Relation ferroviaire Alès-Bessèges

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Relation
Alès - Bessèges
La gare terminus de Bessèges
La gare terminus de Bessèges
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Alès, Saint-Ambroix, Bessèges
Historique
Mise en service 1857
Concessionnaires Bessèges à Alais (1854 – 1866)
PLM (1866 – 1938)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (depuis 1997)
Caractéristiques techniques
Longueur 32 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Nombre de voies Voie unique
Signalisation Mécanique et électrique (à Alès)
Trafic
Propriétaire Réseau ferré de France
Exploitant(s) SNCF
Trafic TER
Schéma de la ligne

La ligne Alès-Bessèges est une relation ferroviaire longue de 32 kilomètres qui relie Alès à Bessèges, entièrement dans le département du Gard. Elle est intimement liée à l'histoire de l'extraction du charbon dans les Cévennes.

Elle emprunte deux lignes (infrastructure) : la ligne de Bessèges à Robiac (no 808000) et la section de Robiac à Alès de la ligne du Teil à Alès (no 805000). Cette ligne en impasse est en correspondance à Alès avec la ligne Saint-Germain-des-Fossés - Nîmes-Courbessac.

Depuis octobre 2012 la relation ferroviaire Alès-Bessèges est suspendue.

Historique[modifier | modifier le code]

Ligne de Bessèges à Alais[modifier | modifier le code]

Affiche premiers horaires.

Des 1847, le développement minier et industriel du bassin houiller de la Cèze est limité par l'insuffisance du réseau routier qui ne permet pas de résister à la concurrence du bassin minier de la Grand-Combe. En 1852, la demande d'une « concession d'un chemin de fer de Bessèges à Alais » est déposée par la « Compagnie houillère de Bessège »[1].

Le décret du 7 juin 1854 concède ce chemin de fer à MM. de Veau, de Robiac et Compagnie et le 16 août 1855 les statuts de la Compagnie du chemin de fer de Bessèges à Alais sont approuvés. L'État n'apporte ni garantie d'intérêt ni subvention, la compagnie doit prendre à son compte la totalité du coût de la construction qu'elle s'engage à réaliser dans les quatre ans. Elle soustraite le chantier à l'entreprise Maydieu, Tourneux et Lenoir, avec un délais de réalisation limité à deux années. Le coût du chantier est estimé à 5,4 millions de francs. Pour assurer la réussite de l'entreprise, en évitant des déperditions de trafic vers le bassin concurrent, en 1855, la compagnie prend également en charge la construction d'un embranchement de 11 kilomètres de Bessèges à Portes et s'engage à y assurer un transport gratuit. Afin de mettre toutes les chances de son côté en bénéficiant du savoir-faire et des moyens d'une grande compagnie, l'exploitation est confiée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM)[1].

Le tracé nécessite des travaux importants, près de 700 000 mètres cubes sont déplacés. l'entreprise n'étant pas en capacité d'être dans le délais imparti, la Compagnie prend en charge la fin du chantier où l'on compte notamment neuf importants viaducs. Après la pose de la voie, en septembre, des crues, dues à d'abondantes pluies, occasionnent un nouveau retard. Après contrôle des installations, par la compagnie et le PLM[1], la ligne de chemin de fer « Bessèges-Alais » est mise en service le 1er décembre 1857[2].

En 1858, un second embranchement, plus modeste, fut réalisé de Robiac jusqu'au hameau de La Valette (Rochessadoule) par la Compagnie des mines, pour desservir notamment les mines et les tuileries[3].

Le 9 août 1865, la Compagnie du chemin de fer de Bessèges à Alais signe un traité de fusion avec le PLM. Cette fusion absorption est approuvée le 10 février 1866[4].

Le matériel roulant:

  • dans les années 1960 des locomotive diesel type 63500 ont tiré des voitures modernisées Sud-Est à essieux « trois pattes »
  • au début des années 2000 avec l'achat d'autorails neufs de type X 73500[Quoi ?].

En 2010, le transport des voyageurs est assuré par des autorails TER. Le service voyageurs est assuré par trois aller-retour par jour à une vitesse qui est de 70 km/h sur un tiers et limité à 40 km/h sur le reste du parcours du fait de l'état de la voie. Il y a également un ou deux trains de fret par mois[5].

Infrastructures utilisées par la relation Alès-Bessèges[modifier | modifier le code]

Lignes (infrastructure)[modifier | modifier le code]

Elle emprunte deux lignes (infrastructure) : la ligne de Bessèges à Robiac (no 808000) et la section de Robiac à Alès de la ligne du Teil à Alès (no 805000).

Gares[modifier | modifier le code]

La gare d'Alès

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

  • Le viaduc de Saint-Julien de Cassagnas sur l'Auzonnet (9 arches de 12 mètres), construit pour 2 voies[6].
  • Le tunnel de Saint-Ambroix long de 275 mètres, creusé pour le passage de 2 voies[7].

Avenir de la ligne[modifier | modifier le code]

Le 26 juin 2012 à Alès, a lieu une réunion avec : les représentants de la SNCF (Jean Chédira) et de RFF, des élus locaux et des membres du Collectif de défense et de développement de la ligne Alès-Bessèges (porte-parole Thierry Ferre également responsable du syndicat CGT des cheminots). Est annoncé, pour début juillet, la suspension du tronçon Bessèges-Saint-Ambroix fermé pour trois ans si les partenaires réussissent à se mettre d'accords sur leur participation aux 9M€, minimum nécessaire pour sa réhabilitation[8].

Le 21 juin 2013, les élus et les responsables SNCF et RFF s'entendent sur une « restauration au moindre coût » pour 9M€. Au tour de table il manque cependant l'engagement de la région, qui repouse sa réponse[9].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François et Maguy Palau, « 2.50, Besseges-Alais 1er décembre 1857 », dans Le Rail en France : Le Second Empire, tome 1, 1852-1857, publié le 2 janvier 2009, F et M Palau, 1998 (ISBN 2-950-94211-3), pp. 210-211
  2. Site besseges.fr, Bessèges site officiel, « La Compagnie houillère de Bessèges », dans Histoire de Bessèges, lire (consulté le 17 juillet 2013).
  3. Bernard Collardey, « Alès-Bessèges : un été fatal au service TER », Rail Passion, no 180,‎ octobre 2012, p. 80 (ISSN 1261-3665)
  4. Jean Chaintreau, Jean Cuynet, Georges Mathieu, Les chemins de fer: Paris-Lyon-Méditerranée, La Vie du rail, 1993 (ISBN 9782906984165), p. 45 extrait
  5. Site senat.fr, « État et entretien de la ligne Alès-Bessèges », question de Françoise Laurent-Perrigot, le 29 octobre 2009, et réponse du Secrétariat d'État aux transports le 15 avril 2010 lire (consulté le 17 juillet 2013).
  6. Site massifcentralferroviaire.com, Fiche 209 : Viaduc de Saint Julien de Cassagnas lire (consulté le 17 juillet 2013).
  7. Site tunnels-ferroviaires.org, 30227.2 : Tunnel de Saint-Ambroix lire (consulté le 17 juillet 2013).
  8. Site midilibre.fr, Simon-Jacques Trigano, « Gard Bessèges/Saint-Ambroix : le train ne sifflera plus pendant au moins trois ans », article publié le 26 juin 2013 lire (consulté le 17 juillet 2013).
  9. Site midilibre.fr, E.L., « Alès : ligne Alès-Bessèges, toujours l’attente ! », article publié le 26 juin 2013 lire (consulté le 17 juillet 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association Terre cévenole, Le Chemin de fer d'Alais à Bessèges de Robiac, Voguë, Le Teil, Association Terre cévenole, 1991, 72 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]