Lana Turner

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Lana Turner

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Lana Turner en 1951

Nom de naissance Julia Jean Mildred Frances Turner
Surnom Sweater Girl
Naissance
Wallace, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 74 ans)
Century City, États-Unis
Profession Actrice
Films notables Le facteur sonne toujours deux fois
Les Trois Mousquetaires
Les Ensorcelés
Mirage de la vie

Lana Turner est une actrice américaine de cinéma, née le à Wallace dans l'Idaho et décédée le dans le quartier de Century City à Los Angeles en Californie.

Lana Turner fait partie de la mythologie hollywoodienne. Incarnation du glamour hollywoodien, elle fut pendant près de 20 ans une des stars de la Metro-Goldwyn-Mayer. Elle détient un record pour s'être mariée sept fois.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Sweater girl[modifier | modifier le code]

Lana Turner dans l'un de ses rôles les plus célèbres Le facteur sonne toujours deux fois

La destinée de Lana Turner a été aussi mouvementée que les scénarios de ses films. Elle n'a que dix ans quand son père, Virgil Turner, est assassiné dans une rue de San Francisco. Lana est alors placée dans une institution religieuse avant de revenir rejoindre sa mère, devenue esthéticienne, à Los Angeles. La légende dit qu'un responsable de la revue The Hollywood Reporter, Billy Wilkerson, la remarque en 1935, dans un drugstore en train de déguster une glace, en face de la Hollywood Highschool, où elle suit depuis peu des cours de dactylographie. Il lui suggère de faire du cinéma et l'envoie se présenter aux dirigeants de l'agence de Zeppo Marx. Elle commence à faire de la figuration dans Une étoile est née (1937) de William Wellman, mais surtout elle y rencontre le réalisateur Mervyn LeRoy. Grand découvreur de talents, Lana Turner étant l’exemple le plus célèbre[1], le réalisateur détecte en elle un potentiel et lui donne un second rôle marquant dans le drame social, La ville gronde (1937). À la demande de Mervyn LeRoy, la jeune fille se prénomme désormais Lana et se fait surtout remarquer dans ce film par le port d'un sweater qui moule remarquablement ses formes. Grâce à ces pull-overs, trop petits pour elle, on la surnomme « sweater girl », elle devient une idole pour la jeunesse. Elle fera ensuite deux apparitions dans des films d'époque.

La bombe fatale[modifier | modifier le code]

Lana Turner est liée par un contrat spécial à Mervyn LeRoy et en 1938, quand le réalisateur quitte la firme Warner Bros pour la firme Metro-Goldwyn-Mayer, il emmène avec lui sa jeune protégée. Elle commence alors sa longue et prestigieuse carrière dans cette firme. Elle suit des cours de diction, d'art dramatique et de danse à la Little Red School House, l'école de la MGM, en même temps que deux élèves célèbres : Judy Garland et Mickey Rooney. Elle tourne, son premier film MGM, avec ces « deux enfants stars » dans la populaire série des « Andy Hardy », L'Amour frappe André Hardy (1938). Mais très vite, Louis B. Mayer comprend que sa nouvelle recrue a tout pour remplacer la star Jean Harlow, qu'il vient de perdre tragiquement, et devenir le nouveau sex symbol de la compagnie.

Après avoir participé à plusieurs films de série B, elle éclate dans La Danseuse des Folies Ziegfeld de Robert Z. Leonard qui fut l'un des plus grands succès de 1941. Superproduction, ce film marque un véritable tournant dans la carrière de Lana et elle y éclipse ses partenaires : Judy Garland, Hedy Lamarr et James Stewart. Son salaire monte à 1 500 USD par semaine et la MGM lui offre désormais des rôles plus étoffés.

Lana Turner dans Docteur Jekyll et M. Hyde

Elle tourne avec les stars les plus prestigieuses du studio, comme Spencer Tracy dans Dr. Jekyll and M.. Hyde (où elle devait interpréter le rôle de la prostituée, avant qu'Ingrid Bergman ne le réclame), Robert Taylor dans Johnny, roi des gangsters de Mervyn LeRoy, Walter Pidgeon dans Week-end au Waldorf et surtout Clark Gable où l'alchimie du couple est explosive, ils se retrouveront dans plusieurs films dont Franc jeu, Je te retrouverai ou Le Retour qui apparaitront au box-office. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lana sera une des pin-up les plus populaires des G.I. et elle participera activement aux divertissements destinés au moral des troupes. En 1942 elle fait la connaissance du comédien/restaurateur Joseph Stephen Crane. Il deviendra son second mari avec lequel, le 25 juillet 1943, Lana donne naissance à sa fille unique, Cheryl.

C'est en 1946, avec le sulfureux Le facteur sonne toujours deux fois, qu'elle marquera à jamais la mémoire des cinéphiles. MGM, pourtant peu habituée aux films noirs, lui donne un rôle de femme fatale. On se souviendra longtemps de la première apparition de Lana, toute de blanc vêtue. « Lana Turner, presque toujours habillée de blanc, le parfait de sa plastique, de ses mouvements de hanches. On cherchait, d’instinct, à deviner sous cette blancheur la rondeur d’un sein ou la ligne des fesses[2]. » Elle nous donne une magnifique interprétation.

Lana Turner est l'une des actrices les plus rentables de la MGM, comme le prouvent ses succès suivants, le spectaculaire film Le Pays du dauphin vert, Le Retour où elle retrouve Mervyn LeRoy et Clark Gable, deux films de George Sidney, Éternel Tourment avec Spencer Tracy, et Les Trois Mousquetaires où elle incarne la vénéneuse Milady de Winter aux côtés de Gene Kelly.

En 1953, elle trouve l'un de ses meilleurs rôles dans Les Ensorcelés, satire du milieu hollywoodien, sous la direction de Vincente Minnelli. Son rôle de Georgia Lorrison est inspiré plus ou moins de la vie de Diana Barrymore[3], fille de l'acteur John Barrymore. Le film fut nommé six fois aux oscars et reçut 5 trophées.

Elle joue surtout par la suite des personnages romanesques comme Crystal Radek dans la troisième version de La Veuve joyeuse, une grande prêtresse biblique dans Le Fils prodigue, une lady amoureuse du fils d'un Maharadjah dans La Mousson jusqu'à la maîtresse du roi Henri II Diane de Poitiers qui sera son dernier film chez MGM après 18 ans de règne.

« Lorsque j’ai eu fini Diane, avoua Lana Turner, je me revois encore quitter le studio sans un regard en arrière. Il était étrange de voir ces rues désormais vides. Elles avaient été ma seconde demeure, peut-être ma maison la plus stable durant dix-sept ans. Je me souviens combien j’étais excitée lorsque j’ai vu ces visages fameux à l’époque de l’âge d’or de la MGM et le bonheur de faire bientôt partie d’eux. Maintenant la gloire était passée[4]. »

Elle est l'exemple même de la femme fatale, un exemple pour les générations future. C'est d'ailleurs d'elle que vient le pseudonyme de la chanteuse américaine Lana Del Rey, la suite faisant référence à une voiture des années 1950.

Le second souffle[modifier | modifier le code]

Lana Turner et Lee Philips

Rendue à la liberté, Lana Turner accepte l'offre du producteur Jerry Wald de tourner Les Plaisirs de l'enfer aux côtés de l'acteur-réalisateur Lee Philips. Le film, adapté du best-seller Peyton Place, est un succès extraordinaire et donne un second souffle à la carrière de Lana. Il recueille neuf précandidatures aux Oscars dont, celui du meilleur rôle féminin pour Lana Turner et ce pour la première fois.

Légitime défense[modifier | modifier le code]

Ancienne maison de Lana Turner au 730 N. Bedford Drive à Beverly Hills, lieu où fut assassiné son ancien petit ami Johnny Stompanato

Mais une ombre va surgir dans la vie privée de la star. Le 4 avril 1958, la fille de Lana Turner, Cheryl Crane âgée de quatorze ans, assiste à une violente dispute entre sa mère et son amant de l'époque, le gangster Johnny Stompanato, avec qui elle entretient une relation tumultueuse, et qu'elle n'arrive pas à quitter. Cheryl le poignarde, en voulant défendre sa mère terrorisée par celui-ci qui menace de la tuer. Le scandale est énorme. Les journaux et les chaînes de télévision font leurs choux gras de cette triste affaire. Cheryl quittera libre le tribunal, l'enquête ayant établi qu'elle avait agi pour protéger sa mère. Le tout Hollywood se demande si la carrière de la star n'est pas finie.

Une rentrée triomphale[modifier | modifier le code]

Mais malgré le scandale, Lana effectue une rentrée triomphale avec le flamboyant mélodrame de Douglas Sirk, Mirage de la vie. Les énormes recettes du film remettent à flot les studios Universal Pictures alors en proie aux plus graves difficultés financières et mettent également Lana Turner à l'abri financièrement car elle possède 50 % des profits nets du film et elle perçoit onze millions de dollars pour la seule première année d'exploitation mondiale. Désormais, Lana tourne peu et ses quelques films sont loin d'être marquants. Elle est encore remarquable dans Madame X, son dernier grand rôle.

Elle travaille pour le petit écran, notamment dans la série Falcon Crest en 1982 et 1983.

Elle s'éteint, victime d'un cancer de la gorge, le 29 juin 1995.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Un homme qui a réussi est un homme qui gagne plus d'argent que sa femme n'en dépense. Et une femme qui a réussi est une femme qui a trouvé un tel homme. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Lana Turner en 1941
Spencer Tracy et Lana Turner dans Dr. Jekyll and M.. Hyde (1941)
Lana Turner en 1951

Télévision[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. 50 ans de cinéma américain par Jean-Pierre Coursodon et Bertrand TavernierÉditions Nathan - 1991, 1995 - (ISBN 2-258-04027-2)
  2. Panorama du film noir américain (1941-1953), Raymond Borde et Etienne Chaumeton, Flammarion/Champs Contrechamps.
  3. L'encyclopédie du cinéma - Tome 2 - Roger Boussinot - Les Savoirs Bordas (ISBN 2-04-027052-3)
  4. Le Cinéma d'Aventures, Patrick Brion, Éditions de la Martinière, (ISBN 273-242-157-5),

Liens externes[modifier | modifier le code]

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