Jean Dutourd

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Jean Dutourd, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un écrivain français, membre de l'Académie française.

Résistant et évadé à deux reprises, il commence sa carrière après-guerre dans les journaux. Il y écrira jusqu’à l’aube de sa mort, chroniquant son temps dans France-Soir pendant trente ans. Sous la légèreté caustique du ton pointe un regard profond de mémorialiste inspiré de Saint-Simon, critiquant les mœurs d’une époque et développant à partir de là ses réflexions sur la nature humaine.

Son style d’écriture se caractérise par une ironie piquante, alliant provocation ébouriffante et élégances ressouvenues des lettres d’Ancien Régime, qui font écho à sa sensibilité anarcho-monarchiste.

Il est l’auteur de soixante-dix romans et essais, dont Au bon beurre, portrait au vitriol d'une famille de crémiers pendant l'occupation allemande qui rencontre un grand succès et remporte le prix Interallié.

Élu à l’Académie française en 1978, il s’y est en particulier illustré par sa défense de la langue française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Jean Gwenaël Dutourd est né à Paris, le , de François Dutourd, chirurgien-dentiste, et d’Andrée Haas[1]. Il perd sa mère à l’âge de sept ans et effectue sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly[2]. Il est mobilisé à vingt ans, et fait prisonnier au bout de quinze jours de guerre. Il s’évade six semaines plus tard, revient à Paris et passe une licence de philosophie à la Sorbonne. Licence incomplète, car il ne parvient jamais à décrocher le certificat de psychologie.

Il rencontre Gaston Bachelard à la Sorbonne : le philosophe est témoin de son mariage avec Camille Lemercier (1922-2003)[3], le 22 mai 1942[4]. Le couple aura deux enfants : Frédéric (1943)[5] et Clara (née en 1945 - décédée).

En suite de quoi il entre dans la Résistance et occupe l'appartement de la famille de Pierre Brossolette partie à Londres. Arrêté au début de 1944, il s’évade et participe à la libération de Paris.

Un romancier fécond[modifier | modifier le code]

Son premier ouvrage, Le Complexe de César, paraît en 1946 et obtient le prix Stendhal, « un maître livre où se révèlent d'un coup un vigoureux esprit et un écrivain admirable » écrit alors Roger Caillois[6]. Dutourd ne cesse alors plus de publier. En 1950, Une tête de chien obtient le prix Courteline[7].

En 1952, Au bon beurre rencontre un très grand succès, et remporte le prix Interallié. Ce portrait au vitriol d'une famille de crémiers pendant l'occupation allemande, provocateur, réjouit un public heureux de pouvoir enfin prendre au second degré quatre années de souffrances et de malheurs. Il lui vaut une réputation de polémiste, de romancier satiriste et poil à gratter[7].

Jean Dutourd est conseiller littéraire chez Gallimard de 1950 à 1966.

Le , une bombe fait exploser son appartement parisien, sans faire de victime, déposée par des gens qui n'aimaient pas son style[8].

La même année, Jean Dutourd est élu à l’Académie française, au fauteuil de Jacques Rueff (31e fauteuil), le .

Dix ans après, il est également élu à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, où il est reçu le .

Il est membre du département de langues et de littérature de l’Académie serbe des sciences et des arts[9].

Chroniqueur dans la grande presse[modifier | modifier le code]

Libérateur de l'immeuble de Paris-Presse en août 1944, aujourd'hui siège du Figaro, Jean Dutourd a démarré sa carrière dans les journaux. Administrateur-adjoint de Libération de 1944 à 1947, il dirige deux programmes français à la BBC de 1947 à 1950[7].

Il écrit dans France Soir pendant plus de trente ans. Il y tient une critique dramatique de 1963 à 1970, puis un éditorial de 1970 jusqu'en 1999. Un recueil de ces chroniques est publié en 2001, Le Siècle des lumières éteintes, que Jean Dutourd présente ainsi :

« Ayant pendant des dizaines d'années contemplé le monde afin de le décrire ou plutôt de le crayonner dans les journaux, j'ai pu constater l'extinction progressive des feux, ainsi que l'influence obscurantiste de la science et des techniques. Tout au long de son existence, l'humanité s'était principalement occupée de son esprit et de son âme. D'où la place que tenaient les lettres, les arts et la religion, instruments majeurs de la connaissance spirituelle. Soudain, au XXe siècle, l'humanité, pour la première fois de son existence, ne s'était plus intéressée qu'au corps, à sa commodité, à son bien-être, à la puissance ou à la vitesse que les objets ou les savoirs nouveaux pouvaient lui donner. Il s'en est suivi une curieuse retombée en enfance[10]. »

De janvier à mars 1975, il met sa chronique quotidienne dans France Soir au service de la défense de la famille Portal, jouant ainsi un rôle déterminant dans la médiatisation de l'affaire Portal.

Après son éviction de France Soir en 1999 et jusqu’en 2007, il tient une chronique hebdomadaire d’un quart d’heure sur Radio Courtoisie.

Il a longtemps participé, presque quotidiennement, à l’émission Les Grosses Têtes, sur RTL, présentée par Philippe Bouvard. À partir de 2001, il répond tous les jours par téléphone à deux questions posées par Philippe Bouvard et, une fois dans l’année, se rend à l’émission en qualité d’invité d’honneur. Il arrête sa participation quotidienne à l’émission en septembre 2008. Sa participation fut critiquée par l'Académie.

Un ton pamphlétaire sous lequel pointe le moraliste[modifier | modifier le code]

Réputé pour son franc-parler et son anticonformisme[11], il est influencé par le duc de Saint-Simon, Stendhal et Jean Giono[4].

Dans une uchronie baptisée Le Feld-Maréchal von Bonaparte et publiée en 1996, Jean Dutourd imagine ce que serait devenue la France et notamment Napoléon Bonaparte si Louis XV n'avait pas racheté la Corse à l'Autriche. Cet ouvrage est la matière d'une réflexion sur les causes de la grandeur et de la décadence des Français, c'est aussi un pamphlet adressé à la démocratie. Le critique Renaud Matignon en écrit alors du style :

« Personne ne sait comme Jean Dutourd manier le paradoxe mêlé de bougonnerie, le naturel combiné à l'élégance, le sacrebleu et le saperlipopette ponctués de subjonctifs, avec des crudités, des familiarités savantes, et parfois une tournure rare, ressouvenue des meilleures garde-robes de la langue française, de La Fontaine à Saint-Simon[7]. »

Dans sa réponse au discours de réception de Jean Dutourd à l'Académie française, Maurice Schumann s'adresse à lui ainsi, soulignant la profondeur de vue des chroniques qu'il écrit dans la grande presse :

« Car ce dont on fait grief, en vérité, au journaliste Jean Dutourd, c’est au contraire de ne pas être un polémiste, mais un écrivain qui dépeint et critique les mœurs d’une époque puis, à partir de là, développe ses réflexions sur la nature humaine ; c’est, en un mot, de rester moraliste[12]. »

Il est président d'honneur du Club des Ronchons, fondé par Alain Paucard, qui considérait que dans une époque de blague, les gens sérieux sont des blagueurs, et les blagueurs sont les seuls gens sérieux[13]. Dutourd le définissait comme le « jockey-club de l'esprit »[14]. Le Club des Ronchons a publié une dizaine d'ouvrages collectifs, à certains desquels Jean Dutourd a contribué.

Gaulliste de cœur[modifier | modifier le code]

De sensibilité monarchiste, Jean Dutourd est membre du comité de soutien du mouvement L'Unité capétienne, où l’on trouve les noms de Marcel Jullian, André Castelot, Gonzague Saint-Bris, Reynald Secher ou encore Georges Bordonove. Il se prononce contre le Manifeste des 121 en 1960, en qualifiant le choix de ses signataires d'« aberrant »[15].

Fervent admirateur du général de Gaulle, il se présente sous les couleurs de l’Union démocratique du travail (mouvement des Gaullistes de gauche) aux élections législatives de 1967, dans la circonscription de Rambouillet mais est battu par la députée sortante, la radicale Jacqueline Thome-Patenôtre. Par la suite, il s’affirmera et sera reconnu comme un homme de droite.

En , il cosigne l'« appel aux enseignants » lancé par l'Institut d'études occidentales après la démission de Robert Flacelière de la direction de l'École normale supérieure[16].

En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »[17], initiée par le collectif Non à la guerre[18].

Défenseur de la langue française[modifier | modifier le code]

Jean Dutourd s'est illustré par sa défense de la langue française. Selon ses propres mots : « J'avais déjà, bien avant d'être académicien, l'amour de la langue française. Je l'aime comme un artiste aime la matière de son art. Comme un homme aime l'âme que Dieu lui a donnée[7]. ».

Il voit dans son recul un des signes les plus révélateurs de l'abandon de l'époque à la facilité et à une forme d'infantilisme : « A la fin du siècle des Lumières, l'Europe parlait français, sachant ou sentant que cette langue était la plus apte à explorer l'inconnu. A la fin du siècle des Lumières éteintes, l'Europe jargonne un sabir américanoïde incapable (et d'ailleurs ne l'ambitionnant pas) d'exprimer autre chose que des besoins élémentaires et des idées convenues[10]. »

Il préside l’association Défense de la langue française jusqu’en 2009, et c’est alors son confrère de l’Académie Angelo Rinaldi qui le remplace[19].

Décès[modifier | modifier le code]

Il meurt le , à 91 ans[20]. Ses obsèques se déroulent le , en l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris, puis au cimetière du Montparnasse[21]. Y assistent notamment Philippe Bouvard, de nombreux académiciens, dont les écrivains Alain Decaux et Max Gallo, et l'historienne Hélène Carrère d’Encausse. L’éditeur Raphaël Sorin, l'avocat Paul Lombard, les hommes politiques Charles Millon et Jean Tiberi sont également présents à la cérémonie[22].

Le 21 février 2013, Michael Edwards, poète anglais, est élu à son fauteuil à l'Académie française, le n°31.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1946 : Le Complexe de César, essai (Gallimard)
  • 1947 : Le Déjeuner du lundi, roman (Robert Laffont)
  • 1947 : Galère, poèmes (Éditions des Granges-Vieilles, Jean Gouttebaron)
  • 1948 : L'Arbre, théâtre (Gallimard)
  • 1950 : Le Petit Don Juan, traité de la séduction (Robert Laffont)
  • 1950 : Une tête de chien, roman (Gallimard)
  • 1952 : Au bon beurre, scènes de la vie sous l'Occupation, roman (Gallimard)
  • 1955 : Doucin, roman (Gallimard)
  • 1956 : Les Taxis de la Marne, essai (Gallimard)
  • 1958 : Le Fond et la Forme, essai alphabétique sur la morale et sur le style, tome I (Gallimard)
  • 1959 : Les Dupes, contes (Gallimard)
  • 1959 : L'Âme sensible, essai (Gallimard)
  • 1960 : Le Fond et la Forme, tome II (Gallimard)
  • 1963 : Rivarol, essai et choix de textes (Mercure de France)
  • 1963 : Les Horreurs de l'amour, roman (Gallimard)
  • 1964 : La Fin des Peaux-Rouges, moralités (Gallimard)
  • 1965 : Le Fond et la Forme, tome III (Gallimard)
  • 1965 : Le Demi-Solde (Gallimard)
  • 1967 : Pluche ou l'Amour de l'art, roman (Flammarion)
  • 1969 : Petit Journal, 1965-1966 (Julliard)
  • 1970 : L'École des jocrisses, essai (Flammarion)
  • 1971 : Le Crépuscule des loups, moralités (Flammarion)
  • 1971 : Le Paradoxe du critique, essai (Flammarion)
  • 1971 : Le Paradoxe du critique, suivi de Sept Saisons, critique dramatique (Flammarion)
  • 1972 : Le Printemps de la vie, roman (Flammarion)
  • 1973 : Carnet d'un émigré (Flammarion)
  • 1975 : 2024, roman (Flammarion)
  • 1977 : Mascareigne, roman (Julliard)
  • 1977 : Cinq ans chez les sauvages, essai (Flammarion)
  • 1978 : Les Matinées de Chaillot, essai (S.P.L.)
  • 1978 : Les Choses comme elles sont, entretiens (Stock)
  • 1979 : Œuvres complètes, tome I (Flammarion)
  • 1980 : Le Bonheur et autres idées, essai (Flammarion)
  • 1980 : Discours de réception à l'Académie française (Flammarion)
  • 1980 : Mémoires de Mary Watson, roman (Flammarion)
  • 1981 : Un ami qui vous veut du bien (Petit manuel à l'usage des auteurs de lettres anonymes) (Flammarion)
  • 1982 : De la France considérée comme une maladie (Flammarion)
  • 1983 : Henri ou l'Éducation nationale, roman (Flammarion)
  • 1983 : Le Socialisme à tête de linotte (Flammarion)
  • 1984 : Œuvres complètes, tome II (Flammarion)
  • 1984 : Le Septennat des vaches maigres (Flammarion)
  • 1985 : Le Mauvais Esprit, entretiens avec J.-E. Hallier (Orban)
  • 1985 : La Gauche la plus bête du monde (Flammarion)
  • 1986 : Contre les dégoûts de la vie (Flammarion)
  • 1986 : Le Spectre de la rose (Flammarion)
  • 1987 : Le Séminaire de Bordeaux, roman (Flammarion)
  • 1989 : Ça bouge dans le prêt-à-porter (Flammarion)
  • 1990 : Conversation avec le Général (Flammarion)
  • 1990 : Les Pensées (Éditions du Cherche-Midi)
  • 1990 : Loin d'Édimbourg (Éditions de Fallois)
  • 1991 : Portraits de femmes, roman (Flammarion)
  • 1992 : Vers de circonstance (Éditions du Cherche-Midi)
  • 1993 : L'Assassin, roman (Flammarion)
  • 1994 : Domaine public (Flammarion)
  • 1994 : Le Vieil Homme et la France (Flammarion)
  • 1995 : Le Septième Jour, récits des temps bibliques (Flammarion)
  • 1996 : Le Feld-Maréchal von Bonaparte, uchronie (Flammarion)
  • 1996 : Scènes de genre et tableaux d'époque (Guy Trédaniel)
  • 1997 : Trilogie française (Le Séminaire de Bordeaux, Portraits de femmes, L'Assassin) (Flammarion)
  • 1997 : Scandale de la vertu (Éditions de Fallois)
  • 1997 : Journal des années de peste, 1986-1991 (Plon)
  • 1998 : Grand chelem à cœur (Éditions du Rocher)
  • 1999 : À la recherche du français perdu (Plon)
  • 2000 : Jeannot : mémoires d'un enfant, souvenirs (Plon)
  • 2001 : Le Siècle des lumières éteintes (Plon)
  • 2003 : Les voyageurs du Tupolev (Plon)
  • 2003 : Les cinq à sept de Fernand Doucin (Plon)
  • 2004 : Journal intime d'un mort (Plon)
  • 2006 : Les perles et les cochons (Plon) (ISBN 978-2259204217)
  • 2007 : Leporello (Plon) (ISBN 2259206050)
  • 2008 : La grenade et le suppositoire (Plon) (ISBN 9782259208000)
  • 2009 : La chose écrite (Flammarion)
  • Œuvres complètes, tome III (Flammarion)
Traductions

Récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's Who in France, Édition 1991-1992, page 640.
  2. Il évoque ses souvenirs scolaires dans Jeannot : mémoires d'un enfant, souvenirs paru aux éditions Plon en 2000.
  3. Camille Lemercier sera par la suite son secrétaire, et elle est elle-même auteur de deux romans d’inspiration autobiographique: La Séduction même Grasset 1971, et Les Fanas du ciné, Flammarion 1977. Elle est aussi la traductrice de Washington Square, roman d'Henry James.
  4. a et b « Jean Dutourd rencontre pour Service littéraire », sur Votre Journal (consulté le 9 mars 2010)
  5. Frédéric Dutourd est aussi l’auteur d’un roman : La vie en deux, Julliard 1985.
  6. http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Le-Complexe-de-Cesar
  7. a, b, c, d et e Nicolas d'Estienne d'Orves, « La mort de Jean Dutourd, « l'éternel réfractaire » », Le Figaro, vol. 1,‎ (lire en ligne)
  8. http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/jean-dutourd?fauteuil=31&election=30-11-1978
  9. (en) Liste des membres du département de langues et de littérature de l’Académie serbe des sciences et des arts
  10. a et b https://www.croquelinottes.fr/livre/143109-le-siecle-des-lumieres-eteintes-jean-dutourd-plon
  11. http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/mort-a-91-ans-de-l-academicien-jean-dutourd-18-01-2011-1231589.php
  12. http://www.xn--acadmie-franaise-npb1a.fr/reponse-au-discours-de-reception-de-jean-dutourd
  13. https://www.ledilettante.com/auteur-164.htm
  14. Club des Ronchons, Les Ronchons Flingueurs, L'Age d'Homme, (lire en ligne), Avant-Propos
  15. (en) Jean-Pierre Rioux,Jean-François Sirinelli, « La Guerre d'Algérie et les intellectuels français », sur books.google.fr, (consulté le 21 avril 2015)
  16. « L'Institut d'études occidentales lance un appel aux enseignants », sur lemonde.fr, .
  17. « Liste des personnalités signataires de l'Appel », sur nonguerre.chez.com.
  18. Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir », sur liberation.fr, .
  19. AG du 28/03/2009
  20. « L'académicien Jean Dutourd est mort à 91 ans », dépêche AFP, mis en ligne le 18 janvier 2011
  21. « Hommage à M. Jean Dutourd », par Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel, en l'église Saint-Germain-des-Prés, le vendredi 21 janvier 2011.
  22. « Jean Dutourd : ses obsèques à Saint-Germain-des-prés et sa tombe à Montparnasse », Celemondo.com, 24 janvier 2011.

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Royer, François Mitterrand élu à l'Académie française. François Mitterrand est élu au fauteuil de Jean Dutourd et prononce son éloge.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :