Béduer

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Béduer
Béduer
Église de Béduer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Figeac-1
Intercommunalité Communauté de communes Grand-Figeac
Maire
Mandat
Jean Hirondelle
2014-2020
Code postal 46100
Code commune 46021
Démographie
Population
municipale
737 hab. (2015 en diminution de 0,41 % par rapport à 2010)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 54″ nord, 1° 57′ 01″ est
Altitude Min. 176 m
Max. 405 m
Superficie 24,78 km2
Localisation

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Béduer est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Les habitants de Béduer s'appellent les Béduérois et les Béduéroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide de l'aire urbaine de Figeac située dans le Quercy, sur le Célé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Béduer[1]
Corn,
Espagnac-Sainte-Eulalie
Boussac, Camboulit Figeac
Brengues Béduer[1] Faycelles
Gréalou Carayac Saint-Pierre-Toirac

Géologie[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune de Béduer est mamelonné. Il présente, le long du Célé, une plaine d'alluvions fertile ; viennent ensuite des coteaux à l'exposition du nord, recouverts d'une couche argilo-marneuse où la végétation est des plus actives ; on y rencontre de nombreux fossiles calcaires, particulièrement des bélemites.

L'argile domine aux environs du bourg, sur les plateaux qui s'étendent au sud vers Faycelles et Frontenac.

Toute la partie du sud-ouest, de l'ouest et du nord-ouest, qui représente les deux tiers de la commune, est essentiellement calcaire et rocailleuse. Cette zone est également très boisée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Gaston Bazalgues, le toponyme Béduer est d'explication difficile avec une préférence pour une origine pré-celtique[2] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Béduer.

Un habitat préhistorique est mentionné à Peyrelevade, au lieu-dit Pecharual dans les confronts de 1277. Le Néolithique est marqué par la présence de plusieurs dolmens encore visibles sur la commune. Aujourd'hui, on trouve des traces d'habitat gallo-romain (tegulae) au lieu-dit : Saint Pierre, près du gué de la voie romaine qui permettait le franchissement du Célé.

Au Moyen Âge, la communauté de Béduer avait deux paroisses, toutes deux mentionnées dans le testament de Sibylle de Panat, veuve d'Arnaud II Barasc (1268) : Saint-Étienne et Saint-Pierre. La paroisse de Saint-Etienne comprenait 250 communiants vers 1761. L'église de cette paroisse n'existe plus : elle se trouvait située non loin du Célé, près du hameau de Bedigas. La paroisse de Saint-Pierre serait finalement devenue la paroisse principale de Béduer.

Ancienne possession de la famille de Barasc (XIe - XVIe), puis de Narbonnès, et enfin de Lostanges (XVIIe - XVIIIe), la seigneurie de Béduer domina un temps tout le territoire entre Lot et Célé et rivalisa avec l'abbaye de Figeac. La famille de Lostanges est originaire de la commune du même nom en Corrèze.

La dynastie Barasc[modifier | modifier le code]

Dieudonné Ier (ou Dorde Ier?), fut l'un des fondateurs de la dynastie Barasc. Il mourut en terre sainte en 1085.

En 1286, Déodat de Barasc, seigneur de Montbrun, créa à Lissac un prieuré de religieuses cisterciennes dont les seigneurs de Béduer furent patrons jusqu'à la Révolution.

Article détaillé : Château de Béduer.

Pendant la guerre de Cent Ans, le seigneur de Barasc reprend aux Anglais le château de Saint-Cirq. La guerre de Cent Ans laisse la région exsangue ; cependant, protégé par le château, Béduer sera moins atteint que d'autres villages du Quercy.

Afin de repeupler et dynamiser le village après cette période, on fit venir des régions voisines : Rouergue, Auvergne, Limousin des paysans moyennant des " franchises " (avantages en nature)

Le dernier Barasc, Déodat VIII mourut en combattant les protestants en 1552.

La transition des Narbonnès[modifier | modifier le code]

En 1562, les protestants (C. de Cornely) s'emparent du château de Béduer.

En 1569, le comte de Montgomery pille et ravage la région. Le château au est repris par les catholiques (capitaine Roques) en 1577.

Le château fut vendu à J. de Narbonnès en 1594. Sa femme en devint la propriétaire à la mort de celui-ci. Elle se remaria en 1604 avec Louis François de Lostanges qui devint son légataire universel et en hérita en 1608.

La famille de Lostanges[modifier | modifier le code]

Les Lostanges furent des militaires peu présents à Béduer.

Le seigneur du village n'est plus alors le maître absolu, car les mœurs et les mentalités ont évolué.

La Révolution ne provoquera pas de heurts spectaculaires à Béduer, même si les pauvres gens ont de plus en plus de mal à s'acquitter de leurs charges.

La famille de Lostanges voit sa fortune diminuer ; le château est finalement vendu en 1874 puis à nouveau en 1886.La famille de Lostanges est originaire de la petite commune qui porte le même nom en Corrèze.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle fut une période faste et prospère pour Béduer. La population s'élevait à 1 500 habitants au milieu du XIXe siècle.

L'agriculture permet une existence quasi autarcique. Dans la deuxième moitié du XIXe, la surpopulation rurale entraîne les premiers exodes des plus pauvres vers les grands travaux et les bassins industriels (constructions des routes, chemin de fer, mines).

Le phylloxera (fin XIXe) accentue le dépeuplement de la commune. La grande guerre emporte, comme ailleurs, de nombreux jeunes gens à la fleur de l'âge.

Après la deuxième guerre mondiale, la vie s'accélère : la mécanisation se généralise, les exploitations agricoles se concentrent. Le village de Béduer devient un centre d'habitation préservé pour des salariés de Figeac ainsi qu'un lieu de villégiature appréciée en vue de la retraite.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Béduer Blason D'or aux trois fasces d'azur, au franc-canton d'argent, chargé d'un château de trois tours de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, les randonneurs et les pèlerins arrivent de Figeac par le GR 65. Arrivé au lieu dit Mas de la Croix de Béduer, deux variantes s'offrent à eux :

  • Certains jacquets rejoignent Gréalou et son église, Notre-Dame-de l'Assomption, et atteignent les rives du Lot à Cajarc. C'est peu ou prou l'itinéraire du chemin de grande randonnée actuel GR 65.
  • D’autres suivent le cours du Célé jusqu’à sa confluence avec le Lot, et passaient par Espagnac-Sainte-Eulalie et son couvent. C'est l'itinéraire par la variante du chemin de grande randonnée actuel GR 651.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Béduer.
Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1795 Jean Laborie    
1795 1797 Bourdes    
1797 1798 Pierre Augme    
1798 1801 Balthazar Longpuech    
1801 1802 Toussaint Maurandy    
1802 1810 René Desplas    
1810 1814 Jean-françois Debons    
1814 1825 Pierre Delfour    
1826 1830 Nicolas Mauranges    
1831 1835 Louis Vaysse    
1835 1848 Jean Cavarroc    
04.1848 10.1848 Louis Vaysse    
1848 1852 David Pierre Daynac    
1852 1860 Antoine Gautie    
1860 1871 Pierre Capus    
1871 1884 Emile Pezet    
1884 1888 François Frejaville    
1888 1902 Vaysse    
1944 1965 Jean Pélissié    
03.1965 03.1971 Emile Gilbert Soursou    
1971 1983 Jean Capus    
1983 2001 Jean Hirondelle    
2001 2008 Gabriel Soursou    
03.2008   Jean Hirondelle    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 737 habitants[Note 1], en diminution de 0,41 % par rapport à 2010 (Lot : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1591 4061 0131 2751 3541 4461 4591 5111 397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3131 3721 1621 1411 0931 1211 1121 1231 032
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
832750680594574508510510460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
419426454516596623708720745
2015 - - - - - - - -
737--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jean Clottes a recensé plus d'un dizaine de dolmens simples sur le territoire de la commune : dolmens de Combes-Salgues, de Leï-Barto, de Martignes, des Baillères, de Sabin, des Garrigues, des Justices (3 dolmens), du Cloup de Coutze, du Mas-Perdut, du Pech de la Roussille[8].

Perché sur un coteau, il subsiste du château des Barasc un donjon et une tour très restaurés. Ce château d'architecture romane du XIIe siècle, appartint à la famille de Barasc dont un membre, Géraud V Barasc, fut évêque de Cahors de 1236 à 1250. Puis le château fut propriété de la famille de Lostanges.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Lartigaut (Jean), 1989, « Les paroisses dans la châtellenie de Béduer », Bulletin de la Société des Etudes du Lot, CX, p. 247
  • Champeval (J.-B.), 1890, « Franchises de Béduer en Haut-Quercy », Bulletin de la Société des Etudes du Lot, XV, p. 76, 160, 216
  • Albe (Edmond), Monographies, Archives diocésaines de Cahors & quercy.net
  • Lefavrais-Raymond (A.) Laporte (D.), Histoire de Béduer en Quercy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 106.
  3. « Les maires de Béduer », sur Site francegenweb, (consulté le 1er août 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Jean Clottes, Inventaire des mégalithes de la France, 5- Lot, CNRS, , 552 p. (ISBN 978-2222019459), p 53-57
  9. Quercy Recherche, 91 (octobre-décembre 1997), p. 50-57
  10. L'Esprit en fête de Michel David-Weill, Michel Lafon, 2007

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]