a déjeuné avec Marine Le Pen au domicile de cette dernière, en avril 2021[8]. Contredisant Marine Le Pen, Rachel Khan indique qu'elle n'a pas donné « le moindre conseil politique » à cette occasion, mais assume une forme d’« élasticité » lui permettant de « rencontrer tout le monde, notamment [ses] adversaires, n’en déplaise à la “police des déjeuners” »[8].

Actrice[modifier | modifier le code]

Souhaitant entreprendre une carrière d'actrice[10], elle rencontre Dominique Besnehard dans le cadre de son rôle de conseillère culturelle[10] et celui-ci lui dit qu'il la verrait bien jouer[11]. Rachel Khan sollicite une connaissance qui accepte d'être son agente artistique et elle passe ses premiers castings[11]. Bien que métisse et se définissant comme une « Afro-Yiddish tourangelle », elle se voit proposer surtout des rôles stéréotypés de femmes noires[12]. Elle obtient des petits rôles au cinéma dans les films Paulette et Jeune et Jolie, qui sortent en 2013.

En 2017, elle joue au théâtre dans Les Monologues du vagin, dans une mise en scène de Coralie Miller à Avignon.

En 2018, elle joue dans la pièce Sur la route d'Anne Voutey, une pièce en non-mixité (où toutes les actrices sont noires), qui dénonce les violences policières dont sont victimes les personnes noires.

En 2019, elle joue dans Géhenne d'Ismaël Saidi puis, en 2020, La Promesse de l'aube au théâtre de Poche Montparnasse.

Autrice[modifier | modifier le code]

En 2016, elle publie un premier roman d'inspiration autobiographique[13], Les Grandes et les Petites Choses.

En 2018, elle participe à l'ouvrage collectif Noire n'est pas mon métier[14], qui met en lumière le racisme et les stéréotypes dont sont victimes les actrices noires et métisses en France. Elle a été également responsable du développement pour Causette[15].

En 2021, elle publie un essai intitulé Racée, qui critique notamment la pensée décoloniale[16]. Elle estime que des termes comme « racisé[17]», « intersectionnalité » ou « afro-descendant » sont « des mots qui nous cloisonnent dans un récit assez figé »[18]. L'ouvrage profite d'une large médiatisation[18]. Cet ouvrage reçoit le prix littéraire des Droits de l'Homme pour l’année 2021, remis par Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre français de la Justice[19].

Responsable associative[modifier | modifier le code]

Après avoir été directrice de l'association 1000 visages qui agit en faveur de l'accès des jeunes aux métiers du cinéma, elle est actuellement co-directrice de La Place, centre culturel Hip Hop de la ville de Paris[20],[21]. À la suite de ses propos dans la presse hostiles au décolonialisme et critiques envers Assa Traoré, les membres du conseil d'administration de La Place publient une tribune pour se désolidariser de son discours[22]. En novembre 2021, elle est visée par une pétition signée par une cinquantaine d'acteurs du milieu culturel demandant son renvoi de La Place. Elle répond à ses critiques en se réclamant d'une vision universaliste[23].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Info Simple.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données Allociné et IMDb.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

icône image Image externe
Rachel Khan jour "Les Monologues du Vagin" pendant l'évènement 'Paroles Citoyennes' le à Paris. (Photo by Bertrand Rindoff Petroff/Laurent Viteur/Getty Images)

Publications[modifier | modifier le code]

Collectif[modifier | modifier le code]

Résultats en athlétisme[modifier | modifier le code]

  • Championnats de France d'athlétisme en salle 1991 (minimes) : Médaille d'or championne au 60 m[27]
  • Championnats de France d'athlétisme 1991 (minimes) à Montgeron : Médaille d'argent vice-championne de France au 80 m (derrière Sandra Citté) en 10 s 14[6]
  • Championnats de France d'athlétisme 1992 (cadettes) à Dreux : 7e au triple saut avec 11,30 m[6]
  • Championnats de France d'athlétisme en salle 1993 (cadettes) à Nogent-sur-Oise en salle (où toutes les catégories d'âge concourent en même temps) : 5e des jeunes et Médaille de bronze 3e des cadettes au triple saut avec 12,09 m[6]
  • Championnats de France d'athlétisme 1993 (cadettes) à Lens : 4e au triple saut avec 12,25 m[6]
  • Championnats de France d'athlétisme en salle 1994 (juniors) à Liévin : 4e au triple saut avec 11,75 m[6]
  • Championnats de France d'athlétisme 1994 (juniors) à Dreux : Médaille de bronze 3e au triple saut avec 12,08 m[6]
  • Championnats de France d'athlétisme 1995 : Médaille d'or championne de France au 4 × 100 m[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview JDL 2021 : Rachel Khan
  2. a et b « Rachel Khan : « En France, on vous met toujours dans une case » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « "Moi, noire et juive, Dieudonné me blesse dans ma chair, dans mon sang" », sur Le Huffington Post, (consulté le ).
  4. a b c et d « Rachel Khan », sur anne-carriere.fr (consulté le )
  5. a b et c Aïssa Maiga (dir.), p. 45
  6. a b c d e f et g [PDF] « Les finalistes des championnats de France - 1991 à 1998 », sur cdm.athle.com (consulté le ) (site de la commission de la documentation et de l'histoire, soutenu par la Fédération française d'athlétisme). Résultats également accessibles avec le moteur de recherche du site de la FFA : « Recherche "Khan / Tours" »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur athle.com (consulté le ).
  7. a b et c Aïssa Maiga (dir.), p. 46
  8. a b c et d Ellen Salvi, « Laïcité et « wokisme » : les métamorphoses d’Emmanuel Macron », sur mediapart.fr, (consulté le ).
  9. Etienne Baldit, « LREM recrute Rachel Khan pour la campagne d’Emmanuel Macron » Accès payant, sur liberation.fr, (consulté le )
  10. a et b Aïssa Maiga (dir.), p. 47
  11. a et b Aïssa Maiga (dir.), p. 48
  12. Aïssa Maiga (dir.), p. 49
  13. Didier Jacob, « Rachel Khan, championne de France », sur nouvelobs.com, .
  14. a et b Louise Hermant, « Rachel Khan: "Dès qu’une actrice noire arrive, elle est considérée comme anormale" », sur lesinrocks.com, .
  15. Yasmine Chouaki, « Rachel Khan », sur rfi.fr, .
  16. Laure Daussy, « Rachel Khan : "Pour moi qui suis métisse, ça veut dire quoi, la non-mixité  ?" », sur charliehebdo.fr, .
  17. Sur ce terme apparu avant 1965 : Dominique Chathuant, Nous qui ne cultivons pas le préjugé de race. Histoire(s) d'un siècle de doute sur le racisme en France, Paris, Le Félin, 2021, p. 12, 284, 340.
  18. a et b Loïc Le Clerc, « Rachel Khan, trahie par elle-même », sur regards.fr (consulté le ).
  19. « Prix littéraire des Droits de l’Homme en doc », sur La lettre de l'audiovisuel (consulté le )
  20. « Rachel Khan : « Partager les scènes, partager les stades » – Les Nouvelles NEWS » (consulté le )
  21. « Rachel Khan, une artiste aux mille facettes à la tête de La Place », sur www.paris.fr (consulté le )
  22. Léna Lutaud, « « Ses propos n'engagent qu'elle » : l'association La Place s'attaque à Rachel Khan, la mairie de Paris se fâche », sur Le Figaro, (consulté le )
  23. Jean-Loup Adenor, « "Ne pas être d'accord, c'est être facho" : visée par une pétition, Rachel Khan se défend », sur www.marianne.net, 2021-11-17utc12:57:12+0100 (consulté le )
  24. « Les Monologues du vagin - Spectacles dans le Grand Paris », sur Télérama.fr (consulté le )
  25. « Aya Cissoko : "Sur la route" avec Mata Gabin, Rachel Khan et Manda Touré... », sur www.franceinter.fr (consulté le )
  26. Avec la complicité de Rachel Khan et Amélie Wendling.
  27. Focus-litterature.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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