Gémonval

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Gémonval
Gémonval
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées Vertes
Maire
Mandat
Fabrice Vrillacq
2020-2026
Code postal 25250
Code commune 25264
Démographie
Gentilé Gémonvalois, Gémonvaloises [1]
Population
municipale
84 hab. (2018 en augmentation de 6,33 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 59″ nord, 6° 35′ 21″ est
Altitude Min. 305 m
Max. 513 m
Superficie 3,39 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montbéliard
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bavans
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Gémonval
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Gémonval

Gémonval est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Le village est marqué par un passé minier de plus d'un siècle d'exploitation de houille entre le début du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle.

Les habitants de Gémonval sont appelés les Gémonvalois et Gémonvaloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des Deux Vallées Vertes, au nord de l'arrondissement de Montbéliard. Elle est située dans le département du Doubs, à la limite du Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté dans le Grand Est français. Les villes les plus proches sont Héricourt (13 km), Montbéliard (15 km), Lure (18 km) et Belfort (22 km)[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Secenans
(Haute-Saône)
Crevans-et-la-Chapelle-lès-Granges
(Haute-Saône)
Saulnot
(Haute-Saône)
Rose des vents
Vellechevreux-et-Courbenans
(Haute-Saône)
N Arcey
O    Gémonval    E
S
Marvelise Onans

Géologie[modifier | modifier le code]

Gémonval s'appuie sur le versant septentrional du massif du Jura[3]. La majeure partie du territoire repose sur un sol daté du Trias supérieur et moyen). Cette zone est délimitée au sud par une fine bande du Lias qui la sépare du Jurassique moyen[4].

Le territoire communal repose sur le bassin houiller keupérien de Haute-Saône, riche en houille, gypse et marne irrisée[5].

Transport et voies de communications[modifier | modifier le code]

Le réseau routier est formé des routes départementales 256 et 445. Le sentier de grande randonnée 59 qui traverse la Franche-Comté du Ballon d'Alsace à Izieu en Rhône-Alpes traverse également le territoire[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gémonval est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 137 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,3 %), forêts (31,8 %), cultures permanentes (13,3 %), prairies (4,5 %), terres arables (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gemonval en 1318 ; Gemontvaulx en 1424 ; Gemonvaux en 1441[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des mines de houilles sont exploitées sur la commune et aux alentours après l’accord d'une concession de 2 056 hectares le , les mines ferment en 1847, puis sont rouvertes à plusieurs reprises pour devenir assez active dans les années 1940, juste avant leur fermeture définitive[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et l'école de Gémonval.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2014 Gilles Pierrot[15] DVD  
mars 2014 En cours
(au 1 juin 2020)
Fabrice Vrillacq SE Fonctionnaire
Réélu pour le mandat 2020-2026[16]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2018, la commune comptait 84 habitants[Note 3], en augmentation de 6,33 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230237213238257309285290318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261253260198186180161152127
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1281161111069797957266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7692758610075888084
2018 - - - - - - - -
84--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative.

La commune a la particularité de ne pas avoir d'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. a et b « Carte IGN de Gémonval » sur Géoportail..
  3. « Le Massif du Jura », sur franche-comte.gouv.fr, (consulté le 7 octobre 2015).
  4. « Montbéliard : carte géologique », sur ac-besancon.fr (consulté le 7 octobre 2015).
  5. Édouard Thirria, Manuel à l'usage de l'habitant du département de la Haute-Saône, (lire en ligne), p. 184-185.
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre, .
  14. « Compte-rendu des travaux des Ingénieurs des Mines », p. 20 (Haute-Saône).
  15. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  16. « Deuxième mandat pour Fabrice Vrillacq », sur L'Est républicain, (consulté le 16 juillet 2020).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]