Espagnac-Sainte-Eulalie

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Espagnac-Sainte-Eulalie
Espagnac-Sainte-Eulalie
Espagnac-Sainte-Eulalie, l’abbaye.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Intercommunalité Communauté de communes Grand-Figeac
Maire
Mandat
Martine Benet - Bagreaux
2020-2026
Code postal 46320
Code commune 46093
Démographie
Gentilé Espagnaquois
Population
municipale
89 hab. (2018 en diminution de 6,32 % par rapport à 2013)
Densité 9,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 36″ nord, 1° 50′ 28″ est
Altitude Min. 161 m
Max. 426 m
Superficie 9,75 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Figeac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Causse et Vallées
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Espagnac-Sainte-Eulalie
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Espagnac-Sainte-Eulalie
Liens
Site web http://www.espagnac-ste-eulalie.fr/

Espagnac-Sainte-Eulalie est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie. Ses habitants sont les Espagnaquois et Espagnaquoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le Célé, le bourg étage ses maisons aux toits pentus sur le rebord du causse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Espagnac-Sainte-Eulalie[1]
Grèzes
Brengues Espagnac-Sainte-Eulalie[1] Corn
Béduer

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Espagnac-Sainte-Eulalie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Figeac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), prairies (7,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Espagnac est basé sur l'anthroponyme latin ou roman Spanius qui est une réduction de Hispanius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes[8].

Le toponyme Sainte-Eulalie est basé sur l'hagiotoponyme chrétien Eulalie (Eulalia) martyre à Barcelone[9].

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

On vient de Béduer, la prochaine commune est Marcilhac-sur-Célé et son abbaye.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour clocher du monastère

À l'origine de ce « village-monastère », aux toits aigus et ceinturés de falaises blanchâtres, se trouve encore « l'Hébrardie » rencontrée à Cajarc sur le chemin de Compostelle principal.

C'est au XIIIe siècle qu'Aymeric d'Hèbrard, seigneur de Cajarc et évêque de Coïmbre au Portugal, finança l'installation au « Val du Paradis » d'un nouveau prieuré, le couvent primitif, plus bas dans la vallée, tant condamnée par l'inondation.

Il y eut des nonnes - une centaine de chanoinesses augustines -, aussi un « chemin des Dames » longe les vestiges de diverses époques.

Ravagé par la guerre de Cent Ans, le couvent se releva de ses ruines et ne fut désaffecté qu’à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1804 François Boudet    
1804 1806 Jean Carcenac    
1806 1812 François Boudet    
1813 1837 Gabriel Despeyroux    
1837 1847 Jean Carbonel    
1847 1851 Antoine Molenac    
1851 1860 Jean Pierre Carbonel    
1860 1870 Guillaume Molenac    
1870 1876 Julien Cantaloube    
1876 1885 Antoine Carbonel    
1885 1888 Jean Darmon    
1888 1894 Pierre Darmon    
10.1894 12.1894 Jean Vialatte    
1895 1896 Jean Gasc    
1896 1900 Eugène Milhau    
1900 1902 Adrien Carbonel    
mars 2001 En cours Martine Benet Bagreaux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 89 habitants[Note 3], en diminution de 6,32 % par rapport à 2013 (Lot : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
379406427428434442459450443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
436419382385379402336308263
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264235206154150133122125108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
978267776873828384
2013 2018 - - - - - - -
9589-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Statue de bois du pèlerin au centre du villages sur le GR 651

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  8. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne).
  9. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 52.
  10. « Les maires de Espagnac-Sainte-Eulalie », sur Site francegenweb, (consulté le 26 novembre 2016).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]