Lignite du Haut-Doubs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Localisation du lignite en Franche-Comté.

Le lignite du Haut-Doubs est exploité de façon très artisanale et intermittente entre la fin du XVIIIe siècle et 1946, principalement dans la mine du Grand-Denis située à Flangebouche (département du Doubs).

Le gisement se prolonge dans la Bresse où il fait l'objet d'une demande de concession au milieu du XIXe siècle.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le lignite est daté du Purbeckien, soit environs -145 millions d'années. Il présente des tronc d'arbres complets dans sa structure[1]. Le gisement du Grand-Denis forme un « V » dû au soulèvement des Alpes, son épaisseur maximale est de 15 mètres[2].

Le gisement voisin de la Bresse du Jura présent les mêmes caractéristiques, possède un aspect Fibreux, lisse et brillant, tantôt brun, tantôt noir. L’amas découvert possède une épaisseur maximale de 14 mètres. Ce lignite possède une densité de 750 kg/m3 qui baisse à 720 kg/m3 une fois séché. Son pouvoir calorifique est de « 5 000 calories par kg » (20,9 MJ par kg)[3].

Mine du Grand-Denis[modifier | modifier le code]

La mine du Grand-Denis est exploitée sur la commune de Flangebouche à partir de 1780. En 1804, Alexandre Besson obtient la concession de 63 ha qu'il exploite jusqu'à sa mort en 1826[4].

Vers 1845, la mine du Grand-Denis est étendue pour alimenter une nouvelle tuilerie mécanisée actionnée par une machine à vapeur de 12 ch[5].

L'exploitation se fait par intermittence jusqu’en 1946[6].

Autres gisements[modifier | modifier le code]

D'autres affleurements existent dans le Haut-Doubs : Morteau, Montbenoît (« Oyes de Montbenoît ») et Les Fins (« Clos Pichot »)[1]. Ces gisements sont très brièvement exploités, parfois par des petits puits de mine avant 1844[7].

Un gisement similaire est découvert en 1855 dans la Bresse du Jura, entre les villages d'Orbagna et de Sainte-Agnès. Il s’agirait d'un gisement peu profond et assez étendu qui fait l'objet d'une demande de concession accordée le sur 270 ha. Testé dans l'usine de gaz de Lons-le-Saunier, il est jugé de trop mauvaise qualité et aucune exploitation n'a lieu[3].

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Mathon, Mine de lignite de Grand-Denis, commune de Flangebouche (Doubs), DRIRE Franche-Comté, (lire en ligne)
  • D. Baudais et Pierre Pétrequin, Gisement néolithique et protohistorique de Besançon Saint-Paul - Doubs (Le), Presses Univ. Franche-Comté, (lire en ligne), p. 90. 
  • Michel Chevalier, Tableau industriel de la Franche-Comté, Presses Univ. Franche-Comté, 1960-1961 (lire en ligne). 
  • Antoine Bonte, Age et structure du gisement de lignite de Grand-Denis (Doubs). Comptes rendus sommaires de la Société Géologique de France, Paris, 13, , p. 174-175
  • Henri Resal, Statistique géologique, minéralogique et minéralurgique des départements du Doubs et du Jura, Dodivers, (lire en ligne), p. 357-358. 
  • Ingénieurs des mines, Compte-rendu des travaux des ingénieurs des mines: de 1834 [à 1845], Carilian-Goeury et Dalmont, (lire en ligne), p. 33. 
  • M. Boyé, Annales des mines: ou recueil de mémoires sur l'exploitation des mines et sur les sciences et les arts qui s'y rapportent, vol. 6, Carilian-Goeury et Dalmont, (lire en ligne), p. 557-563.