Gourdon (Lot)

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Gourdon
La ville et l'église St-Pierre.
La ville et l'église St-Pierre.
Blason de Gourdon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
(sous-préfecture)
Arrondissement Gourdon
(chef-lieu)
Canton Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Quercy-Bouriane
Maire
Mandat
Marie-Odile Delcamp
2014-2020
Code postal 46300
Code commune 46127
Démographie
Gentilé Gourdonnais
Population
municipale
4 497 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 13″ N 1° 22′ 55″ E / 44.737, 1.38244° 44′ 13″ Nord 1° 22′ 55″ Est / 44.737, 1.382  
Altitude 263 m (min. : 130 m) (max. : 323 m)
Superficie 46 km2
Localisation

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Gourdon
Liens
Site web gourdon.fr

Gourdon (en occitan : Gordon, prononcer : [ɡuɾ'du]) est une commune française située dans le Nord-Ouest du département du Lot, en région Midi-Pyrénées.

La cité chef-lieu de la commune de Gourdon est construite sur une remarquable colline acropole qui domine le pays environnant, la Bouriane, à plus de vingt kilomètres à la ronde. Elle a porté le donjon ou dominium d'une des plus puissantes familles féodales du Quercy, les Fortaniers de Gourdon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Entre le causse de Gramat et le Périgord, dans une région sablonneuse nommée la Bouriane, Gourdon est à 45 km de Cahors, 25 km de Sarlat et 75 km de Brive-la-Gaillarde. Traversée par le Bléou, c'est ici que naît la Marcillande. La commune est aussi limitée au sud-est par le Céou.

Elle est également accessible par l'autoroute A20 et par la SNCF (gare de Gourdon).

La ville est située sur une butte de 286 m dominant les alentours.

Climat[modifier | modifier le code]

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 2 2 4 6 10 12 14 14 11 9 5 2 7,58
Températures moyennes (°C) 5,5 6,5 9 11.5 15.5 18.5 20,5 20,5 17,5 14 8,5 5,5 12,75
Températures maximales moyennes (°C) 9 11 14 17 21 25 27 27 24 19 12 9 17,92
Précipitations moyennes (mm) 68 68 63 78 93 81 60 67 76 82 72 75 883
Ensoleillement moyen (heures) 89 107 151 176 199 239 283 247 209 163 102 91 2056
Source: La Chaine Météo

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Gourdon possède :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Gourdon aurait une racine préceltique : gord qui a un sens oronymique, mais pourrait aussi évoquer les Goths et la famille des Gourdon[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Grâce à la permanence de l'administration civile dans le même bâtiment de la place Saint-Pierre depuis le XIIIe siècle, les administrateurs de Gourdon ont pu conserver dans l'Hôtel de ville un fonds exceptionnel d'archives municipales (en occitan, latin et ancien français) qui racontent l'histoire de leur cité depuis 1249. Une traduction en français de ces textes a été réalisée, se renseigner auprès des services municipaux, ou auprès de M. Max Aussel au Vigan (05 65 41 03 92)

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'éperon rocheux qui constitue la butte de Gourdon possède un abri et une grotte occupés au Magdalénien. Des haches en pierres polies ont été retrouvées il y a une cinquantaine d'années par un « fouilleur »[Qui ?]. La région de Gourdon était déjà occupée par les hommes préhistoriques du Paléolithique supérieur (il y a 25 000 ans).

À trois kilomètres de Gourdon se situent les Grottes de Cougnac.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site de Gourdon devint au Moyen Âge un castrum, bâti sur un éperon, avec château fort et remparts circulaires.

Les seigneurs de Gourdon sont mentionnés pour la première fois au IXe siècle dans une charte de 839. Un certain Odolric, d’origine wisigothe, en aurait été le seigneur et serait à l'origine de la puissante famille de Gourdon[2].

Géraud III de Gourdon fut seigneur de Gourdon vers le Xe siècle. Un membre de cette famille, Bertrand de Gourdon, aurait tué Richard Cœur de Lion lors du siège de Châlus.

En 1243[réf. nécessaire], ses habitants s'émancipent en partie de la tutelle seigneuriale par l'octroi d'une charte de coutume. En 1244 la ville reçut une charte de coutumes et fut gouvernée par quatre consuls, confirmée par l'évêque de Cahors et le sénéchal du Quercy[2].

La seigneurie de Gourdon échoit au XIVe siècle aux Cardaillac, puis à Jean d'Armagnac. La ville bourgeoise de Gourdon, prospère et bien administrée par ses consuls, ressent une antipathie croissante contre les seigneurs appauvris de Gourdon, qui s'attachent à quelques privilèges humiliant ou parfois d'exorbitantes brimades. Lou consoulat est fidèle à la lignée des rois de France, en particulier Charles VII et Louis XI, qui les protègent face à de plus en plus improbables retours en force seigneuriaux[3].

En 1316, Jean d'Armagnac, comte de Rodez, devint le seigneur de la ville.[réf. nécessaire]

Gourdon s'illustra durant la guerre de Cent Ans en étant un important centre de résistance aux Anglais. La ville fut occupée par les Anglais. Elle avait alors un château protégé d'épaisses murailles. Sous le règne de Charles VII, ce château fut démoli par les Anglais au moment de leur départ[2].

Au sortir des temps féodaux, les seigneurs de Gourdon, même s'ils contrôlent les passages du Lot en amont de Cahors, sont tenus en respect par les évêques de Cahors qui contrôlent la navigation fluviale sur le Lot. Les seigneurs de Turenne dominent la vallée de la Dordogne et les maisons de Saint-Sulpice et de Cardaillac accaparent l'Ouest du Quercy.

Fortanier de Gourdon fonde également un relais à mi-distance entre leur domaine de Gourdon et les châteaux de Cénevières et Montbrun : la bastide fortanière ou bastida fortanieta de Gordonio qui devient aussitôt un abri pour les pèlerins de Rocamadour.

Lors des Guerres de religion, en 1562, la ville est prise par les calvinistes[2].

En mai 1619, Pons de Lauzières-Thémines, maréchal de France et seigneur de Gourdon, prend parti pour Marie de Médicis contre le jeune roi Louis XIII. Aussitôt, montrant une fidélité, à la fois exemplaire et intéressée au roi, sous la direction du duc de Mayenne, les habitants assiègent le château, le rasent et instaurent l'hégémonie définitive des consuls de la ville.

Elle connut son apogée au XVIe siècle grâce à la prospérité des tisserands et des drapiers. Sa population atteignait déjà les 5000 habitants.

Le constant déclin du Haut-Quercy depuis les Temps modernes ne permet pas d'apercevoir facilement le rayonnement et la vigueur de l'économie gourdonnaise médiévale ou de la Renaissance.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le sous-préfet de Gourdon Jacques Bruneau nommé en novembre 1942 fit transférer l’école de gendarmerie maritime de Toulon à Gourdon qu’il logea au collège moderne de jeunes filles au grand dam de sa directrice Madame Faure et de son fils Maurice Faure alors âgé de dix-huit ans (21ans ?). Ils estimaient que cette réquisition constituait un abus de pouvoir [4]! Son action ne s’arrête pas là : il transfère aussi le 5e escadron du 3e régiment de la garde de Perpignan à Gourdon. Ce réservoir de militaires fut le noyau de la Résistance dans le Lot. Il organise avec André Malraux la Résistance, ordonne la destruction de viaduc de Souillac pour retarder le déplacement des troupes allemandes par rails. Cette action ainsi que plusieurs autres interdisent le transfert rapide de la division Das Reich qui arrivera par la route trop tard en Normandie.

Le 29 juin 1944, la commune est victime de la répression du 4e régiment SS « Der Führer » de la division Das Reich, en route vers la Normandie. 22 personnes furent fusillées.

La liste des otages de Gourdon fut établie par le chef de la Milice du Lot ayant habité dans les environs de Gourdon qui pour se venger inclut des habitants et d’authentiques résistants. La résistance, sur ordre de Jacques Bruneau, l’abat devant le siège de la Gestapo de Cahors le 26 juin 1944 en soirée. On (Qui ?) trouva dans sa poche une nouvelle liste de 84 otages gourdonnais, le sous-préfet figurant en tête [5]).

Le 14 novembre 1948, la ville de Gourdon reçoit la Croix de Guerre à l’occasion de l’inauguration du monument aux tués et fusillés de la Résistance, pour son héroïsme et son martyre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La Mairie
Liste des administrateurs successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 François Rey PS  
1995 2008 Arlette Feixa UMP Médecin-anesthésiste
2008   Marie-Odile Delcamp PS Conseillère régionale
(Tableau version 11/11/2006)

Gourdon est le siège de la Communauté de Communes Quercy-Bouriane.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Gourdon possède :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Ibbenbüren (Allemagne) depuis 2001[6].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 497 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 848 3 703 5 558 5 699 5 153 5 334 5 325 5 081 5 060
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 070 5 099 5 204 5 374 5 098 5 087 5 029 4 834 4 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 351 4 260 4 293 4 129 4 135 4 077 4 135 3 896 3 981
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 157 4 803 4 728 4 899 4 851 4 882 4 669 4 603 4 497
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Au début du XXe siècle, Gourdon comptait 4260 habitants[9].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gourdon possède plusieurs établissements scolaires :

  • Trois établissements de l'enseignement primaire,
    • une école maternelle: École Frescaty (petite, moyenne et grande sections)
    • deux écoles élémentaires: École Hivernerie (CP et CE1) et École Daniel-Roques (CE2, CM1 et CM2).
  • Un établissement (lycée/collège mixte) de l'enseignement secondaire,
    • Collège Léo-Ferré (Sixième, Cinquième, Quatrième et Troisième + Classes SEGPA).
    • Lycée Général et Professionnel Léo-Ferré (Seconde Générale, Première (ES, L, S) et Terminale (ES, L, S), Section des Métiers de la Mode (MDM), Section Bac Pro Commerce et CAP vente).

Gourdon possède :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans à la même période, c'est-à-dire entre le 20 et le 30 juin, la fête de la Saint-Jean est célébrée avec la venue de la fête foraine durant 4 jours (vendredi soir, samedi soir, dimanche soir et lundi soir). Un feu est organisé le samedi soir et un feu d'artifice clôture la fête le lundi soir à minuit.

Santé[modifier | modifier le code]

Gourdon possède :

Sports[modifier | modifier le code]

Le Gourdon XV club de rugby à XV qui évolue dans le Fédérale 3.

Gourdon possède plusieurs infrastructures sportives, notamment un bassin. Le stade Louis Delpech accueille toutes les rencontres du club de rugby, tandis que le stade du Marché Vieux hérite du football. Récemment, un complexe sportif a été construit et comprend : un stade de rugby et un stade polyvalent avec terrain de football, piste d'athlétisme, un centre équestre. La ville possède également un dojo où sont pratiqués le judo et le jujitsu.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture et l'agroalimentaire sont les principaux piliers de l'économie de la commune avec le tourisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Pierre de Gourdon.

L'église Saint-Pierre[10],[11] a été construite de 1304 à 1510 sur la base d'une ancienne église romane ruinée à la fin du XIIIe siècle, elle domine la butte et la ville de Gourdon. Ses caractères dépouillés la rattachent à l'école gothique languedocienne. Sa nef et sa tour sud furent achevées par l'architecte médiéval Jean Deschamps. Longueur de la nef : 41 m, largeur : 11,60 m, hauteur de la voûte : 21 m, hauteur des tours : 35 m. C'était autrefois une dépendance de l'abbaye du Vigan.

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Gravement dégradée le 4 septembre 1562 lors de l'invasion des troupes protestantes du capitaine Duras, l'église Saint-Pierre fut restaurée à partir de 1608. En 1987 l'église Saint-Pierre a retrouvé ses orgues aménagées en 1887 par les frères Stolz dans un beau buffet baroque en chêne[12]

Elle présente de nos jours une décoration intérieure florissante laissée par l'époque baroque puis par la Restauration :

Chapelle Notre-Dame du Majou[modifier | modifier le code]

Située à l'emplacement supposé d'un oratoire ruiné en 1562, elle avait été édifiée dans la seconde moitié du XVIIe siècle, après le démantèlement des défenses de la porte. Clocheton néo-gothique du XIXe siècle. Le mobilier est attribué à l'atelier des Tournié : devant l'autel en bois doré, représentant la Naissance de la Vierge; panneaux sculptés aux effigies de sainte Anne et saint Luc.

Porte et rue du Majou[modifier | modifier le code]

Rue du Majou

Ancienne "carriera" principale, jadis animée par les étals des drapiers, qui exportaient jusqu'en Angleterre les draps de chanvre et de lin. C'est bien souvent dans leur corporation que recrutaient les consuls. Les maisons, bien que souvent dénaturées, conservent leur structure caractéristique : rez-de-chaussée commercial, largement ouvert sur l'extérieur par de grandes arcades en arc brisé, étage réservé aux pièces d'habitation.

no 6 : maison XIXe siècle, de tradition classique, couronnée d'un étage de "mirandes" (comble ajouré de petites fenêtres, fréquent dans les villes du Midi.).

Église Notre-Dame des Cordeliers[modifier | modifier le code]

Église des Cordeliers

L'église conventuelle Notre-Dame des Cordeliers (Monument historique[13])[11] fut édifiée entre 1251 et 1287 par les Franciscains, avec l'appui des jeunes seigneurs de Gourdon Gisbert de Thémines et Hélène de Salviac.

Elle présente un exemple admirable de l'harmonie monastique inspirée par l'esprit gothique. La première travée de la nef s'orne d'un important baptistère monolithique en grès, du XVe siècle, classé Monument historique, provenant d'une autre église, figurant le Christ en majesté entouré des douze Apôtres.

Le clocher primitif était un simple mur dans lequel pendait une cloche. Mais les paroissiens, désireux sans doute de concurrencer Saint-Pierre, prétendirent qu'ils ne l'entendaient pas sonner. On bâtit donc, en 1895, le clocher actuel pour la somme énorme de 10 500 francs.

Désaffectée, elle sert de salle d'exposition (Salon des Antiquaires, Salon du Livre ancien…) et de concert.

Chapelle Notre-Dame des Neiges[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-des-Neiges (Monument historique[14]) : construite à la fin du XIIe siècle, la chapelle Notre-Dame des Neiges est un lieu de pèlerinage si important en Bouriane qu'elle est reconstruite et agrandie en 1646 par le chapitre du Vigan[15]. Elle s'orne d'un admirable retable baroque réalisé en 1690 par les sculpteurs Tournié de Gourdon.

Église Saint-Siméon-le-Stylite[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Siméon-le-Stylite, ou Saint-Siméon-de-la-Capelle : ancien oratoire de l'hôpital du faubourg de la Capelle est un édifice entièrement reconstruit au début du XXe siècle (vaisseau néo-roman, façade classique) mais elle conserve un beau campanile du XVIIe siècle.

Depuis la Terreur, l'église Saint-Siméon abrite l'admirable chaire à prêcher de l'église Notre-Dame des Cordeliers : cette chaire en noyer du XVIIe siècle classée Monument historique est l'œuvre des sculpteurs gourdonnais Tournié. Posée sur l'épaule d'Hercule agenouillé, elle figure les principaux mystères de la vie de saint François d'Assise.

Maison Cavaignac[modifier | modifier le code]

Dans cette maison[16] est né Jean-Baptiste Cavaignac. Sa porte de style Renaissance ainsi que sa curieuse charpente courbe sont classées.

La porte de la maison Cavaignac comporte trois panneaux sculptés en ronde bosse Ils représentent le déroulement de la vie selon une transcription des Parques grecques.
Sur le premier, une ondine verse de sa main droite située en hauteur l'eau d'une jarre dans un gobelet tenu de sa main gauche au niveau de sa taille au centre de son corps.
La deuxième toujours son bras droit élevé tient un miroir, un serpent est représenté à proximité, sa main gauche suggérée par son bras sur le bas du panneau.
Le troisième plus grand et situé en dessous des deux autres comporte une Parque qui tient le fléau d'une balance à deux plateaux tenue par sa main droite au niveau de sa bouche, elle semble insuffler la justice, la main gauche plus basse tient le haut d'une croix suggérant la mort. Cette transcription de la Grèce antique de cette porte Renaissance ainsi que la chaire sculptée de l'église Saint-Simon soutenue par Atlas portant le monde sur son épaule évocation des croyances grecques, sculpté par les frères Tournie semble accréditer la thèse qu'elle fut aussi sculptée par Tournie. Les similitudes dans les sculptures sont indéniables. Les panneaux ainsi que la porte elle-même répondent aux canons du nombre d'or. Si la bâtisse constituée de deux pilastres et d'un fronton sont bien du 17ème, la porte en bois de chêne est bien plus ancienne et comporte dans son esprit l'interprétation des Parques grecques. Sur chaque panneau les Parques ont la main droite située en hauteur, et la main gauche située vers le bas, la main droite est symbole d'espoir alors que la main gauche ( sinistre comme disent les Romains) est un symbole de fin de vie, de néant ou de mort sur la terre. Observez bien en haut de la porte dans les entrelacs de la frise à droite et à gauche se cachent deux yeux qui vous observent! Certains érudits y voient la tempérance, la prudence, la justice et disent pour justifier leur choix que le panneau représentant la force est absent! [réf. nécessaire].

Hôtel de Ville[modifier | modifier le code]

Bâtiment : Ancienne maison consulaire. Le bâtiment médiéval a quasiment disparu sous le remaniement de 1627 : adjonction de la tour (prison) et des couverts (piliers modifiés début XXe siècle). Porte à armoiries martelées à la Révolution. Salle médiévale (12-13e s.) récemment remise à jour dans la maison jouxtante.

Place: Ancienne place St-Pierre, où se tenaient 4 grandes foires annuelles qui étaient "criées" jusqu'à Sarlat, Limoges et Montauban.

Maison du Sénéchal[modifier | modifier le code]

Maison du Sénéchal est un remarquable bâtiment élevé à la Renaissance sur un rez-de-chaussée du XIIIe siècle, et attribué dès le XVIe siècle au sénéchal de Gourdon qui y avait son logis et son office. Ancienne maison de chanoine, la Maison du Sénéchal abrite un oratoire décoré de fresques religieuses (début XVIe siècle) : naissance d'Ève, Annonciation, Visitation. Son grand salon possède une cheminée sculptée (1668) ainsi qu'un plafond entièrement peint de paysages et d'animaux fabuleux à la mode italienne (XVIe siècle).

Hôtel de la sous-préfecture[modifier | modifier le code]

Ce bâtiment néo-classique à fronton triangulaire a été édifié en 1905 sur le tour de ville (Boulevard Aristide-Briand). Il remplace l'ancien tribunal installé sous l'Empire au même endroit, dans l'ancienne maison des Ursulines qui brûla accidentellement au début du XXe siècle.

Hôpital Jean-Coulon[modifier | modifier le code]

L'hôpital Jean-Coulon : édifié en 1937 grâce au financement de Jean Coulon, à l'époque maire de Gourdon, l'hôpital ouvre ses services dans le quartier historique des hospitaliers du Moyen Âge, en sortie sud de la ville. Le sobre bâtiment originel a pu être agrandi par l'arrière, tout en conservant son imposante façade à avant-corps et sa cour d'honneur.

Grottes de Cougnac[modifier | modifier le code]

Tout près de la ville mais sur le territoire de la commune de Payrignac, au bord de la route de Sarlat, les grottes de Cougnac, riches en concrétions, sont ouvertes au public. L'une est ornée de peintures préhistoriques d'époque gravetienne.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Gourdon possède :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges-Émile Lebacq, 1945 Cougnac
(Entrée de la propriété dites de "la Montagne" ou des "Chênes Verts" sous laquelle se trouvent les Grottes de Cougnac).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gourdon Blason Le blasonnement en est : « De gueules, à cinq gourdes d'or posées en sautoir. »[2]
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Gourdon
D'azur au château de trois tours d'argent, maçonné de sable, sur un rocher de sept coupeaux de sinople, accompagné à dextre du chef d'une étoile d'or[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ juin 2002, 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 112
  2. a, b, c, d et e Victor Adolphe Malte-Brun et Auguste-Henri Dufour, La France illustrée : Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, G. Barba, puis Les éditions du Bastion,‎ 1882 (réimpr. 1885, 1980), 58 p., p. 36-37
  3. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA435 Lettres de Louis XI, en avril 1462 (1461 avant Pâques)
  4. Jacques Bruneau : Les tribulations d’un gaulliste en Gaule page 80
  5. Livre de Jacques Bruneau, p. 100.
  6. Site du jumelage
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Le Lot chapitre Chemins de fer p. 191 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 2-7455-0049-X
  10. Patrimoine-de-france.org, église Saint-Pierre à Gourdon — Classement monument historique le 24 février 1906
  11. a et b Catherine Legros - Gourdon-en-Quercy. Église des Cordeliers et église Saint-Pierre - p. 307-324, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  12. Site Les Orgues de l'église Saint-Pierre de Gourdon en Quercy
  13. Église Notre-Dame des Cordeliers : classement monument historique 1929/10/03 [1]
  14. Notre-Dame des Neiges, classement 1973/10/04 : Portail principal avec ses vantaux [2]
  15. Site Le pèlerinage de Notre-Dame des Neiges en Quercy
  16. Maison Cavaignac : classement monument historique : Façade par arrêté du 16 mai 1929 ; Porte par décret du 4 mars 1932 [3]
  17. http://labanquedublason2.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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