Masclat

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Masclat
Le château de Masclat
Le château de Masclat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Gourdon
Canton Canton de Payrac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Souillac Rocamadour
Maire
Mandat
Monique Boutinaud
2014-2020
Code postal 46350
Code commune 46186
Démographie
Population
municipale
351 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 10″ N 1° 23′ 33″ E / 44.8361111111, 1.392544° 50′ 10″ Nord 1° 23′ 33″ Est / 44.8361111111, 1.3925  
Altitude 183 m (min. : 112 m) (max. : 206 m)
Superficie 10,02 km2
Localisation

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Masclat

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Masclat

Masclat est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Masclat est situé à la limite des départements de la Dordogne et du Lot. Petite commune du canton de Payrac, elle s’étire le long de plusieurs routes qui permettent de se rendre en différents lieux : Gourdon, Lamothe-Fénelon, Saint-Julien-de-Lampon, Mareuil, Fajoles. Le village est campé sur une colline dominant au N.E. la vallée du Tournefeuille et le plateau où s’étend la commune de Nadaillac-de-Rouge.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Masclat
Saint-Julien-de-Lampon
Sainte-Mondane Masclat Lamothe-Fénelon
Fajoles

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine de Masclat est fort ancienne et pourrait remonter, selon certaines indications, à l’époque mérovingienne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 2001 Robert Lafon PCF  
mars 2001 mars 2008 Serge Combroux    
mars 2008 en cours Monique Boutinaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 351 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
614 643 915 1 184 1 265 1 311 682 690 644
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
708 672 651 640 666 636 627 640 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586 551 552 485 477 446 428 400 341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
373 326 296 282 287 292 319 351 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au cœur du village : le château de Masclat, ancien repaire sous la seigneurie des Cardaillac puis des Thémines au XIVe siècle, occupé par les Anglais de 1355 à 1362, il fut reconstruit au siècle suivant. L’édifice est à l’état de « vieille masure » en 1856. La réfection des toitures permettra sa sauvegarde.

De nombreux seigneurs ou co-seigneurs se succédèrent au gré des alliances et transactions. Nous trouverons notamment diverses familles : les DE MASSAUT, les D’AURIOLE, les DE BLANCHEFORT, les DE MAREUIL, les DE FONTANGES. Les DE VERVAIX resteront seigneurs de Masclat du XVe au XVIIe siècle. Viendront ensuite les familles de LANDONS – SAUVAT puis LANTRONS de ST HUBERT et enfin à la veille de la Révolution : les CORNEILHAN. Le château sera vendu aux enchères en 1859 et adjugé à M. Planchou, propriétaire et maire de Masclat. Revendu depuis peu, il a longtemps appartenu à la famille PEBEYRE originaire de Masclat. Bel édifice, construit autour d’une haute tour carrée, le corps de logis principal est flanqué de deux tours rondes (fin XVe siècle) tronquées mais encore équipées de canonnières, la troisième tour ronde, à l’arrière du bâtiment, loge l’escalier à vis. À gauche, dans la cour, l’ancien « grenier du château » servit d’auberge de 1919 à 1960. À proximité, dans l’encadrement du portail, trône l’écu à trois bandes des Salignac Fénelon.

  • Accolée à la muraille du château : l’église Saint-Hilaire. On y pénètre par un porche de la fin du XIIe siècle abritant le portail. Le plan de l’édifice est assez curieux : en forme de croix latine à l’origine, l’adjonction d’une chapelle latérale de chaque côté de la nef, soudée au bras du transept, a modifié son plan primitif. Le clocher de type barlong, percé de huit ouvertures campanaires en plein-cintre est assis sur la partie centrale du transept. Dans le chœur, on aperçoit une très belle fenêtre romane à ouverture très ébrasée, en partie murée vers le bas et un petit placard à burettes de type gothique à arc trilobé en plein-cintre d’environ 80 cm de hauteur. On peut également remarquer les traces d’une litre noire.
  • Autres curiosités :

À la sortie du village, au nord, une croix dite « de la guerre de Cent Ans » jouxte une très ancienne maison : « la maison des Anglais ». On peut y voir, sur la cheminée, une inscription en cette langue. Elle daterait de l’occupation anglaise durant la guerre de Cent Ans. À proximité, dans un mur de grange, une sculpture de buste humain à orifice traversant est connue comme « l’étranglement du seigneur ». La tradition orale veut que le forgeron du lieu gênait le seigneur par son activité matinale. Ce dernier aurait projeté de la faire disparaître. Le forgeron en étant réchappé s’était fait sculpter son buste dans la pierre. La main gauche portée sur son cou indique que le seigneur le menaçait de mort. L’architecture rurale est largement représentée sur un territoire très morcelé. Outre certaines bâtisses intéressantes, il faut noter l’existence de plusieurs croix de pierre ainsi que de trois lavoirs publics, couverts ou non, avec puits ou sources captées, sans voûte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]