Saint-Chels

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Saint-Chels
Saint-Chels
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Figeac
Canton Causse et Vallées
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Alain Gouget
2014-2020
Code postal 46160
Code commune 46254
Démographie
Population
municipale
141 hab. (2016 en diminution de 7,24 % par rapport à 2011)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 47″ nord, 1° 48′ 07″ est
Altitude Min. 157 m
Max. 394 m
Superficie 17,86 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-chels.fr

Saint-Chels est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé entre les vallées du Célé et du Lot sur le causse de Saint-Chels dans le département du Lot. La commune fait partie du canton de Cajarc.

Communes limitrophes de Saint-Chels[1]
Saint-Sulpice Brengues
Marcilhac-sur-Célé Saint-Chels[1] Gréalou
Larnagol Cajarc

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Gaston Bazalgues, le toponyme Saint-Chels est basé sur l'hagiotoponyme chrétien Adelphus qui a donné Sant Elf puis Sant Chèl[2].

Dans ses monographies consacrées aux paroisses du diocèse de Cahors, le chanoine Edmond Albe affirme que le vrai nom de la paroisse de Saint-Chels serait celui du patron titulaire de l'église : saint Celse, qui fut martyr à Milan, avec saint Nazaire, sous le règne de Néron[3].

Les noms suivants sont mentionnés :

  • S. Haelf en 1225, dans un acte des archives de Cajarc[4] ;
  • Saint-Chels en 1286, dans pour un legs, dans le testament de Dorde Barasc[5]
  • S. Hoelfs en 1231, nom d'un templier du Bastit, Arnaud de S. Hoelfs, témoin lors d'une donation faite à Leyme[6] ;
  • St Sels, en 1348 dans un registre de Cajarc[7] ;
  • prioratus sancti Adelphi seu Helphi de Chancelz en 1549, dans une bulle pontificale[8]. L'Adelphi de cette bulle prouve que le moine qui avait fait la supplique voyait dans le titulaire de l'église non pas le martyr Celse, mais quelque abbé de l'ordre de Saint Benoit : Adelphus, abbé de Remiremont au VIIe siècle (fête le 11 sept.) ou Hadulphus, abbé de Saint Vaast au VIIIe siècle (fête le 19 mai).

Histoire[modifier | modifier le code]

Mentions de la paroisse[modifier | modifier le code]

La paroisse est mentionnée en 1225 sous le nom de S. Haelf[4] ; en 1286, Saint-Chels, pour un legs, dans le testament de Dorde Barasc[5] ; en 1348, St Sels[7] ; en 1549, prioratus sancti Adelphi seu Helphi de Chancelz, dans une bulle pontificale.

L'église de Saint-Chels était une annexe de l'église paroissiale Saint-Jean (ou Notre-Dame) de Marcilhac et toutes deux sont unies dès le XIIIe siècle au moins, à l'office de célerier du monastère.

Les curés sont ceux de Marcilhac. Il y avait un vicaire pour faire le service.

Quelques curés de la paroisse : Pradels, 1658 - Combettes, 1718 - Day, 1723 - Blanc, 1736 - Delpech ou Delpuech, 1737 - Larnaudie, 1742 - Delpech, 1748 - Louis Roques, 1748 - Bousquet, 1752 - Doucet, 1757 - Delsouc, 1758 - Combier, 1759 - Escalier, 1762 - Roques, 1789 - Rayssac, 1790 - Bessières, 1791. Ce dernier, malgré l'exemple donné par Combarieu, curé de Marcilhac, ne voulut prêter (février 91) le serment constitutionnel, qu'avec une réserve relative aux lois de l’Église romaine.

Saint-Chels faisait partie de l'archiprêtré de Figeac et, dès le XVIIe siècle, fut une des paroisses (avec Marcilhac) de la congrégation foraine d'Espédaillac. Il fait aujourd'hui partie du doyenné de Cajarc.

Les remaniements de 1860 et 1866 n'ont laissé absolument rien de l'église ancienne.

Village de Saint-Béro (?) de la commune, mais en partie seulement de la paroisse - Est-ce pour Saint-Véran ?

La seigneurie[modifier | modifier le code]

Elle était rattachée à la seigneurie de Larnagol et appartient par suite aux mêmes familles de Calvignac, Puycornet, Cessac (voir Larnagol). Un état de 1631 porte : "Le sieur de Cessac, en est seigneur et le revenu est compris avec celui de Larnagol. "Le sieur Méja, juge de Marcillac, a un tènement noble et seigneurial appelé du Rostat (ou Durestat, en la commune de Marcillac, mais plus près de Saint-Chels) et vaut 100 livres. "La dîme est à 11. Elle vaut au célérier de Marcillac compris le quart du curé (lequel dépend de l'abbé, avec l'investitute de Cahors), 50 charges de blé par tiers (froment, seigle, baillarge). "Il y a 25 feus" (Arch. Lot F 84) en 1639, noble Charles de Cajarc avait du bien dans Saint-Chels (A Lot B 142). En 1678, Saint-Chels appartenait aux de Laporte, seigneurs de Larnagol. Famille Pezet : notaires de Saint-Chels XVII-XVIIIè. L'un d'eux, Benoit Pezet, bourgeois de Saint Cels, fut enterré, en 1755, dans la chapelle qu'il avait fait construire dans l'église de Saint-Chels. On trouve en 1778, Pierre-François Marmont de Pezet, écuyer, rue du Pin, à Figeac. en 1788, Benoit Pezet, receveur particulier des finances - alliance avec la famille Dufau (note Champeval).

La communauté[modifier | modifier le code]

Saint-Chels était une communauté distincte de Marcillac, de l'élection de Figeac. elle payait 1 835 livres d'imposition en 1787, dont 57 livres de charges locales. Sa situation sur le causse, entre Lot et Célé, fit convoiter le fort par les compagnies anglaises qui s'en emparèrent à plusieurs reprises pendant la guerre de Cent Ans. Il reste encore quelques débris de fortifications.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1804 Jean Lacan    
1805 1807 François Merle    
1807 1808 Jean Lacan    
1808 1816 Louis Pezet-conte    
1816 1844 Etienne Alibert    
1844 1862 Jean Louis Pezet    
1862 1865 Jean Pezet    
1865 1870 Antoine Flaujac    
1870 1880 Eugène Alibert    
1881 1902 Louis Pezet-conte    
2001 2014 Jean Simon    
2014 En cours Alain Gouget    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2016, la commune comptait 141 habitants[Note 1], en diminution de 7,24 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
258271329239264252252271558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
576547538529530498460435411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
348325297254224203169174162
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
150151149143138139148150151
2013 2016 - - - - - - -
141141-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Mégalithisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un très riche patrimoine mégalithique, dont 4 dolmens classés aux Monuments historiques, avec une forte proximité d'implantation géographique entre eux.

Autres monuments :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 116 (lire en ligne)
  3. Edmond Albe, Paulette Aupoix (transcription) et François Petitjean (transcription), Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé, Archives diocésaines de Cahors, Éditions Quercy.net,
  4. a et b Archives de Cajarc (DD 67)
  5. a et b Guillaume Lacoste, Histoire générale de la province de Quercy, t. 2 (1re éd. 1883) (lire en ligne), p. 369
  6. Archives de Cajarc (DD 67), Doat, 124, f. 157
  7. a et b registre de Cajarc de 1348
  8. Reg. Vatic., 1782, f. 21
  9. « Les maires de Saint-Chels », sur Site francegenweb, (consulté le 27 juillet 2019).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Bruno Marc, Dolmens et menhirs du Quercy, Sète, Nouvelles Presses du Languedoc, , 115 p. (ISBN 978-2-35414-036-6), p. 59

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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