Grisou

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Le Grisou par Constantin Meunier.
Le grisou a tué des milliers de mineurs ; ici en Allemagne à Dortmund où 130 corps ont été sortis de la mine à la suite du « coup de grisou » du 11 février 1925.

Le grisou (le mot vient de grégeois) est l'une des formes de carbone fossile. Il se distingue du gaz naturel par sa composition et sa formation. Il est composé principalement de méthane. Ce gaz invisible et inodore se dégage des couches de charbon et des terrains encaissant lors de leur exploitation[1],[2]. Comme le radon, à très faible dose, il fait partie de l'atmosphère normale des mines profondes[3] et il dégaze d'autant plus que le charbon est fracturé ou exploité[4].

Entre 5 et 15 % dans l'air, le grisou devient dangereux car, en de telles proportions, le mélange air-grisou est très explosif[5]. Très redoutées des mineurs, les explosions, appelées « coups de grisou », ont causé de nombreuses victimes dans les mines profondes du monde entier. Les compagnies minières préviennent les risques par la ventilation primaire et secondaire[6] des chantiers de taille, puits et galeries[7], mais il existe toujours un risque de rupture d'une poche de grisou accumulée dans un système de failles.

Caractéristiques du grisou[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Les gaz qui composent le grisou se sont formés durant le processus de houillification durant lequel ils ont été « piégés » (adsorbés) dans les micropores du charbon[8]. Une partie de ce gaz s'est retrouvée piégée dans les espaces capillaires et dans les réseaux de fissures naturelles de la houille ainsi qu'au niveau des épontes (paroi délimitant une couche ou un filon) apparues au cours des temps géologiques, à la suite d’événements sismiques, et plus récemment à cause de l'exploitation minière.

Teneurs[modifier | modifier le code]

La teneur effective ou potentielle d'un charbon en gaz s'exprime en m3 de CH4 (et/ou de CO2) par tonne de charbon. L'essentiel de ce gaz n'est pas libre mais adsorbé dans le charbon en place.

Pour le CH4, ces teneurs oscillent selon les conditions de formation géologique du charbon entre 0 à 15 m3/t et exceptionnellement plus[9].

Libération[modifier | modifier le code]

Elle se produit lors de l'exploitation, du « fonçage » du puits, par la dislocation des veines de charbon puis la fragmentation du charbon, puis ensuite et éventuellement durant des siècles ou millénaires avec la décompression (« détente ») causée par l'exploitation des veines, qui libèrent ces gaz[5].

On estime le caractère plus ou moins grisouteux d'un gisement par la mesure du dégagement spécifique de grisou, pour une période donnée et pour une certaine quantité de charbon (par exemple en m3 de gaz par jour, mois ou année, et par tonne de charbon ou de roche-mère grisouteuse. Selon l'Ineris, ces valeurs peuvent aller de quelques m3/t voire 0 à une centaine de m3/t[10]..

Deux facteurs importants sont le « mode et degré de détente du massif influencé par l'exploitation et la pression du gaz. En raison du broyage dû à l'abattage, le gaz se dégage plus rapidement de la veine exploitée que des couches voisines au toit et au mur (...). Les mouvements mécaniques du terrain ont une grande influence »[5]. Le type de remblayage, ses modalités et la proximité d'autres chantiers ont aussi une importance[5].

Une difficulté pour la sécurité est que la libération du grisou est en partie très irrégulière[11] (avec « des pointes égales à plusieurs fois les moyennes de dégagement »[5]). Il existe une courbe théorique de décroissance du degré de dégazage mais elle est difficile à déterminer et de nombreux facteurs peuvent l'affecter, ce qui oblige les ingénieurs de l'aérage à prendre des marges de sécurité dans leurs modèles de calculs des capacité de ventilation des puits et galeries[5].

Ce sont donc les valeurs maxima que les ingénieurs des mines cherchent à apprécier et en particulier les phénomènes dits de « dégagements instantanés » (« DI »[12],[13],[14] dans des mines que l'industrie minière tient néanmoins à exploiter comme en témoigne la tenue à Nîmes en 1966 d'un symposium sur L'exploitation des mines à dégagements instantanés[15].), en essayant de comprendre (grâce à l'analyse des résultats des grisoumètres enregistreurs apparus dans les années 1960 en Europe) quand, où et comment ou pourquoi elles apparaîtront. En Europe, le Centre d’Études et Recherches des Charbonnages de France (CERCHAR) s'est beaucoup intéressé à ces questions dans les années 1960, dans le cadre des travaux de recherche européens lancés ou encouragés par la CECA. En 1967, les experts comprennent mieux le phénomène, mais reconnaissent ne pas pouvoir prévoir où et quand des pics de dégagements apparaîtront, notamment à cause de la complexité des interactions entre les fissures tectoniques, le charbon, les galeries et l'exploitation[5].

Elle dépend de divers facteurs dont le contexte pétrographique, la teneur initiale du charbon en gaz, la pression de ce gaz, du nombre de veines exploitées et de la « puissance » de ces veines, ainsi que des conditions d'exploitation (plus ou moins rapide, en condition aérienne ou souterraine, etc.)[5].

La température (qui s'élève naturellement avec la profondeur, de même que la pression exercée sur le charbon), l'humidité et le degré de houillification du charbon jouent aussi un rôle. Le grisou est libéré en très faible quantité de manière continue, mais parfois brutalement et en quantité plus importante quand les mineurs crèvent une poche accumulée dans un réseau de failles[5].

Le mélange air-grisou est très explosif à des teneurs de 5 à 15 % de grisou[5]. Plus la mine est profonde, plus le grisou pose de problèmes[5].

Des lacunes de connaissances sont encore à combler : ainsi les liens eau-gaz-charbon sont mal compris et on si a longtemps admis l'hyphothèse que l'eau ennoyant un bassin (mise en charge hydraulique) s'opposait au relargage des gaz adsorbé dans le charbon, cela n'est plus considéré comme probable. L'Ineris cherche à étudier les valeurs de pressions nécessaires au piégeage du gaz dans la porosité du charbon par l'eau. Il faut aussi mieux comprendre l'importance de la qualité des terrains de recouvrement, de bancs imperméables (argile, par exemple) et leurs réponses aux affaissements miniers, ou encore l'influence des pompages puis de la remontée d'un aquifère plus ou moins épais et continu en relation avec le risque de remontées ou diffusions gazeuses sèches, humides ou en solution.

Composition[modifier | modifier le code]

La composition des grisous explosifs des bassins houillers britannico-franco-belgo-rhénan variait entre les limites suivantes :

Ce grisou est parfois assimilé à du méthane, gaz extrêmement combustible, dont l'accumulation et les explosions[16] préoccupent les compagnies minières au moins depuis les années 1800[17], qui ne comprennent pas encore clairement dans les années 1950 comment se créent les poches ou « bouchons » de grisou (ou « nappes de gaz ») dans les galeries et cavités minières[18].

Le grisou qui continue à dégazer des restes de veine de charbon, après l'exploitation minière, est moins riche en méthane (par exemple : 54% de méthane pour le gaz d'abord extrait par Méthamine créée par Charbonnages de France en 1992 à la fermeture du Bassin houiller du nord de la France (entreprise rachetée par Gazonor lui-même acquis par European Gas Limited (EGL) en 2008)[19].

Propriétés[modifier | modifier le code]

Sa masse volumique est de 0,72 kg/m3 et sa densité par rapport à l'air est de 0,558. De plus, il est inodore et incolore.

À pression et température ordinaires, les limites d'inflammabilité sont de 5,6 et 14 %. La combustion a une allure explosive entre 6 et 12 %.

L'inflammation d'un volume gazeux constitué d'un mélange d'air et de grisou, dans les travaux souterrains, entraîne :

  • la production d'une flamme dont l'expansion est assez limitée ;
  • la formation d'une déflagration, caractérisée par une onde de pression d'amplitude élevée qui se propage à des vitesses de l'ordre de 250 m/s ;
  • le dégagement de gaz brûlés (CO2, CO et H2O entre autres) ;
  • la combustion du méthane peut mettre le feu à des matières aisément inflammables, en particulier à des poussières de charbon soulevées par le souffle de la flamme.

L'équation bilan de combustion du méthane est la suivante : CH4 + 2 O2 → CO2 + 2 H2O

Détection et quantification[modifier | modifier le code]

La détection du grisou est l'une des conditions de la sécurité dans les mines[20].

Dans les années 1960, faute de mieux la CECA recommande[21] de généraliser la mesure de la concentration en gaz du charbon et de la fraction de cette concentration qui se dégage dans les mines[5].

  • La grisouscopie est la recherche qualitative (primitive) du grisou à la lampe ordinaire à flamme.
  • La grisoumétrie est la mesure de la teneur en grisou. Elle se développe dans les années 1960[22],[23] avec notamment l'apparition de grisoumètres automatiques [24]
  • Des grisoumètres, basés sur la combustion catalytique du grisou sur un fil de platine allié, sont utilisés pour la détection du grisou. Le premier appareil a été mis au point par l'ingénieur général Gustave Léon en 1900, perfectionné dans les années 1950 par le Centre d'études et de recherches des Charbonnages de France (CERCHAR) pour aboutir à la série des Verneuil 52 dont quelques centaines d'exemplaires étaient couramment utilisés dans les mines françaises jusqu'à leur fermeture vers les années 2000.

Séquelles minières, captage, récupération et valorisation du grisou[modifier | modifier le code]

Représentation simplifiée des possibles relations charbon-gaz-eau (nappe en bleue) et des liens avec la surface selon la présence de failles, affleurement du charbon, puits ou galeries d'/expoitation/aération (avec éventuelle remontée et/ou fluctuations de nappes). Un effet de drainage est également induit par la nappe ici supposée circuler de la droite vers la gauche (vers un cours d'eau ou un estuaire) ;
Article détaillé : après-mine.

Le grisou est essentiellement un gaz fatal (qu'on ne peut éviter de produire lors de l'exploitation de couches grisouteuses, c'est-à-dire riches en gaz de couche ou d'une porosité et structure telle que le peu de méthane que contient le charbon en est facilement désorbé). Il fait à ce titre partie des « séquelles minières » à gérer dans le cadre de l'après-mine

Selon sa composition, il peut avoir une valeur énergétique ; son captage en surface ou en profondeur est facile (pas de besoins de puis profonds, réutilisation possible de puits existants). Il est en outre un traitement proactif efficace des risques d'explosion (à condition de veiller au bon entretien des vannes, du suivi de la pression, des systèmes de coupe-flamme et de protection contre les intrusions su public auprès du point de captage...) et il diminue la part des émissions résiduelles de gaz à effet de serre (si le captage a un rayon d’action important ; c'est-à-dire quand il met le réservoir minier en dépression plus ou moins importante par rapport à la surface (ce qui est facilité par une remontée de nappe, phénomène quasi-systématique après un arrêt d'exploitation et de pompage). Dans certains cas, on atteint une pression absolue du réservoir minier de 0,5.105Pa (soit 0,5 atmosphère), permettant une exploitation rentable dans les bassins très grisouteux, bien après l'arrêt de l'exploitation minière. Et quand il n'est plus rentable car insuffisamment productif, ce type de captage peut ensuite être remplacé par des « sondages de décompression »[25].

Au lieu de l'évacuer dans l'atmosphère, dès les années 1950, on songe, (dans le cadre de l'O.E.C.E notamment, et de son Agence Européenne de Productivité[26],[27]) à le capter[28], le sécher et le valoriser.

Du grisou est ainsi capté dès les années 1960 en Belgique[29] et en France et à titre d'exemple, à Avion et Divion dans l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais ainsi qu'à Lourches (ancienne fosse Désirée-La Naville) près de Valenciennes, le grisou est récupéré, purifié et injecté dans le réseau public de distribution de gaz naturel ; grâce à ces installations une partie importante du méthane (gaz explosif et gaz à effet de serre) émis par la partie centrale de ce bassin houiller est récupérée et valorisée. Cette récupération et valorisation a d'abord été faite par l'entreprise publique Méthamine créée par Charbonnages de France qui a ensuite créé Gazonor afin de vendre cet outil et entreprise au secteur privé (vendu 26 millions d'euros à European Gas Limited). Depuis le 1er mars 2007, Gazonor est l'unique exploitant des trois sites qui valorisent selon l'entreprise 12 térawatts-heure par an de gaz soit l'équivalent de la consommation d'une ville de 60 000 habitants. À lui seul, le site d'Avion valorise 8 térawatts-heure par an.

Un gisement potentiel de 100 milliards de m3 de gaz qui sommeillerait dans les mines désaffectées du bassin lorrain a fait l'objet d'une demande d'exploitation par le groupe australien European Gas Limited, même s'il reste une forte inquiétude pour l'étanchéité de la collecte[30] et d'éventuels risque de séisme induit ou d'autres désordres du sous-sol ainsi qu'en termes de pollution de l'eau des nappes (si la collecte se fait avec injection d'eau sous très haute-pression afin de fracturer les couches de charbon ou schistes comme aux États-Unis).

Le coup de grisou[modifier | modifier le code]

Le coup de grisou est une explosion accidentelle de gaz dans une mine. Cette explosion est liée à l'exploitation de la mine et est suivie d'un dégagement dit instantané de gaz (DI). Il s'agit d'un accident souvent mortel, parmi les plus redoutés des mineurs, en général aggravé par un effondrement des galeries et parfois par un « coup de poussière », si bien qu'il est souvent difficile de savoir après-coup si c'est le gaz ou la poussière qui a provoqué la catastrophe.

Son apparition est restée très mal comprise et donc difficile à prévenir jusqu'à la fin des années 1950. Trois études européennes aideront à mieux comprendre ce phénomène :

  1. En 1959, la CECA a financé un programme de recherche franco-belge porté par le Centre d'Études et Recherches des Charbonnages de France (CERCHAR) et par l'Institut National de l'Industrie charbonnière belge (INICHAR), pour le bassin houiller franco-belge profond qui connaissait de dangereux et fréquents dégagements instantanés de grisou[5]. En 1967, malgré 8 ans d'études, les experts de la CECA considéraient que le problème de la prévention n'était pas encore résolu.
  2. En 1961, la CECA encourage et finance une autre grande étude, sur la composition du grisou, la forme et le volume du gisement susceptible de dégazer, de débit de dégazage et la capacité d'adsorption/désorption[31]. On se dit en effet que la capacité (qui peut être étudiée en laboratoire[32]) d'un charbon à adsorber du CH4 dans certaines conditions de température, humidité, pression... peut être indicatrice de sa capacité à le relarguer dans les mêmes conditions[33] des différents types de charbon ; selon le contexte et selon leur degré de houillification[5]. Cette étude sera exécutée par le CERCHAR, l'INICHAR, et la section de recherches des Mines d’État hollandaises(Steinkohlenbergbauverein)[5].
  3. En 1964, une troisième étude concernera « l'origine du grisou particulièrement abondant dans les mines de la Sarre; le problème de la migration du grisou sur des distances plus ou moins grandes ; la possibilité de l'étude, par le calcul, de l'écoulement du grisou dans le massif et vers les chantiers ».

Prévention des coups de grisou[modifier | modifier le code]

Lampe Davy (Dessin), lampe de sécurité (à huile à l'origine) inventée par Sir Humphry Davy en en 1815[34] pour le travail en atmosphère grisouteuse. Davy a découvert qu'une flamme enfermée dans un maillage très fin n'enflamme pas le grisou. L'écran joue en outre un rôle de pare-flammes[35].
L'un des types de lampe de Davy, utilisé comme détecteur et outil de quantification de grisou, grâce à une jauge de mesure de la hauteur de flamme. En présence de grisou, la flamme grandit et prend une teinte bleutée. Cette lampe pouvait aussi être posée au sol pour détecter une accumulation de dioxyde de carbone (plus lourd que l'air et qui diminue la hauteur de la flamme ou l'éteint en présence de manque d'Oxygène ou en présence de (gaz asphyxiant) ; La flamme disparait à environ 17% de la teneur en oxygène, teneur permettant encore la respiration humaine

Malgré des études scientifiques et le dépôt de brevets, par exemple d'un « Système pour empêcher l'explosion du grisou dans les mines » en 1855[36], le grisou a d'abord été géré très empiriquement[5]. Alors que les ordinateurs peinent encore à simuler les besoins d'aération des réseaux complexes et parfois fortement maillés[37],[38] de puits et galeries, dans les années 1960, et que les ingénieurs travaillent encore à la règle à calcul, on cherche de nouveaux moyens d'optimiser l'aération des mines. Ainsi, Patigny propose de calculer les réseaux d'aération par l' analogie électrique [39], alors que le CERCHAR met au point un modèle physique dit « simulateur d'aérage »[40].

Aérage[modifier | modifier le code]

Les premières mesure préventive consistent à suffisamment aérer les galeries, au moyen de techniques et de calculs de dynamique des fluides qui se perfectionnent avec le temps[41], plus complexes dans les mines profondes[42].

Contrôle de l'ignition[modifier | modifier le code]

Il s'agit aussi d'éviter les flammes nues et les étincelles dans les zones à risque d'accumulation de gaz[43]. Les lampes de mineur à flamme protégées permettaient également de détecter le grisou : si l'air entrant par le tamis antidéflagrant était chargé de gaz, il se produisait une combustion visible (dite « auréole ») bleutée du grisou autour de la flamme normale, ce qui permettait d'apprécier la teneur en grisou de l'air. Paradoxalement, l'introduction de la lampe Davy a conduit à une augmentation des accidents dans les mines, en encourageant l'exploitation de mines ou de galeries qui avaient été fermés pour des raisons de sécurité[44].

Le frottement du métal des pics à main et des marteaux-piqueurs sur les pyrites de fer présentes dans le massif de charbon ne produisent pas théoriquement d'étincelles assez chaudes pour enflammer le gaz (moins de 350 °C). Les lampes de mineur à flamme ont vite évolué vers une flamme protégée : l'air entre par un tamis spécial pour alimenter la flamme, l'atmosphère globale n'est pas en contact avec elle. C'est pour cette raison aussi que la mécanisation des mines s'est faite, au départ, en utilisant l'air comprimé. L'acheminement et l'utilisation de l'électricité dans les mines « grisouteuses » nécessitent des précautions particulières. Les moteurs électriques et autres générateurs d'étincelles électriques, tels que les contacteurs, doivent être enfermés dans des « enceintes ou coffrets antidéflagrants » qui empêchent la propagation vers l'atmosphère ambiante d'une éventuelle inflammation de l'atmosphère peut-être grisouteuse contenue dans l'enceinte antidéflagrante. Les joints anti-déflagrants n'étant pas toujours une protection parfaite[45].

Drainage pour dégazage préventif du charbon et des failles[modifier | modifier le code]

Dès les années 1960, les ingénieurs des mines apprennent à limiter le risque de dégagements instantanés lors de traversées de couches[46], notamment en perçant préventivement des trous (ou « sondages ») de détente[47]. Des sondages dits sondages de détente cherchent à préventivement drainer et vider la zone à exploiter de son grisou [48],[49],[50]. Une quantité importante de gaz à effet de serre a ainsi été rejetée dans l'atmosphère. Dans les années 1980, en Australie par exemple, le drainage du grisou est encore utilisé, en l'évacuant vers l'atmosphère[51]. Le risque et la gravité des explosions de grisou augmentent avec la profondeur de l'extraction. Par exemple en Australie la première explosion date de 1895 et depuis, malgré les mesures anticipatoires et de précaution, plus de 450 explosions ont été enregistrées (la plus forte est celle de Collinsville en 1957, qui a déplacé plus de 1 000 tonnes de matériel (Sheehy et al, 1956). La moins profonde est celle de Moura en 1982 (-130 m)[51].

Anticiper la crise de « dégagement grisouteux »[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs miniers cherchent à mieux la prévoir [52]. Ceci passe d'une part par la [53], et parallèlement par la recherche de « signes prémonitoires » d'un dégagement rapide ou instantané[54] et l'alerte de risque de dégagement (détection et enregistrement de vibrations anormales[55]) et l'alerte acoustique en temps réel de dégagement de grisou[56] ; détection du grisou, qui est incolore et pratiquement inodore. La légende prétendant qu'on emmenait jadis des oisillons dans des cages au fond des mines (ils succombaient en présence de gaz, avertissant les mineurs) est en grande partie erronée. En effet, le grisou n'est pas toxique, il peut remplacer l'oxygène de l'air (anoxie) si sa concentration est supérieure à 30 % auquel cas il est déjà trop tard. Les oiseaux sont en revanche très sensibles au monoxyde de carbone (autre ennemi invisible des mineurs), produit par l'oxydation des poussières de charbon et susceptible d'accompagner les dégazements de grisou. Ils réagissent la plupart du temps en gonflant leur plumage.

La Recherche[modifier | modifier le code]

En Europe, en 1957 la haute-autorité de la CECA a lancé, avec succès, un concours pour la mise au point ou le perfectionnement d'appareils de mesure (dosage du grisou ou du CH4 dans l'air) et d'appareils avertisseurs de CH4 et CO. Ces appareils, après quelques années de mise au point pour les rendre plus fiables, permettront dans les années 1960 de faire beaucoup progresser la sécurité et la gestion des risques, mais aussi la Recherche, par ailleurs fortement poussée par la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier, avec sa haute autorité, et notamment un Comité d'experts « Grisou et Aérage » [5]. Sous l'autorité de l'Europe naissante (préfigurée par la CECA), œuvraient au sujet de la prévention des explosions de grisou un « comité consultatif » et un « Organe permanent pour la sécurité dans les mines de houille » (présidé par la Haute-autorité de la CECA) en lien avec les membres de la « Commission internationale de la technique minière » et de la Commission de recherche « Charbon » de la Haute Autorité et les Écoles des mines[5]. De 1963 à 1967, la CECA a investi via la Haute Autorité, au titre de l'article 55, n°2c) du traité C.E.C.A. environ 83 millions de dollars (unités de compte AME), dont environ 23 millions ont été affectés à la recherche technique « Charbon » au sein de laquelle la recherche sur le grisou occupe une place importante [5]. On utilise maintenant des détecteurs appelés « grisoumètres » (voir plus haut).
D'autres caractéristiques physiques du grisou (indice de réfraction, absorption sélective dans l'infra-rouge, etc.) ont également été utilisées, en particulier pour réaliser des télégrisoumètres enregistreurs permettant de surveiller automatiquement de la surface, avec des alarmes automatiques, l'atmosphère grisouteuse en de nombreux points d'une mine.

Mouillage et engorgement du charbon[modifier | modifier le code]

Il a été testé, avec une certaine efficacité, par fracturation hydraulique avec injection profonde d'eau (alors dite prétéléinfusion d'eau[57]) a aussi été testé, permettant de ralentir la désorption du gaz lors de l'exploitation, après une phase de faible dégazage provoqué par la fracturation [58]. Des tests d'affouillement hydrauliques sont par exemple faits au Siège Ste-Marguerite de la S.A. des Charbonnages du Centre[59]

Liste de coups de grisou[modifier | modifier le code]

Date Lieu Pays Nombre de victimes Commentaire
1514 Barbeau, Liège, Principauté de Liège Drapeau : Belgique Belgique 98
18 août 1708 Fatfield (comté de Durham) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 69
1710 Bensham (Northumberland) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 75
1727 Lumley Park (comté de Durham) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 60
10 janvier 1812 Horloz, Tilleur Drapeau : Belgique Belgique 68
25 mai 1812 Felling, Brandling Main (comté de Durham) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 92
2 juin 1815 Newbottle, Succes Pit (comté de Durham) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 57
1819 Wasmes Drapeau : Belgique Belgique 91
23 octobre 1821 Wallsend, A Pit (Nothumberland) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 52
3 novembre 1823 Rainton, Plain Pit (comté de Durham) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 59
10 avril 1824 Puits Saint-Louis, Ronchamp Drapeau : France France 20
mars 1829 Puits Sainte-Barbe, Rive-de-Gier Drapeau : France France 23
31 mai 1830 Puits Saint-Louis, Ronchamp Drapeau : France France 28
1835 Wallsend (Tyneside) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 132
1839 puits du Clapier, Saint-Étienne Drapeau : France France  ?
juillet 1840 Puits de l'Ile d'Elbe, Rive-de-Gier Drapeau : France France 31
octobre 1842 Puits Saint-Charles, Firminy Drapeau : France France 15
novembre 1842 Puits Égarande, Rive-de-Gier Drapeau : France France 10
janvier 1847 Puits de Méons, Saint-Étienne Drapeau : France France 7
octobre 1847 Puits Fraisse, Unieux Drapeau : France France 3
1856 Puits Charles, Firminy Drapeau : France France 14
19 février 1857 Lundhill (Yorkshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 189
2 février 1858 Bardsley, Diamond Pit (Lancashire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 53
10 août 1859 Puits Saint-Joseph, Ronchamp Drapeau : France France 29 La plus meurtrière du bassin de Ronchamp
2 mars 1860 Burrandon (Nothumberland) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 76
1er décembre 1860 Risca (Monmouthshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 142
juin 1861 Puits de La Pompe, Saint-Étienne Drapeau : France France 21
mars 1861 Puits du Bois d'Avaize, Saint-Étienne Drapeau : France France 12
8 décembre 1862 Edmunds Main (Yorkshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 59
12 décembre 1866 Oaks (Yorkshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 361
13 décembre 1866 Talk-o'-th'-Hill (Staffordshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 91
1867 Zwickau, Fundgrube (Saxe) Drapeau : Allemagne Allemagne 101
1867 Zwickau, Burgerschachte (Saxe) Drapeau : Allemagne Allemagne 269
8 novembre 1867 Ferndale (Glamorganshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 178
12 décembre 1867 Montceau-Les-Mines, puits Cinq-Sous (appelé par la suite Ste Eugénie) Drapeau : France France 89
août 1869 Puits Monterrod, Firminy Drapeau : France France 29
8 novembre 1871 puits Jabin, Saint-Étienne Drapeau : France France 72
13 mai 1873 Westville Drapeau : Canada Canada 60
14 avril 1874 Astley Deep, Dukinfield (Cheshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 54
16 décembre 1875 Agrappe, La Cour (Wallonie) Drapeau : Belgique Belgique 112
16 décembre 1875 Swaithe Main (Yorkshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 143
4 février 1876 puits Jabin, Saint-Étienne Drapeau : France France 186
3 juillet 1876 Sainte-Fontaine (Lorraine) Drapeau : France France 53
22 octobre 1877 Blantyre, no 2 Pit (Lanarkshire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 207
1er septembre 1879 puits du Magny, Ronchamp Drapeau : France France 23
1880 Seaham (Tyneside) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 164
14 janvier 1885 Liévin Drapeau : France France 28
mars 1887 Puits Châtelus I, Saint-Étienne Drapeau : France France 79
juillet 1889 Puits Verpilleux no 1, Saint-Étienne Drapeau : France France 207 Catastrophe la plus meurtrière du bassin de la Loire.
juillet 1889 Puits Neuf, Saint-Étienne Drapeau : France France 25
29 juillet 1890 Société des Mines de Villeboeuf, puits Pelissier, Saint-Étienne Drapeau : France France 113
décembre 1891 Puits de la Manufacture, Saint-Étienne Drapeau : France France 60
juillet 1899 Société des Mines de Villeboeuf, puits Pélissier, Saint-Étienne Drapeau : France France 48
10 mars 1906 Catastrophe de Courrières Drapeau : France France 1099 La plus importante catastrophe minière d'Europe.
15 mars 1907 Puits Vuillemin à Petite-Rosselle Drapeau : France France 83
6 décembre 1907 Monongah, Virginie-Occidentale Drapeau : États-Unis États-Unis 956 La plus importante catastrophe minière de l'histoire des États-Unis[60].
21 décembre 1910 Hulton, Pretoria Pit (Lancashire) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 344
1912 Yubari (Hokkaido) Drapeau : Japon Japon 283
8 août 1912 Bochum-Gerthe, Lothringen 1/2 (Ruhr) Drapeau : Allemagne Allemagne 114
3 septembre 1912 fosse de La Clarence à Divion (Pas-de-Calais) Drapeau : France France 79
octobre 1924 Puits Combes, Roche-la-Molière Drapeau : France France 48
11 février 1925 Dortmund Drapeau : Allemagne Allemagne 130
1929 Puits Saint-Charles à Petite-Rosselle (France) Drapeau : France France 25
octobre 1939 puits de la Loire, Saint-Étienne Drapeau : France France 39
10 janvier 1940 mine no 1, à Bartley (Virginie-Occidentale)[61] Drapeau : États-Unis États-Unis 91
21 janvier 1942 Puits de la Chana, Villars Drapeau : France France 68
25 avril 1942 Honkeiko (Mandchourie) Drapeau : République populaire de Chine Chine 1549 La catastrophe minière la plus meurtrière à ce jour.
20 février 1946 Grimmberg 3/4 (Ruhr) Drapeau : Allemagne Allemagne 405
10 janvier 1948 Petite-Rosselle (Moselle) Drapeau : France France 24
8 août 1956 Marcinelle, Belgique Drapeau : Belgique Belgique 262
1er novembre 1956 Springhill Drapeau : Canada Canada 38
21 novembre 1958 Petite-Rosselle (Moselle) Drapeau : France France 12
29 mai 1959 Puits Sainte-Fontaine à Merlebach[62] Drapeau : France France 26
19 avril 1963 Wittenheim (Haut-Rhin) Drapeau : France France 6
9 novembre 1963 Mikawa, Miike, Omuta (Kyushu) Drapeau : Japon Japon 458
24 novembre 1965 Puits de la Tronquié à Carmaux (Tarn) Drapeau : France France 12
mai 1968 Puits Charles, Roche-la-Molière Drapeau : France France 6
4 février 1970 Fouquières-lez-Lens Drapeau : France France 16
27 décembre 1974 Veine de « Six sillons » de la fosse 3 dite « Saint-Amé » à Liévin (France) Drapeau : France France 42
1976 Dans une Mine de charbon à Hamm, en Allemagne de l'Ouest Drapeau : Allemagne Allemagne 3
25 février 1985 Puits Simon à Forbach Drapeau : France France 22
mai 1999 Barakov-Louoansk (Donetsk)[63] Drapeau : Ukraine Ukraine 50
11 mars 2000 Barakov-Louoansk (Donetsk) Drapeau : Ukraine Ukraine 80
août 2001 Barakov-Louoansk (Donetsk)[63] Drapeau : Ukraine Ukraine 55
10 avril 2004 Mine Taïjina, région de Kemerovo (Sibérie) Drapeau : Russie Russie 47
19 juillet 2004 Mine de houille de Krasnolimanskaya (Donetsk)[64] Drapeau : Ukraine Ukraine 25
20 octobre 2004 Mine Daping à Dengfeng (Henan)[65] Drapeau : République populaire de Chine Chine 148
12 novembre 2004 Mine de houille de Xinsheng (Lushan)[66] Drapeau : République populaire de Chine Chine 33
28 novembre 2004 Mine de charbon de Chengjiashan (Shaanxi)[67] Drapeau : République populaire de Chine Chine 166
9 février 2005 Mine Essaoulskaïa, à Novokouznetsk (Sibérie)[68] Drapeau : Russie Russie 25
14 février 2005 Mine Sujiawan à Fuxin (Liaoning)[69] Drapeau : République populaire de Chine Chine 210
19 mars 2005 Mine Xishui à Kangjiaoyao, Shuozhou (Shanxi)[70] Drapeau : République populaire de Chine Chine 72
3 juillet 2005 Mine du Shanxia Drapeau : République populaire de Chine Chine 19
19 mai 2005 Mine Huanerhe près de Chengde (Hebei)[71] Drapeau : République populaire de Chine Chine 50
11 juillet 2005 Mine Shenlong à Fukang (Xinjiang)[72] Drapeau : République populaire de Chine Chine 83
30 octobre 2005 Mine Weijiadi à Baiyin (Gansu)[73] Drapeau : République populaire de Chine Chine 29
7 novembre 2005 Mine du village de Liuguantun, Tangshan (Hebei)[74] Drapeau : République populaire de Chine Chine 91
27 novembre 2005 Mine Dongfeng à Qitaihe (Heilongjiang)[75] Drapeau : République populaire de Chine Chine 171
20 septembre 2006 Mine Zasiadko[76] Drapeau : Ukraine Ukraine 13
20 septembre 2006 Mine Lénine[76] Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan 41
4 février 2007 Mine La Preciosa, dans le nord-est de la Colombie[77] Drapeau : Colombie Colombie 32
19 mars 2007 Mine Oulianovskaïa, à Novokouznetsk (Sibérie)[78] Drapeau : Russie Russie 106
19 avril 2007 Mine à Handan (Hebei)[79] Drapeau : République populaire de Chine Chine 17
30 avril 2007 Mine illégale du village de Liujiacun, comté de Yuxian (Shanxi)[80] Drapeau : République populaire de Chine Chine 14
5 mai 2007 Mine de Pudeng à Linfen, comté de Puxian (Shanxi)[81] Drapeau : République populaire de Chine Chine 28
23 mai 2007 Mine Xinglong, comté de Luxian, ville de Luzhou (Sichuan)[82] Drapeau : République populaire de Chine Chine 13
24 mai 2007 Mine Ioubileïnaïa, à Novokouznetsk (Sibérie)[83] Drapeau : Russie Russie 38
4 juin 2007 Mine de Niheling, comté de Jingle (Shanxi)[84] Drapeau : République populaire de Chine Chine 13
25 juin 2007 Mine Komsomolskaïa à Vorkouta (Russie)[85] Drapeau : Russie Russie 11
8 novembre 2007 Mine de Qunli, province de Guizhou[86] Drapeau : République populaire de Chine Chine 32
18 novembre 2007 Mine de Zasyadko (oblast de Donetsk) Drapeau : Ukraine Ukraine 101
6 décembre 2007 Mine au nord de la Chine Drapeau : République populaire de Chine Chine environ 100
11 janvier 2008 Mine Abaiskaya[87] Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan 30
22 février 2009 Mine de Tunlan (Shanxi)[88] Drapeau : République populaire de Chine Chine 73
21 novembre 2009 houillère de Hegang dans la province chinoise du Heilongjiang[89] Drapeau : République populaire de Chine Chine au moins 104
23 février 2010 Mine d'Odakijy dans la province turque de Balikesir[90]
5 avril 2010 Mine d'Upper Big Branch, dans l'état de Virginie[91] Drapeau : États-Unis États-Unis 29
16 octobre 2010 Mine de Yuzhou, dans la province de Henan[92],[93] Drapeau : République populaire de Chine Chine au moins 20
26 janvier 2011 Mine La Preciosa à Sardinata[94] Drapeau : Colombie Colombie 14
29 octobre 2011 Mine Xialiuchong à Hengyang[95] Drapeau : République populaire de Chine Chine 29
10 novembre 2011 Mine Shizong province du Hunan[96] Drapeau : République populaire de Chine Chine 34
29 mars 2013 Mine Babao à Baishan[97] Drapeau : République populaire de Chine Chine 28

Dans les années 2000, c'est la Chine qui recense le plus d'accidents miniers, avec 80 % des décès mondiaux pour seulement 35 % de la production de charbon mondiale ; 6 000 personnes sont mortes dans les mines chinoises en 2004[98].

D'après une publication de la Société de l'industrie minérale, paru pour le centenaire de la catastrophe de Courrières, au total, on pouvait estimer en mars 2005 à 42 614 le nombre de mineurs tués lors des différentes catastrophes (c'est-à-dire ayant fait plus de 50 victimes, inondations et incendies compris) qui se sont produites entre le XVIe et le XXIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie technique[modifier | modifier le code]

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    • Annexe 1: J. GUNTHER - Étude de la liaison gaz-charbon. Annexe II: P. CODET - Bilan grisouteux de quartiers exploités par tailles.
    • Annexe III: B. BRUYET - Étude des variations dans l'espace à un instant donné de la teneur en grisou dans l' aérage d'une taille.
    • Annexe IV: B. BRUYET- Études des variations de teneur en grisou dans l'aérage, dans le temps et en un point donné du retour d'air d'une taille.
    • Annexe V : P. PERRIN - Étude du gisement et du dégagement du grisou au Siège 5 de Bruay.
  • CERCHAR (1965), Réunion en France de la Commission « Méthane » de la CECA ( 2ème semestre 1965). CR Cerchar 65 - 72 - 16/48.
  • CERCHAR. Règles générales pour réaliser le captage du grisou. Coefficients d'irrégularité de teneurs dans les retours d'air de tailles. CR Cerchar 66 - 2 2 - 1113 5.
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Littérature[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Musique française[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]