Latronquière

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Latronquière
Le lac du Tolerme.
Le lac du Tolerme.
Blason de Latronquière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Lacapelle-Marival
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Éliane Lavergne
2014-2020
Code postal 46210
Code commune 46160
Démographie
Population
municipale
458 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 02″ nord, 2° 04′ 44″ est
Altitude Min. 549 m – Max. 694 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Latronquière

Latronquière est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Ségala Massif central à la source du Bervezou sur l'ancienne route nationale 653 entre Lacapelle-Marival et Sousceyrac

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Latronquière est basé sur le mot latin populaire trunca (de truncus) et du suffixe -aria. Ce qui indique le défrichement d'une zone boisée[1].

La Tronquière était l'intitulé ancien du lieu jusqu'au XIXe siècle (la Tronquiera en quercynois), la dénomination Latronquière s'est progressivement imposée depuis la Révolution française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Située sur la voie romaine de Cahors à Gergovie et Clermont, La Tronquière était située sur l'itinéraire entre le Quercy et l'Auvergne. On y a longtemps prélevé un droit de péage sur le bétail montant en Auvergne.

Du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Tronquière a été du XIIIe siècle à la Révolution une commanderie fortifiée de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dépendant du grand prieuré de Saint-Gilles dans la langue de Provence. La plus ancienne référence à cet établissement est la donation d'un mas, datée de 1255, à l'Ordre qui la confia en charge au commandeur de La Tronquière. La fondation de la commanderie pourrait toutefois remonter au XIe ou XIIe siècle, à la suite de la donation d'un seigneur du lieu, baron de La Tronquière[2].

La baronnie de La Tronquière s'étendait sur un territoire assez vaste dont elle percevait les revenus, exerçait la justice et détenait les divers droits féodaux, comprenant les paroisses de La Tronquière, Gorses, Bouxal, puis Druhles. Elle empiétait sur celles de Sénaillac, Lauresses, Saint-Cirgues, et possédait des rentes sur d'autres points du Quercy, de l'Auvergne et du Rouergue.

La commanderie était établie dans un château féodal doté de trois tours massives et de fortes murailles, comprenant notamment une église, une prison, des greniers et granges pour abriter les récoltes. Le château de La Tronquière était pendant les croisades un lieu de recrutement pour l'ordre militaire qu'était l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Par la suite dès le XVIIe siècle le commandeur en titre de La Tronquière n'y résidait plus et était inconnu des habitants. Les intérêts de la communauté étaient gérés sur place par des intendants du commandeur que venaient régulièrement inspecter des commissaires envoyés par le prieur.

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion (1570-1590), très disputées en Quercy, une grande partie des habitants de La Tronquière, devenus protestants s'étaient emparés du château et avaient abattu l'église paroissiale. La chapelle des commandeurs servit d'église paroissiale après le départ des Réformés (1571). Le château peu habité ayant perdu au XVIIe siècle sa fonction défensive subit un long processus de délabrement. Au XVIIIe siècle la forteresse était déjà démantelée, les remparts abattus, les fossés à demi-comblés. La tour carrée rasée après la Révolution achevait la disparition du château dont seul aujourd'hui le terre-plein reste identifiable.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , à partir de 6 heures 40 du matin, Latronquière est envahie et cernée par 2 000 soldats de la 2e division SS Das Reich. La poste et la gendarmerie sont occupées et une trentaine de soldats entourent la maison du maire M. Longuevernhe, qui est malmené. Tous les habitants sont bientôt rassemblés sur la place de l'église. Deux hommes en civil de la Gestapo veulent savoir où sont le poste de commandement du maquis et ses dépôts d'armes. Les hommes sont séparés des femmes, tous sont ensuite parqués dans un pré entouré de soldats qui tirent des coups de feu. Plusieurs hommes sont emmenés dans une grange et frappés. Le maire est mis à genoux, les mains attachées et il est menacé d'un revolver sur la tempe. Seuls les hommes valides sont maintenus sur place[3].

À 11 heures 40, le pillage des maisons commence et conduit à la découverte d'un stock de poudre noire que M. Menchi utilise dans le cadre de l'activité de son entreprise de travaux publics. Sa maison est alors complétement brûlée. Les 40 hommes du village sont entassés sur deux camions en direction de Cahors, puis Montauban, parmi eux se trouvent le maire, les notables et gendarmes. Après des beuveries et des pillages, les soldats SS repartent le à 6 heures du matin. Un cultivateur : Jean Aubert est tué dans un pré. La commune comptait déjà 18 prisonniers de guerre avant ces événements[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Latronquière Blason De gueules à la croix de Malte d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Latronquière
Parti d'argent et de gueules, à la croix pattée alésée de l'un en l'autre.
Alias du blason de Latronquière
D'argent à la croix de Malte de sinople surmontée d'une couronne murale de trois tours du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Claude Galtié PS  Conseiller général
mars 2008 2014 Serge Lesobre Divers gauche  
mars2014 2020 Éliane Lavergne    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 458 habitants, en diminution de -16,12 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440 450 521 410 434 448 450 499 524
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
476 496 525 566 563 567 562 562 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534 544 535 510 541 511 517 510 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
545 597 636 617 555 538 543 468 458
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au début du XXe siècle, Latronquière comptait 550 habitants[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Latronquière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 114.
  2. Ferdinand de Laroussilhe, La Commanderie-baronnie de La Tronquière, Cahors, Girma, , 137 p.
  3. a et b Gilbert Lacan, Figeac en Quercy : sous la terreur allemande, Paris, Union Amicale des Enfants de l'Arrondissement de Figeac, , 99 p., p. 30-34
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Le Lot chapitre Centres d'excursion p.248 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - (ISBN 2-7455-0049-X)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Commanderie-Baronnerie de La Tronquière, Ordre de Malte, par Ferdinand de Laroussilhe, Girma, Cahors, 1894, réédité en 1998 par l'Office de Tourisme de Latronquière.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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