Alexis Weissenberg

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Alexis Weissenberg
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Alexis Weissenberg lors de classes de maître à Engelberg en 1995.

Naissance
Sofia (Drapeau de la Bulgarie Bulgarie)
Décès (à 82 ans)
Lugano (Drapeau de la Suisse Suisse)
Activité principale pianiste
Style Musique classique
Maîtres Pancho Vladiguerov, Olga Samaroff
Récompenses Concours Leventritt (1947)

Alexis Weissenberg, né le à Sofia et mort le à Lugano, est un pianiste bulgare naturalisé français.

Carrière[modifier | modifier le code]

Alexis Weissenberg naît dans une famille juive à Sofia en 1929. Il commence l'étude du piano à l’âge de trois ans avec Pancho Vladiguerov. À huit ans, il donne son premier concert et commence une carrière en Turquie, en Égypte, en Palestine et en Afrique du Sud. En 1946 et 1947, il travaille à New York à la Julliard School avec Olga Samaroff et reçoit quelques conseils d'Artur Schnabel et Wanda Landowska.

En 1947, il est lauréat du prestigieux Concours International Leventritt, et fait ses débuts à Carnegie Hall avec l’Orchestre Philharmonique de New York dirigé par George Szell et l'Orchestre de Philadelphie sous la direction d'Eugène Ormandy. Sa carrière internationale le mène en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Israël, en Afrique, aux États-Unis et en Europe (Paris, Vienne, Madrid, Milan).

En 1956, il s'installe en France et cesse de jouer pour travailler en solitaire. Après ces années de recul par rapport aux grandes scènes internationales, il fait une rentrée très remarquée à Paris en 1966 puis à New York avec l'Orchestre Philharmonique ; la même année, il donne le Premier Concerto de Tchaïkovski à Berlin sous la direction de Herbert von Karajan dont il était très proche [1] et qui disait de lui qu’il était un des meilleurs pianistes de notre temps. En 1968, il se produit au Festival de Salzbourg.

Très demandé dans le monde entier[2], il a été l'invité des orchestres les plus prestigieux et a joué avec les plus grands chefs d'orchestre. Parmi eux, on peut citer William Steinberg, George Szell, Sergiu Celibidache, Eugène Ormandy, Victor de Sabata, Lorin Maazel, Claudio Abbado, Ataulfo Argenta, Stanislaw Skrowaczewski, Seiji Ozawa, Leonard Bernstein, Georges Prêtre, Herbert von Karajan, Carlo Maria Giulini, Georg Solti. Mais sa carrière s'est interrompue en raison des symptômes de la maladie de Parkinson.

Alexis Weissenberg a également enseigné et donné des classes de maître dans le monde entier. Il a fondé la Alexis Weissenberg’s Piano Master Class à Engelberg (Suisse), où il a accueilli de nombreux pianistes de la nouvelle génération comme Kirill Gerstein, Simon Mulligan, Nazzareno Carusi, Cédric Tiberghien, Ido Bar Shai, François Weigel. Il a composé en 1979 une comédie musicale La fugue et aussi une sonate pour piano. Alexis Weissenberg s'est éteint le dimanche dans sa maison de Lugano en Suisse[3].

Discographie[modifier | modifier le code]

Compositions[modifier | modifier le code]

  • Autumn Song (1938), pour piano solo. Editions Schott
  • Thema mit Variationen (1940), pour piano solo. Editions Schott
  • Schlittenfahrt (1940), pour piano solo. Editions Schott
  • Etude (1940), pour piano solo. Editions Schott
  • Albumblatt (1940), pour piano solo. Editions Schott
  • Capriccio (1942), pour 2 pianos
  • Romance (1943), pour violon et piano. Editions Schott
  • Variations sur un thème de Prokofiev (1945), pour piano solo
  • Le vieux disque cassé (1945), pour piano solo. Editions Schott
  • a x a = a2 (1946), pour 2 pianos, dédicacé à Vladimir Horowitz
  • The Mannhatan Suite (1948), pour piano solo. Editions Schott
  • Oh Bach, dear Bach, forgive me ! (1948), pour piano solo, dédicacé à Vladimir Horowitz. Editions Schott
  • Long Ago (Harlem Blues (1948), pour piano solo, dédicacé à Vladimir Horowitz. Editions Schott
  • An Overheard Telephone Conversation (1949), pour piano solo. Editions Schott
  • Grand Hotel (1950), Comédie musicale.
  • Toccata Samba (1959), pour piano solo
  • Mozart Cadenza KV.491 (1960). Editions Schott
  • Le Regret (1962), étude pour piano. Editions Schott
  • Death Beat (1963), comédie musicale sur un thème d'Agatha Christie, pour 2 pianos, percussions, basse et voix
  • Viola Organista (1976), pour piano solo. Editions Schott
  • Berceuse de Noël (1977), pour voix et piano
  • La Fugue (1979), comédie musicale (version 2 pianos). Disque Columbia 1979 (Références : 070-14739)
  • Wiegenlied (1980), pour voix et piano
  • Eins, zwei, drei (1980), valse oubliée pour voix, piano et quatuor à cordes
  • Variation on a Popular Japanese Theme (1982), pour piano solo. Editions Schott
  • Sonate en état de jazz (1982), pour piano solo. Editions Mario Bois
  • Un Déménagement (1986), pour voix et piano
  • Les Papillons (1986), pour voix et piano
  • Ma Voix (1986), pour voix et piano

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustl Breuer, Alexis Weissenberg. Ein kaleidoskopisches Porträt, Rembrandt-Verlag, Berlin, 1977 (OCLC 4000684)
  • Michel Glotz : Révéler les Dieux (collection "Un homme et son métier", préface de Herbert von Karajan), Éditions Robert Laffont, 1981 (ISBN 2-221-00611-9)
  • Michel Glotz : La note bleue ("Une vie pour la musique"), Lattès - Paris, 2002 (ISBN 2-7096-2007-3)
  • Frank G. Bechyna : Les Introuvables d'Alexis Weissenberg. Review on the 4 -CD-Set, EMI 2004
  • Weissenberg - Drei Interviews, Sofia 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Alexis Weissenberg » (voir la liste des auteurs).
  1. Pierre-Jean Rémy, Karajan : La biographie, , 473 p. (ISBN 978-2-7381-2034-2, lire en ligne), p. 460.
  2. Jean-Pierre Thiollet, 88 notes pour piano solo, Neva Editions, (ISBN 978 2 3505 5192 0), p. 51.
  3. Max Dembo, « Alexis Weissemberg est mort », sur le site Qobuz.com (Lire en ligne)
  4. Archives des nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Liens externes[modifier | modifier le code]