Lacapelle-Marival

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Lacapelle-Marival
Lacapelle-Marival
Mairie à côté du château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Lacapelle-Marival
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Pascal Lewicki
2014-2020
Code postal 46120
Code commune 46143
Démographie
Population
municipale
1 310 hab. (2014)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 47″ nord, 1° 55′ 36″ est
Altitude Min. 353 m
Max. 596 m
Superficie 11,61 km2
Localisation

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Lacapelle-Marival (en occitan La Capèla Marival) est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie, dans l'ancienne province du Quercy.

Ses habitants sont appelés les Marivalois, Marivaloises.

L'ancien nom du lieu était Lacapelle-Merlival[1]. Lacapelle était parfois écrit en deux mots La Capelle[2]. On trouve aussi l'ancienne dénomination La Chapelle-Merlival.

La communauté de Saint-Maurice-en-Quercy s'est séparée de Lacapelle-Marival en 1772[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lacapelle-Marival est un village entouré au nord-est de collines boisées des premiers contreforts du Massif central. Le bourg est traversé par un petit ruisseau, le Francès, qui se perd au contact du Causse de Gramat, huit kilomètres plus au sud-ouest, à Théminettes. Les eaux forment ensuite l'Ouysse souterraine.

Au sud, s'élève la colline du pech des Peyrades, dont le relais de télécommunication est visible des alentours. La source dite du Bois Bordet y a été captée sur son versant nord.

Lacapelle-Marival se situe dans le nord-est du département du Lot, sur la D 653 qui relie Cahors à Aurillac et à environ trois kilomètres au nord-est de l'axe Brive-Rodez (D840).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lacapelle-Marival
Anglars Espeyroux Saint-Maurice-en-Quercy
Rudelle Lacapelle-Marival Sainte-Colombe
Le Bourg Le Bourg Saint-Bressou

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de Lacapelle-Marival inclut les villages de Bens, Bétille, Catalo, le Fourson, Gibrat, Lasfargues, Laveyrière, Marcou, le Poteau, Poutiac, Rouget, le Vacant, ainsi que les hameaux du Lac, de la Milhade, de la Verdonie, de Marcel et de Poujatel.

Géologie[modifier | modifier le code]

Lacapelle-Marival se situe à la limite du Ségala et du Limargue. On trouve en allant des hauteurs du Ségala (nord-est) aux parties basses du Limargue (sud-ouest) [3],[4] :

  • dans la vallée du Francès et de son affluent venant des environs du lieu-dit Causse de Dièze, des alluvions récentes datant du Quaternaire. Les points les plus bas s'y trouvent : 359 mètres.

Précipitations[modifier | modifier le code]

Graphique montrant les précipitations annuelles de 1961 à 2006 d'après les mesures de Charles Sourzac (1961 à 1999) et d'Alain Paupert (à partir de 2000), habitants à Lacapelle-Marival.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lacapelle-Marival est basé, pour sa première partie, sur le latin capella qui désigne une chapelle. Marival est basé sur merli issu du pré-indo-européen merl qui désigne un cours d'eau et sur val[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les temps anciens[modifier | modifier le code]

Lors de l'occupation romaine, une voie de communication aurait traversé la région de Lacapelle. Elle reliait Lyon à Bordeaux en passant par Clermont, Aurillac et Agen[6].

Le docteur Labat rapporte la légende de la Marie del Val[6]. Ce nom serait celui d'une jeune bergère qui aurait été martyrisée par un groupe de musulmans lors de leur retraite en 732 à la suite de leur défaite face à Charles Martel à la bataille de Poitiers. Une petite chapelle aurait été bâtie à cet endroit : la capelle de la Marie del Val, dont les vestiges auraient été découverts en 1957.

Au Moyen Âge, la féodalité[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, Lacapelle-Marival est mentionnée dans les écrits liés à la vie de saint Géraud. Cet évêque et comte d'Aurillac possédait en Quercy de grands domaines incluant Saint-Cirgues, Le Bourg et Lacapelle.

Avant la fin de la vie de Saint Géraud, pendant une période trouble, les premiers comtes du Quercy étendirent leurs domaines et établirent la maison de Cardaillac. En 1064, Hugues de Cardaillac, dans son hommage à son seigneur le comte de Toulouse, déclara posséder la contrée autour de Cardaillac : Aynac, Leyme, Molières, Gorses, Prendeignes, Camburat et Lacapelle. Au XIIe siècle, Lacapelle possédait un donjon au milieu de bâtisses en bois dans un réduit fortifié.

Dans son testament en 1266, Bertrand III de Cardaillac, partagea son héritage entre ses trois fils. Son fils aîné Géraud Ier reçut le château de Cardaillac, les terres de Saint-Maurice-en-Quercy, Lacapelle, Rudelle, Camboulit... Il fut le fondateur de la seigneurie de Lacapelle-Marival. Vers 1270, il édifia le château en forme de donjon, spacieux et tout à fait habitable[7]. Il améliora les fortifications du château et du bourg qui ne comptait alors qu'une centaine d'habitants[6].

À la mort de Géraud Ier en 1293, son unique fils Géraud II rédigea un acte qui accordait des libertés aux habitants des terres de Lacapelle. Les habitants du bourg de Lacapelle et de Saint-Maurice-en-Quercy n'en bénéficièrent qu'au XIVe siècle [1] . Quatre consuls, deux pour Lacapelle et deux pour Saint-Maurice-en-Quercy représentèrent les habitants. Son fils aîné, Bertrand Ier, lui succéda,

Puis ce fut Bertrand II, fils aîné du précédent, qui se maria en 1313. C'est à cette époque (1348-1349) que l'épidémie de peste noire emporta dans la contrée un habitant sur huit.

Bertrand III, second fils, épousa le 24 janvier 1367 Dauphine d'Arillac. Durant la guerre de Cent Ans, il lutta contre les Anglais. Malgré des alliances avec les seigneurs voisins de Castelnau, Thémines et Gramat, la ville tomba en 1388[6] ou 1389[1] entre les mains de routiers anglais.

Guillaume II, fils unique de Bertrand III, lui succéda, il épousa en 1386 Mathée de Cornac. Son fils (ou celui de sa veuve avec Bernard de Castrie ?) Guisbert devint le nouveau seigneur de Cardaillac et Lacapelle. Il rendit hommage au roi le 19 juin 1462. Il organisa la justice à Lacapelle en 1465. La population avait été tellement réduite durant cette période d'agitation que Guisbert de Cardaillac, dut faire venir de nombreux colons d'Auvergne, du Rouergue et du Gévaudan.

À la Renaissance[modifier | modifier le code]

Fin du XVe siècle, sous les règnes de Charles VIII et Louis XII, le seigneur de Lacapelle, Astorg de Cardaillac, participe aux guerres d'Italie avec Galiot de Genouillac seigneur d'Assier. Il favorise l'implantation d'une verrerie qui acquit une grande réputation. Les frères Colomb, originaires de Laguépie, s'enrichissent et furent anoblis.

Sous le règne de François Ier, le fils aîné d'Astorg, Jean de Cardaillac, lieutenant d'artillerie, fut tué en 1521. Il n'eut qu'une seule fille Françoise. Gilibert, frère de Jean, s'empara de la succession malgré les actions en justice devant le Parlement de Toulouse des trois tuteurs de Françoise. Gilibert, paisible seigneur, mourut en 1536.

Pendant les Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Le château de Lacapelle-Marival.

Lors des Guerres de religion, le second fils de Gilibert de Cardaillac, Antoine, devint le seigneur de Lacapelle. Chevalier de l'ordre du Roi, il fut aussi sénéchal du Quercy et gentilhomme ordinaire du roi Charles IX. Le 11 avril 1576, il vendit sa charge de sénéchal et entrepris l'agrandissement du château de Lacapelle et la réfection de l'église après destruction de l'ancienne église romane de XIIe siècle.

Le Quercy fut alors le théâtre de féroces affrontements entre catholiques et protestants. Antoine de Cardaillac soutenait la cause des catholiques alors que ses parents de Cardaillac et de Latronquière s'était convertis à la religion réformée. Les habitants durent rejoindre les villes où leur parti était le plus fort. Antoine de Cardaillac sut préserver ses possessions et, gouverneur de Figeac il repoussa les protestants en 1569. Il mourut en 1586 et fut inhumé dans l'église de Notre-Dame de Lacapelle.

Charpente du château de Lacapelle-Marival.

Après l'Édit de Nantes, Lacapelle servit de refuge au catholiques et Cardaillac aux protestants.

Le fils aîné d'Antoine, François reçut la succession. Il épousa le 15 août 1595 Madeleine de Bourbon Malause, fille du chambellan du roi de France. Ils eurent 18 enfants. François repris l'agrandissement du château. Il continua à défendre la royauté et le catholicisme. Blessé lors d'un affrontement avec le clan des protestants à Fons le 10 mars 1622, il décéda le lendemain. Son meurtrier fut tué par son fils Henry-Victor de Cardaillac.

L'éloignement des Cardaillac et la vente de la seigneurie[modifier | modifier le code]

Henri-Victor de Cardaillac passa sa vie à la cour de Louis XIII. Il disposait de revenus très importants pour l'époque : plus de 15000 livres. Il épousa, le 22 mai 1624, Elizabeth de Pluvinel, fille d'Antoine de Pluvinel, maître d'équitation et sous-gouverneur de Louis XIII. Vers 1630, la peste frappa à nouveau la région et emporta de nombreux habitants. La seigneurie de Lacapelle fut érigée en marquisat par Louis XIV, le 15 mai 1645 pour les services rendus par Henri-Victor lors de campagnes militaires. Une grande tapisserie aux armes d'alliance Cardaillac-Pluvinel, surmontée de la couronne de marquis, est conservée au musée départemental de la tapisserie d'Aubusson. Sa mort vers 1661 semble marquer la fin d'une période plutôt heureuse pour Lacapelle et ses habitants.

Son héritier et troisième fils, le marquis Thomas Jean-Baptiste de Cardaillac, intenta à ses parents de nombreux procès. Les habitants durent subir les différends des deux parties, avec, par exemple le paiement en double des droits seigneuriaux, ou le siège du château en 1661. La fortune familiale fut engloutie dans ces querelles. Thomas Jean-Baptiste décéda en 1695 sans descendant, en conflit avec tous les tenanciers de ses terres. Il institua son épouse Paule de Gondrin, marquise de Lacapelle, légataire pendant la durée de sa vie.

Un de ses neveux, Bertrand de Cardaillac, lui succéda. Il hérita aussi des procès engagés, qu'il réussit à arrêter par de fortes sommes le 24 août 1723. Il eut alors de gros problèmes financiers. À sa mort, il laissa la seigneurie à son frère Thomas II Jean-Baptiste. Ne pouvant plus faire face aux nombreuses charges, ce dernier vendit les terres et les titres de Lacapelle le 20 juillet 1732 à messire François Emmanuel de Loupiac, seigneur de la Deveze, maréchal de camp des armées du roi, pour la somme de 120 000 livres.

Le maréchal de la Deveze vécut à Paris et mourut en 1732. Son petit-fils, messire Joseph de Glandié, seigneur de Vareix, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-Colonel d'un régiment d'artillerie royale... se montra intraitable en demandant aux habitants mécontents les services et redevances en vigueur au Moyen Âge. Il mourut le 20 octobre 1757 à 84 ans sans voir l'issue des procès engagés et sans enfant. Il fut inhumé dans la chapelle Saint-Roch de l'église de Lacapelle.

Son frère, l'abbé de Vareix, devint à la fois marquis et prêtre de Lacapelle à l'âge de 84 ans. Il poursuivit les actions engagées en justice et gagna les procès. La communauté de Lacapelle dut lui verser plus de 8000 livres. L'abbé mourut 6 avril 1767 à 91 ans.

Période de la Révolution[modifier | modifier le code]

Le neveu par alliance de l'abbé de Vareix, Alfonse-Louis du Montet hérita de la terre et du château de Lacapelle en 1767. Les difficultés ne firent qu'empirer. En 1772, Saint-Maurice-en-Quercy obtint contre l'avis de la communauté de Lacapelle a séparation. Un orphelinat fut créé le 18 juillet 1779.

Jean-Romain du Montet, son 3e fils lui succéda. Ce fut le dernier seigneur de Lacapelle. Pendant la révolution, il s'enfuit. Le château subit plusieurs pillages pendant la Terreur. Le maire de l'époque, Antoine Bedou, fit inscrire ses propriétés sur la liste des biens nationaux. Le docteur Cadiergues[8] déclara que le citoyen Dumontet-Cardaillac, s'il avait quitté Lacapelle, n'avait jamais émigré. Ses biens furent mis aux enchères le 30 floréal de l'an IV. Sa sœur, Françoise de Gasc, loua le château pour 580 livres par an et acheta les autres articles sous des prête-noms.

Ce ne fut que le 8 floréal de l'an VIII que le citoyen Dumontet-Cardaillac put reprendre possession de ses biens, mais bien vite, il les vendit à des particuliers de Lacapelle.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Lacapelle accueillit de nombreuses foires agricoles où s'échangeaient des céréales et des noix du Limargue, des châtaignes du Ségala, des bovins, des moutons et des volailles. L'industrie resta modeste : les verriers du XVe avaient disparu et seule une tuilerie ainsi que deux moulins subsistaient près du Francès. De nombreuses auberges étaient liées au petit commerce. Des travaux routiers furent entrepris vers 1860 pour la déviation de l'actuelle D 940 par Le Bourg.

Le couvent des Bénédictines de Notre-Dame-du-Calvaire s'installa à nouveau au bourg de Lacapelle en 1843 sur l'instigation de l'abbé Pierre Cadiergues. Les religieuses créèrent, au château du Galaup, une école de jeunes filles qui ferma en 1905. Avec l'aide de la population et de la municipalité, elles firent bâtir le monastère du Moutier-Notre-Dame dans lequel elles géraient une ferme. Leur nombre atteignit plus de 110 religieuses à la fin du XIXe siècle.

En 1879, l'orphelinat, créé en 1779, fut dirigé par les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

La vie politique fut parfois agitée : le 5 août 1883, le député Louis Rozière fut agressé à coup de pied et reçu un coup d'arme blanche à l'arcade. Il soutenait Émile Laparra à l'élection du conseil général du 12 août 1883 et fut pris à partie par des partisans de Robert Fraysse, à cette époque maire de Lacapelle et candidat[9].

La commune resta rurale durant le XXe siècle. Une tentative d'exploitation des eaux thermales de la source du bois Bordet échoua au début du siècle.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative de la rafle du 11 mai 1944.

Lors de la seconde Guerre mondiale, le , à 6 heures du matin, de nombreux véhicules de la 2e division SS Das Reich bloquent les issues du village. Ils demandent au maire, le docteur Cadiergues, de rassembler tous les hommes, de 16 à 60 ans sur la place du village. À 18 heures, après un tri arbitraire, 86 furent chargés sur des camions et dirigés vers Cahors et furent déportés, 10 ne revinrent jamais[10].

Le à 15 heures, plusieurs camions de maquisards ayant attaqué les allemands s'arrêtèrent une heure dans la commune pour se ravitailler et se rafraîchir. A 18 heures, arrivent leur poursuivants : des soldats et des hommes de la Gestapo. Après avoir interrogé pendant vingt minutes le docteur Cadiergues sous la menace d'un revolver, ils repartent vers Figeac[10].

Un jour de foire, le vers 18 heures, les habitants sont avertis de l'arrivée d'un groupe d'allemands et s'enfuient. M. Barrès est blessé d'une balle de fusil mitrailleur. Il est relevé par ses voisins MM. Sainte-Marie et Nastorg. Le maire plaide pour qu'il soit soigné à l'hôpital de Figeac où il décédera après son opération. Ses deux voisins furent emmenés à Tulle. Ils furent contraints d'assister aux pendaisons avant d'être libérés[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lacapelle-Marival

« De gueules à la chapelle d'argent. »

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 310 habitants, en diminution de -1,21 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8541 0131 1561 2261 2401 3311 3511 6101 462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4501 4521 3421 5271 4751 5481 5511 4681 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0731 0281 0398728788519259581 005
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
9429931 1511 2021 2011 2471 3171 3281 310
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Pascal Lewicki DVG Professeur de Physique, conseiller départemental
1977 2008 René Delluc    
1970 1977 Jean-Gabriel Costes   Fils de Gilbert Costes
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1970 Gilbert Costes   Notaire
1919 1961 Georges Cadiergues   Médecin (fils de Léon Cadiergues)
1912 1919 Paul Espinas    
1911 1912 Frédéric Roussel    
1896 1911 Georges Cadiergues   Médecin (fils de Léon Cadiergues)
1894 1896 Joseph Moncany    
1892 1894 Désiré Olivié   Vétérinaire
1888 1892 Hypolite Vialatte   Professeur en retraite
1887 1888 Alfred Granié    
1878 1887 Robert Fraysse    
1874 1878 Jules Mages    
1871 1874 Prosper Galtié    
1865 1871 Léon Cadiergues   Pharmacien (fils de Étienne Cadiergues)
1846 1865 Étienne Cadiergues   Pharmacien
1842 1846 Joseph Vic    
1839 1842 Auguste Lacarrière    
1837 1839 Jean-Jacques Ferrand    
1831 1837 Pierre Salesses    
1826 1831 Jean-Jacques Lavergnhe   ancien préfet
1818 1826 Lavergnhe (père)    
1815 1818 Vaissié    
1810 1815 Lavergnhe (père)    
An XIII 1810 Louis Vic    
An XI An XIII François Murat    
An VI An XI Guillaume Lacarrière    
An V Brumaire An VI Galtié   Nommé par le directoire départemental, Bertrant Montbertrand dit Bastian agent de Lacapelle
An V An V Brumaire Guillaume Lacarrière   Président du conseil cantonal, Fricou représente Lacapelle
1793 An V Nouzière   Maire désigné
1791 1793 Antoine Bedou    
1790 1791 Guillaume Lacarrière   1er maire élu
(Tableau version 11/11/2006)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Une nouvelle chaufferie, utilisant principalement le bois, et un réseau de chaleur de plus de 4 kilomètres de longueur ont été inaugurés le pour un coût de 2 650 000 Euros. L'installation, définie et gérée par le Syndicat Départemental d’Élimination des Déchets (SYDED) du Lot, comporte une chaudière consommant 1 500 tonnes de Plaquette forestière pour une puissance de 1 500 kW. Elle est assistée par temps froid et en cas de maintenance par deux unités à fioul de 1 500 kW chacune. Le réseau dessert 124 échangeurs répartit dans des logements, maisons de retraite, établissements d'enseignement et divers lieux publics pour une énergie annuelle de 4 140 MWh. Ce dispositif permettra d'économiser annuellement 800 tonnes équivalent pétrole et d'éviter le rejet de 1 200 tonnes de dioxyde de carbone[15].

La déchèterie de Lacapelle-Marival est située au lieu-dit Pech Boudie à 1,5 km au Nord-Est du bourg. Elle dépend du Syndicat Départemental d’Élimination des Déchets (SYDED) du Lot[16].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette section est consacrée aux finances locales de Lacapelle-Marival de 2000 à 2014[Note 2].

Les comparaisons des ratios par habitant sont effectuées avec ceux des communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé, c'est-à-dire à la même strate fiscale.

Budget général[modifier | modifier le code]

Pour l'exercice 2014, le compte administratif du budget municipal de Lacapelle-Marival s'établit à 1 625 000 € en dépenses et 1 777 000 € en recettes[A2 1] :

  • les dépenses se répartissent en 980 000 € de charges de fonctionnement et 645 000 € d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 1 421 000 € de produits de fonctionnement et de 356 000 € de ressources d'investissement.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

T1p - Section de fonctionnement de Lacapelle-Marival en 2014[A2 2]
Lacapelle-Marival
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Résultat comptable 324 € 140 € Picto disque bleu : écart fort
Charges de personnels 395 € 259 € Picto disque bleu : écart fort
Achats et charges ext. 179 € 186 € Picto disque blanc : écart nul
Charges financières 31 € 23 € Picto disque bleu : écart fort
Contingents 29 € 47 € Picto disque bleu : écart fort
Subventions versées 18 € 28 € Picto disque bleu : écart fort
Impôts locaux 409 € 288 € Picto disque bleu : écart fort
Dotation globale de fonctionnement 251 € 171 € Picto disque bleu : écart fort
Autres impôts 15 € 40 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Pour Lacapelle-Marival en 2014, la section de fonctionnement[Note 3] se répartit en 980 000 € de charges (720 € par habitant) pour 1 421 000 € de produits (1 043 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 441 000 € (324 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 4] pour 537 000 € (55 %), soit 395 €par habitant, ratio supérieur de 53 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (259 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 353 € par habitant en 2011 et un maximum de 395 € par habitant en 2014. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 5] pour 25 %, des charges financières[Note 6] pour 4 %, des contingents[Note 7] pour 4 % et finalement celui des subventions versées[Note 8] pour 3 % ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 9] pour une valeur totale de 557 000 € (39 %), soit 409 €par habitant, ratio supérieur de 42 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (288 € par habitant). Pour la période allant de 2010 à 2014, ce ratio fluctue et présente un minimum de 353 € par habitant en 2010 et un maximum de 409 € par habitant en 2014. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 10] pour 24 % et des autres impôts[Note 11] pour 4 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2013.

G1b1 - Évolution des charges de personnel et externes pour Lacapelle-Marival[A2 2]
Valeurs en milliers d'euros
Lacapelle-Marival, valeur totale : Point bleu Charges de personnel Point rouge Achats et charges externes
G1b2 - Évolution des charges financières et des subventions versées pour Lacapelle-Marival[A2 2]
Valeurs en milliers d'euros
Lacapelle-Marival, valeur totale : Point vert Charges financières Point noir Subventions versées

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

T2p - Fiscalité de Lacapelle-Marival en 2014[A2 3]
Lacapelle-Marival
(%)
Strate
(%)
Taxe d'habitation 14,45 11,80 Picto cercle bleu : écart moyen
Taxe foncière sur le bâti 25,09 15,62 Picto disque bleu : écart fort
Taxe foncière sur le non bâti 196,61 45,16 Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Le tableau T2p compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Lacapelle-Marival. Ils ont augmenté de la façon suivante par rapport à 2013[A2 3] :

G2a - Évolution de la taxe d'habitation et foncière sur le bâti pour Lacapelle-Marival[A2 3]
Valeurs en %
Lacapelle-Marival, taux : Point bleu Taux taxe d'habitation Point rouge Taux foncier bâti
Taux moyen pour la strate : Point vert Taux taxe d'habitation Point noir Taux foncier bâti

Investissement[modifier | modifier le code]

T3p - Investissement de Lacapelle-Marival en 2014[A2 4]
Lacapelle-Marival
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Dépenses d'équipement 434 € 283 € Picto disque bleu : écart fort
Remboursements d'emprunts 37 € 64 € Picto disque bleu : écart fort
Subventions reçues 137 € 73 € Picto disque bleu : écart fort
FCTVA 105 € 39 € Picto disque bleu : écart fort
Nouvelles dettes 0 € 53 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Cette section détaille les investissements[Note 12] réalisés par la commune de Lacapelle-Marival.

Les emplois d'investissement en 2014 comprenaient par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 13] pour une somme de 591 000 € (92 %), soit 434 €par habitant, ratio supérieur de 53 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (283 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 204 € par habitant en 2010 et un maximum de 690 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 14] pour une valeur de 51 000 € (8 %), soit 37 €par habitant, ratio inférieur de 42 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (64 € par habitant).

Les ressources en investissement de Lacapelle-Marival se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour un montant de 187 000 € (53 %), soit 137 €par habitant, ratio supérieur de 88 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (73 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 14 € par habitant en 2010 et un maximum de 182 € par habitant en 2012 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur totale de 142 000 € (40 %), soit 105 €par habitant, ratio supérieur de 169 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (39 € par habitant).
G3a - Évolution des emplois d'investissement pour Lacapelle-Marival[A2 4]
Valeurs en milliers d'euros
Lacapelle-Marival, valeur totale : Point bleu Dépenses d'équipement Point vert Remboursements d'emprunts
G3b - Évolution des ressources d'investissement pour Lacapelle-Marival[A2 4]
Valeurs en milliers d'euros
Lacapelle-Marival, valeur totale : Point rouge Nouvelles dettes Point bleu Subventions reçues Point vert Fonds de compensation pour la TVA

Endettement[modifier | modifier le code]

T4p - Endettement et capacité d'autofinancement de Lacapelle-Marival en 2014[A2 5],[A2 6]
Lacapelle-Marival
(€/hab.)
Strate
(€/hab.)
Encours de la dette 624 € 596 € Picto disque blanc : écart nul
Annuité de la dette 68 € 87 € Picto cercle bleu : écart moyen
Capacité d'autofinancement 327 € 149 € Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

L'endettement de Lacapelle-Marival au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 15], l'annuité de la dette[Note 16] et sa capacité de désendettement[Note 17] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 849 000 €, soit 624 €par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2010 à 2014, ce ratio fluctue et présente un minimum de 372 € par habitant en 2011 et un maximum de 671 € par habitant en 2012[A2 6] ;
  • l'annuité de la dette pour un montant de 93 000 €, soit 68 €par habitant, ratio inférieur de 22 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (87 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 40 € par habitant en 2012 et un maximum de 68 € par habitant en 2014[A2 6] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 445 000 €, soit 327 €par habitant, ratio supérieur de 119 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (149 € par habitant). Sur la période 2010 - 2014, ce ratio fluctue et présente un minimum de 281 € par habitant en 2012 et un maximum de 345 € par habitant en 2013[A2 5]. La capacité de désendettement est d'environ un an en 2014. Sur une période de 15 années, ce ratio présente un minimum en 2014 et un maximum d'environ 7 années en 2002.

Les courbes G4a et G4b présentent l'historique des dettes de Lacapelle-Marival.

G4a - Capacité d'autofinancement et encours total de la dette de Lacapelle-Marival[A2 5],[A2 6]
Valeurs en euros
Lacapelle-Marival, par habitant : Point bleu CAF Point rouge Encours total de la dette
En moyenne pour la strate : Point vert CAF Point noir Encours total de la dette
G4b - Nombre d'années pour rembourser la dette en fonction de la CAF de Lacapelle-Marival[A2 5],[A2 6]
Valeurs en années
Lacapelle-Marival, : Point bleu Ratio = Encours de la dette / CAF

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois et ressources[modifier | modifier le code]

Certaines activités restent liées à l'agriculture :

De nombreuses personnes âgées sont venues dans le Lot et constituent une grande partie de la population de Lacapelle[17]. Des services adaptés se sont développés :

  • l'association d'Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR) pour le portage des repas, 50 emplois à temps partiel en 2007 ;
  • le Service de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD), 7 emplois ;
  • deux maisons de retraite dont une qui occupe l'ancien couvent du Moutiers-Notre-Dame : 60 emplois ;
  • des structures médicales et médico-sociales dépendant de l'Institut Camille-Miret qui emploie 750 personnes à Leyme.

On trouve aussi :

  • des commerces et supermarchés ;
  • des services liés à l'automobile ;
  • des antennes de services publics :